Chapitre Delena, alors, heureuses (heureux)?
Mais avant de vous laisser découvrir le tête à tête Damon/Elena, je pense qu'il est temps de répondre à vos commentaires laissés sur les 3 derniers chapitres! Je ne sais plu trop où je m'étais arrêté dans les réponses, je réponds donc à tout les commentaires que j'ai dans ma boite mail.
M: J'espère que la suite t'a tout autant plu que les précédents chapitres où tu as laissé un petit mot. Merci pour tes commentaires et j'espère à bientôt.
Sosso: L'histoire de la mort de Charlotte n'est pas le seul moment triste ou dramatique de l'histoire. Il y en aura d'autres. Mais pas tellement non plu. Disons que j'ai un juste milieu en tête. Elena, son côté passionnée et impulsive l'a pousse à faire des choses dingues comme sortir débraillée afin de retrouver Damon. Ce n'est pas la gentille fille bien sous tout rapport, c'est l'Elena de Damon. La vrai Elena. Celle qui reste cachée pour plaire à tout le monde. Damon et elle se connaissent bien. Depuis peu, mais si Elena sait lire en lui comme dans un livre ouvert, de manière surprenante étant donné qu'il ne la connait que depuis peu, il en va de même pour Damon. Ce chapitre va le prouver. Elena va dire quelque chose qu'il aurait pu mal interpréter. Mais non, il comprendra ce qu'elle a voulu dire et ne lui en tiendra pas rigueur. Elena est loin de se douter de ce que Stefan ressent pour elle. Cependant, elle devrait s'en rendre compte prochainement. Concernant le cadeau de Damon pour Elena, il n'y a pas que le collier. Je n'en dirai pas plus. Mais Damon connait Elena. Il la connait vraiment bien. Au sujet de la conversation entre les deux frères, l'idée qu'ils parlent d'Elena sans le savoir l'un avec l'autre me trottaient dans la tête. Je la trouvait inintéressante. Damon conseille son frère alors que son frère est amoureux de sa copine. Enfin pour le dix-neuvième les mots appropriés seraient plutôt dulcinée ou promise. Si Damon savait que Stefan parlait d'Elena, sa réaction aurait été tout autre. En revanche Damon n'est pas derrière le stage de Stefan, mais il va l'aider à s'installer à Groove Hill. Il n'abandonne pas Stefan. Il est heureux que son petit frère se soit trouvé un stage. Et assurément il est heureux d'avoir Elena pour lui. Mais ils ne sont pas seuls à Véritas, Cordélia les chaperonne. Sur ce, je te laisse découvrir la suite. J'espère qu'elle te plaira. Bises & à bientôt.
Jolieplante: Damon saura prochainement de qui Stefan lui parlait lors de leur séance confidences. Tu verras donc sa réaction et si ça créé des tensions entre lui et son fré auras dans ce chapitre la réaction d'Elena face à la découverte du collier que lui a acheté Damon. Giuseppe n'est pour sa part déjà plu à Véritas. Il s'est empressé d'aller «sauver» sa chère plantation dans le Giuseppe ne peut pas savoir ce qui s'est passé entre son fils et Elena. En tout cas pas tant que les Yankees paralysent la plantation. Ça devrait durer un bon moment. Ce que je peux te dire, c'est qu'un jour ou l'autre, il reveiendra à Mystic Falls et ce ne sera pas vraiment au moment le plus opportun. Au sujet de la série d'OS dérivés, je suis entrain d'écrire celui de la rencontre Elena/Charlotte. J'ai prévu beaucoup de choses pour ces deux personnages. J'espère que ça te plaira. Bises & à bientôt.
