Disclaimer : Bella Swan & Edward Cullen appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire m'appartient.


Je me réveille au son de mon alarme et me tourne dans mon lit dans l'espoir que cela fera taire le son horrible. Malheureusement, l'ignorance ne marche jamais avec ces choses-là. Je condamne la machine au silence et regarde l'heure. Il est 10 h 30. Soit l'heure de me lever, de me préparer en vitesse et de partir à la fac. Je ferme les yeux un instant et, quand je les rouvre, je me rappelle que j'ai rendez-vous avec Edward à 16 heures. Je me sens frémir d'excitation à l'idée de le revoir.

J'espère que nous pourrons être amis, à défaut de plus. Je ne veux pas démarrer de relation alors que je suis encore avec Mike, cela ne me semble pas juste. Enfin je dis ça…Mais au final je me fais sans doute des idées pour rien. J'envisage une possible relation avec Edward alors qu'il n'est sans doute pas intéressé par une relation avec moi. Il est magnifique et ressemble beaucoup trop au mec parfait. Pourtant, il m'a proposé un rendez-vous. Il veut peut-être une relation purement sexuelle ? D'un côté, ça m'arrangerait. Pas besoin de dire quoi que ce soit à Mike tout de suite, et tous les avantages de fréquenter ce mec beau comme un dieu. Et vu son charisme et la confiance en soi qu'il dégage, il doit être très bon au lit. Peut-être même assez pour me permettre de connaître enfin la joie des orgasmes dont tout le monde parle… Je balaye mes pensées en rougissant. Je me surestime beaucoup trop en ce moment. Pourquoi voudrait-il de moi comme plan cul alors qu'il a sans doute tout les mannequins de la Fashion Week à ces pieds ?

Je réprime un grognement et descends pour prendre un verre de jus d'orange. Rose est dans le canapé, visiblement au téléphone avec un garçon. Maintenant complètement réveillée, je prête attention à sa conversation afin de définir à qui peut appartenir la voix grave qui s'échappe du combiné. "Qu'est ce que je porte pour dormir ? Quel question Emmett…" elle rajoute un petit rire sensuel à la fin de sa tirade. Elle a un jogging gris et un débardeur blanc, comme d'habitude. Son pyjama a toujours été décontracté, mais elle le porte à merveille. Si je mettais ça, je ressemblerais à E.T. Ou à une benne à ordure, je ne sais pas. "Rien du tout." Elle rajoute après un petit silence d'un air faussement timide. Je me mets devant elle et fais semblant de me faire vomir. Elle rigole silencieusement.

Rose a toujours été une fan du téléphone rose. Ce n'est pas la première fois que je la surprends en train d'appeler une de ses conquêtes dans le salon. Ça ne nous gêne pas du tout, nous sommes habituées et ça peut même être marrant. Surtout quand elle appelle des mecs bizarres, comme ce fétichiste du nombril. Je dois encore avoir la conversation enregistrée sur mon téléphone d'ailleurs. Même si Rosalie ne l'a jamais dit, je sais que c'est aussi son moyen tordu de nous présenter le mec qu'elle fréquente. Elle mets toujours la conversation en haut parleur et comme ça nous lui indiquons ce que nous pensons du mec après. C'est un rituel de passage et c'est ce qui décide de la suite de la relation.

Je suis surprise qu'elle fasse passer l'épreuve à Emmett si tôt. Ça ne fait que quatre jours qu'ils se connaissent. C'est un signe qu'elle a eu un très bon feeling avec lui, ce qui est positif. D'habitude Rose ne s'implique pas totalement dans ses relations avant le premier ou le deuxième mois, par peur qu'il ne lui arrive la même chose qu'avec Royce. C'était son petit ami quand elle avait dix-sept ans. Il était plus vieux qu'elle et marié. Elle ne le savait pas, bien entendu. Ils étaient sortis ensemble pendant six mois, jusqu'à ce qu'elle découvre qu'il avait une femme et qu'il parte comme un lâche. Nous ne l'avons jamais revu, et c'est tant mieux. J'ai longtemps eu le projet de lui crever les yeux, et il est fort possible que cette machination revienne au goût du jour si il réapparaissait.

