Mauvaise nouvelle... Chapitre moins joyeux, un personnage refait son apparition dans ce chapitre.

Virginie: Ravie que le chapitre t'ait plu. J'espère qu'il en sera de même pour celui-ci. Bises.

Valrus: Je suis contente que le chapitre t'ait plu. Merci pour ton soutien. Mon souci au poignet n'est pas grave, mais c'est douloureux et le rétablissement est long. C'est énervant! Mais bon, je fais avec, je n'ai pas le choix. Pour en revenir à l'histoire, j'espère que ce 30ème chapitre te plaira. Bises & à bientôt.

Pims10: Je suis ravie que l'histoire te plaise. J'ai voulu quelque chose d'un peu atypique, apparemment le pari est réussi. Damon humain n'a pas encore vécu le chapitre Katherine, il n'est pas encore en froid avec son frère. Il a un passé douloureux, mais il n'a pas encore le vécu du vampire, d'où le fait qu'il est quand même moins sombre que le Damon du futur. Quand à Elena, elle attend un seul bébé, c'est déjà pas mal. J'espère que la suite te plaira autant que les précédents chapitres. Bises & à bientôt.

Aurely18: Très touchée par l'enthousiasme dont tu fais preuve envers mon histoire. J'espère que ça continuera sur cette voie. Oui, les chapitres arrivent au ralentis, j'en sous vraiment désolée, je tape autant que je peux, mais à un moment, ça bloque. Je me soigne, mais c'est long. Du coup, je suis un peu comme la tortue de lièvre et la tortue. J'arriverai à franchir la ligne d'arrivée, doucement mais surement. À très bientôt j'espère. Bises.

Ketty: Heureuse que mon histoire te plaise autant & merci pour tes encouragements. J'espère que la suite ne te décevra pas. Bises & à bientôt.

Aller, je vous abandonne à ce chapitre, en espérant qu'il vous plaira. Bonne lecture.


Chapitre 30

Le temps s'écoulait lentement au vingt-et-unième siècle. Tous les amis d'Elena attendaient avec grande impatience mai 2015, afin de pouvoir la ramener auprès d'eux. Aucun ne quittait la demeure des Salvatore, qui se modifiait de jour en jour, à cause de actes d'Elena.

Un matin, la bande d'amis constata que le jardin était différent de la veille, bien plus fleurit, plus gai, et à l'autre bout de la propriété, la magistrale demeure principale, brulée dans les années cinquante, se dessinait à l'horizon, attirant leur intérêt. Alors, la bande d'amis s'y rendit et ils découvrirent, médusés, cette maison dans laquelle les deux vampires ont grandit.

Mais jusque là, aucun autre changement n'était apparu, excepté peut-être dans l'histoire de la famille Salvatore, puisqu'il semblait que les biens possédés hier par le père de Stefan et Damon, appartenaient désormais aux deux frères. Cependant, rien d'autre n'apparaît dans les archives de Mystic Falls. Le clan Salvatore reste encore bien mystérieux, et Ric a eu beau faire des recherches pour savoir comment se passe la cohabitation entre les deux frères et Elena, le nom de la jeune femme n'apparaît dans aucun document de l'époque. Rien d'étonnant dans le sens où les archives de la ville sont vastes. Sans oublier que les familles fondatrices ont pour habitude d'en dissimuler certaines à leurs concitoyens.

«Elena est seulement discrète, tempéra le professeur d'Histoire, face à Jeremy, une nouvelle fois inquiet. Ce n'est pas dans son tempérament de se mettre en avant. Qui plus est, elle doit être perdue, dans une époque qu'elle ne connaît qu'à travers des livres d'Histoire. Avec Damon, qui lui a, semble-t-il, ne lui a pas facilité les choses, à son arrivée. Ta sœur va bien, elle sait s'occuper d'elle.»

Comme coutume désormais, le cadet des Gilbert, s'inquiète de l'absence de courriers intemporels venant de sa sœur. Et le fait que son tuteur ne trouve aucun renseignement concernant la jeune femme, l'angoisse encore plus.

