Salut à tous et toutes ! Voici la suite des aventures de nos deux Assassins. Cette fois-ci, tout ne se déroule pas comme prévu.
Ezio serait-il maudit ?
Merci à ceux qui suivent et bonne lecture ^^
Ce matin-là, Ezio et Clara se rendirent auprès de Leonardo afin de lui remettre le second parchemin, et savoir ce qu'il avait pu tirer du premier.
« Oh buon giorno tous les deux. Venez, j'ai déchiffré le premier parchemin.» annonça le peintre.
Pour l'occasion, Leonardo avait retrouvé son atelier vénitien. Il les conduisit auprès d'une table où se trouvait le parchemin, puis les invita à s'asseoir.
« Alors, il s'agit à première vue d'un poème sur la lune.» annonça Leonardo en prenant le parchemin.
« Un poème sur la lune ?» releva Ezio.
« Et rien d'autre ?» interrogea Clara.
« Eh bien, je suppose que si mais je n'ai pas encore compris.»
Leonardo tenait le papier devant une bougie allumée, tentant d'y voir plus clair. Devant lui, Clara et Ezio furent témoins d'un phénomène.
« Oh !» dirent-ils ensemble.
« Cosa ?» interrogea Leonardo.
« Il y quelque chose qui vient d'apparaître derrière.» répondit Ezio.
En tournant la page, Leonardo vit effectivement des lignes sombres.
« Intéressant.»
Ezio sortit alors le second parchemin qu'il plaça devant la flamme de la bougie. D'autres lignes apparurent sous l'effet de la chaleur. Ezio prit l'autre parchemin des mains de son ami et les mit côte à côte.
« Il y a une inscription là, sous ce point. Sans doute le nom d'une ville.» dit-il.
Clara s'approcha à son tour.
« Ce serait donc une carte ?» demanda-t-elle.
« Ça y ressemble. J'imagine que les deux autres contiennent la même chose et que réunis, nous saurons où se trouve la pomme de cristal.» analysa Ezio.
« Mais il n'y a-t-il pas un indice sur l'emplacement des deux autres ? Nous avons trouvé les premiers par hasard, et si on veut devancer Cesare il faut qu'on comprenne où sont les suivants.» rappela la brune.
« Je sais bambina. Leo, peut-être qu'avec le second parchemin tu pourrais nous aiguiller.» reprit Ezio en tendant l'antique manuscrit.
« Je ferais mon possible Ezio. Ah, c'est une autre langue celui-là.»
Auditore décida de laisser son ami travailler en paix.
« J'espère qu'Antonio a une piste pour trouver les autres parchemins.» fit Clara, dehors.
« Nous n'allons pas tarder à le savoir. Je pense également que suite à notre visite de courtoisie d'hier soir, il sait que je suis ici. Avec les cadavres qu'on a laissés.» ajouta Ezio.
« C'est sûr, mais on n'allait pas les emporter en souvenir. Il aurait su d'une manière ou d'une autre selon moi.» reprit Clara.
Ils atteignirent le repaire d'Antonio quelques instants plus tard. Ce dernier vint les accueillir. Auditore demanda aussitôt des nouvelles.
« Cesare sait que tu es là Ezio. Il est furieux. Il ne sait pas comment tu as su pour la pomme de cristal, mais il est déterminé à l'obtenir. Il a quitté Venise pour Forli tôt ce matin.» informa Antonio.
« Merda. Selon Caterina l'endroit est trop bien gardé. S'il y a un parchemin là-bas il va l'avoir.» comprit le brun.
« Ne peux-tu pas la contacter pour qu'elle mène des recherches à ta place ?» suggéra Clara.
« Je doute qu'elle soit retournée directement à Forli. Le risque est trop grand de tomber à nouveau dans ses griffes. Mais si un de ses domestiques pouvait nous renseigner ce serait une bonne chose.» objecta-t-il.
« Je vais envoyer quelqu'un pour prendre contact.» dit Antonio.
« Molto bene.» acquiesça l'Assassin.
Temps présent.
Shaun jouait à nouveau avec la pomme de cristal. Cette fois il la faisait tourner sur elle-même comme une toupie. Ses cernes étaient encore plus marqués.
« Tu as vraiment mauvaise mine.» lui fit remarquer Rebecca.
« Manque de sommeil.» dit simplement Hastings.
« Tu travailles encore sur la pomme ?» questionna-t-elle en s'asseyant en face de lui.
« Oui, mais je n'avance toujours pas.»
Shaun arrêta la pomme, fermant les yeux sous la frustration.
