La fin approche pour Ezio et Clara. Mais la brunette a encore un combat à mener, car elle doit maintenant s'occuper de Junon.
Bonne lecture ^^
Il était temps d'aller récupérer l'autre pomme. Ezio demanda donc à Clara de se tenir prête sitôt la cérémonie d'intronisation de Claudia terminée. Tous deux se rendirent au château Saint-Ange, demeure des Borgia. Cesare y arriva un rien après.
« Ce type est vraiment d'une patience d'ange. Très facile à vivre sûrement.» commenta Clara en voyant la manière dont Cesare s'adressait aux gardes.
« Aaaah tu vas vraiment me manquer quand tu ne seras plus là.» soupira Ezio, amusé.
Il réalisa aussitôt qu'il venait de parler à voix haute, et devint cramoisi. Heureusement, sa grande capuche lui dissimulait le visage, de sorte que la brune ne voyait rien.
« Toi aussi tu vas me manquer, mon petit Ezio. Allez, continuons.» répondit-elle.
Ezio resta à sourire bêtement durant une bonne partie de leur ascension. Il retrouva son sérieux au moment de tuer les gardes présents. Tous deux étaient néanmoins heureux de savoir l'autre à ses côtés, prêt à l'épauler. Ils ne manquaient jamais de se sourire une fois chaque combat terminé.
« Whoâh la belle bibliothèque ! J'emprunterais bien un livre ou deux.» fit Clara en visant un garde avec son arbalète.
Ezio se chargea d'un autre à l'étage, et elle du dernier. Passant de nouveau à l'extérieur, tous deux arrivèrent à une fenêtre derrière laquelle on pouvait apercevoir le pape. Ce dernier approcha la main d'une coupelle de pommes rouges. Cesare fit son entrée, apparemment fou de rage. Mais de ce que Clara savait, il n'avait pas décoléré depuis que les Assassins lui avaient soufflé la pomme de cristal sous le nez. Ezio fit une place à sa descendante pour qu'elle entende. Père et fils se disputèrent un moment, avant que Lucrezia ne déboule pour clamer que Rodrigo tentait d'empoisonner son fils. Trop tard. Cesare fit goûter la pomme empoisonnée à son père, puis menaça sa sœur.
Clara roula des yeux. Elle regarda Ezio avec un air blasé. Ce dernier retint un soupir, puis bougea.
Ils firent le tour pour entrer dans la pièce témoin de la dispute familiale.
« Vous voilà Assassini. Cesare se rends à la basilique Saint Pierre, dans la cour intérieure, le pavillon.» avoua Lucrezia.
« Merci, mais choisissez mieux vos amants à l'avenir.» répondit Clara.
Lucrezia acquiesça. Clara et Ezio entreprirent de quitter les lieux.
« Tu sais je l'ai déjà dis mais je le répète : c'est une vraie famille de tarés. Enfin, y'en a un de moins maintenant.» lança la brune.
« Le pouvoir les a corrompus bambina.» répondit Ezio.
Ils sautèrent dans un tas de paille à côté duquel Cesare passa. Un saut de plus et ils se retrouvèrent à l'eau. Clara eut du mal à nager avec le poids de ses protections et ses armes. Elle épuisa pas mal de ses forces à lutter contre l'élément liquide.
« Clara ?» appela Ezio une fois sur la rive.
« A va. Continue je te rejoins.» dit-elle, à moitié allongée sur le sol.
« Mais …»
« GROUILLE !»
À contrecœur, l'homme poursuivit sa route. Il détestait la laisser en arrière, mais il n'avait pas de temps à perdre. Ezio fila entre les gardes, passant sur les toits pour les semer. La basilique était en vue. Les gardes le cernaient. L'Assassin se résolut à les affronter. Il bondit sur un premier qu'il transperça, désarma un second pour retourner son arme contre lui. Une tête vola, un torse fut perforé, une gorge ouverte. Derrière, un garde brandit son épée avec un cri. Quand Ezio se retourna pour l'affronter, il chuta une flèche dans la nuque. Clara accourait à son tour, délestée de quelques protections notamment aux jambes et aux bras. Elle empoigna un couteau de lancer qu'elle ficha entre les yeux d'un autre garde.
