Le lien entre Clara et Ezio se resserre, malgré quelques taquineries.

Bonne lecture ^^


Le port de Venise était en vue. Ezio vint chercher Clara.

« J'arrive.»

L'instant d'après, ils posaient le pied dans la cité vénitienne. Clara grimaça en découvrant les effluves de la cité. En effet, c'était gratiné dans le genre. Le soir approchant, ils décidèrent de trouver un endroit où dormir.

« Tu n'as pas peur qu'on te reconnaisse ? Ils n'ont pas dû oublier que tu as bousillé leur doge.» rappela Clara.

« Bousiller ! Tu as une façon de t'exprimer bambina !» s'amusa Ezio.

« Oui bon, tu m'as compris.» répondit la brune, les joues roses.

« Si. Mais rassure-toi ils ne connaissent pas mon visage. Pour eux, l'Assassin a un capuchon blanc et c'est tout.» répondit Ezio.

« Ah bon ? Tu te baladais tout nu ? Effectivement ils risquent pas de te reconnaître.»

« Roooh !»

Ils dénichèrent une auberge un peu plus loin. Par contre …

« Scusate, mais je n'ai plus qu'une seule chambre de libre avec un lit. Cela ira-t-il ?» demanda l'aubergiste.

« Il est bête ou quoi ? Bien sûr que ça va de dormir avec un beau gosse !» songea Clara.

Mais elle comprenait très bien qu'il pose la question. À ce propos, Ezio l'interrogeait du regard. La brunette acquiesça, puis ils se rendirent à l'étage.

« Bon, il y a une chaise je la prendrais pour cette nuit.» dit-il en déposant son bagage.

« Tu crois pas que le lit est un peu étroit pour dormir avec une chaise entre nous ?» répliqua Clara.

« Toi au moins tu me fais rire. Je voulais dire que j'allais te laisser le lit.»

« Pas la peine va. On ne va faire que dormir, puis nous sommes adultes et nous n'avons de comptes à rendre à personne.» dit-elle en haussant les épaules.

« Tu es sûre ?»

« Évidemment, sauf si ça te gêne toi.»

« Non, à vrai dire je te remercie de me laisser dormir dans le lit, bambina.»

Elle lui sourit. Ils descendirent ensuite pour le dîner. Clara lui demanda comment il comptait s'y prendre pour retrouver ses anciens amis.

« Je me rappelle de leur adresse. Nous commencerons par Antonio et ses voleurs.»

« Entendu. Pour une fois que tu fais le travail ...» lança-t-elle innocemment.

Ezio ferma les yeux et prit une inspiration.

« Va falloir qu'on règle notre différent, bambina.» dit-il avec un sourire en coin.

« Ma foi, si tu veux rajouter un peu de salade d'herbe à ton dîner pourquoi pas.» fit sereinement Clara.

Le serveur approcha pour prendre leur commande. Ezio demanda dans combien de temps cela serait prêt. Un quart d'heure, voilà qui convenait à merveille. Il se rendit ensuite près du tenancier.

« Un pourboire de vingt florins pour vous si la table où se trouve la demoiselle brune reste libre un quart d'heure.» dit-il en posant une pièce sur le comptoir.

« Va bene.»

Ezio se tourna ensuite vers sa descendante, qui afficha des yeux en billes. Bon, allons-y. L'instant d'après, tous deux se faisaient face derrière l'auberge. Ils se jaugèrent un moment, Ezio un air assuré légèrement moqueur au visage, Clara les bras croisés avec un petit sourire serein. L'attente parut durer une éternité. Soudain, ils s'élancèrent l'un vers l'autre. Ezio tempérait sa force, ce n'était là qu'une petite escarmouche amicale. Mais Clara lui glissa littéralement entre les doigts. La jeune femme attrapa son avant-bras, et l'Italien se retrouva à basculer par-dessus elle pour retomber sur le dos. Les yeux ronds de surprise, il retrouva son souffle.


« Bien. Deuxième round.» annonça Clara en marchant.

Ezio se releva. Il se pouvait qu'il l'aie sous-estimée finalement. Il réajusta ses habits, puis la suivit dans sa marche en cercle. La jeune femme était parfaitement calme, comme si elle savait à l'avance ce qui allait se passer.

« Quand tu veeuuux !» chantonna-t-elle.

« Honneur aux dames.» répondit Ezio.

« Les anciens d'abord.» rétorqua-t-elle avec un sourire.

