Chapitre 6

Tous se levèrent pour rejoindre le médecin. Leurs visages exprimaient tous de l'inquiétude et ils avaient peur, de ce que le médecin pourrait annoncer.

-Bonjour à tous, je suis le docteur Burke. J'ai opéré Anthony Dinozzo. Il vient de sortir du bloc. Son pronostic vital n'est pas engagé, ce qui est une grande chance pour lui puisque s'il était arrivé ici quelques minutes plus tard je n'aurais rien pu faire... Maintenant, je souhaite parler à sa famille en privé.

-Cela risque d'être un peu compliqué, mais je suis le médecin d'Anthony et le Docteur Pitt également. Monsieur Cooper est lui aussi concerné. Nous devrions peut-être en parler plus au calme.

-On va aller dans mon bureau. Suivez moi.

Jimmy quant à lui, avait réussi à convaincre une infirmière de le laisser entrer dans la chambre de son ami et d'y rester.

Il resta bloqué devant la porte par peur ce qu'il allait découvrir. Voir Tony comme ça le terrifiait, pourtant il se dit qui l'avait vu dans des situations bien pires, par exemple quand l'italien avait eu la peste. Mais là c'était différent, Tony c'était volontairement fait du mal, pas comme les fois précédentes. Ne pouvant plus reculer l'échéance, il appuya doucement sur la poignée de la porte et la poussa. Son regard était viré sur le sol, il entra dans la chambre sans regardait en face de lui.
Quand il regarda enfin la personne dans le lit, il recula de plusieurs pas sous le choc. La vision de Tony était dure à voir. L'italien était pâle, il portait un masque à oxygène et plusieurs fils le reliaient aux machines. Malgré qu'il soit sous tranquillisant et inconscient, ses pieds et poignets étaient attachés. Jimmy tomba sur la chaise sur à côté du lit et prit la main de Tony dans la sienne avant murmura :

-Oh Tony. Tu nous as fait une sacré peur. Si ton ami n'était pas monté te voir, tu ne serais plus parmi nous. Ton ami Peter est là avec le docteur Pitt. Ils sont inquiets pour toi. Tout est mélangé dans ma tête. Je suis inquiet et en colère contre es-tu déterminer à nous quitter ? Tu as encore toute la vie devant toi. Je pourrais dire que je comprend, mais personne ne le peut en fait. . . Je sais que l'agent Gibbs compte beaucoup pour toi, mais nous on est rien ? Regardes, Peter et son mari sont venus spécialement pour te venir en aide. C'est bien une preuve qu'ils tiennent a toi. Ils ont prit la décision de t'emmener avec eux. Tu vas allez a Hawaï. Je t'envie. La plage, le soleil. Je pourrais peut-être passer quelques jours. J'ai des vacances a prendre.

Les heures passaient et Jimmy restait seul dans la chambre. L'Italien et le bip des machines comme seule compagnie. L'assistant du légiste n'avait pas revu son mentor, ni le Dr Pitt et Peter. Il ne souhaitait qu'une chose, qu'il ne soit pas seul quand Anthony se réveillerai. Son seul vœu ne se réalisa pas. L'italien commençait à remuer ses paupières, il ouvrit les yeux qui étaient encore dans le vague. Au bout de quelques minutes, son corps s'agita. Jimmy pouvait voir qu'il essayait se bouger un peu plus, mais ses entraves bloquaient tout ses mouvements. Ce qui le fit revenir à la réalité plus vite et surtout pas dans les meilleures conditions.

Sa position et humiliante étant dans un lit d'hôpital en chemise et les poignets et chevilles attaché au lit à la vue de tous, de plus il se sentait vulnérable. On pouvait l'attaquer sans qu'il ne puisse se défendre. Il ne pouvait pas se cacher.

Jimmy observait Tony, qui essayait de parler, sa gorge sûrement trop sèche. Prenant le verre d'eau, il aida Tony à boire, sans oublier de lui remonter la tête. Il reposa le verre et regarda Tony, mais le regard qui lui lança, lui donna subitement envie de se cacher dans un trou de souris.

Tony tira un grand coup sur ses bras pour se détacher, mais rien n'a faire.

Jimmy était là, il pourrait l'aider. Refoulant sa colère dans un coin de sa tête, il se força à parler d'une voix calme et douce.

-Jimmy, peux-tu me détacher s'il te plaît ?

-Non.

Comment ça non ? Inspirer, expirer. Le calme de Tony était mis à rude épreuve.

-Mon gremlin tripoteur de morts favori, détache moi. Aide moi.

-C'est justement en refusant que je t'aide et de plus, je ne suis pas autorisé à faire ce que tu me demandes.

Ce n'était pas facile pour Palmer de répondre de la sorte. Cela lui brisait le cœur, mais il devait tenir bon.

-Personne ne saura que c'est toi qui l'a fait.

-J'en doute. Je suis seul avec toi.

L'italien ne cacha plus sa mauvaise humeur et sa première victime fut Jimmy.

-Qu'est-ce que tu fous là alors ? Si tu ne veux pas m'aider tu peux partir. La porte est juste derrière toi.

-Tony tu...

-PALMER PARS !

-Non. Tony écoutes-moi.

-POUR LA DERNIÈRE FOIS : DÉGAGE !

Palmer recula d'un pas. Les mots que Dinozzo, lui disait, étaient comme un coup dans l'estomac.

-Cela suffit Anthony. Dit Ducky en entrant dans la chambre, suivi de Brad et Peter. Que ce passe t-il ici ? On t'entend depuis l'autre bout du couloir.