Un à un, les hommes Borgia furent éliminés. Ezio approcha de la jeune femme, assise au sol appuyée contre une colonne.
« Tu es blessée bambina ?» s'inquiéta-t-il en posant un genou à terre.
« Non … juste épuisée. Le fragment d'Eden … récupère le s'il te plaît.»
« Si, immediatamente bambina mia.»
Ezio usa de sa vision d'aigle pour découvrir la cachette de la pomme d'Eden. Les écailles de la sculpture au milieu s'écartèrent, dévoilant l'objet.
« C'est bon je l'ai.» dit-il en revenant près d'elle.
Clara lui sourit. Il leur fallait partir d'ici à présent.
« Vous ?» entendirent-ils.
Cesare Borgia venait d'arriver dans la basilique. Clara se leva. Elle n'avait pas encore assez récupéré. Le fils du pape était fou de rage de voir le fragment entre les mains de l'Assassin. Ezio vint se placer devant Clara lorsque leur ennemi les menaça de mort. Il utilisa la pomme quand Cesare lança ses gardes contre eux. Les soldats s'entre-tuèrent. Borgia, qui ressentait les effets du poison quitta l'endroit.
« Viens bambina, on s'en va.» fit Ezio.
Il passa un bras autour des épaules de la jeune femme. Ezio utilisa la pomme pour balayer l'armada de gardes qui envahit l'endroit. Il quitta la basilique avec Clara.
« Je vais te ralentir, tu ferais mieux de me laisser ici. On se retrouvera au repaire.» dit Clara.
« Pas question que je t'abandonne encore une fois.» protesta Ezio.
« C'est moi qui te le demande ! Sauve-toi sinon tout ça n'aura servi à rien !» s'exclama la brune.
Elle se défit de l'étreinte d'Ezio et courut dans une ruelle. Il manqua de l'appeler, se retenant à la dernière seconde. Il entendit les gardes l'invectiver. Bon, mieux valait qu'ils courent après lui que elle. Ezio se sauva. N'empêche qu'elle avait intérêt à s'en sortir. Le brun fila à travers les rues de Rome. Les soldats se lançaient à sa poursuite un peu plus nombreux à chaque fois. Il parvint à trouver une cachette et s'y jeta. Ezio fit de son mieux pour contrôler sa respiration, étouffant le bruit dans sa manche. Les gardes fouillèrent l'endroit. Plusieurs minutes passèrent avant qu'ils n'abandonnent. Ezio pensa à Clara : pourvu qu'elle s'en soit tirée. Elle était à bout de forces au moment de leur séparation, clairement pas en état de se battre.
« Elle ne se sera pas laissée abattre si facilement. Du calme, tout ira bien. Elle est peut-être déjà arrivée.» songea-t-il.
Mais la peur lui nouait le ventre. Auditore quitta sa cachette, puis précautionneusement retourna à l'île Tibérine. Ses amis l'y attendaient.
« Clara est-elle là ?» demanda-t-il avec espoir.
« Pas vue.» répondit Bartolomeo.
Volpe et Machiavelli secouèrent la tête, tout comme Claudia. Ezio déglutit.
« Et tes cibles ?» interrogea Niccolo.
« Rodrigo est mort, son fils est empoisonné mais toujours vivant. Bon, je devrais peut-être partir à la recherche de Clara.» annonça Ezio.
« Que s'est-il passé ?» s'enquit Claudia.
« Elle était épuisée après qu'on aie quitté le château Saint Ange. Il est vrai qu'il est difficile de nager avec notre équipement, encore plus pour une femme. La bagarre à la Basilique n'a pas arrangé les choses. Elle m'a ordonné de rentrer seul, disant qu'elle me retrouverait ici.»
« Clara a agit avec sagesse. Je te conseille de patienter encore un peu, il a dû lui falloir du temps pour récupérer un tant soit peu.» dit Machiavelli.