Il avait reçu trois lettres de sa sœur. La première lui expliquait qu'elle venait de voyager dans le temps, et qu'elle s'apprêtait à être hébergée par les Salvatore. La seconde trahissait son inquiétude de demeurer pour toujours dans ce siècle où son sosie maléfique ne tarderait pas à passer les portes de Mystic Falls. Dans ce courrier, elle expliquait aussi, à l'intention de Bonnie et Caroline, le malaise qu'elle ressentait en présence de Giuseppe Salvatore, et la haine que Damon semblait lui porter, sans aucune raison apparente. Puis, arriva le dernier courrier. Une lettre résignée. Elena semblait s'adapter à sa vie et demandait à Jeremy d'avancer dans la sienne. Elle ne donnait que peu de renseignements la concernant, le jeune Gilbert cru comprendre qu'elle allait bien, cette troisième lettre ne tournait pas autour d'elle, mais plutôt autour de ceux qu'elle a laissé derrière elle. Pour Jeremy, ce texte sonnait comme un au revoir et il craignait qu'il ne s'agisse du dernier message de sa sœur.

Alors, chaque jour, il guettait la boite métallique, prêt à bondir sur le moindre morceau de papier qu'il pourrait y découvrir. Mais comme chaque jour, il n'y avait rien et Jeremy continuait d'espérer que sa sœur lui écrirait de nouveau. Il savait qu'un matin, en se réveillant, il trouverait un nouveau message venant de sa sœur. Parce qu'il s'agit d'Elena et qu'elle ne l'abandonnerait jamais.

Le calme avait regagné Véritas depuis l'épisode des cauchemars de Stefan. Aujourd'hui, le jeune homme ne faisait plus de cauchemars, mais il souhaitait à tout prix voir son parâtre derrière les barreaux et en trépignait même d'impatience.

La loi actuelle ne pouvait condamner la cruauté dont le vieil homme envers son épouse, mais elle punissait ceux qui ne remboursaient pas leurs dettes et spoliait les héritages d'autrui. Ainsi avec les preuves apportées par Damon, ses avocats ont pu demander à un juge de lancer un mandat d'arrêt à l'encontre du vieux bourreau. Malheureusement, avec la guerre, le mandat n'était valable qu'en Virginie, et il faudrait attendre le retour du vieux à Mystic Falls pour le voir menotter et emmener en prison. Et ce jour là, Stefan souhaitait de tout son cœur être présent pour témoigner à son parâtre toute la haine qu'il lui portait désormais.

Comme son frère, Damon désirait plus que tout voir Giuseppe en prison. Peut-être même plus. Mais il n'en développait pas une obsession. Le jeune homme n'était peut-être pas d'une nature patiente, mais il a toujours été extrêmement malin. Il savait que son parâtre reviendra tôt ou tard à Mystic Falls, où il s'imaginait être encore une personne respectable et respectée. Alors Damon ne se faisait aucun souci sur l'arrestation du vieil homme. Il se montrait calme et gardait en tête ses priorités.

Son épouse et leur bébé, en occurrence. Elena approchait de son terme. Dans quelques semaines elle donnera naissance à leur enfant: elle avait besoin de pouvoir s'appuyer sur lui. Damon s'en voulait suffisamment de tout le mal qu'il lui a fait lorsqu'elle lui a annoncé sa grossesse. Depuis, il s'efforçait de lui faciliter la vie, en la choyant, même lorsqu'il se trouvait d'humeur maussade, il faisait des efforts. Pour Elena, afin qu'elle puisse se reposer aisément et ne pas entraver le bon déroulement sa grossesse. Rien ne devait lui arriver, ni à elle, ni au bébé. Désormais le jeune homme s'y était bien trop attaché, ce serait trop difficile et trop cruel de le perdre, et Damon se haïrait à jamais si un tel drame se produisait.

«Hey, tu devrais dormir à ces heures-ci, murmura Elena qui venait d'ouvrir les yeux.»

Le jeune homme était assis dans leur couche, se contentant de la contempler amoureusement, veiller par une seule et unique bougie, déposé sur la table de chevet, situé à la droite du lit conjugal.

«Je pourrais te retourner le constat, souligna-t-il en déposant l'embrassant tendrement. Il est trois heures Elena! Est-ce le bébé qui…

- Il est calme. Pour une fois, bébé Salvatore est calme. Mais j'ai faim, déclara son épouse.»

Mais alors que jeune homme s'apprêtait à descendre dans la cuisine pour lui ramener de quoi contenter son appétit, la jeune femme le retint, et lui fit comprendre qu'elle comptait se débrouiller seule. Elle préférait qu'il ne s'endorme. Aux vues des traits tirés du jeune homme, elle avait compris qu'il n'avait pas fermé l'œil, ou peu. Et puis elle ne voulait pas se sentir assistée. Elena était enceinte mais elle ne se considérait nullement impotente. Rien ne l'empêchait d'attraper une assiette dans un placard, un cuillère et un couteau dans un tiroir, et se couper une part de tarte.

