Et oui, voici le 24ème chapitre. Je vais trainer les choses, ce n'est pas dans ce chapitre que Damon va apprendre pour le bébé. Patience donc. Mais j'espère néanmoins que ce chapitre vous plaira.

Je répondrai à vos commentaires au prochain chapitre, maintenant je publie ce 24ème chapitre et je vais dans les bras de Morphée. Pardonnez-moi mais je suis KO.

À vos crocs les vampires, dévorez-moi ce nouveau chapitre!


Chapitre 24

Ce matin là, l'esprit de Damon Salvatore fut accaparé par son épouse à un tel point qu'il n'arriva même plus à rester concentré sur ses dossiers. En effet, depuis quelques temps, le jeune homme trouve Elena différente. Sa femme est plus épanouie et rayonnante que jamais! Elle sourit bien plus que d'ordinaire, et elle devient chaque jour un peu plus tendre envers lui, sans qu'il ne fasse quoique ce soit d'extraordinaire pour mériter un tel flot d'amour.

Elena a certes toujours été une jeune femme douce et aimante, c'est d'ailleurs une des nombreuses qualités que le jeune homme aime chez son adorable épouse. Cette tendresse qu'elle porte à autrui. Cet amour qui l'habite et dont il est le destinataire privilégié. Mais depuis cette douce, mais néanmoins surprenante, métamorphose, elle est encore plus aimante et délicate qu'auparavant. Souvent, alors qu'il travaille, elle s'invite dans son bureau, vient tranquillement s'asseoir sur ses genoux et l'embrasse. Ou parfois, à défaut de poser ses douces lèvres sur les siennes, elle cherche seulement à partager un moment d'affection en profitant d'un instant en amoureux.

Et sa beauté! Damon perd la tête en songeant oh combien son épouse s'embellie de jour en jour. Elle a prit du poids, certes, le ténébreux Salvatore ne le nie pas, cependant ses rondeurs se sont réparties sur des parties de son corps qui rendent le jeune homme complètement fou. Lorsqu'il l'observe, Damon ne voit que cette généreuse poitrine qui l'obsède jour et nuit.

D'ailleurs dans l'intimité, le jeune homme n'a pas non plus à se plaindre. Elena est tout bonnement divine! Elle l'a toujours été. Avec elle, l'acte charnel est dévorant. Elle les consume. Elle enflamme toujours plus chacun des parcelles de leurs êtres, corps et âme. Damon a dans ses bras une déesse, une femme magnifique qui se livre à lui sans retenue ni honte. Une femme épatante, capable de le surprendre et de l'entrainer dans des situations indécentes et érotiques. Il n'y paraît pas en la voyant sous ses habits de jeune femme respectable, mais Elena Salvatore n'est pas aussi sage qu'elle n'y paraît. Elle est stupéfiante. Déroutante. Leur vie de couple n'a rien de routinière, de classique ou d'ennuyante. Bien au contraire, leur intimité est pour le moins ardente! Et dernièrement, Damon la qualifierait de volcanique. Sa tendre épouse est plus fougueuse que jamais lors de leurs ébats intimes! Damon a l'impression qu'elle est inépuisable. Et lui non plus n'est jamais totalement rassasié d'elle. Elle lui apporte tellement. Elle lui donne tellement! Le jeune homme pourrait passer des heures avec elle, dans l'intimité de leur lit conjugal. La manière dont Elena gémit sous ses caresses, sa façon de répondre à ses baisers ou encore ses petites manies de toujours vouloir prendre le dessus et d'user de tous ses charmes pour le guider à son paroxysme… Cette femme est faite pour lui! Elle l'obsède nuit et jour, il en devient fou!

N'y tenant plus, le jeune homme quitta son bureau pour la rejoindre afin de passer un petit moment en tête-à-tête avec Elena. Cependant, lorsqu'il arriva, sa charmante moitié, rayonnante dans une petite robe mauve qui laissait discrètement entrevoir la naissance de sa poitrine, s'apprêtait à partir en ville avec Cordélia.