Ezio se mit alors à faire les cents pas. Cinq minutes plus tard, la porte s'ouvrit. Ezio s'arrêta, anxieux.
« Désolée du retard.» lança Clara.
« Bambina mia !»
Ezio l'étreignit avec bonheur, étreinte que fut heureuse de recevoir la jeune femme. Il respira avidement son parfum.
« Tu n'as pas été blessée ?» demanda-t-il le nez dans ses cheveux.
« Non, mais il a fallut que je me repose sans quoi je ne serais jamais rentrée. D'ailleurs, c'est toujours pas la grande forme.» expliqua-t-elle.
« Alors va te reposer, bambina mia.»
Clara ne protesta pas. Elle trouva une banquette sur laquelle s'installer, pendant que ses confrères devisaient. Les hommes de Bartolomeo et Machiavelli traqueraient Cesare. Ezio utiliserait la pomme pour s'occuper de ses soldats. Ces détails réglés, Ezio revint auprès de Clara qui dormait. Il la prit dans ses bras. Claudia et lui retournaient à la Rose Fleurie.
Ezio s'approcha d'un lit. Clara s'éveilla, sans se rendre compte qu'elle était portée par Auditore.
« Ezio !» appela-t-elle d'une voix ensommeillée, un bras tendu sur le côté comme pour le retenir.
« Je suis là bambina, je t'ai ramenée à la Rose Fleurie. Tu peux dormir tranquille.» répondit doucement Auditore en la posant sur le lit.
« Uniquement si tu ne repars pas chasser le Borgia.»
« Et si c'était le cas, tu me suivrais ?» demanda-t-il avec un sourire.
« Je ne pourrais pas dormir, ça c'est sûr.» répondit Clara.
Il passa la main sur sa joue. Elle sourit.
« Souhaites-tu partir demain à la première heure ?» questionna-t-il.
Il appréhenda sa réponse. C'était peut-être leurs derniers instants ensemble. Clara bâilla.
« Non. Je vais t'aider à tuer Cesare. Je ne suis pas si pressée.»
Ezio sentit la joie faire danser son cœur.
« Je vais te laisser dormir.» dit-il.
Mais elle le retint par la main, et l'attira vers elle.
« Va bene, j'ai compris je reste.»
Il enleva tout son barda, sa tenue d'Assassin et vint se placer à ses côtés. Il remonta la couverture puis souffla la bougie. Ezio la prit ensuite tout contre lui avec un soupir d'aise. Voilà comment il aimerait la tenir plus souvent. La présence de la brunette, la chaleur de son corps dissipèrent les tensions de la journée. L'homme sombra bientôt dans un sommeil tranquille.
Le jour suivant, il se réveilla et sentit une main sur son ventre, juste sous la chemise. Il y posa la sienne.
« Tu as l'air d'avoir une jolie tablette.» entendit-il.
« Une quoi ?»
« Ah pardon. Je disais c'est bien agréable tout ça.» rectifia Clara en remontant la main deux ou trois fois.
Ezio se sentit frissonner, en plus du désir qui l'enveloppa.
« En plus de ça, t'es vraiment contre-productif.» ajouta-t-elle.
Sous la surprise, les émotions gênantes disparurent. Contre-productif lui ? Alors là on ne lui avait jamais faite celle-là.
« Qu'est-ce tu veux dire par là ?» demanda-t-il interloqué.
« Tout simplement qu'avec un homme comme toi dans son lit, on n'a vraiment pas envie d'en sortir même s'il ne s'est rien passé.»
« Pfff hahahaha ! J'avoue elle n'est pas mal. Imagine donc si nous avions fait des choses.» provoqua-t-il.
« Je suppose que je serais bonne pour me rendormir.» lança Clara.
Ezio se retourna, et déposa un baiser sur sa tête.
« Pour être franc, tu n'es guère motivante pour une rude journée non plus.» avoua-t-il.
