Un chapitre que je viens de réécrire. Aujourd'hui. Je n'aimais pas bien la première version. Et autant dire que ce n'est pas le chapitre le plus facile à écrire, émotionnellement parlant j'entends.
Pour le speech de ce chapitre, vous ne saurez pas ce que contient la lettre, mais vous saurez qui est ce fameux et mystérieux bébé.
Il est tard, mais comme je n'ai pas répondu à vos commentaires des chapitres 13 & 14, j'y réponds sommairement en vous remerciant de tout cœur pour votre fidélité.
Sosso: Damon se comporte bien. Pour une fois! Et pour Elena. Il tient beaucoup à elle mais il a une certaine réputation. Et puis l'histoire se passe au dix-neuvième, la société est plus prude. Damon veut donc se comporter en parfait gentleman. Pour la suite de Quand tout a basculé, je l'ai effacé accidentellement et ça m'énerve tellement que je n'arrive pas écrire la suite. Je fais au mieux. Merci pour tes commentaires & ravie que les chapitres te plaisent. Bises & à bientôt.
Virginie06: Ah qui est l'enfant? Réponse dans ce chapitre. Ce que je peux dire, c'est que c'est quelqu'un qui compte pour Damon. En tout cas merci pour tes commentaires & ravie que les chapitres t'aient plu. Bises & à bientôt.
Jolieplante: C'était Cordélia que Damon a croisé dans le couloir. J'avais envie de créer une belle scène (enfin je pense) entre Damon et sa gouvernante. Et Elena est vraiment "à crocs" à Damon! Elle le prouvera encore dans ce chapitre. Quant au bébé, tu auras tes réponses sur son identité dans ce chapitre, je ne commente pas tes théories pour cette raison. En tout cas merci pour tes commentaires & ravie que les chapitres t'aient plu. Bises & à bientôt.
Jennaaaas: Je suis ravie que le chapitre 13 t'ait diverti. J'espère que la suite t'a plu. N'hésite pas à me donner de nouveau ton avis. Merci pour ton commentaire. Bises & à bientôt.
Dray86: Oh oui, Cordélia les aime beaucoup ses protégés. Elle est une amie solide pour Damon. Elle est plus qu'une gouvernante pour les garçons, elle a été présente pour eux dans les pires moments. Elle pose beaucoup de questions à Damon sur sa relation avec Elena parce qu'elle tient énormément à lui, elle veut qu'il soit heureux. Ce que Damon dit sur les enfants, il a une bonne raison de le faire. Tu comprends un peu mieux avec ce chapitre. Il ne veut pas d'enfant parce qu'il ne veut pas voir un enfant mourir. En tout cas merci pour ton commentaire & ravie que les chapitres t'aient plu. Bises & à bientôt.
J'espère que ce chapitre vous plaira. Un avertissement peut-être, sortez les mouchoirs, c'est plutôt triste. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Bonne lecture et dévorez-moi ce chapitre.
Chapitre 15
Assise au coin du feu, Elena observait longuement les photos qu'elle venait de découvrir. Toute son attention se portait à comparer Damon et Stefan bébés à ce nourrisson inconnu. Après tout, si la photo se trouvait dans les affaires de madame Salvatore, au milieu de celles de Stefan et Damon, forcément cet enfant avait un lien, restait à savoir lequel. Ces photos semblaient être les trésors de Marie Salvatore, le portrait de ce bébé ne se trouverait pas au milieu de ceux de ses fils si cet enfant n'avait aucune importance pour elle. Elena en venait à penser qu'il s'agissait d'une personne proche de la mère des deux frères. Ou peut-être Marie Salvatore elle-même, mais Elena en doutait. Elle optait plutôt pour la première hypothèse sans savoir s'il s'agissait d'un frère, d'une sœur ou d'un enfant qu'elle aurait pu avoir illégitimement. En tout cas, vu l'absence de légende au dos, c'était quelqu'un dont l'existence lui était précieuse. Peut-être qu'elle la cachait à son époux?
Ou alors Elena s'imaginait tout un tas d'histoires autour de cette femme dont elle a tant entendu parler. Une femme forte, entêtée, rebelle; suffisamment en tout cas pour n'en faire qu'à sa tête et défier les mœurs de la société.