Je quitte la pièce le plus silencieusement possible, me lave, m'habille et pars à la fac. Jacob s'assoit de nouveau à côté de moi. Je suis surprise que ce soit la deuxième fois de suite, normalement il s'assoit à côté du groupe. J'imagine qu'il s'est disputé avec eux. "Dis donc Bells, t'es stressée ou quoi ? Ça fait dix minutes que tu tente de fracasser ce pauvre stylo sur ta table", il me lance avec un regard joueur. "Non, non, je m'ennuie juste". Ma réponse fut immédiatement démentie par mes joues que je sentis s'embraser. Ce n'était pas totalement faux : le cours me paraissait dix fois plus long que d'habitude. Seulement, ce n'était pas à cause de mon prof mais plutôt parce que je n'arrêtai pas de penser à Edward. J'avais vraiment envie d'être déjà au Crazy Earl pour pouvoir me perdre de nouveau dans ses yeux verts abyssales.

Je suis certaine que ce n'est pas sain de fantasmer autant sur quelqu'un. "Surtout quand tu es en couple, Bella !" rajoute ma conscience. Je lève les yeux au ciel et ignore cette pensée. J'ai toujours refusé la notion même d'infidélité. Pour moi, tromper quelqu'un c'est faire quelque chose de sale, de mauvais, de purement méchant même. Mais ces derniers temps, je me suis retrouvée à penser que ça pouvait être bien pour moi, et peut-être même pour mon couple.

Après un cours qui me semble durer une éternité, je m'arrête à un Starbucks pour prendre un cappucino et repars vers le Crazy Earl. Je caresse l'idée de m'arrêter à la librairie pour aider mes collègues, mais un coup d'oeil vers ma montre m'en dissuade. Je n'ai que 5 minutes devant moi. De plus, je n'ai pas trop envie de croiser Jasper. Une bataille par jour, c'est bien assez.

J'entre dans le Crazy Earl et me laisse happer par l'atmosphère du lieu. Découvrir un nouvel endroit est un de mes passe-temps favoris. Les murs sont en briques mais le mobilier est très moderne, ce qui crée un contraste agréable. Les tables sont en verre et je frissonne d'anxiété à l'idée de les casser maladroitement. Je passe devant le bar où un serveur prends les commandes d'une file de personne. Je ne savais pas qu'autant de monde mangeait ici. J'ai toujours pensé que c'était un petit restaurant pas très populaire. Visiblement, je m'étais trompée. J'avance de quelques pas, noyée sous la nervosité et j'aperçois enfin les cheveux cuivrés d'Edward. Il passe sa main dedans et je l'admire quelques secondes. Il est en train de feuilleter un magasine, une tasse de café posé sur la table et ses sourcils froncés comme si il essayait de comprendre quelques chose. Je m'approche de lui timidement et ses yeux se lève, cherchant les miens, comme si il avait sentit que j'étais près de lui, comme si il sentait la force de l'attirance qui me pousse à me rapprocher de son corps, la même pulsion que celle qui m'a convaincu de venir ici.

Il se lève et me prends par la taille, m'attirant à lui pour me faire la bise. Il s'écarte ensuite de moi pour prendre ses affaires et va au bar avant de revenir vers moi. Il me tends sa main et m'emmène vers le fond de la salle. Là, cachée par un rideau noir épais, je vois la porte d'un ascenseur. J'y entre et il me suit avant d'appuyer sur quelques touches qui font démarrer la machine. Je sens l'habituelle sensation dans mon estomac qui m'indique que nous sommes entrain de monter. Où m'emmène t-il ? J'ai comme le sentiment que ça va me plaire. Je suis surprise de m'apercevoir que je n'ai pas une once de peur en moi. Pourtant, il me semble que ce serait normal. C'est la première fois que nous nous voyons seul à seul et il m'emmène vers un endroit peu fréquenté. Mais non, l'accélération de mon rythme cardiaque n'est dû qu'à sa présence. J'ai l'impression que nous sommes reliés par un fil invisible. Je le sens se rapprocher avant de le voir. Son bras touche le mien et mon corps brûle comme le soleil. Les portes de l'ascenseur s'ouvre et je débarque dans une autre galaxie.