Et comme Damon détestait l'agacer, elle obtint le dernier mot. Elena se débrouilla par elle-même. Elle se servit elle-même sa part de gâteau, et alors qu'elle s'apprêtait à se préparer une carafe d'eau pour la monter à l'étage, elle entendit un énorme bruit provenant du salon, pourtant inanimé. Cordélia devait être dans sa chambre, endormie depuis plusieurs heures. Stefan, comme souvent, s'était assoupie dans la bibliothèque, devant un livre de médecine. Et Damon l'attendait patiemment à l'étage. Par déduction, il ne restait plus qu'elle debout, seule âme vivante errant au rez-de-chaussée de Véritas, alors, Elena, un brin paniquée, attrapa un des plus longs et incisifs couteaux de la cuisine, pour se protéger, si jamais elle se retrouvait confronter à un cambrioleur. Car elle en était persuadée maintenant, quelqu'un venait de pénétrer dans la maison. Des pas bruyants ont remplacé ceux de la vitre fracturée. Et cette certitude paralysa Elena, encore plus lorsqu'elle entendit une voix froide, jurer à l'encontre de Damon. Et cette voix pleine de dureté, voir de méchanceté, la jeune femme la reconnut immédiatement. Il s'agissait du vieux Salvatore, qui semblait de retour à Mystic Falls, plus énervé que jamais.

Elena savait qu'elle devait partir immédiatement, mais la peur la gagnait peu à peu, et elle se retrouva incapable de bouger. Pourtant elle savait que si la malchance l'accompagnait, le vieux viendrait faire un tour dans la cuisine et il la découvrirait enceinte. Et elle connaissait suffisamment tout le mal qu'il a causé pour se savoir en grand danger. Elle et son bébé, qu'elle devait à tout prix protéger. Elle savait que le seul moyen d'y parvenir était de regagner l'étage, où elle retrouverait son mari dans les bras duquel elle ne risquera plus rien.

Malheureusement la peur la paralysait complètement. Sa raison lui criait de prendre l'escalier du personnel pour retrouver Damon, mais son corps en était incapable. Ses jambes flageolaient et son cœur battait vraiment très vite, la jeune femme eut l'impression d'être au bord de la syncope. Même son bébé s'agitait plus que d'ordinaire. Elena baissa la tête et observa anxieusement son énorme ventre. Il était tellement gros, qu'il la paralyserait pour courir si jamais la peur cesse deux secondes et que son cerveau se rappelle que son corps est capable de se mouvoir.

Mais pour l'instant, tout ce dont elle était capable fut de trembler et de pleurer d'angoisse. Elena se sentait plus que vulnérable. Elle savait que si la malchance l'accompagnait, le vieux aurait l'idée de venir dans la cuisine, et il la découvrirait enceinte. Et dés lors, elle ne donnait pas cher de sa peau! Ce vieil homme était ignoble, il n'aurait aucun scrupule à la battre à mort. Et son bébé, son bébé qu'elle devait protéger, son bébé qu'elle a promis à Damon de protéger et de mettre au monde en bonne santé… Le pire lui arriverait à lui aussi.

Et rien qu'à cette idée, Elena paniqua encore plus. Sa respiration devient difficile, et très vite, la tête lui tourna et lorsqu'Elena voulut s'asseoir afin de reprendre ses esprits, elle cassa une assiette. Inévitablement, s'en suivie une crise de panique pour la jeune femme, et la venue de son cauchemar vivant, alerté par le bruit de vaisselles brisées émanant de la cuisine.

Elena resserra encore plus son emprise sur son couteau lorsqu'elle croisa le regard surpris et haineux du vieil homme. Dans un premier temps celui-ci ne bougea pas. Tout son corps dégageait une rage folle, mais il semblait que son esprit soit entrain d'analyser la situation, et lorsqu'il sembla avoir assimilé que la jeune femme se trouvait enceinte jusqu'aux eaux, il prit enfin la parole sur un ton autoritaire, qui glaça la jeune femme sur place:

«Lequel des deux? Lequel de mes deux bons à rien de fils vous à toucher? Gronda-t-il hors de lui, en brisant des chaises et de la vaisselles. Depuis que je vous ai ouvert la porte de ma maison, mes fils ne m'écoutent plus, miss Gilbert. Je pensais que Stefan subissait la mauvaise influence de son idiot de frère, mais il semblerait que la mauvaise graine soit la trainée que nous hébergions. J'aurais du comprendre lorsque Stefan a commencé à se rebeller, ou bien lorsque cet idiot de Damon s'est interposé lorsque j'allais vous corriger, petite salope! Il semblerait que votre appartenance à une famille convenable ne vous ait pas retenu de vous comporter en fille de joie. Alors maintenant, dites moi pour lequel de mes fils vous avez écarter les cuisses comme la trainée que vous êtes?»

