Nouveau chapitre avec mission d'infiltration dansante.
Merci à ceux qui suivent, et laissez-moi votre avis. Bonne lecture !
Durant les jours qui suivirent, Clara et Ezio fouillèrent chacun des cinq tombeaux d'Assassins restants. Mais ils n'y trouvèrent aucun autre parchemin. Seule Iltani semblait avoir eu connaissance de la pomme d'Eden en cristal. Le dernier tombeau visité fut celui de Leonius, inondé au passage.
« Rien là non plus.» informa Ezio à l'intérieur de la salle contenant le sarcophage.
Clara l'attendait à l'extérieur, essorant ses habits.
« Encore un coup pour rien.»
Ezio ressortit. Son regard se porta sur la brune, dont les habits mouillés collaient à son corps. Il se sentit rougir.
« Madre mia ! Pourquoi faut-il que ma descendante soit aussi bien fichue ?» pensa-t-il en détournant le regard.
« Bon : on fait quoi maintenant ?» interrogea Clara.
« Cosa ? » fit Ezio surprit.
« Je te demandais quelle allait être la suite des événements.»
« Eh bien, je pense qu'on va attendre un autre rapport des hommes d'Antonio. Pour le moment, Cesare n'a rien trouvé. Nous avons eu la chance d'avoir un coup d'avance sur l'ennemi, ce qui est rarement le cas.»
« À qui le dis-tu. N'empêche, j'aimerais foutrement bien savoir comment les Templiers ont eut connaissance de la civilisation qui nous a précédé.» lança Clara.
« C'est en effet une excellente question.»
Il était temps pour eux de regagner la surface. Ils trouvèrent un endroit au soleil afin de faire sécher leurs vêtements.
« Et sinon, que penses-tu de Venise ?» questionna Ezio.
« A part cette odeur écœurante c'est une belle ville. J'aurais aimé voir le carnaval.» répondit Clara.
« Il existe encore à ton époque ?»
« Ouip. Et il est mondialement connu, comme celui du Brésil.»
« De où ?»
« Dans le nouveau monde.»
Ezio hocha la tête. Cinq siècles après le carnaval de Venise existait encore. Nul doute que ses habitants en seraient flattés. Il entendit Clara soupirer.
« Quelque chose ne va pas bambina ? » interrogea-t-il en tournant la tête vers elle.
« Je pensais aux personnes que j'ai laissées derrière moi en atterrissant à ton époque. J'espère que tout le monde va bien.» répondit-elle.
« Ceux qui utilisent l'a … le … chose qui te permet de voir des souvenirs. » répondit Ezio.
« L'animus oui. Deux femmes et un homme, affiliés à notre ordre. C'est grâce à l'une des filles que j'ai pu échapper aux Templiers.»
« Et vous étiez dans la villa Auditore.» reprit Ezio.
« Oui. Tu n'a jamais eu envie d'y retourner ?»
Ezio garda le silence.
« Je … je ne sais pas trop. Pas vraiment, je n'ai pas envie de la voir en ruines. Sans compter que mon oncle s'y est fait tuer.»
« Je comprends.»
Elle lui tapota le bras en signe de compassion. Ezio défroissa ses vêtements. Bien, ils allaient pouvoir se mettre en route. Il se leva puis tendit la main à Clara pour l'aider à se relever. Lorsqu'ils revinrent, Antonio venait tout juste de recevoir le compte-rendu d'un de ses groupes d'espions.
« Vous tombez à pic. J'ai des nouvelles.» dit-il.
« Nous t'écoutons.» répondit Ezio.
« Cesare n'a toujours pas trouvé le tombeau. En revanche, il compte se rendre à un bal organisé par un notable. De ce que je sais, il est affilié aux Templiers et posséderait un parchemin qu'il souhaite confier à Cesare.»
Ezio fronça les sourcils.
« Probablement le même que le nôtre, ou plutôt la suite. Il va falloir qu'on le récupère avant eux.» dit-il, un doigt pensif sur le menton.
« Donc aller à ce bal. Mais pour ce faire, il nous faut non seulement des tenues mais également une invitation.» compléta Clara.
« Cesare doit connaître ton visage Ezio. Il te repérera aussitôt.» objecta Rosa.
« Ce n'est pas un bal masqué je suppose.» fit le brun.
« Non hélas.» répondit Antonio.
« Ce qui t'exclut donc de l'opération. Du moins pour la partie dansante. Moi en revanche je peux m'y coller.» reprit Clara.
