Un chapitre qui devrait vous plaire. Il est large, il y a un moment Cordélia/Elena, Stefan & Damon ensemble, puis avec leur ordure de père. ET DU DELENA!
Concernant les réponses à vos commentaires, je les reporte au prochain chapitre, je n'ai pas le temps de vous répondre maintenant. Mais je ne vous oublie pas. Ne vous inquiétez pas. Et merci, merci beaucoup pour tout ces commentaires réguliers.
Que dire d'autre? Ah oui, à vos crocs et bonne lecture.
Chapitre 17
Confortablement installée et enfermée dans sa chambre, Elena Gilbert, entourée des photos, de l'immense cadre doré et d'une plume, s'appliqua à agencer les clichés et les légendes afin d'offrir le cadeau parfait à Damon.
Ce n'était grand chose, mais elle désirait tellement que ce présent soit parfait. Elle voulait que les photos reflètent la chronologie des évènements mais aussi faire ressortir l'émotion. Néanmoins elle ne souhaitait pas attrister Damon, elle voulait lui raviver ses bons souvenirs comme la tendresse de sa mère, sa complicité avec son frère ou les gazouillis de sa sœur.
Alors elle s'était pratiquement ruinée: il ne lui restait presque plus rien de l'argent que lui avait donné Jonathan Gilbert. Mais cela n'avait aucune importance pour elle. Elle ne regrettait pas d'avoir acheté diverses couleurs d'encre et diverses plumes, son cadeau ne ressemblait à aucun autre cadre photo.
D'ordinaire, c'était sur l'ordinateur qu'elle s'appliquait à créer ce genre d'œuvres. Mais elle n'était pas au vingt-et-unième siècle, devant son MacBook dernière génération. Elle avait dû s'adapter et revenir aux bonnes vieilles méthodes: la colle et la plume.
Et vu le résultat, elle ne cachait pas sa fierté et laissa Cordélia observer le résultat de sa création.
«Croyez-vous que ça plaira à Damon? Demanda la jeune femme, inquiète.
- Évidemment! S'exclama vivement la gouvernante. Je le sais et vous aussi vous le savez. Vous êtes juste tendue! Mais monsieur Damon vous adore, et ce cadeau, venant de vous… Il va l'adorer! Ce garçon vous adore. Et moi je suis ravie qu'il vous ait trouvé: vous êtes tout bonnement parfaite pour lui!»
Elena ne sût que répondre à ce commentaire. Elle se trouvait toujours gênée lorsqu'on la félicitait ou complimentait. Elle rougissait et souriait timidement; si elle ouvrait la bouche pour répondre, elle se mettrait à bredouiller quelques mots inaudibles.
Alors elle changea de sujet et décida, l'air de rien, de se renseigner sur les voyages dans le temps. Après tout, Cordélia est une sorcière, peut-être qu'elle sait quelque chose sur ce genre de phénomènes. Et si c'est le cas, ses informations sont les bienvenues pour la jeune femme venue du futur.
Elena prétexta donc avoir eut un rêve étrange et s'être imaginée en pleine Renaissance. Elle mentit à la gouvernante en lui disant que ce faux songe l'avait intrigué et lui posa innocemment quelques questions, histoire de tenter d'en savoir plus sur le sujet.
Mais tout ce qu'elle obtint de Cordélia fut que ce genre de voyage étaient rares, voir inexistant en pratique, parce que seule une sorcière extrêmement puissante serait capable de jeter ce genre de sort. Cependant, elle lui rapporta des légendes sur le sujet. Elle lui expliqua qu'il se contait, dans le monde des sorcières, comment l'existence du voyageur s'installait dans l'époque dans laquelle il entrait. À l'instant où, physiquement, il se retrouvait en dehors de son présent, ce voyageur devenait un membre de sa famille, d'une communauté. Une histoire se créait tout autour de lui: le voyageur devait l'ami de quelqu'un, le voisin de quelqu'un, le frère, le coussin de quelqu'un. Il avait une vie à l'époque dans laquelle il arrivait.
Physiquement, si le voyageur se trouvait dans un futur proche du sien, un futur dans lequel il était encore en vie, il devrait tout faire pour ne jamais croiser la route de son homologue pour la simple et bonne raison qu'une même personne ne peut pas se trouver au même endroit, au même moment. Il en allait de même pour le passé proche.
En revanche, si cette personne se trouvait dans un futur lointain ou un passé lointain, la seule chose qui changeait était, selon les racontars, la morphologie corporelle. Le corps épousait les mœurs d'une société. Ainsi, pour l'exemple, Cordélia plaisanta en disant que le voyageur se trouvant au temps de la préhistoire sera légèrement bossu!
