Merci pour vos commentaires, j'y réponds immédiatement.

Awakenza: Ne t'inquiète pas, ce chapitre fini sur des notes d'espoir. Il est aussi plus léger que les précédents. J'espère qu'il te plaira. Bises & à bientôt.

Valrus: Ne t'en fais au sujet de Giuseppe, il croupira dans sa prison! Après tout ce qu'il a fait, c'est grandement mérité. Damon est très protecteur, il va continuer de l'être, peut-être plus avec ce qui c'est passé. Il aime sa femme mais aussi son bébé. Même si il choisie Elena avant le bébé. En tout cas j'espère que cette suite te plaira. Bises & à bientôt.

Virginie06: Tu n'as rien de psychopathe, après tout ce que Giuseppe a fait, tout le monde veut le tuer. Seulement les Salvatore sont humains, je ne voulais pas qu'ils tuent avant d'être des vampires. Et puis ça aurait aussi gâcher l'arrivée imminente du bébé. Sinon pour le retour dans le présent, il faut attendre. Bonnie ne peut pas pratiquer le sort maintenant, elle doit attendre un alignement planétaire identique dans les deux époques. Mais ne t'inquiète pas, 1864 arrive, Katherine avec, peut-être que tu seras de nouveau intéressée. J'espère que la suite te plaira plus. Bises & à bientôt.

Pims10: Jeremy ne sera rassuré que lorsqu'il aura retrouver sa soeur. Il la sait au 19ème, et il sait tout ce que Kat y a fait. Il s'inquiète qu'elles se rencontrent et qu'elles se disputent les Salvatore. Parce qu'assurément, il sait qu'Elena cherchera à les protéger. Sinon pour les changements, ce n'est que le début. Il y en aura d'autres à l'avenir. J'espère que ce chapitre te plaira. Bises & à bientôt.

Aurely18: Damon et Stefan détestent Giuseppe et Elena et le bébé sont leur famille, au final entre Guiseppe et Elena, le choix est vite fait. Elena va être directive, mais avant elle va se montrer fragile. J'espère que la suite te plaira. Bises & à bientôt.

MimiBoom: Damon aime sa femme et son bébé, seulement s'il doit choisir, c'est Elena. Et c'est horrible de prendre une telle décision, surtout qu'il sait qu'il s'agit d'un choix qui va contre celui d'Elena. Mais il préfère son épouse. Le fait qu'il prenne cette décision ne veut pas dire que les choses se passeront mal, c'est seulement histoire de prévoir, parce que Damon et Elena sont prévoyants. Et Damon pessimiste! En tout cas j'espère que cette suite te plaira. Bises & à bientôt.

Juju Green: Je suis ravie que mon histoire te plaise. Merci pour ton compliment. Il y a de fortes chances pour que les choses se passent bien pour Elena et son bébé, seulement Damon et Elena sont des futurs parents prévoyants, et Damon est un peu parano. Elena tient à la vie de son bébé, elle est liée à lui, il grandit en elle. Damon ne peut pas comprendre. Il comprendra ce choix quand le bébé sera né, même si il ne pourra jamais faire le même choix. Pour lui, se sera toujours Elena avant. En tout cas j'espère que ce chapitre te plaira autant que le reste de l'histoire. Bises & à bientôt.

Kahoko.S: Pour répondre à tes questions, pour l'instant Elena est coincée dans le passé, Bonnie ne peut rien faire. Elle doit attendre le bon alignement planétaire pour pratiquer le sortilège qui ramènera Elena dans le présent. Pour l'instant, maintenant que le vieux est derrière les barreaux, excepté l'arrivée du bébé, tout est plutôt calme. Mais 1864 approche, Katherine ne tardera pas à débarquer... Rassure toi, grâce au sort de protection jeté sur Bonnie, les Salvatore existeront bien dans le futur, même si Katherine ne les transformait pas. J'espère avoir répondu au mieux à tes questions. Bises & à bientôt.

DElena is DEstiny: Elena n'accouchera pas au 21ème siècle. Elle va rester un petit moment au 19ème. Mais ne t'inquiète pas, elle protégera sa famille, son bébé en tête, de Katherine. Rassure toi, Elena ne la laissera pas s'approcher de son trésor. J'espère que ce chapitre te plaira. Bises & à bientôt.

En vous souhaitant une bonne lecture.