La quinquagénaire pressait la jeune femme, elle lui rappelait que leur escapade était importante. Damon supposa que son épouse et leur gouvernante projettent de faire des achats faramineux. Elena aime les belles robes et elle a une grande quantité de drogueries: des savons pour le bain, des soins pour les cheveux, d'autres pour le visage, d'autres encore pour le corps... Sans oublier qu'elle a aussi une belle petite collection de maquillages et de parfums!

Pourtant, malgré toute cette coquetterie, son épouse n'est point vénale. C'est une chose que Damon adore chez elle: Elena se pomponne, elle est toujours merveilleusement apprêtée. C'est une femme qui, incontestablement, aime prendre soin d'elle; néanmoins elle ne prête aucune attention à ce que les autres peuvent penser d'elle.

«Où allez-vous comme cela Madame Salvatore? Demanda-t-il en attirant son épouse à lui. Cordélia, laissez-nous deux minutes, s'il vous plait!

- Bien. Mais Madame Elena, laissez-moi vous rappeler que nous avons à faire en ville: je ne vous accorde pas plus de deux minutes les tourtereaux! Gronda gentiment la gouvernante.»

Les deux jeunes gens se retrouvèrent seuls, en couple. Elena craignait les questions de Damon. Elle avait peur qu'il ne l'interroge sur son escapade en ville. La jeune femme ne se sentait ni le courage de faire face aux questions de son époux, ni la force de lui mentir. Et encore moins celle de lui dire la vérité.

Comment pourra-t-elle avouer à Damon qu'elle attend un enfant? Il n'en veut pas, il a été plutôt clair sur le sujet. Et Elena ne veut pas perdre son mari. Elle l'aime bien trop son Damon, même avec ses tourments qui le hante, elle l'aime inconditionnellement. Elle ne veut surtout pas avoir à choisir entre son petit bébé qu'elle adore déjà au delà de la raison, et Damon, l'amour de sa vie.

«Tu es belle, murmura tendrement son époux en lui volant un baiser. Pourquoi dois-tu aller en ville? Ne pourrais-tu pas reporter cette escapade à demain? Cordélia pourrait comprendre, nous ne sommes mariés que depuis quelques mois, nous avons le droit à un peu d'intimité. Je n'ai pas envie de travailler. Pour être franc, je pense bien trop à toi pour réussir à me concentrer. Reste Elena. Reste avec moi et reporte cette balade à demain.

- Damon, gémit-elle entre deux baisers. Je ne peux pas. Tu as entendu Cordélia, c'est important. Je dois y aller. Mais dés que je reviens, je serais toute à toi. Je te promets que je vais faire au plus vite! À tout à l'heure Damon. Tu vas me manquer. Je t'aime mon cœur.»

La jeune femme ne laissa nullement l'occasion à Damon de discuter cette sortie. Elle l'embrassa furtivement et partit rejoindre Cordélia dans le hall d'entrée de Véritas. Si elle s'était laissée convaincre par son diabolique époux de s'enfermer dans leur chambre pour le reste de la journée, assurément elle se serait faite taper sur les doigts par la gouvernante.

Cordélia ne plaisante pas lorsqu'il s'agit de santé. Et Elena doit bien lui accorder raison sur ce point là! Déjà au vingt-et-unième siècle, une femme doit faire suivre sa grossesse par un gynécologue afin de s'assurer qu'elle et son enfant se portent bien. Alors au dix-neuvième siècle, même si la médecine n'a rien de comparable avec celle moderne et précise du futur, il est tout de même recommandé d'aller chez le médecin. Ne serait-ce que pour qu'il s'assure que le cœur du bébé bat correctement.

C'est d'ailleurs la seule chose qu'il pouvait faire. Vérifier de temps à autre si le cœur du bébé bat correctement. Et peut-être observer son tour de taille et son poids. Quoiqu'Elena restait septique. Un médecin du dix-neuvième siècle pourrait-il lui dire de faire attention à son poids. Après tout, parfois cette époque est sexiste, peut-être qu'il est considéré que pour qu'une grossesse se passe bien, il faut que la femme prenne du poids. Ce qui en réalité est complètement absurde. Elena doit prendre du poids, sans trop à prendre non plus. Elle devait d'ailleurs faire attention avec ses petites pauses gourmandes. À trop s'empiffrer de gâteaux, elle risque d'avoir du diabète gestationnel. La jeune femme n'a pas envie de mettre son bébé en danger. D'autant plus qu'au dix-neuvième siècle, les accouchements sont bien moins sécurisés que dans le futur.