Elena l'imaginait un peu comme Damon. La seule différence à souligner entre eux, et non pas des moindres: Marie Salvatore semblait bien moins tourmentée que son fils. La jeune femme le voyait aux traits de son visage. Elle était détendue sur chacune des photos. Au contraire de Damon qui sourit peu, qui s'inquiète de tout, qui s'imagine toujours le pire… Son Damon à l'âme noir, son ténébreux chevalier servant, si bon mais qui se cache derrière son masque. Elena aimerait tellement que le sourire qui illumine son visage sur les photos apparaisse plus souvent…
C'est tellement précieux ces moments où Damon sourit.
La jeune femme ne quitta pas du regard cette photo, celle de Damon à côté de sa mère qui tenait Stefan dans les bras. Il y était tellement mignon avec cet éblouissant sourire et ses yeux d'un bleu profond. Ils en étaient électrisants. Un petit ange, il n'y avait pas d'autres mots pour décrire Damon à cinq ans. N'importe qui l'ayant croisé à cette époque aurait voulu le prendre dans ses bras et le câliner. Déjà enfant, il devait en faire fondre des cœurs!
En tout cas, à voir à quel point il était adorable petit-garçon, la jeune femme craqua un peu plus.
Jamais Damon vampire ne lui avait montré des photos de son enfance. Ni même Stefan. À vrai dire, Elena pensait que le premier ne voulait pas se remémorer de tels souvenirs tandis que le second n'a jamais dû songer les partager avec elle.
Là, elle avait l'opportunité de découvrir les Salvatore enfants. Elle en profitait tout en ne cessant de s'interroger sur ce troisième bébé. L'enfant anonyme. L'enfant seul. Ce petit bout de chou qui, à chaque fois que son regard se posait sur lui – ou elle – lui brisait le cœur. Cet enfant était si petit, ses traits si tirés… Il semblait tellement fragile! Personne ayant du cœur ne pouvait rester insensible en voyant la photo de ce petit bout de chou.
Des trois enfants en photo, si Elena se laissait vraiment attendrir par Stefan et surtout Damon, ce troisième enfant la toucha par sa fragilité et sa fébrilité. Elle l'observa avec une très grande intensité, cherchant à comprendre son histoire. Elle se posait tout un tas de questions au sujet de ce petit bébé… Pourtant, lorsque quelqu'un frappa à sa porte – Cordélia en occurrence – Elena s'empressa de mettre de côté ses interrogations et de ranger la lettre, cette lettre dont elle sentait obligée de la cacher de tout le monde jusqu'à ce qu'elle ne soit remise en main propre à Damon.
«Bonjour miss Elena, sourit la gouvernante en entrant.»
Immédiatement, Cordélia vit, rien qu'à l'expression soucieuse abordée par la jeune femme, que la jeune femme était préoccupée. Et elle s'en inquiéta de suite.
La gouvernante songea que peut-être le rendez-vous entre miss Elena et monsieur Damon ne s'est peut-être pas aussi bien passé que ce qu'elle a bien pu croire. Peut-être bien que monsieur Damon l'a mise mal à l'aise? En tout cas quelque chose la tourmente.
«Tout va bien mademoiselle? S'inquiéta-t-elle immédiatement.
- J'ai trouvé des photos de famille, lui apprit la jeune femme, en les lui tendant. Il y a Damon, Stefan, leur mère, a en jugé par la ressemblance avec Damon, et il y a un bébé. Ce n'est pas Damon. Ce n'est pas non plus Stefan. Cet enfant est tellement petit. Il parait tellement fragile. Sur la photo, on voit que ce bébé souffre. Ça me brise le cœur, lui confia-t-elle avec quelques larmes. Cordélia, vous qui êtes au service des Salvatore depuis très longtemps, vous qui étiez amie avec Madame Salvatore, savez-vous qui est cet enfant?»
La gouvernante regarda la photo le cœur brisé. Elle fit même un signe de croix par respect.
Bien sur qu'elle reconnaissait ce bébé. Il n'y avait pas une journée sans qu'elle y pense. C'était tellement tragique comme histoire. Cette maison a eu son lot de larmes, mais pleurer cette petite a été le plus déchirant. Peut-être parce qu'un nourrisson est la dernière personne que l'on pense perdre puisque, dans l'esprit de tous, les enfants représentent l'avenir? Ou peut-être parce que ce décès a été plus que brutal? C'est vrai, un jour le bébé, né prématurément, allait mieux, et dans la nuit, plus rien. Elle était morte sans que personne n'ait pu lui venir en aide. Pour Cordélia, tout comme ses deux protégés, cette expérience a été la pire qu'ils aient vécu.