Chapitre 32

Elena resta longtemps silencieuse après sa longue conversation avec Damon. Son mari, lui non plus, n'était pas très loquace. Elena avait coupé court à leur débat, probablement de peur d'engendrer une dispute, mais Damon ne restait pas moins en désaccord avec elle. Son argumentations, pointue, il devait le lui a accordé, n'avait pas suffit à le rallier à sa cause. Et une part de lui culpabilisait encore de ne pas faire passer le bébé en priorité, comme le faisait Elena. Il s'en voulait parce que son point de vue faisait souffrir la femme qu'il aime. Il s'en voulait, se pensant égoïste et inhumain, s'imaginant incapable d'être un bon père pour son enfant à naitre.

Il serait resté à s'auto-flageller dans son silence encore longuement si son épouse ne l'avait pas ramené à la réalité en lui demandant s'il avait établie une liste de prénoms pour leur bébé.

«Non, avoua-t-il honteusement. Mais je pense que tu as la tienne.

- Oui, sourit la brunette. Cependant j'aimerais qu'on le choisisse ensemble.

- Elena, le prénom du bébé n'est pas le plus important pour moi…»

La jeune femme lui coupa la parole, refusant qu'une nouvelle fois Damon lui explique une nouvelle fois que sa santé et celle du bébé passent en priorité. Et puis, il fallait qu'il s'implique un peu, elle refusait d'être la seule à choisir le prénom de leur enfant. C'était bien trop important comme décision pour qu'elle la prenne seule.

«Je sais que ce qui te préoccupe, mais le prénom de notre bébé à énormément d'importance. Non seulement il le portera toute sa vie, mais en plus, nous sommes ses parents, nous devons effectuer ce choix ensemble!

- Tu es sa mère, et je te fais confiance. Je sais que tu as tes petites listes, une pour un petit garçon, une autre pour une petite fille. Et je sais que parmi les prénoms de ta liste, il y en aura qui me plairont. Tu as bon gout Elena et notre bébé portera un magnifique prénom. À moins que tu ne projettes de lui donner un prénom extravagant comme Polycarpe, Prune ou Clafoutis, dans ce cas j'impose un énorme droit de véto!

- Polycarpe, Prune et Clafoutis! S'indigna Elena. Polycarpe me fait penser à la Grèce antique, et Prune et Clafoutis me donnent envie de manger! Es-tu certain que ces prénoms existent?

- Je les ai lu dans le journal, se défendit son époux. Pauvres enfants, leurs parents devaient vraiment les détester.

- Oui, pauvres choupinous. Je te rassure, notre petit trésor aura un prénom plutôt classique, rien d'extravagant.»

Les deux jeunes gens, de bonne humeur, enchainèrent avec des plaisanteries, s'échangeant au passage des petites joutes verbales desquelles ils sont familiers.

Puis au court de la matinée, Stefan vint rendre visite à Elena, suivit par Cordélia, qui contrairement au jeune homme, resta un long moment avec la brunette. Toutes les deux jouèrent au jeu de dame, avant qu'Elena ne l'interrompe pour demander à Cordélia de lui tirer les cartes.

«Vous êtes inquiète pour votre bébé, compris la gouvernante. Je ne pense pas que vous tirer les cartes est la bonne solution. Ce n'est pas assez précis comme science. J'opterais plutôt pour les lignes de la main, si vous me le permettez?»

Elena lui tendit aussitôt ses deux mains, et la quinquagénaire, concentrée, finit par esquisser un sourire en rassurant tout naturellement la future maman.

«Pouvez-vous savoir si j'attends un petit garçon ou une petite fille? S'enquit la jeune femme avec impatience.

- Je pourrais. Mais je ne cherche jamais à découvrir ce genre de chose. Je laisse le temps et la nature agir. Attendez donc de mettre au monde ce petit pour savoir quelles layettes il portera! En revanche, je peux vous dire ce que j'ai vu involontairement, lorsque vous m'avez distraite. Au court de l'année prochaine, un autre enfant viendra au monde. Un autre petit Salvatore naitra. Vous serez à nouveau maman, madame Elena!

- En êtes vous certaine? Balbutia la jeune femme.»

Évidemment la gouvernant n'aurait pas parlé si ses prédictions n'étaient pas bonnes. Il s'agissait d'une vision qui a surgit subitement. Elle n'avait duré que quelque seconde, le temps de montrer à la gouvernante une maison en désordre, remplie de jouets pour bébé, et madame Elena, assise à côté du lit de son premier né, entrain de le consoler tout en rigolant avec monsieur Damon, au sujet de leur prochain enfant, dont le ventre de la jeune femme commençait à trahir l'arrivée dans les mois à venir.