Dray86: Damon & Stefan, mais surtout Damon qui a tant fait pour Charlotte, ont été traumatisé par la mort de leur sœur. Ils en gardent encore des séquelles. Ils sont marqués à vie par cette tragédie. Le Damon & le Stefan vampires sont dans une sorte de coma parce que leurs souvenirs changent. Elena est entrain de changer leur histoire. Elle change leur histoire en 1863 mais aussi à ce qu'ils ont pu faire après. Il y aura des conséquences sur le futur. La présence d'Elena dans le passé change le futur. Elle change les frères et leur relation. Et peut-être même leur destin. Et quand tu dis qu'ils ont fait le voyage avec Elena et qu'ils sont un peu des spectateurs, c'est vrai. Leur histoire change et ils en sont témoin. Dans leurs esprits, ils voient de nouveau souvenir prendre vie. Tout cela sera prochainement expliqué, dans le chapitre 20, où l'on retrouvera le vingt-et-unième siècle avec toute la petite bande. Concernant les conseils prodigués par Damon à son frère, s'il avait su que Stefan parlait d'Elena, indubitablement il aurait eu une réaction damonesque. Il s'agit d'Elena, Damon est du genre possessif envers elle, c'est certain qu'il n'appréciera pas de savoir que son petit-frère convoite sa bien-aimée. Humain ou vampire, au fond, Damon reste Damon. Même si en vampire, il est tout de même plus sombre. Bon je te laisse ENFIN découvrir la suite. Bises & à bientôt.
Virginie06: L'histoire de Charlotte est triste et la mort de sa sœur a marqué Damon. Je n'ai pas «sacrifié» ce personnage pour le plaisir, ça a un impact sur Damon. Ce sera d'ailleurs développé plus tard, tout comme la mort de sa mère. En tout cas je suis ravie que le Delena du dernier chapitre t'ait tant plu. Je t'abandonne à cette suite, en espérant que tu auras le même enthousiasme pour celui-ci. Bises & à bientôt.
Awakenza: Elena était-elle vierge? Réponse dans ce chapitre. En espérant qu'il te plaira. Bises & à bientôt.
xx-EnjoyTheLife-xx: Ton enthousiame me touche, je suis vraiment ravie que mon histoire te plaise tant. Bises & à bientôt.
Kenza: Concernant Charlotte, tu la découvriras dans la série d'OS, quand tu la liras. Tuer le personnage m'a vraiment... je ne sais pas comment pas dire. Disons que c'était important qu'elle meurt mais ça m'a fait quelque chose. On a parlé de la mort d'un bébé! J'ai donc pris la décision de la ressusciter dans cette série d'OS. Pour en revenir à la fic, Stefan, j'avais vraiment envie de montrer qu'il est différent en humain qu'en vampire. Plus réservé, plus innocent. Oppressé par son père, protéger par son frère. Et énormément poli, un garçon qui ne fait rien pour froisser son monde. Bon, sinon j'espère que ce chapitre te plaira. Bises & à bientôt.
Merci pour tout vos commentaires. Je vous abandonne à ce nouveau chapitre, en espérant sincèrement qu'il vous plaira. Bonne lecture.
Chapitre 18
Au petit matin, après avoir passé une nuit magique et indescriptible dans les bras de Damon, Elena Gilbert ouvrit les yeux et se sentit soudainement différente.
Cette sensation étrange, mais exquise, n'était pas dût à la perte de sa seconde virginité. D'ailleurs, contrairement à la première fois où elle en avait souffert, cette fois-ci, elle se sentait seulement légère. Aucune douleur, Damon a été simplement été un amant parfait, et ce matin, la jeune femme est sur un petit nuage tant sa nuit d'amour a été merveilleuse.
Jamais auparavant Elena n'avait eu le sentiment d'être connectée à ce point à un partenaire!
Avec Matt, ils partageaient certes une énorme tendresse l'un envers l'autre – le jeune homme représenterait toujours son ami d'enfance –, mais surtout l'inexpérience et le manque de folie ont rythmé leur relation. Et avec Stefan, tout était tellement sage et difficile. C'était comme si le monde leur pesait sur les épaules.
Dans les bras de Damon, la jeune femme se sentait enfin vivante. Et aimée. Aimée pour ce qu'elle est, telle qu'elle est. Il n'y a aucun préjugé, aucune obligation d'être ou de paraître. Elle n'est pas cantonnée dans une case, obligée de jouer un rôle. Elle peut être elle-même et heureuse. Damon la rend heureuse.