Cette nuit là, comme toutes les nuits précédentes, les deux garçons qui venaient de perdre leur mère deux mois auparavant, passaient la nuit auprès du bébé. Et comme toutes les nuits, monsieur Damon se levait lorsque la petite avait faim et l'emmenait à la nourrice, engagée spécifiquement pour nourrir cette pauvre enfant.
Le jeune garçon avait prit le rythme, lui et son frère savaient anticiper le réveil du nourrisson. Alors lorsqu'ils ont réalisé que le nourrisson n'a pas pleuré depuis un long moment, qu'elle n'a pas demandé son repas, ils s'en sont inquiétés. Ils se sont donc approchés du berceau et…
Oh Cordélia n'arrivait pas repenser à ce moment sans sentir les larmes lui venir. Toutes les images et tous les cris de cette nuit là, toutes les larmes et l'effroi sur le visage des deux jeunes garçons ainsi que le manque total de chagrin éprouvé par monsieur Salvatore, toute cette tragédie la bouleversait encore. C'était comme si ce drame venait juste de se produire.
«Miss Charlotte, murmura finalement la gouvernante. Elle s'appelait Charlotte. C'était la petite sœur de messieurs Damon et Stefan. C'était notre petite Charlotte!»
La gouvernante pleurait à chaudes larmes. L'image de cette petite fille, son petit corps sans vie, lui revint brutalement à l'esprit et toute la peine causée par ce décès tragique resurgit avec violence. Pourtant elle trouva le courage de raconter à miss Elena l'histoire dans les moindres détails.
La jeune femme tenta bien de consoler Cordélia, mais elle était elle-même tellement choquée par la révélation de la gouvernante et le récit plein d'émotion qu'elle lui narrait, qu'elle ne put que pleurer à chaude larmes. Pleurer cette fillette morte injustement trop tôt. Pleurer la peine que sa mort a causée à Damon, à Stefan, à Cordélia. Pleurer cette histoire tragique et injuste.
Finalement, au bout de plusieurs dizaines de minutes, Cordélia fut la première des deux à se ressaisir. Elena pleurait encore, tout son être tremblait. L'histoire de la mort de la petite Charlotte l'a énormément remué. Elle ne s'attendait pas à une telle révélation. Elle n'aurait jamais cru que Damon et Stefan ont eu une sœur et encore moins qu'elle soit décédée si violemment. Elena s'attendait à entendre parler d'un membre de la famille maternelle des deux frères, à la limite, d'un enfant caché par Madame Salvatore, car illégitime, mais elle n'aurait jamais cru tomber sur un tel drame.
«Je vais vous aider à vous habiller, balbutia Cordélia.
- Je suis désolée, murmura Elena, en séchant ses larmes. Je vous ai rappelé de mauvais souvenirs.
- Ce n'est pas de votre faute, lui assura la gouvernante. Et puis de toute manière vous auriez entendu parler de miss Charlotte tôt ou tard. Monsieur Damon… Il vous aime beaucoup, le connaissant, il doit se laisser aller à quelques confidences avec vous. Un jour ou l'autre il vous aurait raconter l'histoire de sa pauvre sœur. D'ailleurs en parlant de monsieur Damon, et pour aborder un sujet plus joyeux, avant que je ne vienne vous rejoindre, il m'a demandé de vous dire qu'il vous donnait rendez-vous dés que vous serez prête à l'écurie.»
Cordélia n'eut pas le temps de fermer correctement la robe de la jeune femme. À peine eut-elle rapporté le message de monsieur Damon que miss Elena courait, à moitié vêtue, dans les couloirs de Véritas à la rencontre du jeune homme.
Ah l'amour! Face à cette relation naissante, la gouvernante esquissa un sourire. Elle était heureuse de voir un peu d'amour dans cette maison. D'autant plus qu'il s'agissait du bonheur de monsieur Damon. Cordélia avait la sensation qu'enfin son protégé est avec une jeune femme, non seulement bien sous tout rapport, cultivée, adorable et aimante, mais aussi capable de le comprendre et de l'aimer comme il le mérite. Miss Elena se souciait de monsieur Damon, la gouvernante pourrait jurer que cette jeune fille ferrait n'importe quoi pour rendre ce tourmenté jeune homme heureux.