« Je suis désolée. Elle doit vraiment te manquer.» dit Rebecca en posant une main sur son avant-bras.
« Oui … que quoi qui ?!» rougit l'Anglais.
« Clara. J'ai bien vu qu'elle te plaisait.»
Shaun détourna le regard, puis soupira.
« En effet. Mais garde-le pour toi.» avoua-t-il, toujours rouge.
« Pas la peine, Lucy le sait également.»
« Oh. C'était donc si évident que ça.» sourit Shaun.
« Eh bien en fait, j'ai eu des soupçons quand je t'ai plusieurs fois surpris en train de la regarder. Je t'ai vu rougir par moment aussi. J'en ai parlé à Lucy, c'était trop tentant et elle a confirmé ce que je voyais. Et c'est vraiment devenu évident quand tu t'es acharné sur cette pomme.» raconta Rebecca.
L'inquiétude l'empêchait de dissimuler son amour pour la jeune femme.
« Je vois. Je t'avoue qu'autant je désire ardemment son retour, autant je l'appréhende.» confia Shaun en s'appuyant sur une main.
« Pourquoi ça ? » s'étonna Rebecca.
C'était un peu contradictoire non ?
« Parce que je ne sais plus comment je vais devoir me comporter avec elle. Jusqu'ici, j'ai été tout simplement cynique, froid, pas aimable. Comment veux-tu qu'elle me retourne mes sentiments ?»
« Alors dans ce cas, il va te falloir être plus gentil.» sourit la brune.
« Je sais seulement … elle va se douter de quelque chose.»
« À toi de choisir ce que tu veux.» conclut Rebecca.
Oui, à lui de choisir.
Un des espions d'Antonio revint dans l'après-midi. Ayant graissé la patte d'un des officiers, il avait pu obtenir la prochaine destination de Cesare après Forli : le château d'un comte à mi-chemin entre Venise et Forli.
« Bien, n'attendons pas.» dit Ezio.
Il loua deux chevaux, tandis que Clara et Rosa s'occupaient des provisions. Ils partirent dès que tout fut prêt. Durant le chemin, Clara et Ezio tentaient d'échafauder un plan. Leonardo avait pu leur fournir les plans du château.
« Il doit y avoir des passages secrets, je pense que ce serait bien d'entrer par l'un d'eux.» suggéra Clara.
« J'en vois ici, à un kilomètre environ. Il se trouve dans un bois.» annonça Ezio en pointant un point sur un des croquis.
Clara qui chevauchait tout près observa l'endroit.
« Bien, on sait comment entrer. C'est pour la suite que ça se corse.» dit-elle.
« Si. Trouver où se cache le parchemin sera encore plus dur que pour la villa de l'autre fois.» approuva Auditore.
« Qu'avons-nous comme options pour passer inaperçus ? Au bal nous nous sommes déguisés, peut-être pourrait-on recommencer ? »
« J'allais le dire. Trouvons des domestiques et volons leur uniforme. Il devrait y avoir suffisamment de personnel pour que nous restions incognito.» compléta Ezio.
« Et cette fois, pas de Cesare pour nous gêner.»
Ils continuèrent tranquillement leur route, bavardant à bâtons rompus. Voilà une chose qu'Ezio appréciait beaucoup avec la présence de la jeune femme : il pouvait lui parler de tout, y comprit de ses doutes et ses craintes. Face aux autres, il devait demeurer inébranlable. Là, il se déchargeait de tout ce qui lui pesait, car elle avait traversé ses épreuves même si c'était bien plus tard. Clara faisait de même. Tout deux étant dans la même situation et somme toute proches, ils se confiaient naturellement. Ils décidèrent d'une petite pause au bout de trois heures de chevauchée. Clara avait encore un peu mal aux jambes, mais semblait s'habituer à monter à cheval. La brunette étala une nappe pendant qu'Ezio déchargeait les provisions.
« Quel calme.» dit Clara tandis qu'ils déjeunaient.
« En effet. C'est reposant.» acquiesça Ezio.
Tous deux savourèrent cet instant de tranquillité, d'autant plus qu'ils auraient probablement à livrer bataille. Le repas terminé, ils remontèrent en selle. Le château fut en vue. Consultant le plan, Ezio orienta son cheval vers les bois avec un petit galop. Une fois dans la forêt, ils descendirent puis attachèrent les chevaux avec une longe. Normalement l'entrée du passage se situait dans une grotte. Clara portait les torches. Cinq minutes plus tard, ils trouvèrent l'entrée de la grotte. Auditore alluma les torches, puis passa en tête. Le fond de la caverne se terminait par un trou dans lequel il faudrait ramper. Ezio vérifia la profondeur, puis calant la torche dans sa bouche se mit à plat ventre. Plus loin, il put passer à quatre pattes.