«Évitez de le répéter à Damon, il va faire une syncope! Rigola Elena. Un bébé c'est déjà beaucoup pour lui, un second… oh mon dieu, je n'ose même pas imaginer comment il réagira si votre prédiction s'avère juste! Il va encore falloir que je m'arme de patience et d'arguments pour le calmer. J'aurai bientôt un bébé, vous m'en prédisez un second, mais Damon est parfois déjà comme un enfant! Si vous comptez bien, j'en aurais donc trois à la maison!»

La journée de veille d'Elena se déroula vite. Après le départ de sa gouvernante, elle passa le reste de son temps en compagnie de son époux, qui la divertit avec ses coutumières pitreries.

Le jeune couple ne reparla qu'une seule fois des souhaits émis par la future maman. Ce fut un matin de décembre, lorsqu'Elena lui montra un cahier entier de directives et de souhaits, à appliquer si jamais Damon se retrouvait un jour seul avec leur enfant. Cordélia l'avait peut-être rassurée, mais elle voulait s'assurer que son époux ne serait jamais livré à lui-même. Juste au cas ou, un jour, la vie les séparait.

Néanmoins, elle ne s'était pas arrêtée longtemps sur le sujet, de peur de déclencher une dispute avec son époux. Elle préférait de loin s'atteler à ses tâches, c'est à dire l'achat d'un sapin et la décoration de la maison!

«Elena, tu dois rester alitée! Gronda son époux en posant le cahier pour la retenir dans le lit.

- Damon Salvatore, je ne suis pas malade! Je me sens bien, je peux aller en ville acheter un sapin, des décorations et orner ma maison! Il s'agit de nos premières fêtes ensemble, peut-être que notre bébé sera né à noël, je ne veux pas d'une maison froide pour les fêtes de fin d'année!»

Mais le jeune homme ne lâcha nullement l'affaire. Il affronta son épouse, et comme Elena était, elle-même, nullement prête à abandonner ses projets, ils durent négocier un accord. Damon ira acheter un sapin, et ensemble, ils décoreront leur salon, à la condition que la jeune femme reste assisse tout du long.

«Je suis à tes ordres, madame Salvatore!

- Nous sommes en décembre, Damon, je peux accoucher d'un jour à l'autre, et je suis tellement grosse, j'ai un affreux mal de dos, si j'accouche aujourd'hui, tant mieux! Crois moi, Damon, j'ai hâte d'expulser ce bébé! Ralla la jeune femme.»

Sans plus rien ajouter, Elena entreprit ses activités programmées. Elle avait embauchée Stefan le matin même afin qu'il sorte toutes les décorations du grenier, où les Salvatore cumulent un joli débarras désorganisé. Ensuite, elle les trierait. Certaines boules étaient cassées, alors que d'autres guirlandes partaient en lambeaux, selon Cordélia. Ensuite, elle comptait faire une liste et casser les pieds à Damon pour qu'il l'emmène en ville.

«Elena, calme toi un peu, la supplia son époux. Tu vas vraiment accoucher si tu continues comme ça!

- Tant mieux, j'en ai marre d'être une grosse baleine impotente! Je suis tellement grosse, je ne vois plus mes chevilles! Je n'en peux plus d'être enceinte!»

Damon se tut. Il valait mieux pour lui qu'il ne dise rien. La première fois qu'Elena s'était plainte d'être grosse, il avait simplement répondu qu'elle était enceinte, et alors, elle s'était mise à lui hurler dessus. Une véritable furie. Le jeune homme a même crut qu'elle allait le broyer, tellement sa phrase l'avait contrarié. Alors maintenant, il se contentait d'obéir bêtement à Elena, de peur de la mettre à nouveau dans un tel état de colère. Ce n'était pas pour elle et pour le bébé.

«Damon tu pourrais dire quelque chose! Lui reprocha-t-elle, agacée.

- J'ai dis que j'allais te chercher ton sapin et que je passerai en ville pour demander à Madame Forbes de déplacer son magasin à notre domicile afin que tu n'ailles pas en ville acheter tes décorations! Que voudrais-tu que je te dise d'autres? Grogna le jeune homme.»

Et là, en cet instant précis, la furie réapparut. Elena rentra dans une colère noire et projeta une boule en verre contre le mur, derrière Damon. Elle voulait qu'il la rassure, elle voulait qu'il lui mente en lui disant qu'elle n'était pas grosse. Tout ce qu'elle lui demandait, c'était un peu de tendresse. Depuis qu'elle était alitée, son mari était bon à jouer les infirmiers mais elle avait la sensation qu'il ne s'occupait plus d'elle comme d'une femme. Peut-être était-ce seulement dû aux hormones? Elena ne résonnait plus du tout avec sa tête, le peu de rationalité qui lui restait lui criait qu'elle se transformait en harpie, énervante, même invivable, qui finirait par voir son époux la quitter tellement elle lui pourrissait la vie. Et elle avait beau tenté de faire des efforts, un sentiment d'insécurité s'installait et toutes ses émotions prenaient alors le dessus sur elle.