« Aaaah ! Dans ce cas tu sera gentil de dire aux autres que nous prenons un jour de congé.»
Ezio tenta vainement ne de pas imaginer ce qui se produirait s'il obtempérait. Rester au lit avec la jeune femme, quelle délicieuse perspective. Clara de son côté, s'enivrait de l'odeur masculine de son ancêtre. Oui, elle ferait très volontiers grève aujourd'hui. Après tout ce qu'ils avaient enduré, c'était bien mérité non ? Pas raisonnable certes, mais mérité tout de même. Enfin, tous deux trouvèrent la motivation nécessaire pour sortir de leur doux lit. Il faut dire qu'un fou qui menace de tout détruire est en général assez motivant.
« Et j'espère qu'aujourd'hui je n'aurais personne à rapatrier.» taquina Ezio au petit-déjeuner.
« Ne me provoque pas Ezio, veux-tu.» répondit Clara.
« Ah et que comptes-tu me faire, petite bambina ?» lança-t-il, avant de porter un biscuit à sa bouche.
Clara le regarda. Il lui lança un regard narquois, tenant son biscuit entre les dents. La jeune femme se leva puis s'approcha. Elle passa une jambe par-dessus celles du brun et s'assit à califourchon sur lui. Ezio arrondit les yeux façon hublot de paquebot. Clara se pencha vers lui, puis sectionna le biscuit qu'il tenait, tout près de sa bouche. Elle le mangea.
« Eh bien ça par exemple.» dit-elle.
La brune souffla sur ses lèvres. Auditore sursauta en sentant son souffle chaud. Le désir se déversa tel une eau explosant un barrage. Et elle risquait fort de le sentir si elle ne se levait pas tout de suite. Ce qu'elle fit heureusement.
« Je t'attends dehors, mentorrrrre.» ronronna-t-elle.
Ezio resta immobile quand la porte se referma. Il mâcha pensivement son bout de biscuit qu'il avala avec effort.
« Whoâh.» dit-il.
D'habitude c'était lui qui jouait le séducteur. Mais là, il devait avouer que cela lui plaisait de voir les rôles inversés. C'était … incroyablement tentant. Ezio termina son repas l'esprit chamboulé. Revoir cinq minutes plus tard la responsable n'arrangea pas son affaire. Il marcha du pas le plus raide qu'il eut jamais vers le repaire. Une fois là, il se détendit, prêt à passer à l'attaque. Le lieu où se trouvait Cesare lui fut indiqué. Ce dernier, mal en point, aperçut Clara et Ezio.
« Saluuuut ! Comment tu vas ?» lança Clara avec un salut de la main.
« Gaaaardes !»
« Y pouvait pas le rendre aphone son gamin, bon sang ?!»
« Je ne peux qu'être d'accord. Derrière moi bambina.» demanda Ezio.
L'Assassin fit usage de la pomme face aux gardes. La pomme s'illumina, toucha chaque personne et les élimina. Mais leur principale cible avait disparu.
« Bon. Partie remise une fois encore. Si seulement le poison pouvait agir plus vite.» commenta Clara.
Du reste, ils apprirent que l'homme devait rencontrer des cardinaux, dixit Claudia. Il n'y avait donc plus qu'à. Un des cardinaux les conduisit jusqu'à Cesare. La rencontre ne fut pas concluante pour lui. Malgré une avance financière, les cardinaux lui refusèrent la place de pape.
« Assassini !» s'exclama quelqu'un.
« Qu'ils sont observateurs.» fit Clara.
Ce fut à nouveau l'affrontement. La jeune femme dut toutefois soutenir Ezio, qui payait l'usage de la pomme par une perte d'énergie. Elle trouva terrifiant que ce cette relique était capable de faire. Les soldats se retournaient contre leurs propres camarades. Quand elle ne les tuait pas directement.
« Tu vois, je te rends la monnaie de ta pièce pour hier.» dit-elle en l'aidant à rentrer.
Ezio en profita pour l'embrasser sur la joue.
