La recherche pour la pomme se poursuit, avec un Cesare qui explose et un Ezio songeur.

Merci à ceux qui suivent et bonne lecture ^^


Juste après le départ de nos héros, l'équipe d'Antonio alla disposer deux miroirs à un point indiqué par l'Assassin Auditore, en face de la fenêtre de Cesare. Un peu après, Ezio toqua à la chambre de Clara, espérant qu'elle ne dormait pas. Il l'avait prévenue sur le chemin du retour qu'il viendrait l'informer du déroulement de l'opération.

« Le piège est en place bambina.» dit-il en entrant, les yeux sur un parchemin.

Il referma, et se figea. Clara était sur son lit, les jambes nues. La brune avait en effet retouché un pantalon pour qu'il devienne un short.

« Quoi ?» demanda-t-elle.

Elle s'aperçut que son ancêtre lorgnait ses jambes le rouge aux joues. Elle mit quelques instants à comprendre.

« Pardon ! J'oublie parfois que si certaines choses se montrent d'autres pas.» s'excusa-t-elle en ramenant la couverture sur ses jambes.

Ce qu'elle avait un peu de mal à saisir : les dames avaient parfois un décolleté des plus plongeants mais les jambes … enfin bref. Ezio secoua la tête. Décidément, la soirée était riche en émotions.

« Si brrrm ! Nous … nous allons pouvoir … euh passer à l'attaque.» dit-il.

« Très bien. À midi de préférence, c'est là que le soleil est le plus fort.» précisa Clara.

Ezio hocha la tête. Il se retrouvait seul avec elle, peut-être que … il avait déjà eut une occasion tout à l'heure, c'était sans doute le moment de l'aboutir.

« Tu veux quelque chose Ezio ?» demanda Clara.

« Hein ? Euh non, non non je n'ai besoin de rien.» assura-t-il avec un sourire gêné.

Clara fronça un sourcil. Elle avait perçu son hésitation.

« Tu sais que tu peux tout me dire, après tout ce qu'on a traversé.» reprit-elle gentiment.

« Si naturalmente. D'ailleurs … je voulais te remercier pour être venue à mon aide l'autre jour au château. Et … pour ton soutien également.»

« Mais de rien voyons, j'allais pas les laisser te taillader la couenne. Y'a que moi qui ai le droit de te taper dessus. Quand au soutien … je ne pouvais pas rester silencieuse.»

« Dis donc toi, qui t'as octroyé le droit de me taper dessus ?» lança Ezio en croisant les bras, non sans sourire.

« J'ai gagné ce droit quand je t'ai vaincu à l'auberge. Tu n'as pas oublié je suppose ?» le taquina-t-elle.

« Non, pas plus que je dois prendre ma revanche.» rétorqua Ezio avec une mine espiègle.

« Ma foi, je ne suis pas contre te flanquer une nouvelle pâtée. Approche petit.»

Ezio prit une inspiration. Très bien elle l'aurait voulu. Il marcha d'un pas martial, faussement menaçant. Clara l'attendit, n'esquissant aucun geste. Puis lorsqu'il fut plus près, il tenta de lui saisir les poignets. Mais la brune lui flanqua un coup d'oreiller. Profitant de sa surprise elle le renversa sur le lit. Là, elle se mit le chatouiller.

« Ah non ! Pas ça-ahahahaha !»

Ezio se tortilla dans tous les sens pour lui échapper. Clara prit le temps de le laisser respirer.

« Et voilà ! Nouvelle victoire pour moi.» dit-elle.

Ezio plissa les yeux.

« Honnêtement c'est pas loyal.» protesta-t-il les bras en croix.

« Tiens non ? Je profite de la faiblesse de mon adversaire, comme tout bon combattant.» lança Clara en haussant les épaules.

« Grmph.»

« C'est ça la vie.» reprit-elle en le chatouillant rapidement.

« Mais arrête !»

« Ça je sais pas. Parce que t'es trop mignon quand tu ris aux éclats.» pensa Clara.

Ezio de son côté, songea que même provoqué par des chatouilles il n'avait pas autant ri depuis des années. Et que cela lui faisait du bien. Qu'allait-il se passer lorsqu'ils auraient la pomme de cristal ? Clara rentrerait certainement à son époque. Il se retrouverait à nouveau seul.