Ezio sourit à son tour. Il repassa ensuite à l'attaque. Clara para ses coups de poings avec une aisance démontrant une longue pratique. Soudain elle se baissa, et faucha les jambes de l'Assassin. Ezio sentit un poids bloquer son bras gauche tandis que la brune immobilisa son bras droit. Clara se tenait à califourchon sur lui, sa main libre autour de la gorge de l'homme. Main où se trouvait habituellement une de ses lames secrètes, qu'ils avaient ôté pour ne pas se blesser accidentellement.

« Alors tu capitules ?» demanda-t-elle.

« Dans tes rêves.» répondit Ezio.

Il se sentait un peu troublé de la voir si près. Le brun libéra une main, chassa celle qui entourait son cou puis saisit la brune qu'il fit basculer sur le côté. Clara replia une jambe qu'elle plaça contre le torse de son ancêtre pour le repousser. Ezio roula pour se remettre sur ses pieds. Il garda un genou à terre, sans quitter son adversaire des yeux. Ce petit combat commençait à lui plaire. Voilà longtemps qu'on ne lui avait pas résisté ainsi.

« Madre mia elle est rapide !» pensa-t-il en évitant un coup de pied aux côtes.

Il parvint à la faire chuter, et crut ainsi la tenir. Cependant, elle poussa sur ses jambes, glissant ainsi sur le sol et s'éloignant de lui. Afin de l'empêcher de la joindre, elle le frappa à l'épaule. Clara roula puis se remit debout. Cette fois ce fut elle qui chargea. Le nouvel échange dura longtemps sans que ni l'un ni l'autre ne parvienne à avoir le dessus.

« Signor et signora ?» appela-t-on depuis l'auberge.

Clara maintenait Ezio par le poignet. Le beau brun était ainsi penché en avant, son bras tendu en arrière.

« Oui ?» répondit la brune.

« Votre … repas est servi.» fit le serveur un peu surpris.

« Merci beaucoup, nous arrivons.» sourit Clara.

Le serveur referma la fenêtre, perplexe. Clara relâcha son captif.

« Allez, on rentre.» dit-elle.

Ezio se sentit vexé d'avoir perdu face à une femme. Espérons juste qu'elle n'allait pas s'en vanter sans quoi il était foutu. Du reste, Miles ne fit aucune mention de sa victoire durant le repas. Plus tard, elle retrouva le brun allongé sur l'herbe dehors, le regard perdu dans les étoiles.

« Ezio est-ce que ça va ?» demanda-t-elle en apparaissant dans son champ de vision.

« Pourquoi ça n'irait pas ?» répondit-il d'un ton un peu froid.

« Au hasard parce que tu as perdu tout à l'heure ?»

Ezio soupira et détourna le regard.

« Aaaah les hommes et leur ego ! Et faudrait savoir ce que tu veux : tu voulais voir mon potentiel, ben c'est chose faite à présent.» dit Clara en s'asseyant à côté.

« Grmph.»

Le vent souffla, agitant les herbes dont une qui chatouilla le cou d'Ezio. Clara vit une espèce de sourire sur son visage tandis qu'il éloignait l'herbe.

« Héhéhé.» ricana-t-elle.

« Quoi, qu'est-ce qu'il y a de drôle ?»

« Tu serais pas un peu chatouilleux, par hasard ?» demanda-t-elle d'un air taquin.

Ezio comprit immédiatement ce qu'elle manigançait.

« Oh non ! Non non, n'y pense même pas … Clara non stop !»

« À l'attaque !»

« No-AHAHAHAHA !»

Il se tortilla comme un poisson hors de l'eau pour échapper à la brunette. Ezio se dégagea une minute plus tard, prenant la fuite avec Clara à ses trousses. Ils firent le tour de l'auberge avant qu'elle ne coince à nouveau.

« Suffi-hihihihi ! Sto-hohohohop !» s'exclama Ezio coincé contre le mur.

« Si tu m'implores, j'arrêterais peut-être.» répondit Clara.

« Jamais-héhéhéhé !»

« Bon ! T'as fait ton choix.»

Ezio parvint à s'éloigner une fois de plus.

« C'est déloyal ça bambina !» souffla-t-il, les joues roses.

« Rien n'est vrai, tout est permis. Alors je vais pas me gêner.» rétorqua-t-elle en levant les mains.

« Mais quel toupet !»

« Ravie qu'on se comprenne. Allez approche si t'es un homme !»

Auditore eut droit à cinq minutes de torture supplémentaire avant qu'elle ne décide de l'épargner dans sa grande mansuétude. Ils rentrèrent et se rendirent à leur chambre.

« Qu'est-ce qu'il est craquant avec les yeux qui pétillent et les joues un peu colorées !» ne put s'empêcher de penser Clara.