Néanmoins, pour Elena, être enceinte est une bénédiction. Sa grossesse la réjouie hautement. Alors oui, médicalement parlant, elle accouchera à l'ancienne, et pour une jeune femme du vingt-et-unième siècle, habituée à la technologie, c'est un peu difficile à concevoir. Mais des milliers de femmes l'ont fait avant elle, il n'y a aucune raison pour qu'il y ait un problème. Elle est en bonne santé, jeune, et elle essaye de faire attention à ce qu'elle mange lors des repas, même si elle doit reconnaître qu'elle ne se prive pas lorsqu'elle s'offre ses petits encas sucrés à tout moment de la journée quand une envie folle de gâteaux, de fraise ou de chocolat se fait ressentir.

De plus, la brunette a un autre joker en poche: Cordélia. Sa gouvernante qui lui sert d'ange gardien, et qui, grâce à sa connaissance des plantes, saura lui prescrire tout ce dont elle aura besoin pour que sa grossesse soit idéale.

«Madame Elena, tout va bien se passer, murmura gentiment Cordélia en sentant sa patronne tendue.»

En effet, dés que la jeune femme eut mis les pieds dans la salle d'attente du docteur Fell – qui n'est autre que le beau frère d'Honoria Fell, la gérante de la boutique de vêtements de Mystic Falls –, elle changea de couleur et sembla complètement paniquée. Sa grossesse concrète devenait officielle. Tout à l'heure, en rentrant chez elle, elle ne pourrait plus faire l'autruche. Elle devra parler à son mari. Elle devra dire à Damon qu'elle est enceinte et affronter la réalité. Elle devra faire face à la colère de son époux et encaisser tout ce qu'il pourra lui reprocher. Et autant dire que connaissant Damon, elle s'attend au pire du pire!

«Bien sur, murmura-t-elle simplement. Voyons le côté positif, à ce stade de ma grossesse, plus besoin de pratiquer le test de la lapine! J'évite d'avoir la souffrance de cette pauvre petite bête sur la conscience.

- Ravie de voir que vous gardez votre sens de l'humour, rigola Cordélia. Aller madame Elena, le docteur vous attend, rentrez donc dans son cabinet vous assurer que vous et votre petit vous portez bien! Et n'oubliez pas de lui avouer que vous n'avez consulté aucun de ses confrères auparavant!»

Elena entra timidement dans le cabinet du médecin et s'installa sagement sur une chaise. La jeune femme se sentait soudainement toute timide, elle ignorait comment aborder ce qui l'amène à cette consultation. Pourtant elle devait parler de sa grossesse, lui expliquer que sa grossesse date et qu'elle n'a vue aucun médecin auparavant.

La brunette inspira donc un grand coup et formula des phrases simples et courtes. Le médecin n'allait pas la manger. En l'observant de près, Elena compara ce vieil homme rondouillard et enjoué à un gentil papy. Elle avait d'ailleurs du mal à réaliser qu'il s'agissait du frère de Thomas Fell. Elle a eut l'occasion de croiser l'époux d'Honoria et elle peut certifier que les deux frères ne se ressemblent pas. L'un est petit et enrobé alors que le second est grand et élancé. Si Elena les avait rencontré en même temps, elle aurait été à mille lieux de se douter qu'ils sont frères. Surtout avec leur différence d'âge. À vue d'œil, quinze ans doivent les séparer!

«Pourquoi ne pas avoir consulté dés que vous avez réalisé votre retard? S'enquit le médecin.