« Ezio ?» appela la brune.

« Si bambina mia ?»

« Tu as l'air sombre, qu'est-ce qui se passe ?» s'inquiéta-t-elle.

Ezio la regarda un instant.

« Je pensais tout simplement à ce qui se passera quand nous aurons la pomme. Tu … tu vas t'en aller.» dit-il.

Clara le dévisagea. On aurait dit que cela l'ennuyait. La jeune femme sentit son cœur battre plus vite.

« Pas tout de suite non. Il faut que je comprenne comment elle fonctionne, sans compter que je dois retrouver l'autre pomme d'Eden. J'espère qu'elle me permettra de parler à Minerve.» confia Clara.

« Davvero ? Que veux-tu lui dire au juste ?» s'étonna Ezio.

« Déjà, si on lui demande comment marche la pomme et son usage ce sera plus simple. Ensuite, j'aimerais lui parler de Junon.»

Ezio acquiesça. Il était heureux de savoir que la brunette resterait encore un moment avec lui. Clara finit par se laisser tomber à côté de lui. L'homme approcha une main, promenant l'index sur sa joue. La jeune femme sourit, avant de poser sa main sur son cou. Clara finit par lui rendre sa caresse.

« Qu'est-ce que je fabrique bon sang ? Je ne dois pas m'attacher à lui plus que nécessaire, ça ne servira à rien. Plus facile à dire qu'à faire, il a un tel charme. Je me sens bien avec lui. Quelle poisse, il pouvait pas exister à mon époque ?» songea-t-elle.

Pour sa part, Ezio avait des pensées similaires. Il avait beau se dire qu'il ne devait voir en elle qu'un membre de sa famille, une autre partie de lui-même lui rappelait que c'était une parente très, très éloignée. Biologiquement ils n'avaient plus grand chose en commun, tant il y avait eu de mélanges. Mais elle repartirait bientôt, pour ne plus revenir. Le sommeil approcha doucement.

« Bon, je crois que je vais y aller.» murmura Ezio.

Il ne se leva pas pour autant. En vérité, il n'avait absolument aucune envie de partir. Il resterait bien là à dormir avec Miles, profitant de sa présence au maximum. L'Assassin tourna les yeux vers elle. Clara avait déjà sombré dans le sommeil. Ezio se mordit la lèvre, luttant contre sa conscience. Une fois encore, ce fut son corps qui prit la décision. Il ôta ses bottes, remit la jeune femme dans le bon sens avec d'infinies précautions avant de venir se blottir contre elle. Le lendemain, Ezio se réveilla le premier. Il sentit la respiration de Clara dans son cou, ainsi que son corps contre le sien. Quel bien-être … l'homme resterait bien là toute la matinée. Au diable Cesare, le palais des Doges, les pommes d'Eden. La brune ouvrit les yeux. Elle reconnut l'odeur si agréable qui l'enveloppait.

« Ah. Il est resté là finalement.» pensa-t-elle avec un sourire.

Une joie certaine tambourina dans sa poitrine. Elle sentit un pouce se promener sur sa taille. Les doigts de Clara caressèrent le cou d'Ezio.

« Salve, bambina mia.» chuchota-t-il.

« Salve mon grand.»

« Tu as bien dormi ?»

« Très bien ma foi. Et j'ai franchement pas envie de sortir du lit. Et toi ?» avoua Clara.

« Pareil. J'ai rarement aussi bien dormi.»

« Il va pourtant falloir y aller.» soupira Clara.

« Et c'est qui le rabat-joie maintenant ?» se moqua Ezio.

En représailles, il se prit quelques chatouilles qui achevèrent de le réveiller. Clara sortit ensuite du lit et alla ouvrir la fenêtre. Auditore grogna face à son départ, puis cligna des yeux sous l'agression du soleil. Il quitta donc à contrecœur la douce chaleur du lit. Il retourna dans sa chambre pour se vêtir et mettre sa tenue d'Assassin. Sa descendante vint ensuite lui proposer son aide pour ses cheveux. Avec plaisir, toutes les occasions seraient désormais bonnes pour passer du temps ensemble.