Ils avancèrent ainsi quelques minutes, avant de pouvoir enfin se mettre sur leurs deux pieds.
« On ne devrait plus être loin.» annonça Ezio.
De fait, une porte en métal se présenta à lui. Avec précaution, le Florentin prit l'anneau métallique servant de poignée et tira vers lui. La porte émit un léger grincement qui provoqua une moue chez le brun. Pourvu que personne ne soit de l'autre côté. Il entra suivit de Clara.
« Je crois qu'on est dans la cave à vin.» dit-elle en éclairant des bouteilles et des tonneaux.
« Bene. Sortons de là et voyons si nous pouvons nous infiltrer.»
« Oh tu ne veux pas rester ? On a suffisamment à boire pourtant.»
« Clara !»
« Mais oui j'arrive.»
Ils cherchèrent la sortie, errant entre les rayonnages. Clara repéra une porte en haut d'un escalier en pierre. Auditore passa en premier, et écouta d'abord. Tout doucement ensuite, il ouvrit. Personne dans le couloir. Clara sortit rapidement, et tous deux se mirent à arpenter le large couloir les sens aux aguets. Percevant des pas pressés, ils se dissimulèrent derrière un rideau. Une servante passa, d'un gabarit similaire à celui de Clara. La brunette saisit l'occasion. Sortant de sa cachette elle rattrapa la domestique. D'un coup sec derrière la tête, elle la mit hors d'état de nuire. Soutenant la pauvre en-dessous des bras, elle la tira jusque vers la cave. Une fois à l'entrée du passage elle la délesta de ses vêtements, la ligota et la bâillonna.
Une fois parée, elle rejoignit Ezio encore derrière son rideau. Ils continuèrent. Pendant un long moment, ils ne croisèrent que des servantes. Auditore commençait à désespérer quand il vit enfin passer un homme.
« Hep s'il vous plaît ! J'ai besoin d'aide.» l'interpella Clara.
L'homme s'arrêta et vint vers elle. Ezio jaillit et l'assomma. Sa descendante l'aida à porte le serviteur au même endroit que sa collègue. Auditore était à présent sous couverture également. Ils se mirent donc à explorer le château. Clara faisait semblant de nettoyer, pendant qu'Ezio donnait l'impression d'ordonner l'endroit. Les autres domestiques ne leur prêtèrent pas attention, concentré sur leur propre besogne. Le couple d'Assassins passa le rez-de-chaussé au peigne fin. La journée était près de s'achever. Ils évitèrent d'être présents au service du dîner, continuant leur tâche au premier.
« Bon sang, on risque d'en avoir pour des jours.» dit Clara à mi-voix.
« Je sais, mais tant qu'on ignore où trouvent les pièces comme la bibliothèque ou les bureaux nous n'avons pas le choix, bambina.» répondit Ezio.
« Alors séparons-nous. On se retrouve à la cave d'ici deux heures. Il faut vérifier que nos prisonniers sont toujours là, et leur apporter de l'eau.»
Ezio la fixa un instant, ressentant une étrange répugnance à la laisser déambuler seule. Pourtant, elle était suffisamment compétente il l'avait déjà constaté plus d'une fois. Mais il s'était tellement habitué à l'avoir sur ses pas, à la sentir tout près.
« Entendu bambina, mais soit prudente.»
Clara leva la tête au ciel.
« Mais bien sûr enfin, je vais pas me mettre à courir dans toute la baraque en hurlant : je suis un Assassin, attrapez-moi.»
« Je suis sérieux, Clara.»
« Je sais, alors toi aussi soit prudent.»
Il sourit avec tendresse, puis partit dans la direction opposée. Une demi-heure plus tard, il se trouvait dans la bibliothèque pleine à ras bord. Voyons … si le propriétaire des lieux connaissait la valeur du parchemin, il se pouvait qu'il l'ai mit sous verre. Ce fut donc ce qu'il chercha. Hélas, rien de tel ne se trouvait ici. Peut-être y avait-il une autre bibliothèque. L'Assassin utilisa malgré tout sa vision d'aigle afin de s'assurer qu'il n'oubliait rien. Non, rien d'intéressant ici. Il continua sa progression. La nuit tombait, ce qui allait l'obliger à s'éclairer et donc à trahir sa présence. Ezio décida donc de retourner à la cave.
Clara y était déjà, apportant de l'eau et de la nourriture aux prisonniers. Ezio en fut soulagé, il n'aurait pas aimé rester là à s'inquiéter pour elle.