« Et je t'en remercie, bambina mia. C'est bon, je peux marcher maintenant.»
« Comment fait-on pour la savonnette Borgia ?»
« Dès que nous l'aurons localisé, nous rassemblerons les Assassins.»
Il fallut deux mois pour le retrouver. Cesare attaquait Rome. L'ordre le retrouva à la porte Nord. Il avait récupéré de son empoisonnement, malheureusement. Il lança aussitôt ses hommes. Mais quelle chance avaient-ils face à la pomme d'Eden ? Aucune. Cesare fut chassé et arrêté. Les Assassins partirent. Ezio prit sa descendante à part.
« Clara.»
« Oui Ezio ?»
« Je crois que … que tu vas pouvoir rentrer à présent.» dit-il.
« Mais … Cesare est toujours en vie.» objecta-t-elle.
« Je sais. Mais je m'en occuperais si besoin. Tu as toi aussi une mission qui t'attends. Et je veux plus t'exposer.» répondit Ezio.
Clara prit une inspiration.
« Très bien. Minerve avait demandé à nous parler, montre-moi la pomme.»
Ezio la sortit un peu à contrecœur. Il redoutait ce moment. Mais il l'avait retenue suffisamment loin des siens comme ça. Clara posa la main sur la relique. Elle brilla, et Minerve fit son apparition.
« Nous nous rencontrons à nouveau.» dit-elle en guise de salut.
« En effet. Je vais rentrer à mon époque.» annonça Clara.
« Fort bien. Le fragment d'Eden sera donc modifié comme convenu.»
Tout comme pour la pomme en cristal de roche, des symboles apparurent un instant suivis d'un clic.
« Je te retrouverais le moment venu, Clara Miles.»
Cette dernière frissonna à l'entente de son nom. Voilà longtemps qu'elle ne l'avait pas entendu … Elle se tourna vers Ezio.
« Bien … il est temps. Je voulais te remercier pour m'avoir laissée être à tes côtés tout ce temps. J'ai beaucoup appris grâce à toi.» dit-elle.
« Considère cela comme un remerciement pour tout le soutien que tu m'as apporté, bambina mia.» répondit Ezio.
Elle lui sourit tristement, puis l'enlaça.
« J'aimerais tant que tu restes. Ou que je te suive.» dit-il à mi-voix.
« Et moi donc. Tu vas me manquer, mon Ezio.»
« Toi aussi, bambina mia. Rentre bien.»
Ils se firent face, contemplant leur visage. Auditore se pencha afin d'obtenir ce qu'il voulait tant. Clara lui répondit avec empressement.
« Hmm ! Je ne m'attendais pas à ce que soit si … si … d'ordinaire j'apprends plutôt aux jeunes filles comment s'y prendre. Mais … j'en avais jamais reçu de pareil.» songea-t-il.
Ils se séparèrent à bout de souffle. Ils restèrent un ultime moment enlacés. Clara s'écarta ensuite doucement, lui tenant la main jusqu'au bout. La jeune femme retrouva ses habits du futur. Quelle drôle d'impression cela lui fit de les remettre. Elle approcha ensuite de la pomme de cristal posée sur une table. Après un dernier regard à Ezio, elle approcha sa main.
« Au revoir Ezio. Fais bien attention à toi.» dit-elle.
« Au revoir, bambina mia. Prends soin de toi.»
La pomme blanche s'illumina, et Clara retourna là d'où elle était venue.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle aperçut le plafond de la villa Auditore. Elle se redressa, personne. Mince, était-elle arrivée trop tard ? Pourtant les ordinateurs étaient toujours là. Clara fit quelque pas, et sortit de la pièce. C'est alors qu'elle perçut des bruits de bagarre.
Les Templiers avaient fini par localiser le petit groupe. Rebecca les avait aperçu débarquer alors qu'elle prenait un café à l'extérieur. Hélas, seule Lucy était formée au combat. Rebecca et Shaun n'avaient pas tenu longtemps en dépit du fait qu'ils soient armés. Hastings reçut un coup de poing sur la joue qui l'envoya au tapis. Son adversaire pointa son pistolet sur lui.