Aucun doute, tous les deux forment un très joli couple. Un couple parfait, uni par une indéniable alchimie. C'était réjouissant de voir deux jeunes gens tenir autant l'un à l'autre. Tellement. Surtout après tout les malheurs qui se sont produits dans cette maison. Surtout avec toutes les tragédies qu'on vécu monsieur Damon et miss Elena… Oh oui, c'était tellement beau de les voir s'aimer si passionnément. C'était tellement touchant de voir la jeune fille courir passionnément le retrouver.
Seul au fond de l'écurie, Damon scellait son cheval, Jack, lui confiant oh combien miss Elena lui est importante. Il n'y paraît point à première vue, mais le jeune homme est très attaché à ses animaux. Après les tragédies qu'il a vécu, il s'est retrouvé projeté violemment dans l'univers des adultes. Cordélia a bien tenté de préserver son innocence d'enfant, mais il avait vu sa mère mourir, il avait découvert le corps de sa petite-sœur: après tout cela, il n'était plus le même. Le petit-garçon joyeux, protégé par sa maman, avait laissé place à un pré-adolescent triste. Enragé même. Les seuls les moments où il arrivait à rester calme étaient lorsque Nana, la chienne de sa mère, venait se blottir sur ses genoux, ou alors lorsqu'il se trouvait à l'écurie à dresser les plus difficiles chevaux. Jack, «le cheval orphelin», en faisait parti. Damon se rappelle très bien du jour où le palefrenier à abandonner le dressage de ce jeune poulain. «Trop dangereux!», disait-il. «Ce cheval tuera un homme!», jurait-il. «Le mieux est de fusiller cette sale bête!», disait-il a qui voulait bien l'entendre.
Pourtant Damon s'en est approché, et malgré les hurlements de Cordélia et ses injonctions lui interdisant de monter sur ce cheval, le jeune garçon l'a fait. Peut-être était-ce dût à l'attrait du danger, mais Damon se plaisait à dompter l'indomptable. Jack et bien d'autres étalons tout aussi fougueux. Mais de tous les chevaux qu'il a dressé, le coup de cœur du jeune homme se porte sur Jack. Ce cheval, comme sa chienne, semble le comprendre. Il existe un lien fort entre eux. Ils sont pareils. Deux solitaires, blessés par la vie. Deux orphelins, incompris.
Enfin ça c'était avant que Damon ne rencontre miss Elena. Elle lisait en lui comme dans un livre ouvert. Cela pourrait-être inquiétant, mais pour Damon, c'était réconfortant de trouver une femme capable de l'apaiser en toutes circonstances. Une femme capable de lui donner tout son amour, sans aucune condition. Pour lui, miss Elena est un Eden, avec elle, il se sent bien. Heureux. Elle est son paradis, il n'a besoin que d'elle pour retrouver la joie de vivre.
«Damon, le héla la jeune femme, en courant à travers l'écurie. Où êtes-vous?»
Immédiatement le jeune homme revint sur terre. Miss Elena l'appelait.
Elle était là, éblouissante bien qu'à moitié dévêtue, courant se jeter dans ses bras, heureuse de le retrouver. Aucun doute, Damon trouvait en Elena tout ce qu'il cherchait d'une femme. Sa fougue l'attirait, sa bonté le fascinait, mais avant tout, c'était savoir que cette femme lui apportait tout ce dont il avait besoin qui donna du baume au cœur au jeune homme. Il s'imaginait retrouver ses bras tendres et réconfortants chaque soir, et cette simple idée le transcendait de joie. Il voulait tout partager avec elle. Il désirait pouvoir s'appuyer sur elle et la voir se laisser aller avec lui. Il désirait lui apaiser ses maux, ses douleurs. Il désirait tout partager avec elle. Le meilleur comme le pire. Et par dessus tout, il désirait vivre avec elle jusqu'à la fin de ses jours!
Il ne pouvait pas laisser passer un tel ange. Son ange.
Elle était si belle, si forte… Et pourtant, lorsqu'elle s'approcha de lui, il vit immédiatement qu'elle était fébrile. Ses yeux se trouvaient gonflés et rougis: des larmes ont coulé sur son tendre visage, il peut en jurer.