«Bonjour monsieur Salvatore, susurra-t-elle en voyant son amant ouvrir les yeux. Bien dormi?
- Divinement bien, sourit-il en l'embrassant. Je suis au paradis lorsque je suis avec toi. Et toi?»
Elena sourit et se blottit instinctivement dans les bras du jeune homme. Elle allait bien, extrêmement bien. Pour la première fois, au réveil le matin après avoir passé la nuit avec un homme, elle ne se sentait pas pressée de partir vaincre à d'autres occupations. Bien au contraire, elle voulait rester indéfiniment dans ce lit, avec Damon.
Malheureusement, c'était impossible. Le jeune homme a un agenda chargé. Il doit accompagner son frère à Groove Hill, l'installer quelque part, dans un endroit décent où il serait aussi nourrit. Et puis, l'après-midi il prévoyait de mettre les pieds dans le plat, en découvrant la gestion, qu'il se doutait catastrophique moralement et humainement, de Véritas et des affaires familiales.
Alors, Elena jugea que si elle souhaite donner son cadeau à Damon, c'est maintenant qu'elle doit le faire.
Elle se leva donc, se dirigea vers son armoire et y sortit un immense cadeau. Dans un premier temps, le ténébreux Salvatore ne comprit pas ce qu'elle comptait faire avec, puis, lorsqu'elle revint vers lui en lui tendant le présent, il finit par réaliser que la jeune femme lui a fait un cadeau. Et impatient, il s'empressa de l'ouvrir sans se douter de ce qu'il y découvrirait.
«C'est… parfait, murmura Damon, la voix étranglée par l'émotion. Merci. Merci beaucoup. C'est un cadeau magnifique Elena. Tu es une femme incroyable mon cœur. Je t'aime. Et j'ai moi aussi quelque chose pour toi. Deux cadeaux.»
Elena qui ne désirait aucun cadeau, gronda le jeune homme mais ses paroles semblèrent n'avoir aucun impact sur lui. Il sourit en lui emmenant ses présents. Deux paquets, dont l'un semble venir d'une bijouterie à en juger par la carte qui accompagnait le cadeau.
«Damon, c'est trop!
- Ne discute pas, et ouvre moi tes cadeaux! Lui ordonna fièrement le jeune homme.»
Elena lui jeta un regard noir. Damon, à toute époque, ne l'écoute jamais. Elle lui dit ne pas vouloir de cadeaux, et voilà qu'il lui en offre deux. Sans aucune raison. Ce n'est ni Noël, ni son anniversaire. D'ailleurs, la jeune femme se demanda tout ce qu'il pourrait lui acheter en ces deux occasions!
Cependant, elle devait bien souligner, qu'au vingt-et-unième siècle, pour ses dix-huit ans, il l'a tout de même écouté. Il ne lui a rien offert. Mais le connaissant, ce jour là, il aurait dû neiger. C'était un véritable miracle qu'il n'en fasse pas à sa tête.
«C'est trop, murmura-t-elle en découvrant son premier cadeau. Merci Damon, mais c'est bien trop pour moi!»
Dans la boite en écrin, la jeune femme a été sidérée de voir un collier. Un magnifique collier en or, serti de purs diamants et rubis. Vu la beauté du bijou, Elena se douta qu'il a dû couter une petite fortune au jeune homme. Cependant il ne semblait nullement s'en inquiéter lorsqu'elle le mentionna. Il lui répondit seulement que rien n'est trop beau pour elle.
«Tu as tant d'argent que cela! S'exclama Elena en regrettant immédiatement ses paroles. Je... Désolée Damon, c'était déplacé.»
Elle se rappela qu'une femme, au dix-neuvième siècle, ne doit pas s'occuper des questions d'argent. Encore moins demandé à un homme le contenu de son portefeuille. Au vingt-et-unième siècle, c'est courant, tout le monde sait tout sur tout. Les journalistes évaluent les rentes des hommes les plus riches du monde et les classent chaque année du plus riches au moins riches. Et le moins riches, et déjà très aisé. Des millions de fois plus que la classe moyenne!