Nous sommes sur la terrasse du Crazy Earl. Nous avons vue sur les toits de la ville et nous sommes entourés de plantes vertes qui grimpent sur les murs et sont disposés de façon faussement irréfléchis tout autour de nous. Il y a une sorte de pièce au murs en verre juste devant moi, et en y entrant on accède à une autre partie du restaurant, comme un endroit secret. Il y a plusieurs tables pour deux mais nous sommes tout seuls. "Ça te plaît ?" me demande Edward timidement. Je me tourne vers lui et m'exclame : "Oui c'est parfait !". Il me prends par la hanche de nouveau et me fait m'asseoir à une table. Quand il me relâche pour s'asseoir, je sens des picotements là où il m'a touché. "Je n'étais jamais venu ici, c'est magnifique", je lui dis timidement. Il sourit. "Ce n'est ouvert que pour les grandes occasions, comme la St Valentin, Noël ou le Nouvel An". J'écarquille les yeux, surprise. "Comment as tu fais pour qu'on vienne ? Ils savent qu'on est là au moins ?". Sa bouche se plisse en un rire silencieux.

" Tu te souviens quand je t'ai dis que je suis PDG d'une entreprise de piano ?"

Je hausse la tête.

"Hé bien…En fait il n'y a pas que cette entreprise. Je possède aussi le Crazy Earl et quelques autres trucs."

Je laisse échapper un hoquet de surprise. Edward n'est pas que séduisant, il est aussi vraiment très riche.

"Par quelques autres trucs, tu veux dire quoi ?

- Rien de spécial vraiment…". Il baisse la tête avant de changer de sujet. "J'ai commandé un hamburger pour toi, ça te dérange pas ? Si ça ne te convient pas, je peux demander autre chose !

- Non, un hamburger c'est parfait."

Il avait l'air coupable en me disant qu'il avait déjà prévu ce qu'on allait manger. C'était mignon.

"Bon. Maintenant je sais que tu es le PDG de plusieurs entreprises. Tu as d'autres secrets, Edward Cullen ?" je demande d'une voix joueuse. Ses yeux noircissent et je me demande si je l'ai énervé.

"Pleins d'autres. Mais tu les apprendra en temps et en heure, Bella Swan. Mais maintenant, j'ai l'impression que tu en sais plus sur moi que moi sur toi. Et je veux tout savoir de toi. Alors…et si je te posais quelques questions ?"

Je sens ma bouche s'assécher. Si il me demande si j'ai un copain, je fais quoi ? Je lui dis tout de suite ? Mais je n'ai pas envie de lui dire. Je ne veux pas casser ce que nous avons en ce moment. Je ne veux surtout pas le faire fuir. "D'accord", j'accepte à contrecoeur.

"On va faire ça de la façon la plus simple", me dit-il en se penchant vers moi. "Je vais te poser des questions basiques et tu dois y répondre du tac au tac." Je secoue la tête de haut en bas lentement.

Il prends une bouffée d'air frais et commence.

"Ta couleur préférée ?

- Vert.

- L'endroit où tu veux aller avant de mourir ?

- Moscou, Paris, Londres, New-York, il y en a trop.

- Le dernier livre que tu a lu ?

- Gatsby le Magnifique.

- Est ce que tu…"

Il est interrompu par le serveur. Je pousse un soupir de soulagement. Je réponds trop rapidement, ça ne me laisse pas le temps de réfléchir à ce que je vais dire. L'homme qui nous a servis me souris avant de repartir. Je remarque qu'Edward a l'air en colère. "Qu'est-ce qu'il y a ? Ce n'est pas ce que tu avais demandé ?" je m'étonne.

"Non non, tout est parfait", il réplique en grognant. Je lève les épaules et prends une frite. Elles sont faites maison, ça se voit. Je la trempe dans le ketchup avant de la goûter. Je réprime de justesse un gémissement. C'est parfait. L'hamburger est tout aussi bon. Je continue à manger. La nourriture me semble être de l'ambroisie et je savoure chaque bouchée. Je sens les jambes d'Edward toucher les miennes et l'instant me semble parfait. Nos regards se croisent mais nous ne prononçons pas un mot. Je n'ai jamais été aussi à l'aise dans le silence. Nos corps semblent discuter entre eux pourtant, s'effleurant légèrement, se rapprochant par hasard, s'éloignant douloureusement.

Edward reprends finalement la parole. "Je crois que je vais passer ma vie à te faire manger des hamburgers". Je rougis. Sa vie ? Et qu'est-ce qu'il y avait dans ma façon de manger ? J'étais ridicule ? "Comment ça ?" je demande. "Tu as une façon de manger ça…Comme si il n'y avait rien de meilleur sur terre. C'est…divertissant". Il semble choisir ses mots avec attention. Je hausse les épaules. J'étais divertissante. D'accord. Visiblement je me suis fais des idées. Edward n'est définitivement pas attiré par moi. Il l'était peut-être avant, mais maintenant je suis juste divertissante. Mes joues rougissent sous une colère injustifiée.