Tony ne répondit pas, car son regard était tourné vers les deux personnes derrières le docteur Mallard.

Peter et Tony ne se lâchaient pas du regard. Comme si aucun des deux ne voulait céder en premier ;

Tony se sentait encore plus rabaissé. Lui dans cette position et Peter qui était là. La dernière personne qu'il souhaitait voir lorsqu'il était en état de faiblesse.

Peter, lui ne savait pas comment réagir et encore moins quoi dire. Comment commencer la conversation ?

Dinozzo lâcha son regard en premier et fixa le plafond au lieu de s'intéresser aux personnes présentes avec lui.

Ducky avait entendu les propos que son jeune ami avait tenu envers son assistant. Avec la conversion qui allait suivre, mieux vallait que Tony ne soit plus dans cette situation.

-Anthony si on t'enlève tes entraves, tu devras rester tranquille. Et surtout ne plus crier. Il a d'autres patients dans cet hôpital et ils ont besoin de repos.

L'italien hocha la tête. Ducky et Brad se mirent chacun d'un côté du lit et enlevèrent les entraves.

L'italien se mit en position assise, replia ses jambes contre lui et posa sa tête sur ses genoux. Ducky quant à lui se tourna pour faire face à Peter. Ce n'était pas à lui d'annoncer l'arrangement qui avait été pris pour le bien être de son jeune ami.

Peter se mit à coté de Tony.

-Tony !

Le dit Tony ne le regarda pas et fit comme s'il ne l'avait pas attendu.

-Tony. Regarde moi.

Sans le regarder, il lui cracha :

-Tu ne devrais pas être à Hawaï, toi ? À te dorer la pilule au soleil avec ton mari.

Ce n'était pas un reproche. Tony souhaitait qu'ils partent, et continuent leur vie sans se soucier de lui.

-Non, comme tu vois je suis ici avec Brad.

-Non, sans blague. Je ne suis pas aveugle.

-Ne sois pas sarcastique Anthony. Cela n'est pas nécessaire. Intervint Ducky.

L'italien ne répondit rien au docteur Mallard. Il ne pourrait jamais lui parler comme il le faisait avec Peter.

-Tony, ce que Peter voulait te dire, c'est nous avons prit des dispositions à ton sujet.

-De quoi tu parles Brad ?

-On a eu une longue conversation avec le médecin qui t'a opéré. Il voulait te faire admettre dans l'aile psychiatrique de cet hôpital.

-Jamais de la vie.

-Tony, laisses moi finir. Peter et le docteur Mallard ont réussis à le faire changer d'avis.

-Je peut rentrer chez moi ?

-Non.

-Tu m'as dit que je n'irai pas chez les fous.

-Oui Brad ne t'as pas menti, tu viens à Hawaï avec nous.

-Tu me dit ça, comme si je n'avais pas le choix.

Tous se regardaient et plus personne ne parlait.

-J'ai le droit à une réponse ?

Ducky préféra laisser son confrère et son mari tout expliquer à Anthony et invita Jimmy à sortir, sous prétexte d'aller chercher à manger pour tout le monde.

-Vu comment sont partis Ducky et le Gremlins. Je pense que je ne vais pas aimer la réponse.

Brad ne souhaitant pas que Tony blâme son mari et prit sa défense avant que la discussion ne s'envenime.

-Tony, Peter tient beaucoup à toi. Il ferait tout pour toi.

-Laisse tomber Brad, je veut ma réponse.

-Le médecin ne m'aurait jamais écouté, si je ne t'avais pas eu sous ma tutelle et tu aurais fini en psychiatrie. Au yeux de la loi je suis maintenant responsable de toi.

-Tu n'as pas fait ça ? Comment ?

-J'ai du te faire reconnaître comme une personne temporairement désorientée.

Tony essaya de se lever. Brad le repoussa dans le lit pour protéger son mari et ainsi que Tony lui même. L'italien se débattait. Il ne pouvait pas croire que son meilleur ami lui avait fait une chose pareille. Il savait que Peter l'aimait comme s'il était son petit frère et ferait tout pour le protéger. Il avait été pendant des année sa seule famille. Cela ne lui donnait pas non plus le droit de lui prendre son indépendance. Il était en train de le poignarder dans le dos.

La force que Tony utilisait pour se défaire de l'emprise du médecin l'épuisait.

-Tony calmes toi. Si tu continues, je devrais te rattacher. Je ne pense pas que ce sois ce que tu souhaites.

Il arrêta de se débattre et regarda Peter ?

-Pourquoi Peter ?

-Tu es très important pour moi. Je te protège et même de toi s'il le faut.

L'italien ne répondit pas, mais il se sentait trahi et incompris. Il était épuisé et c'est pour cela qui ne battait plus contre Peter. Il savait qui n'avait plus le choix ou même le contrôle sur sa propre existence.

Anthony Dinozzo était sorti de l'hôpital, trois jours plus tard escorté de toutes les personnes qui l'aimaient, sauf que lui ne le voyait pas comme cela.

Il resta deux jours chez Ducky avec Peter et Brad. Il ne sortait pas de sa chambre sauf pour les heures de repas et on n'entendit plus le son de sa voix. Brad pour apaiser les tensions essaya de lui parler, mais seul Ducky lui répondit.

En général, les conversations tournaient autour d'Hawaï et de leurs voisins. Steve Mcgarrett. Tony ne le connaissait pas, mais une chose était sûre, il lui sortait déjà par les yeux.