Ezio croisa son regard, et détourna aussitôt les yeux. Ils se changèrent en silence.

« Bon ben bonne nuit, Ezio.» lança Clara en se couchant.

Il la fixa un instant tandis qu'elle lui tournait le dos. Un sourire affectueux étira ses lèvres.

« Bonne nuit, bambina mia.»


Temps présent.

Shaun faisait rouler la pomme en cristal devant lui, la chassant avec ses doigts puis la laissant revenir.

« Houlà c'est pas la grande forme on dirait.» fit Lucy en l'apercevant.

Hastings lui retourna un regard vide. Il avait les yeux cernés, les traits tirés et les vêtements froissés.

« Shaun ?» interpella Rebecca.

« Je n'y arrive pas. C'est trop compliqué. Je n'arrive pas à décoder cette putain de pomme.» annonça-t-il.

Les filles échangèrent un regard. Lucy s'approcha et posa une tasse de café à coté de lui.

« Tu devrais prendre un peu de repos. Tu as fais tout ce que tu as pu.» dit Rebecca.

« Mais ça n'a pas suffit.» soupira Shaun, en se prenant la tête.

« C'est une relique provenant d'une civilisation qui nous dépasse. Malgré tout notre savoir, c'est toujours hors de portée. Ne te blâme pas Shaun, Rebecca a raison. Tu n'aurais pas pu faire davantage.» ajouta Lucy.

Shaun ferma les yeux. Il attrapa ensuite la pomme, qu'il envoya de toutes ses forces sur un mur. Par chance, l'objet ne se brisa pas, laissant tout de même un impact dans la pierre. Shaun s'était levé et s'éloigna à grands pas. Il se retrouva dehors, et se mit à marcher de long en large.

« Il doit bien y avoir un moyen ! Si seulement je pouvais contacter Minerve ou Junon ! Mais seule Clara peut les voir. Qu'est-ce que je dois faire bon sang ?» se demanda-t-il en levant la tête au ciel.

Ciel qui virait au gris justement. L'équipe était coincée là depuis il ne savait combien de temps, n'osant bouger au cas où Miles reviendrait. Penser à elle causa une nouvelle douleur au châtain. Il avait l'habitude à présent, mais cela n'atténuait rien. Il la voulait, il la voulait tellement ! Shaun soupira. Il était en train de se rendre malade avec cette histoire. Clara ne l'aimait pas, c'était évident. Il ne faisait rien pour, envoyant des remarques cassantes, peu aimables, en étant aussi chaleureux et ouvert qu'une porte de prison. Lucy et Rebecca l'avaient souvent sermonné au début, le traitant presque d'asocial. Maintenant, Shaun savait que c'était parce que Clara lui plaisait qu'il était ainsi, tentant maladroitement d'attirer un regard sur lui. Parce qu'il n'avait pas comprit sur le moment l'ascendant qu'elle avait eu inconsciemment sur lui.

Hastings maudissait le jour où son ordinateur avait détecté cette source d'énergie, tout comme le moment où il l'avait ramenée. Il s'en voulait d'avoir rapporté cette chose dangereuse, il en voulait à Clara d'y avoir touché … Shaun soupira à nouveau. Ce qui était fait était fait, se lamenter ne servirait à rien. Une goutte tomba sur son visage. Bon, autant rentrer pas la peine qu'il tombe réellement malade. En revoyant la cause de son malheur, il sentit la colère et le chagrin l'étreindre à nouveau.

« Pourvu qu'elle aille bien. »


Venise.

Ezio se réveilla avec la tête de Clara sur son épaule. Sans doute avait-elle eu froid et s'était-elle rapprochée, se dit-il en essayant de ne pas rougir. Doucement, Auditore s'écarta puis se leva. Il profita de ce que Miles dormait encore pour s'habiller. Il ouvrit ensuite la fenêtre, laissant le soleil vénitien inonder la chambre.

« Yaaaaawn !»

« Debout bambina, nous avons une journée chargée.» lança Ezio.

Clara se frotta les yeux. Ezio attrapa une brosse pour démêler sa chevelure.

« Rah c'est encore plein de nœuds.» râla-t-il.

« Tu veux de l'aide ?» proposa Clara en approchant.

Ezio hésita. Habituellement il n'autorisait que sa mère ou sa sœur à l'aider. Les autres qui s'y étaient risqué avait eu l'impression de peigner un chat en colère. Clara prit doucement la brosse, attrapa une première mèche qu'elle entreprit de démêler. Ezio se crispa. Finalement, il constata qu'elle s'en sortait bien. Il finit par se détendre, fermant les yeux. Clara poursuivit son brossage, réunissant les cheveux en une queue de cheval. Ezio se chargea ensuite d'attacher le ruban rouge qui les maintenait.