Je sens sa main se poser sur mon bras. "Tu es magnifique quand tu rougis, Bella". Mais à quoi il joue ? Je décide qu'il est temps de mettre les choses au clair et de lui faire comprendre qu'il n'a pas le droit de jouer avec moi. Parce que c'est ce qu'il fait, n'est-ce pas ? Je le regarde droit dans les yeux et pose ma main sur la sienne. "Edward, tu sais, tu as oublié de finir ta question. Et tu en as oubliés pas mal d'autres aussi. Comme par exemple, est-ce que tu es prise ?" je dis avec un sourire en coin. S'il vous plaît, faîtes qu'il ne sent pas à quel point je suis nerveuse de lui dire ça. Je suis en train de tout ruiner. J'aurai jamais dû lui dire. Je regrette déjà.

Ses yeux s'écarquille brièvement sous la surprise puis s'assombrisse. J'ai l'impression de distinguer quelque chose comme de la jalousie, mais je rêve sûrement. "C'est vrai, j'ai oublié ça…Alors Bella, as tu un copain ?". Il a l'air énervé.

"Oui", je lâche, mon aveu sonnant comme une trahison envers lui.

J'observe son visage se fermer quelques secondes, avant qu'il me lance un de ses sourires désarmants. "J'ai une dernière question pour toi, Bella. Réponds moi sincèrement. Est ce que tu veux coucher avec moi ?"

Je déglutis difficilement avant d'avouer : "Oui".

Je me demande si il va me demander de quitter Mike ou si il va m'envoyer bouler. J'ai peur de sa réponse. Je me crispe dans l'attente d'une phrase assassine.

"Tant mieux alors". Sa voix ne reflète aucune émotion quand il me regarde, droit dans les yeux. "Je n'ai pas le temps pour avoir une relation suivie de toute façon, ce qui fait que mes plans culs finissent souvent mal. Les femmes ont tendances à ne pas comprendre qu'on peut avoir du sexe sans sentiment", il rajoute avec un sourire narquois. "J'imagine que cela simplifie tout. Nous n'aurons qu'à prévoir de nous retrouver de temps en temps et à nous envoyer en l'air sans que ton copain le sache".

Wow. J'ai l'impression d'être en train de tomber du paradis. Edward ne voulait définitivement pas de moi de la façon que je pensais. Quel enculé. Pourtant j'acquiesce d'un air détaché. Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Cette relation ne m'apportera rien de bon, c'est certain. Mais chaque millimètre carré de ma peau désire Edward Cullen. Mon corps trahit ma conscience et mon cerveau se fiche complètement de ce que dit ma raison ou même mon coeur. Saleté de libido.

Le serveur apporte le dessert - un moelleux au chocolat -, et j'en prends quelques bouchées. Je n'ai plus très faim et je ne prête pas attention au goût du gâteau. J'ai l'impression que Edward est devenu quelqu'un d'autre en quelques secondes. Je n'arrive pas à voir ce qu'il ressent sur son visage. Il est comme…fermé. Ça me fait un pincement au coeur de le voir comme ça. J'ai l'impression qu'il m'a menti. Pourtant je sais qu'il n'est pas en train de me rejeter car je sens ses jambes cherchaient à entrer en contact avec les miennes à de nombreuses reprises. Et ces gestes ne sont définitivement pas innocent. Qui aurait cru qu'une partie du corps comme la jambe puisse devenir aussi sexy ?

Nous finissons le repas en silence et nous partons vers l'ascenseur. J'ai l'impression d'être capable de sentir à quel point l'espace est restreint et à quel distance il est de moi. Tellement proche que ne pas le toucher en est un supplice. Nous nous rapprochons sans contrôler quoi que soit et je sens sa main prendre la mienne. Je lui jette un regard surpris. Je sais qu'il est attiré par moi, mais c'est sensé n'être que du sexe n'est-ce pas ? Ses yeux sont fixés sur ma bouche. Je mords ma lèvre inférieure, déclenchant un gémissement de sa part.