« Je peux toujours me déguiser.» objecta Auditore.
« Bien ! Je vais m'occuper de ton cas alors !» sourit Rosa, non sans joie.
Ezio n'était plus sûr que ce soit une si bonne idée finalement. Clara était aussi curieuse de connaître le résultat. Antonio déclara apporter les vêtements, restait à trouver des invitations. S'ils pouvaient connaître les invités, Ezio et sa descendante pourraient s'en charger.
« Ceci va être plus compliqué. Je vais faire appel à sœur Teodora, ses filles arriveront bien à en chaparder deux.» dit Antonio.
« Salue-la de ma part.» glissa Ezio.
Les détails réglés, chacun n'eut plus qu'à se mettre à l'ouvrage. Ezio et Clara allèrent se chercher un toit pour la nuit. Durant les jours qui les séparèrent, ils allèrent tour à tour espionner les hommes de Cesare. Ezio en captura même un qu'il interrogea afin d'en savoir un maximum. Oui, Cesare Borgia recherchait bien une pomme d'Eden en cristal. Il avait pour cela besoin de quatre parchemins indiquant son emplacement. Non, le soldat ignorait à quoi cet objet pouvait bien servir, et ce que son maître désirait en faire. À la fin de son interrogatoire, Ezio lui planta sa lame dans le cœur. Pas question qu'il aille avertir son ennemi.
« Je vois. Nous avons déjà un parchemin, et si tout va bien nous en aurons un deuxième dans deux jours.» dit Clara une fois qu'Ezio lui eut tout raconté.
« Certes, mais nous avançons encore à l'aveugle. Ce qui nous conduit à prendre le risque que Cesare nous devance.» rappela Ezio.
« Eh oui mais comment faire autrement ? Remarque on en saura peut-être plus avec le second parchemin. Peut-être que l'emplacement du prochain y sera mentionné.» avança Clara.
« Encore faudrait-il qu'on comprenne ce qui est écrit dessus. J'ai envoyé un message à mon ami Leonardo, afin qu'il nous rejoigne.» informa Auditore.
« Entendu.»
De fait, Leonardo da Vinci arriva la veille du fameux bal. Antonio avait déniché des tenues correctes -volées naturellement-, Teodora fournit les invitations, et Rosa s'apprêtait à jouer à la poupée avec Ezio. L'Italien alla accueillir son ami, puis lui expliqua ce qu'il attendait de lui en chemin. L'artiste se montra curieux de découvrir ce parchemin. Ezio le conduisit chez Antonio puis le lui remit.
« Hmmm … du grec ancien. Très bien, je vais voir ce que je peux faire.» fit Leonardo en déroulant la feuille.
« Woah Léonard de Vinci en personne. Ça c'est du VIP. » pensa Clara en le découvrant.
Il avait quand même prit un bon coup de vieux depuis la dernière fois où elle l'avait vu dans l'animus. Ezio laissa son ami repartir avec le parchemin. Il était aussi temps pour lui et Clara de regagner leur pénates.
« Au fait, je te préviens que je ne sais pas danser comme on le fait ici. Je ne pratique qu'un seul genre de danse, aussi j'espère que je ne vais pas te marcher sur les pieds.» avertit Clara en retrouvant Ezio pour le dîner.
« Pour être franc, la dernière fois que j'ai participé à une soirée mondaine c'était dans une autre vie. Moi aussi je risque de te rendre la politesse pendant le bal. Et que danses-tu au fait ? »
« La danse tahitienne.»
« Ouiii ?» fit Ezio incertain.
« Pour faire court, très même, on remue les hanches très vite.»
Clara vit luire une lueur d'intérêt dans les yeux chocolat, en même temps qu'un sourire intéressé se dessinait.
« Je te reconnais bien là toi : dès que ça se passe au niveau de la ceinture tu réponds présent n'est-ce pas ?» lança-t-elle.
« Oooh comment tu me vois ! Je suis curieux c'est tout. J'avoue que j'aimerais bien voir ça.»
« Ce serait avec grand plaisir, mais sans musique appropriée ça ne servirait à rien.» répondit Clara.
« Oh quel dommage.»
Clara secoua la tête, amusée.
Le soir suivant, il était temps pour nos héros d'entrer en scène. Rosa aida Clara à s'habiller, notamment à lacer son corset.
« Ouuuaaaargh ! T'es pas obligée de serrer si fort !» s'exclama la brunette.