- Je n'ai pas pensé… Mon père était docteur, j'ai donc quelques notions de médecine, et je n'ai pas été très intelligente puisque j'ai pensé que ces connaissances me dispensaient de consulter un médecin, confia-t-elle, n'osant aborder ses angoisses par rapport à son époux. Je n'en suis pas fière, c'est un comportement totalement inconscient!»

Le médecin acquiesça et plaisanta de la situation en disant qu'il fallait mieux consulter un professionnel sur le tard que pas du tout.

Puis, à l'aide des informations données par la jeune femme et d'un examen de son tour de taille, le docteur Fell déduit la date de conception du bébé ainsi que le terme de la grossesse d'Elena. Et il en arriva aux mêmes conclusions que la jeune femme. Le bébé va naitre en décembre!

Ensuite, toujours avec cette bonne humeur communicative, le médecin pratiqua un examen de routine afin de s'assurer que la jeune femme est en bonne santé avant de se concentrer sur celle du bébé.

Puisque physiquement la jeune femme est en excellente forme, puisque son poids est raisonnable, il est temps de vérifier que le bébé se porte aussi bien que sa maman!

Le médecin attrapa donc son stéthoscope et écouta les battements du cœur du bébé sous le regard anxieux d'Elena qui s'imaginait alors le pire.

Une petite voix dans sa tête, la voix de la raison, lui assurait que le bébé allait bien, mais une seconde voix, plus taquine, lui murmurait les pires des scenarii.

«Ce petit se porte à merveille. Jugez-en par vous même, son cœur bat tout à fait normalement, sourit le médecin en tendant son stéthoscope à la jeune femme. Je n'ai rien à redire, votre grossesse évolue correctement. Vous et votre enfant êtes en bonne santé. Je n'ai plus qu'à vous recommandé du calme, d'éviter les efforts trop physiques, les voyages en voiture. Ayez une bonne alimentation… Je crois que je vais aller faire un rapport à Cordélia, déclara le médecin en voyant que la jeune femme ne l'écoutait pas.»

En effet, Elena avait bien plus important à faire. Elle écoutait le son mélodieux des battements du cœur de son bébé.

C'était magique. Jamais la jeune femme n'aurait cru qu'un simple stéthoscope la rapprocherait autant de son enfant. Elle qui rêvait d'une échographie afin d'avoir le son et l'image, se contentait à merveille du son. Elle pleurait même, émue de savoir et d'entendre que son bébé va bien. Elle pleurait parce que tout devenait concret et officiel. Elle pleurait parce qu'elle venait de réaliser que son enfant a prit la place la plus importante dans son cœur.

Non pas qu'elle n'aime plus Damon, non pas qu'elle l'aime moins. C'est à vrai dire tout le contraire. Elle l'aime encore plus. C'est seulement que son bébé a plus besoin d'elle que Damon. Elena redoute d'avoir un choix à faire en rentrant chez elle, et inconsciemment, en ayant entendu le cœur de son enfant battre, en comprenant peu à peu les responsabilités qu'elle a désormais, l'instinct maternel de la jeune femme a choisi pour elle. Si Damon lui pose un ultimatum, elle lui répondra avec douleur et horreur, qu'elle choisi leur enfant.

De son côté, le jeune homme s'ennuyait de la présence lumineuse de son épouse. Elle n'est partie que depuis une petite heure et elle lui manque terriblement.

Il était assis sur sa terrasse, l'air complètement décomplexé, son arrogance légendaire toujours présente dans sa posture. Il attendait le retour d'Elena, imaginant les fines lèvres de sa femme sur les siennes et leurs langues entrer dans une furieuse bagarre pour la dominance du baiser. Il l'imaginait aussi éclater de rire en l'attirant à elle dans un élan passionné, courant tous deux comme des enfants au travers de leurs couloirs afin de rejoindre leur couche et d'y batifoler.

«Il est devenu rare que nous nous retrouvions seuls dans cette maison, soupira Stefan en s'installant auprès de son frère. C'est étrange, nous ne sommes plus habitués à ce calme.