Il romps le contact avec moi et mon corps me supplie de le faire revenir. Mais Edward n'a pas l'air d'en avoir fini avec moi. Il se place devant moi et me plaque contre une des parois de l'ascenseur, laissant seulement quelques centimètres d'air entre lui et moi. J'ai mon nez plongé dans son cou et je ne respire rien d'autre que son odeur masculine. Je sens la chaleur de son souffle près de mon cou. "Bella…Il va falloir que tu ne bouges pas, d'accord ?". J'accepte, intriguée. Il dépose des baisers dans mon cou et remonte jusqu'à ma mâchoire. Mon souffle s'accélère mais je reste immobile. Je sens sa respiration chaude caresser mes lèvres qui s'entrouvrent d'anticipation.

Ses lèvres caressent les miennes prudemment, puis plus franchement. Ses mains descendent dans mon dos pour se poser au creux de mes reins. Il me pousse contre lui. Je recommence à m'agiter. Je réponds à son baiser et ouvre la bouche pour l'inviter à s'y glisser. J'ai envie d'avoir le goût de sa langue avec moi quand je quitterai ce restaurant. Il répondit à mon invitation en me laissant savourer son parfum. Je crochète mes mains derrière son cou et me bloque contre lui. Je ne veux plus jamais casser le contact avec sa peau. Nos langues s'enroulent l'une contre l'autre et mon corps s'embrase encore plus qu'avant, parcouru par une vague de feu plus forte que les précédentes. Toute mon attention est tellement focalisé sur son odeur, son goût et sa légère barbe qui frotte délicieusement contre ma peau que je ne m'aperçois pas tout de suite qu'il est dur contre moi. Il a l'air pas mal. J'ai hâte de le voir. Je laisse mon corps caresser l'érection d'Edward d'un léger coup de hanches. Il descends ses mains un peu plus bas et agrippe mes fesses, ce qui le fait durcir encore plus.

"Bella," grogne-t-il, "je t'avais dit de ne pas bouger". Je souris. "Désolé". Ses lèvres frôlent mon oreille avant de la mordre tendrement. "Tu n'es pas désolé, n'est-ce pas Bella ?". Je gémis. "Non, pas le moins du monde".

Les portes de l'ascenseur s'ouvre et nous sommes de retour dans le monde réel. Je quitte Edward devant le Crazy Earl, après qu'il ai promis de m'envoyer un message pour prévoir notre prochain rendez-vous. Je le regarde partir et gémis silencieusement quand il se retourne pour me regarder. Après je rentre au loft, où je suis toute seule.

C'est fou comme en quelques jours toute notre vie peut changer. Il y a une semaine, je n'aurai jamais imaginer vivre avec quelqu'un d'autre que Mike. Maintenant, l'idée même de Mike et moi ensemble fait se tordre quelque chose à l'intérieur de moi-même. Je me suis couchée tôt, épuisée par les événements de cette journée, mais je n'ai pas trouvé le sommeil avant deux heures du matin, tourmentée par des questions que je n'aurai jamais imaginé me poser. Ma tête est remplie de pour et de contre. Il n'y a que deux choses dont je suis sûre. La première est que je ne peut pas m'éloigner d'Edward. Je suis trop attirée par lui et ma curiosité de le découvrir est trop grande. La deuxième est que je ne pourrai pas passer toute ma vie avec Mike. En fait, la perspective même de passer une minute de plus avec m'est devenue intolérable.

Je n'aurai jamais même pensé à l'infidélité, ce mot hideux, il y a cinq jours. Maintenant, cela me tourmente nuit et jour. Mes rêves sont remplis de peau nus claquant l'une contre l'autre, le visage de mon amant s'effaçant pour ne me laisser apercevoir que des yeux d'une couleur troublante. Une teinte de l'arc en ciel qui est devenu ma préféré du jour au lendemain. Pourtant, je sais que je ne quitterai pas Mike avant d'être en face de lui. Le contraire ne serait pas juste pour Mike, lui qui avait été si attentif et si gentil.


NA : Voilà ! Vous avez sans doute remarquer que ce chapitre est bien plus long que d'habitude...Tellement long en fait que j'ai failli le couper en deux. Mais bon, vous avez trop attendu pour que je fasse ça ! Le chapitre fait donc 3,500 mots ! Et, pour la première fois, je l'ai relu. J'oublie tout le temps de le faire ! En gros, ça devrait être bien mieux que d'habitude (enfin j'espère).

J'ai hâte d'avoir vos avis. Et de savoir qui vous voulez taper en premier : Bella, Edward ou... moi ?

Le prochain chapitre sera un MikePOV et arrivera soit samedi soit mardi prochain !

Oh, et je vous propose un échange. Vous me faites une review, et je vous envoie une preview par MP !

Eva.