Vers midi, le couple retrouva les voleurs. Ezio récupéra la fausse pomme chez Leonardo, pendant qu'Ugo et Clara escaladaient le palais des Doges. Ils se dissimulèrent derrière une statue en attendant que leur cible quitte sa chambre. Ugo vérifia la présence de Cesare. Il lisait justement un des parchemins. Ezio grimpa sur le toit où se trouvait un des miroirs. Derrière, Rosa en orienta un vers le soleil, incliné pour que la lumière frappe le second. Ezio pencha le sien puis se leva, et tendit la fausse pomme vers la lumière. Les éclats d'argents atteignirent le mur de la chambre de Cesare. Le mouvement interpella son œil. Il leva la tête vers le mur, puis vers l'extérieur.

Cesare laissa tomber son parchemin. Devant lui, à quelques mètres à peine se tenait Ezio Auditore avec une pomme d'Eden lumineuse dans la main. L'Assassin le fixait avec un air narquois.

« Salve Cesare. Je suis simplement venu te dire que tu as échoué. Les deux parchemins en ma possession contenaient suffisamment d'informations pour me permettre de mettre la main sur cette relique. Et nul doute qu'elle me conduira à l'autre pomme.» lança Auditore.

« Maudit Assassino ! Cette pomme m'appartient !» s'écria Cesare, furieux.

« Viens la chercher dans ce cas.»

Auditore rangea la pomme et lui tourna le dos, dans un geste évident de mépris. Cesare bouillonnait. Il hurla à ses gardes de saisir l'Assassin. Et naturellement, il tenait à s'en occuper également. Clara et Ugo le virent donc avec satisfaction quitter sa chambre l'épée en main. Il était temps pour eux d'entrer en action. S'accrochant au mur, ils approchèrent de la chambre. Ugo ouvrit la fenêtre.

« Allez pressons.» fit Clara en entrant.

Le palais des Doges. La brune songea que Shaun aurait adoré le visiter dans cette époque. Dommage qu'elle-même ne puisse l'explorer. Par chance, Borgia avait choisi de tenter de décrypter les parchemins. Dans sa hâte de poursuivre Ezio, il avait oublié de les ranger pensant sans doute que personne n'oserait entrer ici sans sa permission. Mais Ugo et Clara n'étaient pas de ceux requérant une quelconque permission. La brunette saisit les papiers qu'elle replia.

« C'était plus facile que ce que j'avais imaginé.» commenta Ugo.

« Parce qu'on a eu de la chance. Ne traînons pas.»

Ils repartirent par là où ils étaient venus. En revanche, il leur fallut en découdre avec quelques gardes. Clara résolut de protéger son camarade, moins équipé qu'elle. Ils gagnèrent le toit d'une maison ordinaire. Ugo précédait Clara. Il fila sur une double corde tendue entre deux habitations. Il se balança ensuite à une barre métallique, passa sur des poutres et regagna le sol.

« On les a semés.» annonça Clara.

« Retournons au repaire. Ezio doit nous y rejoindre.» dit Ugo.

Clara espéra qu'il s'en sortirait. Elle emboîta néanmoins le pas à son camarade.

Auditore pour sa part, visitait Venise depuis les toits, laissant sa marque sur les gardes. Il entendait encore son adversaire vociférer derrière lui. Ezio ricana : quand il s'apercevrait que c'était une fausse … un carreau d'arbalète siffla tout près et se planta dans une cheminée. Bien, le moment de révéler la supercherie était peut-être venu. Le brun lâcha la pomme en bas. La pierre se brisa. Auditore descendit à cet instant, afin de conduire ses adversaires là où se situaient les éclats de pierre. Il fonça à travers une ruelle déserte, et grimpa à nouveau. Là, il s'allongea près d'une lucarne.

Cesare arriva près de la pomme. Ezio vit son visage se décomposer. Le fils du pape poussa un véritable rugissement de rage, qui amusa beaucoup l'Assassin. Il recula afin que personne ne le remarque.

Borgia quitta l'endroit dans un état de rage impressionnant.

« Si ça se trouve il n'a même pas comprit qu'elle était fausse. J'aimerais voir sa tête quand il découvrira que les parchemins ont disparus.» pensa le brun.

Il retourna au repaire d'Antonio. Clara lui montra les deux parchemins.