- Je suis d'accord avec toi, acquiesça le jeune homme. Elena est un véritable rayon de soleil dans cette maison. Je ne sais pas comment elle fait, elle gère tout. Elle s'occupe de la maison, des employés… Et elle trouve encore le temps de m'aider. Elle rédige les contrats et m'aide parfois avec les comptes. Il y a des jours où ses journées sont plus chargées que les miennes!»

Stefan vit des étoiles briller dans le regard de son frère. Jamais auparavant il n'avait vu Damon si heureux. D'ordinaire son frère ne montre aucune émotion, à part de la rage à l'encontre de leur père. Mais jamais il n'avait abordé une facette tendre et amoureuse. Jamais jusqu'à ce qu'il ne rencontre miss Elena.

La jeune femme l'a métamorphosé! Depuis qu'il la connaît, depuis qu'il l'a épousé, son frère est heureux et serein. Elena lui apporte l'équilibre qui lui a toujours manqué. Stefan n'est pas idiot, il a peut-être le cœur brisé, mais il doit bien reconnaître qu'Elena est parfaite pour Damon.

«Je suis ravi que tu aies trouvé le bonheur, sourit le cadet des deux frères. Tu le mérites.»

Le jeune homme s'apprêtait à quitter la terrasse afin d'éviter que leur conversation ne devienne trop lourde en se dirigeant vers «l'incident» qui aurait pu créer des tensions fraternelles, lorsque Damon le héla.

Depuis ce fameux jour où l'ainé est allée voir son cadet à Groove Hill en lui avant qu'il savait ce qu'il ressentait pour Elena, Stefan ne sait plus trop comment se comporter envers Damon. Il craint que son frère n'ait pas totalement oublié «l'incident» et qu'il lui en garde rancune. Ainsi il garde toujours une certaine retenue avec Damon et leurs conversations ne sont plus aussi complices. Une gêne qu'il a installé lui même paralyse leur complicité fraternelle.

«Ne sois pas si… tendu en ma présence. Je t'en ai voulu, je le reconnais. Mais c'est fini. Nous avons clarifié les choses à Groove Hill, la page est tournée. Tu respectes ma femme, tu respectes mon mariage. Et tu es mon frère. Je ne t'en veux plus à propos d'Elena, clarifia l'ainé. Cependant, je m'inquiète pour toi. Stefan, je ne suis pas idiot, ni insensible, tu souffres. Elena est une femme… Ce n'est pas le genre de femme qu'un homme peut oublier facilement, il faut le reconnaître. Et tu n'avais jamais montré ce genre d'intérêt auparavant. Écoute, tu devrais songer à aller de l'avant. Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais… Tu es mon petit-frère et je veux que tu sois heureux. Sort un peu de cette maison. Tu as seize ans, amuse toi. Je ne te demande pas d'entretenir une relation sérieuse, je ne te demande pas de courtiser, mais vie un peu frérot!

- Damon je suis heureux, lui assura Stefan, un peu moqueur.»

Quelque part, la clarification de Damon a brisé la glace qui les séparait. Stefan se sentait de nouveau à l'aise avec son grand-frère. Pour preuve, tous les deux ne tardèrent pas à rigoler, l'ainé décrivant à son cadet les moindres détails de son séjour à travers le Nord du pays.

«Ce projet de voitures à l'air intéressant, souligna Stefan. Enfin je n'y connais pas grand chose dans ce domaine, mais de ce que tu m'en décris, cela semble prometteur et moderne. Ce projet te ressemble Damon. J'espère que ces voitures connaitront le succès!

- Je pense que oui. Gary, mon associé, l'architecte qui les a dessiné, y croit tout autant. Et Elena et Elisabeth, la femme de Gary, ont toutes deux adoré les plans et la présentation!»

Les deux frères continuèrent de parler de la prochaine production et commercialisation de ces fameux véhicules révolutionnaires. Stefan sembla très intéressé par le travail de son ainé, bien qu'il comprit peu de chose au langage technique des affaires. Mais il comprit la visée du projet: améliorer les moyens de locomotions des américains et leur offrir plus de confort que dans les carrioles actuellement en circulation.