Quelque chose d'inhumain se dégageait du vieil homme, et Elena en fut pétrifiée d'horreur. Elle voulait fuir, elle devait courir se réfugier à l'étage, mais tout son corps tremblait grandement et la tête lui tournait encore plus qu'auparavant. C'était comme si la jeune femme sentait toutes ses forces la quitter à mesure que le monstre à l'autre bout de la pièce s'approchait d'elle.

Elle était sans défense. Comme un agneau face à un loup, comme une petite souris face à serpent. Elle était la proie, vulnérable et sans défense, face à son prédateur, sans pitié. Le seul réflexe qu'elle eut, fut de crier lorsque le vieil homme leva la main sur elle. Puis, dans une rage désormais incontrôlable, il la tira par les cheveux pour la projeter contre le mur, en lui jurant qu'elle et son bébé vivaient leur dernier moment. Il hurlait que jamais une trainée n'apporterait la honte sur le patronyme des Salvatore en mettant au monde le batard – il en était certain –, d'un de ses fils.

Elena, recroquevillée parterre, contre un mur, se retrouva à supplier son bourreau de l'épargner. Malheureusement, le vieux Salvatore était un homme sadique, qui, pour toute réponse, lui rappela que ce ne serait pas la première fois qu'une femme et un enfant meurent dans cette maison.

Fort heureusement pour la jeune femme, les hurlements de Giuseppe, le bruit des meubles et de la porcelaine brisée, ainsi que les cries de détresses d'Elena ont alerté toute la propriété, et comme toujours, les frères Salvatore ont volé à son secours. Damon en tête.

Lorsqu'il a vu son père, ou plutôt l'homme qui a toujours prétendu tenir ce rôle, battre sa femme, son sang n'a fait qu'un tour, et il s'est jeté sur lui. Il l'a frappé, sans s'arrêter, lui assenant coup sur coup. Le visage du vieil homme était déjà tuméfié, et vu son incapacité à se servir de sa main droite, il était presque certain que le jeune homme le lui avait casé.

Damon, bagarreur de nature, a toujours eut le dessus sur ses adversaires. Depuis toujours, il savait quel coup assener, quand et comment. Chez lui, c'était comme une seconde nature.

Non, le plus surprenant dans cette bagarre fut lorsque Stefan entra en jeu. Si son ainé frappait en colère, dans le but de faire mal, le plus jeune des deux frères était devenu un autre homme en voyant son père, et il sembla prêt à le tuer. Il serrait de toutes ses forces le cou du vieil homme, cherchant à voir la vie le quitter. Par vengeance. Parce qu'il lui a pris sa mère et sa sœur.

Heureusement que Cordélia intervint. La gouvernante, tenant fermement un fusil à la main afin de maintenir Giuseppe Salvatore calme, servit aux deux frères un discours tout en douceur, en opposition à la force et à la détermination qui émanait d'elle. Et elle sembla trouver les mots pour calmer ses protégés. Damon se concentra sur la personne qui comptait le plus pour elle, son épouse, alors que Stefan acquiesça aux propos de la quinquagénaire en souhaitant à son père un bon séjour en prison. Puis, il s'empara de l'arme tenue par Cordélia et ordonna à l'un des employés, venu en groupe voir ce qui se passait en plein milieu de la nuit dans la maison des patrons, d'aller chercher le sheriff et le médecin, pour Elena, qui semblait mal en point.

La jeune femme avait mal à la tête, mais ce n'était rien en comparaison des douleurs abdominales qu'elle ressentait. Des contractions. Elle avait des contractions à huit mois de grossesse! Du coup, elle paniquait et suppliait Cordélia de trouver un moyen pour protéger son bébé, alors que son mari se décomposait sur place, incapable de ne plus faire l'amalgame entre ce qui s'est passé par le passé dans cette maison et ce qui arrivait à son épouse.

La gouvernante tentait bien de les rassurer, l'un et l'autre, elle donna à la jeune femme des plante et comptait d'ailleurs sur son jeune protégé pour apaiser la brunette, mais les railleries de Guiseppe, pourtant sous la menace ferme d'un Stefan sérieux avec son arme à la main, ne firent qu'accroitre leur angoisse.