«Miss Elena, vous avez pleuré! Allez-vous bien? S'inquiéta-t-il de suite. Giuseppe vous a-t-il brutalisé? Si c'est le cas, je vous promets que…
- Non, je vais bien. Je… J'ai trouvé des photos appartenant à votre maman. Vous étiez un enfant mignon. D'ailleurs vous l'êtes toujours autant! Sourit la jeune femme. Et oui j'ai pleuré. J'ai pleuré parce que parmi les photos que j'ai trouvé, il y avait celle de Charlotte. Cordélia m'a raconté son histoire… J'ignorais que vous aviez une petite-sœur. Elle était adorable. Je suis désolée de ce qui lui est arrivée.»
Damon sourit en essayant une des larmes qui s'écoulait sur le doux visage de la jeune femme. Une raison de plus pour laquelle il l'aimait. Elle était capable de porter avec lui ses douleurs. Elle ne feignait pas l'émotion. Elle s'intéressait sincèrement à lui, elle pleurait tout aussi sincèrement Charlotte alors qu'elle ne le connaissait pas. Parce qu'elle est compatissante, qu'elle s'intéresse aux gens. C'est un trésor de l'humanité. Et ce trésor est tout à lui.
«Charlotte aurait eu dix ans le mois dernier, murmura tristement Damon, la voix étranglée par l'émotion. Elle aurait été géniale, j'en suis certain. Et je pense qu'elle vous aurait adoré. Toutes les petites filles rêvent d'avoir une grande sœur à qui confier leurs secrets.
- Moi aussi je l'aurais adoré Damon, acquiesça la jeune femme en essuyant une larme qui coulait sur le visage du jeune homme. Désirez- vous parler d'elle? Vous savez, je suis là pour vous, je peux vous écouter. Qu'importe ce que vous souhaitez me dire, je suis à votre écoute.»
Damon perdit longuement son regard dans celui d'Elena. L'amour qu'il lissait à chaque fois qu'il se noyait dans ses yeux de biches l'apaisa. Sans le moindre mot, Elena le consolait. Elle était tendre, douce, soucieuse du bien être de ceux qui l'entourent, elle savait toujours quoi faire et quoi dire qu'importe la situation. C'est fou, elle le connaissait par cœur!
«Miss Elena…»
Mais la jeune femme l'interrompit lorsqu'elle vit Jack atteler, prêt à être monté. Damon allait partir. Pourquoi? Et pour combien de temps?
Il allait lui manquer. Une part d'elle désirait partir avec lui mais si elle faisait cela, Giuseppe Salvatore deviendrait fou et il organiserait une véritable chasse à l'homme. Damon et elle ne pourraient plus jamais rentrer à Mystic Falls et Damon perdrait à jamais Véritas. Et la jeune femme ne le souhaitait nullement. Elle savait à quel point ce domaine lui est important. Et puis il y a Stefan. Damon serait brisé s'il devait l'abandonner. Elle ne pouvait pas se montrer égoïste, si Damon doit partir, elle doit le laisser aller, sans tenter de le retenir ou de le culpabiliser. Et puis ce n'était pas comme s'il allait l'abandonner. Il lui reviendra tôt ou tard. Elena espérait seulement que ce sera le plus tôt.
«Vous partez, constata-t-elle simplement. Quand comptez-vous revenir?
- Ce soir miss Elena. Je ne vais qu'à Richmond. J'ai une boite postal là bas. Vous savez, je ne peux pas recevoir mon courrier ici, avec Giuseppe, s'il sait que je réussis, il pourrait chercher à me porter préjudices auprès de mes partenaires, lui expliqua Damon. Je serais vite de retour auprès de vous, je vous le promets miss Elena.
- Je sais, murmura la jeune femme. Viendrez-vous me rejoindre dans ma chambre à votre retour?»
Une nouvelle fois, le jeune homme sourit. Bien sur qu'il viendra! Il pourrait venir la rejoindre chaque soir que dieu fait. Il pourrait passer sa vie bercé par la tendresse et l'amour de cette femme. Il pourrait soulever des montagnes pour elle.
Il lui reviendrait au plus vite. Dés qu'il aura son courrier, dés qu'il aura signer ses papiers, il rentera la rejoindre. Rien n'est plus heureux que de retrouver la personne qui fait battre notre cœur. Ou en tout cas, c'est ce que Damon pense.