« Je vais enlever votre bâillon pour vous donner à boire, mais si j'entends le moindre cri ...» annonça-t-elle en sortant sa lame secrète.
Clara commença par la servante, qui obéit bien sagement.
« Pourquoi faites-vous ça ?» eut-elle le cran de demander.
« Parce que nous avons besoin de rester discrets.» répondit Auditore.
Clara la fit boire autant qu'elle voulait, puis lui remit son bâillon. Elle passa ensuite à l'homme non sans avoir réitéré sa menace. Tout comme sa collègue il se contenta de boire. Elle les fit ensuite manger du pain et du fromage, ainsi que du jambon. Ceci fait, elle referma la porte. Ezio et elle se hâtèrent de rejoindre les derniers serviteurs debout pour rejoindre l'aile leur étant réservée. Ils s'adressèrent un simple regard pour se souhaiter la bonne nuit.
Le jour suivant, ils reprirent leur exploration. Clara se trouvait au second étage quand elle aperçut quelque chose à l'autre bout du couloir qui lui hérissa l'échine.
« Merde ! Il est déjà là ?» pensa-t-elle.
Cesare Borgia s'avança en compagnie de ce qui était visiblement le châtelain et son épouse. Clara fit mine de s'atteler à son ouvrage. Ils passèrent sans la remarquer. Clara songea qu'elle devait prévenir Ezio de toute urgence. Elle ouvrit une fenêtre et examina le mur. Bien, c'était jouable. Elle franchit l'ouverture, referma autant qu'elle put puis passa sur tout le côté. Elle s'agrippa à une poutre plus bas, bondit sur une autre puis remonta vers une fenêtre. Passant sa lame elle parvint à l'ouvrir. La brune était parvenue à dépasser le trio. Elle referma la fenêtre puis d'un pas pressé elle partit à la recherche de son ancêtre. La jeune femme le retrouva devant la salle d'arme.
« Ezio !» appela-t-elle.
« Clara ? Que se passe-t-il bambina ?» s'inquiéta-t-il en voyant son air alarmé.
« Je viens de voir Cesare, il est ici en compagnie des proprios.» annonça-t-elle.
Ezio étouffa un juron. Le fils Borgia n'était pas censé arriver si tôt.
« Il va nous falloir redoubler de prudence. Poursuit ta tâche, il ne sait pas qui tu es. Je continue de mon côté.» dit-il.
« Entendu.»
« Merci de m'avoir averti.»
« C'est bien normal.»
Clara repartit, tout comme Ezio. Pendant toute la matinée, aucun événement notable ne fut à signaler. Les Assassins n'avaient toujours pas découvert le but de leur recherche. Ezio se trouvait dans un couloir ouvert sur l'extérieur, quand il tomba nez à nez avec … Cesare.
« Tiens bonjour Auditore. Je me doutais bien que tu serais dans les parages.» sourit Borgia.
Une ribambelle de gardes jaillirent derrière l'Assassin, lance pointée vers lui, ainsi qu'aux côtés de leur maître. La situation devenait critique.
« Tu cherchais un certain parchemin j'imagine. Manque de chance pour toi, mon hôte me l'a remis dès mon arrivée.» révéla Cesare.
Donc ils n'auraient pas pu le trouver. Il y avait également de bonnes chances pour que son ennemi possède celui de Forli.
« Bien. Donne-moi les deux autres parchemins et je consentirais peut-être à t'épargner.» reprit Cesare.
« Je ne les ai pas.» répondit Ezio entre ses dents.
« Et tu penses que je vais te croire ?»
Ezio perçut un bruit singulier derrière lui. Clara venait d'enfoncer ses lames dans la nuque de deux gardes. Saisissant une lance, elle empala un suivant avant de se retourner pour éviter un coup d'épée et de trancher la gorge de son propriétaire.
« Bambina !» pensa Auditore en tournant la tête.
Il réagit au quart de tour et entra dans la danse avec elle.
« Tuez-les !» cria Cesare.
Clara saisit un des gardes qu'elle érigea en bouclier. Trois lances s'enfoncèrent dans ses côtes. Clara n'attendit même pas qu'il tombe. Elle le poussa en avant, puis bondit sur un homme qu'elle tua. Ezio avait ramassé une lance qu'il planta dans le dos d'un garde après avoir repoussé les autres. Il passa sur le muret pour retomber derrière un adversaire. Couic la gorge. Se saisissant ensuite d'une épée il s'attaqua au reste. Les gardes Borgia succombèrent face aux compétences des deux Assassins. Cesare étouffa un juron. Passant à l'action, il marcha vers Clara qu'il ceintura, l'épée sur sa gorge.