Elena sourit à cette blague tout en observant – discrètement mais sérieusement – son reflet dans le miroir de sa chambre.
Elle ne se trouva pas changé. Elle demeurait la même Elena qu'au vingt-et-unième siècle. Excepté deux ou trois petits détails comme les vêtements qu'elle portait et sa coiffure. Ses cheveux n'étaient pas lisses mais le fer à lisser n'existe pas, elle devait faire avec. Et puis ce ne sont que quelques petits détails, à entendre Cordélia, elle devrait se trouver différente. Or elle n'était pas plus grande, pas plus petite. Elle n'était pas non plus, plus grosse ou plus maigre. Rien n'a changé chez elle. Ou en tout cas, elle n'apercevait aucun changement.
«Aller jeune fille, assez bavardé! Monsieur Damon devrait rentrer dans les heures qui viennent, il faut que vous soyez belle! S'exclama Cordélia en attrapant une brosse. J'ai le temps, laissez-moi vous coiffer.»
La nuit planait sur la forêt de Mystic Falls, lorsque les deux frères Salvatore rentrèrent, ensemble, à Véritas. Le plus jeune était heureux et soucieux à la fois, il venait d'obtenir son précieux stage. Comment allait-il faire avec son père? Jamais Giuseppe n'acceptera qu'il aille travailler dans hôpital. À l'instant où il aborderait le sujet de ce stage avec lui, il avouerait lui avoir désobéit et suivre d'autres études que celles décidées par son père.
Cependant son frère restait confiant. Il venait de lui confier que la roue allait enfin tourner en leur faveur, sans en dire plus.
Damon était tellement mystérieux ces derniers temps. Parfois Stefan ne reconnaissait pas son frère. Il jurerait presque que son ainé est heureux et se demande bien à quoi une telle métamorphose peut-être être due?
Et lorsqu'il osa enfin poser la question, son frère rigola et lui confia, non sans amusement, qu'une femme l'a changé. Sans plus en dire non plus, il ne désirait pas mettre Elena dans une périlleuse situation. Après tout, bien qu'il ait confiance en son frère, Stefan n'est pas très résistant face à leur père: un peu trop de pression venant de Giuseppe, et son cadet craque.
«C'est tout ce que tu me diras? Il y a une femme dans ta vie, comprit le plus jeune des frères. Elle doit être spéciale pour que tu sois si… détendu.
- Elle l'est, déclara Damon toujours en retenu. Elle est tout bonnement parfaite.»
C'est tout ce que Stefan obtint en confidence. La jeune femme que fréquente Damon est parfaite. Mais connaissant les critères de son ainé, parfaite signifie que cette femme est exceptionnelle et n'a rien à voir avec les midinettes avec lesquelles Damon a eu des aventures.
Le jeune homme était heureux pour son ainé. Enfin il avait l'impression que Damon connaissait une certaine stabilité émotionnelle et le bonheur. Il était temps, Stefan s'en réjouissait.
Et puisque lui et son frère en étaient aux confidences, le plus jeune des Salvatore se laissa aller à révéler à son frère être pratiquement certain d'être lui aussi amoureux, sans jamais citer miss Elena. Après tout, Stefan est persuadé que son frère la déteste, il ne peut pas lui confier être amoureux de l'ennemi!
«Tu sais, je n'ai jamais ressenti cela avant et je ne sais pas vraiment comment me comporter avec elle. Elle est tellement… je crois bien qu'elle m'impressionne! Lui confia simplement Stefan. Quand je suis face à elle, je perds mes moyens. Tu comprends, elle est tellement belle et intelligente!
- Ce que je vois c'est que tu es vraiment charmé par cette jeune femme, se moqua son ainé. Si je peux te donner un conseil, arrête de réfléchir avec ta tête. En fait, ne réfléchit plus Stefan, laisse toi seulement guidé par tes émotions. Quand tu es avec cette fille, ne pense pas à combien elle te subjugue, vide toi simplement la tête et vit le moment présent.»
Jusqu'à la grande porte de Véritas, les deux frères rigolèrent, bien loin de se douter qu'ils parlaient tous deux de la même femme. Celle qui attendait impatiemment Damon à l'étage, dans la chambre du jeune homme.
Pourtant, malgré l'agitation qui l'animait, la jeune femme ne tarda pas à comprendre qu'elle devrait attendre son soupirant un peu plus longtemps.
En effet, dés que le jeune homme et son frère ont eu passés la porte de Véritas, la brunette a entendu leur parâtre leur hurler de venir le rejoindre dans son bureau.