« Excellent travail, bambina. Toi aussi Ugo.» dit Ezio.

« Merci. Figures-toi que Cesare était en train de les lire quand nous sommes arrivés. Pour une fois qu'on a de la chance.» annonça Clara.

« Bene. Je vais aller chercher Leonardo, nous rentrons à Rome immédiatement. Antonio, Rosa et Ugo, merci pour votre aide.» annonça Ezio.

« Reviens quand tu veux.» répondit le chef des voleurs.

Clara les salua à son tour, et suivit Ezio à l'extérieur. Ils retrouvèrent l'artiste pour lui signaler leur départ. Leo n'avait pas déballé ses affaires, le départ fut rapide. Le trio quitta la citée inondée une heure plus tard. Pile au moment où une troupe de gardes faisait irruption sur le quai.

« Juste à temps, tu avais raison de te presser Ezio.» constata Clara, qui regardait le port s'éloigner.

« Cesare a dû s'apercevoir que ses parchemins ont été volés. J'espère qu'il n'arrivera rien à Antonio et sa bande. Théoriquement il ne sait pas que nous nous connaissons.» répondit Ezio.

« L'anonymat est une très bonne couverture. Ils s'en sortiront.» intervint Leonardo.

Tous trois rentrèrent. Ezio donna les parchemins restants à son ami, qui les passa devant la flamme d'une bougie. Comme pour les précédents, un dessin se révéla. Leonardo les mit d'abord côte à côte, avant de comprendre qu'il fallait les superposer. Une carte avait bien été tracée, avec une croix.

« Où est-ce que ça se situe d'après vous ?» demanda Clara en se penchant.

« La frontière avec la France. Cette pomme se trouve en pleine montagne, visiblement.» répondit Leonardo.

« Ben voyons ! Pourquoi c'est jamais simple ?» fit Clara avec un air blasé.

« Sans doute parce que ce serait moins drôle bambina mia.» répondit Ezio.

Il prit les parchemins qu'il replia. Tous prépareraient leur voyage une fois de retour dans la cité éternelle.


Pendant que Clara rassemblait ce qu'il faudrait au voyage, Ezio fit le tour de ses connaissances afin de prendre les dernières nouvelles. La Volpe et les autres Assassins n'avaient pas chômé : leurs tours avaient remplacé bon nombre de celles des Borgia. Auditore narra son aventure au renard et à Machiavelli.

« Vous l'avez bien berné à ce que je vois.» commenta La Volpe.

« Si, quand je revois sa tête j'en ris encore.» fit Ezio.

« J'imagine oui.» sourit Machiavelli.

Il ne restait plus qu'à aller chercher cette fichue pomme puis à récupérer l'autre. Ceci fait, Ezio pourrait régler le cas des Borgia définitivement. L'Assassin délaissa ses amis afin d'aller se préparer lui aussi. De retour à la Rose Fleurie, il embrassa sa mère et sa sœur, puis monta à l'étage. Il toqua à la chambre de Clara.

« C'est moi bambina. Je viens voir où tu en es.» dit-il en entrant.

« J'ai presque fini, il ne manque plus que les provisions.» dit-elle en refermant une malle.

Pour plus de commodités, elle avait mis ses vêtements et ceux d'Ezio au même endroit. Ce qui ne manqua pas de faire sourire le concerné. Cela lui donnait l'impression d'un voyage romantique, presque comme si … leur relation était plus aboutie. Il y avait également des armes blanches, une corde, des habits chauds.

« Je te laisse t'occuper de la nourriture et de l'eau, d'accord ?» dit Clara.

« Nessun problema bambina. Je vais demander de l'aide à Claudia.»

Clara acquiesça et le regarda quitter la chambre. La brunette décida de prendre un peu de repos.

Au marché, Claudia choisit quelques pommes qu'elle donna ensuite à porter à son frère.

« Vous allez donc à la frontière si j'ai bien compris.» dit-elle.

« En effet, plus précisément dans la montagne.»

« Eh bien en voilà un petit voyage romantique.» commenta Claudia.

« De quoi tu parles ?» rougit Ezio.

Claudia se retourna avec un air taquin. Pour une fois qu'elle pouvait embêter son grand-frère.