« Il faut que ça tienne.» répondit Rosa en croisant les lacets.
« Mais faut aussi que je respire, or là ça me paraît impossible.»
« Scusate mi. T'inquiètes pas ça va aller.»
« J'en doute ! Pis ça me compresse la poitrine c'est une horreur.»
L'habillage fut terminé, et elle laissa Clara se remettre et tenter de s'habituer. Elle trouva Ezio, qui venait d'enfiler son costume.
« Tu es très élégant comme ça !» sourit-elle.
« Grazie. Bon qu'as-tu prévu pour que je sois méconnaissable ?» demanda l'intéressé.
Rosa brandit alors un pot ainsi qu'une perruque brune. Ezio soupira, puis s'assit sur une chaise. Elle commença par placer la perruque, aux cheveux plus courts et possédant une coiffure différente. Une fois qu'elle tenait en place, Rosa attrapa son pot. Il contenait une poudre destiné à pâlir l'Italien. Rosa en appliqua avec soin, lui colla aussi une mouche sur une joue. Ezio de son côté, avait rasé son bouc. La jeune fille lui posa une moustache à la place.
« Eeeeek !» entendit-on.
« Qu'est-ce qui se passe bambina ?» lança Ezio, qui avait reconnu la voix.
« Oh Rosa ! Y'avait pas une autre coiffure ?» demanda Clara.
« Perché qu'est-ce que tu reproches à celle-ci ?»
« À part le fait que j'ai l'air d'un paquet de tagliatelles, rien.»
Rosa et Ezio éclatèrent de rire. Clara les rejoignit, marchant un peu difficilement à cause du corset qui gênait sa respiration. Elle portait une longue robe rouge parsemée d'or. Ses longs cheveux noirs étaient en effet coiffé de manière compliquée, pleins de cercles partout.
« Non sans rire.» reprit Clara.
« Bon, je te ferais de simples boucles si tu préfères.» proposa Rosa.
« Bien ! Après les tagliatelles on va se la faire tortellini. Ce n'est pas possible que je les garde façon spaghettis plutôt ?»
« T'as un sacré sens de l'humour toi. Désolée, mais il faut être coiffée pour ce genre d'événement.» sourit Rosa.
« Bon ! Va pour les tortellini alors.» accepta Clara.
Elle s'éloigna.
« Tu l'as rencontrée comment au fait ?» questionna Rosa qui mettait la touche finale à Ezio.
« On s'est littéralement tombé dessus.»
Rosa fronça un sourcil. Curieux. Elle laissa son chef d'œuvre, qui grimaça en se découvrant pour aller rejoindre Clara dont elle modifia la coiffure. Une demi-heure plus tard, le couple se présenta à l'entrée d'une luxueuse demeure, vers laquelle affluait d'autres personnalités. Ezio présenta l'invitation au laquais à l'entrée. Tous deux arrivèrent ensuite dans une vaste salle de bal, éclairée par d'imposants lustres en cristal.
« Cesare est déjà là.» remarqua Ezio.
Clara remarqua en effet le brun aux côtés de ce qui devait être le maître de cérémonie. Puis tout comme son compagnon elle observa les lieux.
« À ton avis, où se planque ce qu'on cherche ?» demanda-t-elle derrière son éventail.
« Probablement à l'étage.» répondit Ezio.
« Genre son bureau quoi. Bon sang ! Viens par là !» dit-elle en grimaçant.
Elle agrippa sa main et l'entraîna vivement à l'écart, derrière une tenture.
« Clara ?»
« Aide-moi à enlever ce putain de corset que je vais me trouver mal !» dit-elle en lui tournant le dos.
Ezio entreprit de dénouer la robe, puis trancha les lacets avec sa lame secrète dissimulée dans sa manche.
« Fouaaaah ! Grazie mille. Punaise, déjà que je ne porte pas de soutien-gorge, alors ça !» dit-elle en retirant l'engin de torture.
Ezio se sentit l'envie de promener la main sur ce dos et ces épaules si près de lui. Mais déjà elle les couvrait de tissu.
« C'est quoi un …»
« Ce qui remplace le corset à mon époque. Autrement plus confortable.» expliqua Clara.
« Mais et alors ... » reprit l'Italien.
Clara lui fit de nouveau face. Ezio se mit à rougir.
« Non rien. Allons-y.»