Depuis la visite du facteur, le vieux pervers est fou de colère. Elena l'a entendu fulminer sans cesse depuis. Elle ignorait ce qui se passait exactement, mais Damon lui rapporterait probablement son entrevue avec son parâtre. En tout cas elle l'espérait, elle voulait croire que Damon a suffisamment confiance en elle pour se livrer à elle.
En attendant, elle l'écoutait se disputer avec le vieux. Ils n'étaient pas discrets, Elena comprit vite que Giuseppe souhaitait envoyer Damon gérer un problème sur une de leur plantation. Heureusement, elle fut soulagée de comprendre que son soupirant ne comptait pas céder. Il disait à son père de s'en charger lui même.
«Damon! Entendit-elle le vieux hurler. Vous êtes toujours à vous plaindre ou à faire les quatre cent coups, et lorsque je vous accorde ma confiance vous la repoussez. Essayez de réfléchir deux secondes, votre frère est bien incapable de faire face à des soldats, il faut bien reconnaitre que vous avez cette capacité. C'est bien la seule chose dont vous être capable!»
Cette dernière réflexion énerva Elena. Elle détestait entendre quelqu'un traiter Damon de la manière. D'autant qu'elle sait bien que malgré le masque qu'il s'est forgé, tout cela l'atteint. Chacune des paroles monstrueuses prononcés par Giuseppe Salvatore ne fait qu'enfoncer un peu plus le jeune homme dans les ténèbres. Et Elena n'arrivait pas à tolérer que qui que ce soit brise à ce point celui qu'elle aime.
Elle ne résonnait plus vraiment. Sa colère a prit le dessus sur son bon sens et elle partait en direction du rez-de-chaussée lorsqu'elle réalisa – en entendant la voix de Damon – que celui n'avait pas besoin d'elle pour le défendre. Ce dont il aurait besoin, ce sera d'elle, tout à l'heure, dans sa chambre pour l'attirer dans un univers loin du despote diabolique.
Il avait tellement besoin d'elle. Le jeune homme priait intérieurement pour que son père le laisse quitter ce sinistre bureau aux murs d'un gris lugubre, afin qu'il puisse rejoindre celle qui fait battre son cœur. Il a tellement hâte de la prendre dans ses bras pour oublier cet agacement qu'il ressent depuis qu'il se trouve dans la même pièce que son parâtre. De plus, il est impatient de donner à Elena ses cadeaux. Il se réjouit d'avance à l'idée de voir sa tête lorsqu'elle le découvrira.
«Je ne changerai pas d'avis, dit-il froidement à l'adresse de son parâtre. Débrouillez-vous avec vos Yankees qui paralysent votre plantation.»
Face à l'entêtement de celui qu'il considère au delà d'un moins que rien, à contrecœur, Giuseppe Salvatore céda. Ce serait lui qui se rendra dans le Tennessee négocier avec les Yankees qui lui font perdre chaque jour un peu plus d'argent. Après tout, il n'a pas le choix. C'était soit envoyer un bon à rien – mais caractérielle – gérer le problème, soit demander à Stefan, le bon fils, intelligent mais incapable de dire non, au front. Et comme son fainéant d'ainé souhaitait se tourner les pouces à Mystic Falls, il devait faire le voyage lui-même.
«Mais Stefan s'occupera de Véritas, rajouta-t-il telle une menace à l'encontre de Damon. Je ne veux retrouver mon domaine hypothéqué parce que tu n'auras pas de quoi te payer des verres au Mystic Grill!»
Cependant, ce que Guiseppe ne remarqua pas fut le regard échangé par ses deux fils. Tous les deux, pour diverses raisons, étaient contents que leur père quitte Véritas. Damon, qui se trouvait être l'instigateur de cet paralysie sur la plantation en question, se réjouissait d'avance de se retrouver seul avec la dulcinée. Quant à Stefan, lui allait pouvoir faire son stage sans avoir à intriguer face à son père. De plus, il n'a pas à se soucier de Véritas, Damon semble ravi de s'en occuper à sa place. Il abordait déjà son petit sourire vainqueur qui agacerait leur père si celui-ci n'aboyait déjà pas des ordres sur leurs pauvres bonnes qui devaient charger ses affaires dans sa voiture pour qu'il puisse partir au plus vite.
Elena l'espionne, physiquement l'étage, dans la chambre de Damon, et avec ses oreilles au rez-de-chaussée, à écouter la conversation animée échangée par les Salvatore, esquissa un sourire lorsqu'elle comprit qu'elle n'aurait plus subir les regards pervers du vieux porc qui l'héberge. Mieux, elle ne cessait de songer au fait qu'elle allait se retrouver seule à Véritas avec Damon!