«Désirez-vous que je vous ramène un présent de Richmond? Lui demanda-t-il gentiment. Un bijou? Des chocolats? Ce que vous souhaitez miss Elena, dites le moi seulement!
- Vous. Juste rentrez moi au plus vite. Évitez de provoquer des confédérés. Évitez tout ennui et rentrez moi en un seul morceau Damon.»
Les cadeaux, Elena n'en voulait pas. Tout ce qui compte pour elle, c'est Damon. Et en temps de guerre, elle a du souci à se faire à son sujet. C'est un esprit libre, un rebelle, insolent qui a son franc parler. Il pourrait très facilement se retrouver dans une situation dangereuse. D'autant plus sachant qu'il finance l'Union. Un pro-nordiste, en plein Richmond en ce moment, il n'y fait bon vivre. Ou bon s'y rendre. Cette ville est un véritable terrain de guerre qui abrite le siège virginien des confédérés.
«Promis miss Elena, sourit Damon. Et je vous ramènerai tout de même un petit quelque chose. Et aucune protestation! Vous êtes bien trop belle pour que je vous néglige. Je tiens énormément à vous miss Elena, laissez-moi vous le prouver.
- Alors embrassez-moi! Lui ordonna malicieusement la jeune femme.»
Et comme toujours, Damon ne se fit pas prier. Il s'empressa de poser ses lèvres sur celles d'Elena et l'embrassa avec toute la passion qui l'animait. Il eut d'ailleurs grand mal à se séparer d'elle mais il le fallait. Il savait que plus vite il partait, plus vite il lui reviendrait.
«À ce soir Damon, murmura Elena, toute fébrile.
- À ce…»
Le jeune homme s'interrompit soudainement. Il venait de se rendre compte que la jeune femme était encore toute débraillée. Elle devait avoir froid, le dos de sa robe était tout ouvert.
Alors, tout en la caressant, il lui ferma sa robe en songeant à quel point il aimerait la lui retirer. D'ailleurs Elena le savait. À chacun des frôlements de main de Damon, elle souriait. C'était comme si elle sentait à quel point il luttait contre lui-même. Mais il n'était pas le seul. Elena elle-même luttait afin de ne pas se retourner et agripper sauvagement le jeune homme. Elle devait se rappeler toutes les deux secondes qu'elle se trouvait dans l'écurie, au milieu du foin et du bétail.
«Merci, murmura-t-elle lorsque Damon se détacha difficilement d'elle. J'étais pressée de vous retrouver, je n'ai pas laissé à Cordélia le temps de refermer ma robe. Vous avez une très mauvaise influence sur moi monsieur Salvatore!
- Très drôle miss Gilbert! Ricana-t-il. Oh cette journée va être longue sans vous!
- Alors partez-vite et revenez-moi en bon état Damon! Déclara-t-elle avec raison. Vous me manquerez mais je vous retrouverai ce soir. Ne vous inquiétez pas pour moi, je vais m'occuper en votre absence. Mais vous me manquerez vous aussi. Aller, un dernier bisou et en route!»
Et Damon obéit. Il embrassa bien sagement miss Elena et s'installa sur sa monture, un dernier regard vers la jeune femme.
À peine parti, il était déjà pressé de rentrer auprès d'elle. Ah s'il pouvait choisir, il resterait. Au contraire de Giuseppe, Damon ferrait toujours passer celle qu'il aime avant tout. Mais au contraire de lui, son géniteur n'accorde aucune importance à l'amour ou bien à la famille. Après tout, si sa sœur et sa mère sont mortes, c'est à cause de Giuseppe et de sa cruauté!
Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous des théories d'Elena sur l'identité du bébé? Que pensez-vous de l'histoire sur Charlotte? L'émotion d'Elena et de Cordélia? Celle de Damon? Que pensez-vous d'Elena qui courre auprès de Damon à moitié débraillée? De la facette «ami des animaux» de Damon? De Damon proposant à Elena de lui ramener un cadeau et pressé de rentrer auprès d'Elena? De l'invitation d'Elena à venir la rejoindre dans sa chambre? Du Delena? De Damon & Stefan prenant soin de Charlotte? De Giuseppe, du manque d'émotion qu'il a témoigné à la mort de sa fille? Du fait que Damon le rend responsable de la mort de sa mère et de sa sœur?
Comme toujours, j'attends vos avis avec impatience.
Bises & à bientôt.
Amandine.