Mais ici, on ne pose pas de questions sur l'argent. On reconnaît les riches à leur éducation, leur belle maison, leurs bijoux en or sertis de pierre précieuses et leurs beaux vêtements, mais personne ne sait à quel point un homme est aisé. Et personne ne va aller le demander. Encore moins une femme.
À cette époque, la gente féminine n'est cantonnée qu'à un seul rôle. Être l'épouse d'un homme qui à le devoir de lui donner des enfants et de pourvoir à leur éducation. Et une femme ne doit certainement pas demander à une homme à quel point il est riche. C'est impoli. Elena s'en mord les doigts. Elle a du choquer Damon, ou pire, il doit la croire intéressée. Et si jamais il s'imagine qu'elle est avec lui pour son argent, elle peut tirer un trait définitif sur leur relation qui lui est si précieuse.
«L'argent ne m'intéresse pas! Déclara-t-elle avidement. Ne croit pas... Parfois je pense tout haut! Les réflexions qui me traversent l'esprit, je me retrouve malgré moi à les formuler à voix haute. Je suis désolée Damon, je ne voulais pas…
- Je sais, rigola Damon. Je te connais Elena. Tu es la femme la moins vénale que je connaisse. Ce sont les personnes qui t'intéressent et non pas leur argent. Tu es tellement généreuse, pure… Je ne t'en veux pas pour avoir eut une réflexion totalement naturelle. Entre toi et moi, pas de secrets. J'ai de l'argent. Beaucoup d'argent. Et j'ai eu envie de te faire plaisir. J'ai les moyens de t'offrir une belle vie. Et tu as le droit de savoir d'où me vient tout cet argent. Je t'emmènerai avec moi dans le Nord, lorsque je devrai m'y rendre, tu verras un peu tout ce que je fais, lui promit-il sincèrement. Aller, ouvre moi ton second cadeau. Tu vas l'adorer.»
Et effectivement la jeune femme sourit lorsqu'elle découvrit un journal intime, avec son nom gravé sur la couverture. Damon ne pouvait pas la rendre plus heureuse. Lui offrir un journal, c'est lui rendre une certaine liberté. Dans son journal, elle écrit tout ce qui lui passe par la tête, sans aucune restriction. Elle se confie à chacune des pages blanches qui le composent. Son journal est comme une extension d'elle. C'est un peu comme son jardin secret.
«Merci, dit-elle en embrassant le jeune homme. Tu ne pouvais pas trouver plus parfait comme cadeau.
- Toi non plus, sourit tendrement Damon.
- J'ai aussi autre chose. Je l'ai trouvé avec les photos, murmura-t-elle en lui tendant la lettre. Il y avait un double fond dans ma table de chevet. Je pense que c'était une cachette de ta maman.»
Et la lettre venait de Marie Salvatore. Damon reconnaitrait cette écriture d'entre mille. Sa mère avait un plume légère, fine. Ses lettres ont toujours été fluides, souples. Elle avait une très belle écriture, soignée, et le style de sa prose était tout simplement éblouissante. Bien construite et structurée, chacune des phrases écrites ou bien prononcées par Marie Salvatore a toujours trahi sa grande culture et son rang social.
Damon a toujours admiré l'intelligence de sa mère. Lorsqu'il était petit, elle lui apprenait tellement de choses. Sans sa mère il serait inculte. Elle lui a apprit à compter avec des chocolats. Elle lui a enseigné le calcul, avec des biscuits. Elle lui a apprit à lire avec ses histoires préférées. Elle l'a poussé à l'écriture en inventant avec lui des histoires.
Sa mère a passé tellement de temps à les éduquer Stefan et lui. Elle était toujours derrière eux à inventer tout un tas de jeu pour attirer leur attention sur la culture. Elle ne renonçait jamais à les enrichir de savoir. Que ce soit en culture générale ou bien des valeurs, elle a leur a toujours donné une excellente éducation.
Et aujourd'hui, Damon tenait entre ses mains ce qui est probablement l'un des derniers messages de sa mère.
Qu'avait-elle donc à lui dire? Que pouvait contenir cette lettre?