Le destin du vieux était peut-être scellé, il le savait, mais il s'exaltait à l'idée qu'il avait peut-être apporté de nouveau le malheur de cette maison qui n'était désormais plus sienne. D'ailleurs il le souhaitait de tout son être. Il désirait plus que tout que cet enfant meure, seulement pour avoir la certitude que ce fils qu'il n'a jamais aimé, souffre pour le restant de ses jours.

«Taisez-vous! Lui ordonna fermement Stefan.»

Puis, le jeune homme se rapprocha de son père, et s'adressa à lui dans un murmure, afin de s'assurer que ses paroles à venir resteront bien entre eux, et rien qu'entre eux deux.

«S'il arrive quoi que ce soit à ce bébé ou à Elena, je me servirais de cette arme, le menaça-t-il sérieusement. Je ne vous tuerais pas, je m'arrangerais seulement pour viser de manière à vous priver d'une jambe, d'un bras, des deux… Je ne sais pas encore quel sera mon choix exact. Mais qu'importe père, ayez l'assurance que je n'hésiterai pas à tirer.»

Elena, de son côté, se trouvait dans un état second, totalement traumatiser. Elle souffrait et angoissait pour son bébé. Elle paniquait totalement, bien consciente que s'il arrivait le pire à son enfant, elle ne perdrait pas seulement ce petit être qui comptait plus que tout pour elle, mais son mari s'éloignerait d'elle pour s'enfermer dans la douleur. Et elle aurait beau tout faire pour ramener Damon auprès d'elle, toutes ses manœuvres seront vaines. Il serait incapable de se remettre de la perte de leur bébé.

Il avait déjà bien du mal à gérer une telle situation. Il restait auprès d'elle, la regardant totalement apeuré, et serrait les poings de rage, en jetant des regards haineux à son père. Il luttait contre lui-même afin de ne pas tuer cet homme, qui a passé toute sa vie à semer le malheur sur son chemin.

«Damon, mon garçon, il faut vous reprendre, murmura tendrement Cordélia. Vous devez calmer madame Elena. Il faut vraiment que ses contractions cessent! Les plantes ne font aucun effet, votre épouse est trop anxieuse. Vous devez l'apaiser!»

Et cette fois ci, le discours de la gouvernante sembla porter ses fruits puisque Damon prit sur lui. Il ordonna à son frère de sortir le vieux de la pièce, puis força son épouse à le regarder droit dans les yeux avant de la prendre dans ses bras et de lui murmurer que tout irait bien. Il l'aida à retrouver une certaine sérénité, et lorsque le médecin arriva, les contractions ne subsistaient plus depuis quelques minutes déjà.

«Le bébé va bien, déclara le docteur Fell sur un ton rassurant, avant de parler en privé à Damon et Cordélia. Les contractions étaient probablement dues à la panique causée par ce qui vient de se passer. Néanmoins, suite à l'apparition de ces contractions, je recommande un repos total, le moins de stress possible pour madame, et je viendrais régulièrement l'examiner, par principe de précaution.

- Bien, nous nous assurons que madame Elena se repose, assura fermement la gouvernante. Ce qui m'inquiète docteur, ce sont les maux de tête de madame, manifestés suite aux coups qu'elle a subi.

- Oui. À ce sujet, il faudrait qu'elle reste éveillée durant les prochaines vingt-quatre heures. Je ne l'ai pas sédaté, entre autre, pour cette raison. Il faut vous assurer qu'elle ne s'endorme pas afin qu'elle ne perde pas connaissance.»

Damon écoutait le médecin, sans rien dire, cependant il s'inquiétait. D'une part pour la santé d'Elena et celle de leur bébé, d'autre part, à cause de toutes ces recommandations. Son épouse devait se reposer, elle ne tiendrait jamais vingt-quatre heures éveillée et serait encore moins capable de rester un mois au repos complet. Elle voudra se lever, prendre son petit déjeuner au rez-de-chaussée, s'assurer que tout tourne rond à Véritas, continuer ses activités quotidiennes. Et puis, Noël approche, le mois prochain, il faudra décorer la maison, et à coup sur, Elena allait se transformer en petit sergent, et Damon ne pourra point la calmer.

Le mois à venir s'annonçait mouvementé. Sous haute tension.


Note de l'auteure: Alors, ce chapitre vous a-t-il plu? Que pensez-vous de l'inquiétude de Jeremy, au vingt-et-uniième siècle, au sujet d'Elena? Du retour de Giuseppe? De la violence dont il fait preuve envers Elena? De l'intervention des deux frères? De Cordélia, avec son fusil? De sa manière de toujours protéger les deux frères? De l'état d'Elena?

Comme toujours, j'attends vos avis et vos théories avec impatience.

Bises & à bientôt.

Amandine.