Ils retournèrent au salon, où ils découvrirent que la danse avait commencé. Ils virevoltèrent un moment, tout en jetant des regards périodique à Cesare afin de vérifier qu'il ne se faisait pas remettre le parchemin.
« Eh bien ! Pour quelqu'un qui n'a pas dansé depuis longtemps tu n'as pas perdu la main.» constata Clara.
Ezio sourit, flatté.
« Par contre, je n'arrive pas à savoir si je te préfère avec ou sans ton bouc. Mais la moustache ça ne te va pas trop.» reprit-elle.
« Toi en tout cas cette robe te va à ravir.» dit-il.
« Merci.»
Et de savoir qu'il n'y avait plus rien à un certain endroit chauffait le sang d'Ezio. Cependant, Clara était sa descendante, et il devait en conséquence la regarder comme un membre de sa famille. Il tâcha se concentrer sur la danse et leur mission. Ils tournèrent un instant, puis se fondirent parmi les personnes observant les danseurs. Le couple recula jusqu'au fonds, jeta un œil autour et disparut dans un couloir. Il s'agissait de trouver ce bureau, or vu la taille du domicile ça n'allait pas être simple.
« Évidemment c'est bourré de gardes.» remarqua Clara, penchée à un angle.
« Nous les éliminerons, et cacherons les corps dans les pièces attenantes.»
Ezio passa en premier. Il se cacha derrière une colonne, laissa le garde le dépasser puis sortit derrière lui. Il plaqua une main sur sa bouche pendant que sa lame s'enfonçait dans sa chair. Clara ouvrit une porte, pendant qu'Ezio traînait le corps. Il le largua dans la pièce, non sans vérifier que ce n'était pas celle qu'ils cherchaient. Clara passa ensuite devant. Deux autres gardes étaient postés devant un couloir. Cela éveilla sa méfiance. Elle fit signe à son camarade, avant de remonter sa robe sur un côté. Ezio écarquilla les yeux, avant de comprendre : elle avait attaché une ceinture pour couteaux de lancer à sa cuisse.
« Hmm intéressant.» songea-t-il avec un sourire.
Clara saisit deux lames, une dans chaque main. Elle patienta, puis bondit dans le couloir face aux gardes. Les couteaux sifflèrent et atteignirent leur cible. Ezio et elle se précipitèrent pour éviter que le sang ne tache le sol, et les trahissent. Ils dissimulèrent les corps. Le couloir était désert. Ils ouvrirent chaque porte.
« Toujours rien.» commenta Clara.
« Patience bambina. Nous allons bien finir par le trouver.» dit Ezio.
Ils s'enfoncèrent davantage dans la maison, éliminant les gêneurs au passage. Après dix minutes de recherche, ils atteignirent la pièce convoitée. Clara referma derrière elle. Tous deux se mirent en devoir de chercher le parchemin. Néanmoins, la brunette penchait pour une cachette secrète. Aussi se servit-elle de la vision d'aigle.
« Là ! Derrière le tableau.» dit-elle.
Ezio remarqua la couleur jaune de ses yeux. Se servant à son tour de ce don ancestral, il remarqua en effet des traces sur le cadre, indiquant qu'il avait dû être poussé. Auditore s'y rendit. Un coffre-fort s'y dissimulait bien. Il voyait également où la main du propriétaire s'était posée pour la combinaison. Un clac d'ouverture salua sa prestation. Ezio retira quelques documents sans importance, puis reconnut le papier caractéristique du parchemin. Il le glissa dans sa veste. Mission accomplie.
« Hé vous là-bas !» entendirent-ils en sortant du bureau.
Un des gardes les avaient repéré.
« Merda.» siffla Ezio.
Ils allaient devoir fuir, probablement par les murs. Clara se cacha derrière Ezio. Elle saisit un premier couteau quand le garde donna l'alerte. La jeune femme le fit taire.
« Ezio ! Découpe ma robe s'il te plaît, elle va me gêner dans la fuite.» demanda-t-elle.
Sans hésitation il accéda à sa demande. La lame secrète fendit la robe de haut en bas un peu au-dessus des genoux. Il l'aida ensuite à la déchirer. D'autres soldats arrivaient. Les jambes libres, Clara s'élança à la suite de son ancêtre. Ezio ouvrit une fenêtre. Ils descendirent côté jardin aussi vite que possible. Les gardes arrivèrent à la fenêtre. Clara craignit un tir d'arbalète. Ezio l'attendit en bas. Ils décampèrent dans le jardin éclairé par des torches et lampions. La brunette se débarrassa d'un garde par un jet de lame, tandis qu'Ezio bondissait sur un autre pour lui enfoncer sa lame dans la tête. Ils aperçurent une escouade foncer dans leur direction. Ils bondirent par dessus les massifs de fleurs, passèrent sous un saule pleureur et arrivèrent non loin d'une forêt.