« Grazie mille, bambina mia.» dit-il en se levant.

« Mais de rien. Bon, je m'habille et on y va.»

Clara rassembla ses vêtements et fila derrière un paravent. Une fois le petit-déjeuner avalé, ils réglèrent leur logement puis firent route vers un autre quartier de Venise. Auditore retrouva le repaire d'Antonio. Il héla une silhouette qui passait devant.

« Santa madre mais en voilà une surprise ! Ezio Auditore da Firenze !»

« Rosa ! Content de te revoir.» sourit Ezio avant de l'étreindre.

« Alors, qu'est-ce qui te ramène à Venise ?» demanda Rosa.

« La même chose que la dernière fois. Antonio est là ?»

« Hmmm les Templiers. Oui suis-moi.»

« Au fait Rosa, je te présente Clara Marques, une amie qui se retrouve embarquée dans la même histoire.» fit Ezio tout en la suivant.

Ouais enfin, c'était plutôt elle qui l'avait embarqué dedans. Rosa salua la jeune femme, puis les amena tout deux au chef du coin. Antonio salua chaleureusement Ezio, puis fit un baise-main à Clara. Il expliqua ensuite la raison de sa venue. Le chef des voleurs écouta avec attention. Ainsi, le fils du pape cherchait un nouvel artefact. Déjà que le père était un vrai problème, il n'osait imaginer Cesare.

« J'avais bien entendu des rumeurs sur son arrivée à Venise. Il envoie des soldats un peu partout dans la cité et en réquisitionne d'autres. Je vais mettre mes hommes à l'œuvre sur-le-champ.» décida Antonio.

« Merci. Un endroit où nous pourrions nous rendre ?» demanda Ezio.

« Oui, Cesare a été aperçu près de la basilique Santa Maria Del Fiore.» répondit Rosa.

Ezio tiqua. Il y avait un tombeau d'Assassin là-bas. Il espéra que Cesare n'avait pas découvert son emplacement. L'endroit était difficile d'accès, mais savait-on jamais. Il annonça s'y rendre immédiatement.

« Ezio. Si j'ai bonne mémoire il y a quelque chose de spécial pour notre ordre là-bas.» dit Clara.

« Exact. Et je veux m'assurer qu'aucun Templier n'y a posé les pieds.»

Le brun n'ayant toujours pas mis sa tenue d'Assassin, aucun garde ne fit attention à eux. Ezio tenta de se remémorer l'emplacement de la basilique. Il ne fut pas long à aller en hauteur, disposant ainsi d'une meilleure vue.

« Ah ! Par là.» dit-il en pointant une direction.

« C'est là qu'on se rend compte à quel point un GPS est utile.» pensa Clara en redescendant.

Passant par les rues, le couple fut bientôt en vue de l'imposante basilique, devant laquelle Clara ne put retenir un sifflement impressionné. Ezio en commença l'escalade, tout en se demandant si Cesare y était entré, ou s'il était simplement passé devant. Il retrouva le sceau permettant l'accès à la basilique. Un peu après, ils étaient à l'intérieur.

« Tu peux m'attendre ici si tu veux.» proposa Ezio.

« Je préférerais voir la tombe de cette illustre consœur, plutôt. » répondit Clara.

Commença alors une ascension digne d'un chamois. Ils durent passer sur des poutres, s'accrocher aux murs, se balancer à des barres métalliques … bref la routine. Ezio veillait bien à ce que Clara ne soit pas en difficulté.


« Mais ils l'ont enterrée au ciel ou quoi ?» demanda-t-elle en arrivant dans une espèce de colonne en pierre dotée d'une échelle, en hauteur au milieu de la salle.

« Je me suis posé la question également. Je crois que seuls des Assassins peuvent accéder au tombeau.» répondit Ezio en l'aidant à monter.

« Oh dommage ! Cesare aurait fait une splendide sauce tomate.»

« Si je suis ton raisonnement, il se serait écrasé lamentablement au sol.» sourit Ezio.

Ils étaient arrivés tout en haut. Le sarcophage de l'Assassin et les divers objets qui l'accompagnaient étaient toujours là, à la même place.

« C'est tout à fait ça oui.»

Clara regarda autour d'elle. Une statue représentait l'Assassin -ou plutôt Assassine- inhumée ici. Ezio remarqua le sarcophage était fermé. Il inspecta le coin.

« Tout semble en place.» décréta-t-il.