« Rends-toi ou je l'égorge !» lança-t-il.
Ezio se figea. Il jeta le regard le plus noir qu'il put à l'un de ceux qui avait ruiné sa vie. Cesare lui ordonna de lâcher son arme. Ezio serra la poignée de son épée, avant de la laisser retomber au sol.
« Là. Bien sage. Maintenant donne-moi ces parchemins.»
« Je t'ai dis que je ne les avais pas.»
« Voilà qui est fort dommage.»
Ezio comprit ce qu'il allait se passer : la lame allait glisser sur la gorge de Clara, l'ouvrant mortellement. Auditore sentit son cœur tomber comme une pierre. Il la voyait déjà agonisant sur le sol. Cependant, miss Miles n'était absolument pas disposée à se laisser ainsi abattre. Elle planta sa lame secrète dans le bras maintenant l'épée. Cesare poussa un cri de douleur tout en lâchant son arme. La brune se dégagea et lui cassa le bras pour faire bonne mesure. Elle ne put aller plus loin, car le restant des gardes attaquaient. Grimpant sur le muret Miles les contourna. Ezio passa dans l'autre sens et la rejoignit.
« Tu n'as rien bambina ?» demanda-t-il en courant.
« Non ça va et toi ?»
« Pour le moment je suis intact. Oh oh.»
Les gardes du châtelain accouraient en renfort. Qu'à cela ne tienne, ils passèrent par-dessus un muret, et commencèrent à descendre. Ils atterrirent dans un jardin intérieur. Mais d'autres gardes se trouvaient également en bas.
« J'aurais ta peau Auditore !» vociféra Cesare en haut, se tenant le bras.
« Dans tes rêves fillette !» rétorqua Clara.
Ezio l'attrapa par le poignet pour l'entraîner avec lui. Ils devaient impérativement quitter les lieux. Cela ne se fit pas sans une bataille supplémentaire. Le châtelain avait décidé d'envoyer toutes ses forces pour arrêter les Assassins.
« Ezio ! Sors d'ici je crois savoir comment les retenir !» lança Clara.
« Tu sei pazzo ? Hors de question que je t'abandonne !» répondit Ezio en perforant un torse.
Ils étaient près d'un autre accès vers l'extérieur. Clara jeta un œil en bas. Puis elle se fraya un chemin vers son ancêtre.
« Je te demande pas ton avis ! File !»
Elle le poussa par-dessus le mur. Auditore bascula et chuta, droit dans les douves. Il refit surface un instant plus tard.
« Merda ! Bambina !» appela-t-il.
Il nagea puis dut escalader la terre en y plantant ses lames secrètes.
De son côté, Clara avait repéré l'endroit où l'on entreposait la poudre à canon. Elle balaya un garde puis se rua vers l'endroit. Chemin faisant elle avait semé les gardes, jouant encore une fois à l'acrobate. Elle dénicha également une corde. En tout cas, elle avait de quoi causer un maximum de dégâts au château. Histoire de partir en fanfare. La jeune femme ouvrit un des tonneaux contenant de la poudre. Elle en préleva un peu qu'elle répandit en une traînée noire sur le sol, jusqu'à l'extérieur. Clara noua la corde à un pilier, déchira sa jupe en deux bandes qu'elle noua autour de ses mains, puis se suspendit dans le vide. Après quoi, elle frotta la pierre du mur avec une lame. Des étincelles tombèrent sur la poudre qui s'enflamma aussitôt.
Miles descendit aussi vite qu'elle put. Le tissu empêcha qu'elle ne se brûle avec la corde. Elle était proche de l'eau quand une formidable explosion retentit, emportant tout un pan du château. Clara lâcha la corde. De l'autre côté, Ezio avait regagné la rive et avait dû s'éloigner pour éviter les tirs d'archers. L'explosion souffla les gardes, lui fournissant le temps de partir. Il se retourna néanmoins, apercevant les flammes monter dans le ciel. Clara ! Où était-elle ?
« CLARA !» hurla-t-il aussi fort qu'il put.
Il attendit, espérant ardemment qu'elle le rejoigne. Cinq, dix minutes passèrent, toujours pas de descendante. Non, elle n'avait tout de même pas péri ? Un quart d'heure passa. Ezio serra les poings à s'en rentrer les ongles dans la paume. Pourquoi fallait-il qu'il arrive malheur à ceux à qui il tenait ?
Tu sei pazzo = tu es folle