« Si tu crois que je n'ai pas vu la façon dont tu regardes Clara. Tu ne la quittes pas des yeux, si bien qu'il est parfois difficile de te parler.»

« N'importe quoi.» répondit Ezio, vermeil.

« Du tout. Alors, quand en feras-tu ma belle-sœur ?» continua Claudia.

« Il n'est pas du tout question de ça entre nous !» s'écria Auditore.

« Ahahaha ! Si tu voyais ta tête ! Rassure-toi je plaisante. Quoique … tu as bien des sentiments pour elle, je me trompe ?»

« Non. Mais … il n'y aura rien entre nous.» dit Ezio d'un air triste.

Claudia le dévisagea.

« Elle t'as rejeté ?»

« Non. C'est juste que … Clara n'est que de passage ici. Dès que j'aurais les pommes d'Eden en ma possession elle rentrera chez elle.» expliqua Ezio.

« Oh. Mais peut-être qu'elle pourrait changer d'avis si tu lui avoues ta flamme.» suggéra Claudia.

« Non … elle a d'autres responsabilités qui attendent son retour.»

« Je suis désolée Ezio.» dit Claudia, contrite.

« Ce n'est rien petite sœur. Que veux-tu, on ne choisit pas ces choses là.» sourit Ezio.

« Mais ... »

« Allez, on a encore pas mal d'affaires à acheter.» coupa le brun en s'éloignant.

Claudia soupira puis le suivit. Elle se sentait désolée pour lui, aussi tâcha-t-elle de le dérider un peu. Ezio la laissa faire avec une certaine reconnaissance.

Le jour suivant, ils étaient prêts à partir. Cesare était revenu entre-temps, et faisait activement rechercher Auditore. Ce dernier, craignant pour sa famille avait recommandé à sa mère et sa sœur de rester à couvert au repaire des Assassins. Même si la perspective n'était guère plaisante, elles comprenaient on ne peut mieux cette nécessité. Ezio et Clara quittèrent Rome de nuit avec deux chevaux et un âne portant provisions et habits. Ils embarqueraient dans une autre ville. De là, ils feraient route vers la frontière montagneuse, ou du moins aussi proche que possible. Ezio avait reproduit la carte des parchemins sur une feuille. Le duo décida de passer la nuit dans une prairie. Le soleil les trouva endormis l'un contre l'autre. Ils avalèrent quelques fruits puis poursuivirent leur route jusqu'à la ville où les attendait leur bateau.

« T'es bien pensif depuis que nous sommes partis, Ziozio.» lança Clara, en le rejoignant sur le pont.

« C'est quoi ce surnom débile ?» répliqua l'intéressé.

« Alors, qu'est-ce qui te préoccupe ?»

« Hmph. Je me demandais juste si l'endroit où se trouve la pomme n'est pas piégé.»

« C'est possible. Ou en tout cas difficile d'accès, quand je vois les tombeaux d'Assassins. Mais nous sommes du genre coriaces, donc on ne va pas se laisser impressionner.» répondit Clara.

« Soyons tout de même sur nos gardes, bambina.» sourit Ezio en rangeant sa carte.

« Sans rire, merci du conseil capitaine évidence.»

Chacun laissa ensuite errer son regard sur la mer. Ils en aurait pour deux jours de mer si le vent continuait à bien souffler. Le reste du trajet se déroulerait à dos de cheval. Clara en profita pour admirer le paysage, l'herbe s'étendant à perte de vue, l'air si pur sans aucune pollution, pas d'immeuble dans les villes, pas de cheminée d'industries crachant leur poison. Pour un peu elle se croirait en vacances.

« Qu'est-ce qui te fais sourire ainsi bambina ?» s'enquit Ezio.

« Le paysage. Il est magnifique.» répondit la brunette.

« Y'a pas que lui.» fit Auditore d'une voix presque inaudible.

« Quoi ?»

« Rien.» répondit Ezio en détournant la tête pour cacher ses joues roses.

Clara continua à le fixer un moment. Il est vrai que le paysage n'était pas fait que de végétation. Ezio s'aperçut qu'elle l'observait, puis qu'elle détournait aussitôt les yeux. Il afficha une petite mine joyeuse.


Naturalmente = bien sûr

davvero = vraiment

salve = bonjour