«Bien joué, murmura-t-elle lorsque Damon passa le pas de la porte. Je sais que c'est grâce à vous que votre père est forcé de quitter Véritas. Merci.»
Inutile d'être un génie, Elena connaît suffisamment le jeune homme pour le savoir intriguant. De plus, il soutient l'Union, il la finance, s'il demande aux Yankees de faire ceci ou cela, ils suivront ses ordres de la même manière que s'ils venaient d'un général.
La jeune femme n'a aucun doute sur ce point là.
«Vous me connaissez bien, sourit malicieusement le jeune homme en l'attirant contre lui. Ça fait du bien d'être à la maison, avec vous. Vous m'avez manqué Elena. Vous permettez que je vous appelle seulement par votre prénom?
- Je vais même faire mieux, je vous accorde le tutoiement! Rigola-t-elle. À une condition! Embrasse moi Damon.»
Évidemment le jeune homme s'en fit un plaisir non dissimulé. Il se rua sur ses lèvres et déclencha un brassier à travers chacune des parcelles du corps menu de la brunette. Elena était tellement consumée par la passion qu'elle renversa le jeune homme sur le lit, avide de plus. Elle désirait tellement plus. Et son envie la domina tellement qu'elle déshabilla Damon, laissant parader des baisers sur son torse, jusqu'à ce qu'il lui cède en entrant dans son petit jeune.
Au diable la raison! Songea-t-il avec impulsivité. Après tout, il semblait qu'Elena désire la même chose que lui, pourquoi devrait-il se retenir?
«Je serai délicat, je vous le promets, murmura-t-il tendrement.»
Mais ces paroles tendirent Elena. Damon la pense pure. Or elle n'est plus vierge depuis un petit moment déjà. S'il s'en rend compte? Si après il ne l'aime plus? Ou s'il la regarde différemment?
Soudain, les paroles de Cordélia sur les conséquences d'un voyage dans le temps, lui revinrent en mémoire. Et si, en étant devenue une jeune femme du dix-neuvième siècle, elle se trouvait de nouveau vierge?
Cette hypothèse devrait la rassurer, mais elle n'en était que plus tendue encore. Et le pire fut que Damon s'en rendit compte. Elle put lire dans ses prunelles océan une certaine confusion, mêlée à de l'inquiétude. Elle le sentit même prêt à faire machine arrière. Et elle n'arrivait pas à concevoir une telle hypothèse. Alors elle se rua sur les lèvres du jeune homme et en profita pour inverser les positions. Elle de nouveau sur lui, et lui, soumit à son bon vouloir. Une situation qui permit à la jeune femme d'en profiter en laissant ses mains se balader un peu partout sur le corps de Damon, comme lui cherchait à le faire afin de lui arracher des gémissements.
«Je préfère être dessus, déclara sournoisement le jeune homme en inversant de nouveau les positions.»
Elena se laissa faire. D'autant plus que Damon, ses mains et sa bouche, lui procurait un exquis plaisir qui lui faisait oublier ses craintes.
«Je t'aime, murmura Elena entre deux gémissements.»
Immédiatement la jeune femme eut peur de bousculer le jeune homme. D'ordinaire, au dix-neuvième siècle, les femmes taisent ce genre de choses. Ou alors elles le disent une fois mariées, ou tout du moins, fiancées.
«Je t'aime aussi, lui avoua Damon. Tellement Elena. Si seulement tu savais.
- Prouve le moi, le titilla-t-elle en déposant une cascade de baisers sur le visage du jeune homme. Je te fais confiance, rajouta-t-elle pour le rassurer.
- Je te promets que je serai vraiment délicat.»
Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous de la volonté d'Elena qui s'inquiète que son cadeaux ne plaise pas à Damon? Des explications de Cordélia sur les voyages dans le temps? D'Elena qui suite à cela s'observe dans le miroir? Que pensez-vous aussi des deux frères qui s'avouent être tombés amoureux d'une femme sans savoir qu'il s'agit de la même? Que pensez-vous aussi de leur scène avec Giuseppe? Du plan de Damon? Et que pensez-vous du Delena? Elena & Damon qui se tutoient? Elena qui lui avoue l'aimer? Et cette histoire de virginité alors? Elena de nouveau vierge ou pas?
Comme toujours, j'attends vos avis, ainsi que vos théories, avec impatience. J'espère aussi que le chapitre vous a plu.
Bises & à bientôt.
Amandine.