Auditore distançait Clara d'un mètre. Il pila en découvrant le bord d'une pente. Il voulut avertir la jeune femme qui le suivait. Mais cette dernière, tournant la tête pour vérifier l'avancée de leurs poursuivants ne s'aperçut pas qu'il s'était arrêté. Aussi le percuta-t-elle de plein fouet.
« Bouf !» fut tout ce qu'Ezio eut le temps de dire.
Ils basculèrent, avant de rouler passionnément serré l'un contre l'autre. À la faveur d'une petite remontée ils volèrent par-dessus un buisson au pied d'un arbre, avant de retomber dans le suivant.
« Kézizé passé ?» demanda Clara, le nez sur le torse d'Ezio, en dessous d'elle.
Entendant des voix, il lui intima le silence. Les soldats en haut avaient perdu leur trace. Ils fouillèrent l'endroit, l'un d'eux manqua de tomber dans leur direction. Au bout de trois minutes anxiogènes, le silence revint. Ils étaient partis. Tant mieux, parce que le souffle chaud de Clara qui atteignait sa peau il ne savait comment lui provoquait des vagues de frissons. Ezio soupira de soulagement quand il fut sûr qu'ils étaient seuls. Ce fut le moment que choisit Clara pour éclater de rire.
« Bambina ?»
« Mais quelle sortie ! Tout en classe, je te conseille de l'apprendre à tes novices. Pour échapper à des gardes, empoignez votre camarade et roulez !»
Ezio ne put s'empêcher de rire à son tour, évacuant ainsi la tension des derniers instants. Clara se releva. Ils sortirent tant bien que mal des fourrés. Rien de cassé heureusement. Longeant la pente qui avait ainsi vu le clou de la soirée, ils retrouvèrent les portes du domaine sur leur droite. Les soldats étaient en alerte. Nos deux Assassins regagnèrent la rue et disparurent.
Rosa s'inquiéta de voir Clara revenir avec une moitié de robe. Elle s'enquit des dernières nouvelles.
« Nous avons le parchemin, c'est juste la sortie qui a merdé.» annonça Clara.
Ezio le posa sur une table, puis tira une chaise pour s'asseoir.
« Nous nous sommes faits repérer au moment de partir. J'ai déchiré sa robe pour qu'elle puisse courir et escalader les murs. Nous avons pu sortir de la maison d'une façon … que je qualifierais de magistrale.» ajouta Ezio.
« C'est-à-dire ?» questionna Antonio.
« Eh bien, tout d'abord nous avons couru à travers le jardin. Ezio étant arrivé au bord d'une pente il a pilé et s'est retourné pour m'avertir. Seulement moi je regardais derrière pour savoir où en étaient les gardes qui nous poursuivaient. Forcément, je lui suis rentré dedans et nous avons roulé comme deux dés jusqu'en bas.» raconta Clara.
« Et vous n'avez rien eu ?» sourit Rosa.
« À part un éclat de rire non. La prochaine fois bambina, tu regarderas où tu vas d'accord ?» lança Ezio, bras croisés.
« La prochaine fois bambino, tu ne planteras pas sur mon chemin quand je cours.» répliqua Clara pour le taquiner.
« Va bene. Je te laisserais partir en éclaireur et si tu te casses la figure, je saurais que c'est pas là qu'il faut que j'aille.» rétorqua Ezio.
« Non mais vous avez vu la considération qu'il a pour son prochain ?» fit la brune aux deux autres.
Ezio secoua la tête un sourire en coin.
« Enfin, vous avez ce que vous étiez venu chercher c'est le principal.» conclut Antonio.
« Si. Et nous allons nous retirer pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.» dit Ezio en se levant.
« Merci pour votre aide.» dit Clara.
« Ce fut un plaisir.» répondit Rosa en les saluant de la main.
Le couple regagna son auberge, après s'être changé. Ezio irait remettre le second parchemin à son ami dès la première heure.
« Allez, bonne nuit bambina.» fit Ezio devant sa porte.
« Toi aussi mon grand.»
Scusate mi = excuse-moi