Le jeune homme n'osa l'ouvrir. C'était tellement douloureux de n'avoir que des souvenirs de sa mère. Il préférerait infiniment l'avoir auprès de lui. Il aimerait tellement l'avoir auprès de lui.
«Elena, peux-tu la lire pour moi? Demanda-t-il en lui tendant la lettre.
- Bien sur, acquiesça simplement la jeune femme.»
Et la brunette commença la lecture avec émotion. C'était les mots d'une mère aimante, ses dernières volontés, laissé à son fils ainé.
Son testament.
Un testament accompagné de la reconnaissance de dettes de Giuseppe. Apparemment Marie Salvatore était bien plus intelligente que son époux. Elle a su anticiper ce que ce monstre ferait si jamais elle venait à disparaître et elle a échangé la véritable reconnaissance de dettes par une fausse. Elle savait que si elle venait à quitter ce monde avant Giuseppe, celui-ci détruirait tous les documents afin de spolier leurs fils. Alors elle a agit afin que ses enfants ne manquent de rien, et qu'ils héritent de ce qui leur revient de droit.
«On a gagné, sourit Elena. Ta maman nous a permis de gagner. Avec ces documents, ton frère et toi, vous êtes officiellement chez vous à Véritas! Les plantations, les industries Salvatore, tout est à Stefan et à toi Damon! Ces papiers sont exactement ce que nous cherchions, c'est incroyable! On peut être ensemble sans avoir peur de ce monstre!»
La jeune femme était heureuse, alors que Damon n'arrivait toujours pas à réaliser ce qui lui arrivait. Elena lui a trouvé exactement ce qu'il cherchait depuis des années.
Le ténébreux Salvatore sent que quelque chose a changé en lui. Il a l'impression qu'il peut être heureux et vivre – enfin – sereinement, avec sa belle, bien évidemment!
«On a gagné, réalisa Damon. On a gagné! Répéta-t-il euphorique en prenant sa dulcinée dans ses bras. On a gagné Elena! Véritas est à nous!
- Oui, tu es officiellement le maitre de ces lieux, sourit la jeune femme. Véritas est à toi!
- Elena, Véritas est aussi à toi, lui assura. Tu es la reine de mon cœur et la maitresse de cette maison. Je veux que tu te sentes chez toi ici. Re-décore la maison si tu veux. Et le bureau en priorité. Hors de question que je travail entre ces quatre murs sinistres. Tu as carte blanche. Achète ce que tu veux, engage qui tu veux pour la peinture, choisi les couleurs qui te plaisent… Fais tout ce que tu désires, je te fais confiance. Je souhaite seulement que tu te sentes bien dans cette maison. Et avec moi.»
Pour toute réponse, la jeune femme embrassa passionnément son ténébreux amant.
Elle l'aimait tellement. De plus en plus même, comme s'il était possible que son incommensurable amour pour lui devienne encore plus grand. Mais Damon est tellement adorable avec elle. Il fait tout pour la rendre heureuse, il fait tout pour qu'elle se sente bien avec lui, chez lui.
«Je t'aime, murmura-t-elle tendrement.
- Moi aussi, rigola-t-il en l'allongeant sur le lit. Tu sais ce qui va se passer maintenant? Tu vas crier, mais je vais devoir t'offrir un autre bijou. Une bague, avec un beau diamant.»
Elena comprit de suite où le jeune homme voulait en venir. Il était d'une nature tellement impatiente qu'il lui parlait déjà de mariage.
L'impulsivité de la brunette, sa passion pour Damon, la pousserait à dire oui, sans même s'en rendre compte, mais son esprit, la voix de la raison, lui indiquait que tout cela est bien trop rapide. Elle ignore si elle est prête à franchir un tel pas.
Doit-elle dire oui? Peut-elle dire oui?
Ses doutes intérieurs n'échappèrent pas à Damon qui s'excusa d'avoir été si pressant envers elle. Il ne désirait nullement la brusquer. Seulement il l'aime tellement qu'il ne peut concevoir ne pas partager sa vie avec elle.
«Je dirai oui, décida Elena.»