De leur côté, Elena et Cordélia discutaient tranquillement dans le square de la ville. La jeune femme se remettait peu à peu de ses émotions. Un sourire s'était installé sur ses lèvres et elle ne cessait de parler de son bébé. Cependant, lorsque la gouvernante lui proposa en toute innocence de rentrer à Véritas, la mine joyeuse de la brunette se décomposa et Elena se mit à pleurer à chaudes larmes.

«Damon ne voudra jamais du bébé, sanglota-t-elle. Il m'a dit clairement qu'il ne veut pas d'enfants. Il m'a fait promettre… mais le bébé est là, il est dans mon ventre et je l'aime. Je vais perdre Damon. Je ne peux pas lui dire pour le bébé!

- Oh, soupira Cordélia. Calmez-vous Madame Elena. Je suis certaine que monsieur Damon va revoir ses positions. Parfois ce jeune homme est compliqué, mais il vous adore. Il va aimer ce bébé. Calmez-vous, reprenez vos esprits et… il va bien falloir le lui dire ma chère, cet enfant est aussi le sien. Et votre grossesse est visible. Je sais que vous subissez une grande pression, mais dites-vous tout va bien se passer, tenta de la rassurer la gouvernante.

- Non, pleura la jeune femme. Damon m'avait fait promettre… Je ne lui ai pas dit, mais il croit que j'ai accepté. Alors lui dire que je suis enceinte…»

Cordélia tenta vraiment de rassurer sa patronne et de l'apaiser, mais visiblement elle se montrait maladroite. Madame Elena pleurait sans que rien ne l'arrête.

La gouvernante s'en voulait. Elle connaissait suffisamment monsieur Damon pour savoir qu'il est rongé par les drames de son passé. Elle aurait dû se douter que le sujet «bébé» est un sujet douloureux pour lui. Elle aurait dû comprendre qu'il est toujours hanté par le décès de sa maman et de sa petite-sœur.

Cependant Cordélia le connaît, il est certain que c'est un homme au caractère difficile, c'est un homme tourmenté, mais ce n'est point un mauvais bougre. Il ne ferra pas souffrir son épouse et s'attachera à leur enfant. Il ne peut pas en être autrement. Si jamais le jeune homme se montrait difficile, il va y avoir des larmes à Véritas. Madame Elena est déjà dans un état catastrophique rien qu'à l'idée d'annoncer la nouvelle à monsieur Damon, si celui venait à la prendre mal, à cette allure là, la jeune femme se ruinerait la santé.


Note de l'auteure:

Premièrement, petite séance d'explications. Elena dit à un moment: «Voyons le côté positif, à ce stade de ma grossesse, plus besoin de pratiquer le test de la lapine! J'évite d'avoir la souffrance de cette pauvre petite bête sur la conscience.».

Le test de la lapine (aussi connu sous le nom de test de Friedman), était un moyen utilisé afin de savoir si une femme était enceinte. D'ailleurs il était encore pratiqué il y a une cinquantaine d'années. Et autant vous prévenir, ce test n'a rien de glamour et d'humain vis-à-vis des animaux! En effet, le médecin injectait un échantillon d'urine de la femme présumée enceinte dans l'ovaire d'une lapine, dont l'appareil génital était ensuite passé à la loupe quelques jours après l'intervention. Si la lapine ovulait dans les trois jours suivant l'injection, la femme était déclarée enceinte. Néanmoins, les médecins ne tuaient pas les lapines, ils les recousaient et apparemment ils les réutilisaient pour les prochains tests.

Voilà pour la petite histoire, désolée pour ces explications techniques et repoussantes, mais il fallait bien que j'explique la référence.

Sinon, revenons à des moutons plus joyeux, ce chapitre vous a-t-il plu? Que pensez-vous de Damon obsédé par Elena? Du passage Delena? De l'état d'esprit d'Elena? Que pensez-vous aussi de Cordélia? De son comportement envers Elena? De la scène finale Cordélia/Elena avec les aveux d'Elena? Que pensez-vous aussi de la relation Damon/Stefan? De leur scène?

Comme toujours, j'attends vos avis et vos théories avec impatience.

Bises & à bientôt.

Amandine.