« SHAUN !» s'écria Rebecca.
Plaquée face contre un mur, un bras coincé dans le dos elle ne pouvait rien pour aider son collègue. Appuyé sur les coudes, ce dernier ferma les yeux.
« Adieu Clara, je t'aime.» pensa-t-il.
Le coup de feu partit, il sursauta. D'autres coups succédèrent rapidement à celui-ci, plusieurs bruits mats suivirent. Shaun ouvrit les yeux. Quelqu'un tenant une arme pointée sur la droite était debout devant lui.
« Hé Clara tu es revenue !» s'exclama joyeusement Rebecca.
« Et juste à temps.» ajouta Lucy.
Shaun crut que son cœur allait exploser, et se demanda s'il n'allait pas hurler de joie. Ou bien alors rêvait-il ? Était-il mort et au paradis ? Clara se tourna alors vers lui, et lui tendit la main pour l'aider à se relever. En sentant la chaleur de sa main, Shaun sut qu'il ne rêvait pas. Il n'arrivait pas à la toucher dans ses rêves.
« Salut Shaun. T'as une sale tête dis donc.» dit-elle.
Posant deux doigts sur sa joue, elle lui tourna le visage pour voir le bleu laissé par le coup de poing. Shaun frissonna à ce contact.
« Faudra soigner ça. Mais on ferait surtout mieux de décamper.» dit-elle.
« Attends, tu pourrais nous dire où tu étais passée.» fit Rebecca.
« Plus tard Becca. Clara a raison nous devons partir et vite.» objecta Lucy.
Clara aida ses collègues à tout rempaqueter. Shaun avait du mal à se concentrer. Miles était enfin de retour. Mais avant qu'il ne puisse lui dire quoi que ce soit, ils devaient être en lieu sûr.
« Brrr mais il pèle dans le pays !» s'exclama la jeune femme en rencontrant la fraîcheur de la nuit.
Shaun lui tendit alors sa veste. Il rougit en rencontrant le regard surpris de la jeune femme. Il détourna la tête. Après une ultime hésitation, Clara la prit.
« Merci Shaun.»
« Hm.»
Lucy et Rebecca échangèrent un sourire. Clara enfila la veste, se demandant comment il se faisait que son propriétaire devienne prévenant tout d'un coup.
« Tiens, il sent rudement bon en tout cas.» constata-t-elle quand le parfum naturel d'Hastings lui parvint.
Ce n'était pas aussi enivrant qu'Ezio, mais c'était agréable. L'équipe fourra tout son matériel dans le van, puis quitta la villa Auditore. Shaun prit le volant.
« Alors dis-moi, où la pomme de cristal t'a-t-elle envoyée ?» questionna Rebecca.
« Dans l'Italie de la Renaissance.» révéla Clara.
Ses deux collègues féminines arrondirent les yeux.
« Et … t'as rencontré Ezio Auditore alors ?» demanda Lucy.
« Un peu oui, je lui suis carrément tombée dessus en arrivant. Comme il me connaissait déjà, il a accepté facilement que je reste avec lui. Nous avons donc passé tout notre temps à embêter les Borgia mais surtout à chercher la pomme de cristal à son époque, afin que je puisse rentrer.» expliqua Clara.
Devant, Shaun serra le volant. Elle était avec lui … exactement comme elle l'avait souhaité.
« T'as donc pu rencontrer ton ancêtre. Si je m'étais attendu à tout ce que tu as été capable de faire quand Lucy t'as amené à nous !» commenta Rebecca.
« Et moi alors ! Au fait, combien de temps suis-je restée absente ?» s'enquit Clara.
« Trois semaines.»
« Ah ? J'aurais cru que c'était plus.»
« Ouais ben c'était bien assez comme ça ! » pensa Shaun en passant une vitesse.
L'historien conduisit les filles non loin du Colisée. Ils trouvèrent un entrepôt où se cacher.
Immediatemente = tout de suite