Après tout, elle n'avait rien à perdre. Elle se retrouver coincée au dix-neuvième siècle, elle doit entreprendre pour s'y construire une belle vie. Une vie heureuse. Et Damon est celui qui la rend incontestablement rayonnante de bonheur. Pourquoi donc attendrait-elle pour franchir ce pas? Elle n'a aucun doute concernant Damon ou ses sentiment pour lui; bien au contraire, elle sait qu'il est son grand amour. Et puis, pour l'époque dans laquelle elle se trouve, elle est déjà sa femme. Damon la traite comme tel. C'est seulement une formalité, histoire de ne pas être vus comme deux horribles pêcheurs. Et puis, elle devait bien avouer que l'idée de porter une belle robe blanche et passer la corde au cou de Damon Salvatore ne lui déplait nullement. Au contraire, Elena se sent toute frétillante à l'idée de devenir l'épouse du jeune homme.
«Mais je veux une cérémonie intime, rajouta-t-elle. Hors de question que tout Mystic Falls ne vienne à notre mariage! Oh mon dieu, on va vraiment se marier! S'exclama joyeusement la jeune femme.»
Les deux jeunes gens restèrent un long moment à discuter, rigoler et faire tout un tas de projets pour leur future vie à deux. Damon promettait à sa belle monts et merveilles et la jeune femme ne doutait pas du fait qu'il décrocherait la lune pour elle. Mais dans l'immédiat, ils devaient malheureusement se lever. Vue l'heure, Damon devait être attendu par son frère, et Elena songea à changer les draps. Après tout, si Cordélia voyait du sang sur les draps du jeune homme, elle devinerait immédiatement à quelle genre de relations ils se sont livrés entre es quatre murs et aucun des deux amants ne souhaitait entendre la gouvernante leur dire que la passion charnelle ne se consomme qu'après le mariage!
«Il faut que tu les mettes au feu! Déclara le jeune homme en s'habillant.
- C'est de la soie! S'estomaqua sa quasi-fiancée. Hors de question. Je vais les laver! En attendant, je les cache. Je veux manger avant de faire la lessive.»
La jeune femme descendit à la cuisine, suivie de près par son ténébreux amant qui essuya les mêmes regards réprobateurs de la part de Cordélia.
Elle savait. Les deux jeunes gens n'avaient aucun doute sur le fait que la gouvernante est au courant de ce qui s'est passé entre eux. Mais comment pouvait-elle…
Soudain Elena se sentit rougir. C'était de sa faute. Elle a plutôt été bruyante, toute la maisonnée a dû l'entendre. Question discrétion, elle a encore énormément d'effort à faire.
«Cordélia, vous êtes augmentée, déclara joyeusement Damon, pour changer de sujet. Il faut que j'y aille, Steffy m'attend. On reparlera de votre nouveau salaire à mon retour. Et n'embêtez pas trop Elena! Elena, sourit-il en se tournant vers sa douce promise. Je rentre au plus vite, je vous le promet. Prenez bien soin de vous, murmura-t-il en l'embrassant tendrement.»
Le baiser était chaste. C'était le genre de bisou échangé par deux jeunes promis, surveillés par un chaperon. En même temps, en publique, tant qu'Elena n'est pas son épouse, il ne peut pas y mettre plus de passion. Il ne pouvait que lui déposer de timides baisers et la faire rougir en lui murmurant des «je t'aime» à l'oreille.
Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous de l'échange des cadeaux? De Damon qui a offert un journal intime à Elena? Que pensez-vous aussi d'Elena qui pense à voix haute? De la réaction de Damon? De son comportement envers elle en général? De leur quasi fiançailles? Que pensez-vous de la découverte du testament et de la reconnaissance de dettes? Que pensez-vous aussi de leur moment avec Cordélia? Du fait que Damon veut bruler les draps parce qu'il craint que sa gouvernante n'apprenne ce qu'Elena et lui ont fait?
Comme toujours, j'attends vos avis avec impatience. J'espère aussi que le chapitre vous a plu.
Bises & à bientôt.
Amandine.