Clara jeta un œil dans un grand vase. En se reculant, elle en percuta un autre qui vacilla dangereusement. Ezio se précipita et l'aida à le retenir.

« Psiouw ! C'était moins une.» dit Clara en le faisant basculer sur son pied.

Ce faisant, elle porta les yeux à l'intérieur. Elle fronça les sourcils.

« Bien, sortons de là bambina.» dit Ezio.

« Attends. On dirait qu'il y a quelque chose dans ce vase.» le retint Clara.

Auditore s'approcha et y jeta un œil. Il lui semblait distinguer une pointe de couleur tout au fonds, à la faveur du soleil qui perçait. Tous deux renversèrent le grand vase et le posèrent doucement au sol. Clara s'approcha de l'ouverture, et tenta d'attraper ce qui s'y trouvait. Après bien des contorsions, ses doigts attrapèrent un objet. Un parchemin, plié en plusieurs parties et retenu par une ficelle en cuir. Doucement, elle dénoua la ficelle et déplia la feuille. Dessus, une écriture incompréhensible pour eux, mais surtout un dessin familier.

« On dirait une pomme d'Eden.» remarqua Ezio, à genoux à côté d'elle.

« Peut-être celle en cristal. Ce qui expliquerait la présence du fils Borgia par ici. Cherchait-il ce tombeau ?» dit Clara.

« Il y avait des gardes de ci de là. C'est bien possible oui. Quoi qu'il en soit, nous devons conserver ce parchemin avec nous.» répondit Ezio.

Ils se levèrent et remirent le vase sur son pied. La sortie du tombeau se fit par une porte secrète.

« Tiens tiens.» fit Ezio, perché sur un mur.

« Quoi ?»

Son ancêtre sortit sa longue-vue qu'il darda vers le sol.

« Regarde un peu qui est là.» dit-il en lui passant l'instrument.

« Cesare. J'ai comme l'impression que nous avons vu juste. Mais tu ne penses pas qu'il faudrait sécuriser l'endroit, ou en tout cas le déplacer ?» proposa Clara.

« J'ai peur qu'avec tout ces soldats ça ne soit impossible. Surtout pour le sarcophage. Le sécuriser éveillerait les soupçons également. Et comme tu l'as dit, il faut être un Assassin pour parvenir jusqu'à Iltani.» répondit Ezio.

De toute manière, ils avaient le plus important. Ils s'attelèrent à redescendre. Ezio souhaitait aller espionner les hommes de Cesare. Ils contournèrent la basilique.

« Je vais y aller, ils ne connaissent pas mon visage.» dit Clara.

« Bonne idée. Tu as déjà eu à effectuer ce genre de tâche ?» demanda cependant Ezio.

« Non.»

Elle s'éloigna avant qu'il ne puisse la retenir. Clara s'approcha d'une maison sur laquelle elle grimpa. Dessus, un garde. La brune fit sortir sa lame, épingla le soldat et le fit descendre. De là, elle observa les allées et venues. Cesare se retira. La jeune femme le regarda quitter l'endroit. Elle changea de poste d'observation, sautant sur un autre toit. Midi sonna. L'heure de la pause visiblement. Parfait. L'on bavardait toujours pendant les pauses. Elle fila sur une double corde tendue entre deux maisons. Plus bas, un groupe d'hommes prenant son déjeuner.

« Du nouveau ?» fit un autre en les rejoignant.

« Non. Ce foutu tombeau m'a l'air bien planqué. On envoyé des hommes dans les cryptes, mais ils n'ont rien trouvé.» répondit un des gars présent.

« Je me demande ce que Cesare espère y trouver.» fit un autre type.

« Aucune idée. Mais j'espère qu'on le trouvera en vitesse.»

Le sujet de conversation changea. Clara estima qu'elle en savait assez. La brune revint auprès d'Ezio, qui en fut soulagé.

« Nous avions raison : c'est bien la dernière demeure d'Iltani qu'il cherche. Pour l'instant, ils se concentrent sur le sous-sol.» informa-t-elle.

« Molto bene. Pour tout le monde, une tombe est forcément sous terre. Tant qu'ils ne penseront pas à lever la tête tout ira bien.» dit Ezio.

« Et quand bien même, faut pouvoir y accéder.»

Les Assassins quittèrent l'endroit et retournèrent chez Antonio. Ezio pensait à revenir dans les autres tombeaux, en plus de faire parvenir le parchemin à son ami Leonardo da Vinci. Lui, il saurait décrypter ce qui y était écrit.


Scusate = excusez-moi

Santa madre = sainte mère

Molto bene = très bien