Cordélia, alertée par les hurlements et les bruits de verres brisés, quitta sa cuisine et se dirigea vers le salon. Elle observa le jeune couple, d'un regard qui ne trahissait aucune émotion, ni aucune pensée. Elle rassura sa patronne en lui disant qu'elle viendrait nettoyer les débris d'ici quelques secondes, juste après une petite discussion avec monsieur Damon.

Elle allait lui remonter les brettelles à ce petit, pour oser mettre son épouse dans une tel fureur. Il était grand temps qu'il apprenne comment gérer une femme enceinte. Ce n'était pas bon pour madame Elena de s'énerver autant. Monsieur Damon devait apprendre à réagir correctement à chaque moment d'insécurité ou d'inconfort de son épouse. Il devait savoir utiliser les bons mots, avoir les bons gestes pour l'apaiser.

«Mon garçon, votre épouse attend de vous un peu de tendresse. Ne lui répondez pas qu'elle est grosse parce qu'elle est enceinte, et ne parlez pas de décorations quand elle espère un geste de tendresse. Regardez là, et cessez de parler avec votre tête. Parlez lui comme vous l'avez toujours fait, avec votre cœur. Madame Elena est dans la dernière ligne droite de sa grossesse. Le bébé est bien portant à en juger par son tour de ventre, elle se sent mal dans sa peau. Oh être enceinte n'est pas tout rose, mon cher, votre dame à mal au dos, aux pieds… Et elle se sent grosse. Il faudrait que vous la rassuriez, que vous preniez soin d'elle. Parlez lui aussi du bébé, calmez ses insécurités. Madame Elena est une femme douce, hier matin, elle pleurait, consciente de vous faire vivre des moments difficiles. Elle avait peur que vous ne partiez, parce qu'elle devenait «invivable» et qu'elle n'a plus vraiment une taille fine. Votre femme est fragile, rassurez-là. Et quand vous irez lui chercher son sapin, ramenez lui un beau bouquets de fleurs, elle sera heureuse. Gâtez là! Et attention, prenez bien soin de votre dame, sinon mon balai vous attend! Je n'hésiterai pas à m'en servir contre vous, petit malin!

- Violente va! Répliqua sournoisement le maitre de maison.

- Ne vous moquez pas, mon garçon!»

Elena observa son salon, la mine décomposée. Elle venait de jeter des boules de Noël au visage de son époux! Si elle avait été douée au lancé, elle aurait pu le blesser! Cette grossesse, ses hormones, la rendaient dingue! Damon allait la quitter si elle continuait à lui faire des scènes de ménages. Comment pourrait-il rester avec une femme qui lui faisait vivre l'enfer, chaque jour?

La jeune femme ferma les yeux en se remémorant leurs premiers mois ensemble. Malgré la peur de Giuseppe, Elena se sentait alors sereine dans les bras de Damon. Il la regardait avec tellement d'amour, il lui montrait tellement de dévotion et lui apportait un sentiment de sécurité. Dans chacun de ses gestes, elle savait à quel point il l'aimait et jusqu'où il pourrait aller pour elle. Ensuite ils ont été libérés du vieux fou, et ils se sont mariés, avant de s'offrir un beau et long voyage de noces à travers le nord du pays. Tout était alors simple, ils étaient heureux. Puis, elle était tombée enceinte, et depuis, tout était difficile et Elena en venait à l'horrible conclusion qu'elle n'aurait jamais dût tomber enceinte. Cette grossesse avait tout gâché entre elle et Damon, elle n'avait apporté que des problèmes.

«Je n'aurai pas dû tomber enceinte, se murmura-t-elle pour elle même.»

Malheureusement, son époux, qui revenait dans la pièce, l'avait entendu et il resta bêtement debout, décontenancé par la conclusion formuler par Elena. Damon ne savait, ni quoi dire, ni quoi faire. Sa femme, si douce, si aimante et maternelle, regrettait d'attendre un bébé, alors qu'elle lui avait elle-même confié, il y a peu de temps, avoir toujours rêvé de fonder une famille.

«Pas moi, confia le jeune homme.»

Il ne savait pas quoi dire d'autre. De plus, il ne mentait pas, Damon n'a aucun regret. Certes ces derniers mois, il n'a pas été facile à vivre, il s'inquiétait toujours de tout concernant la grossesse. Et maintenant, certainement par sa faute, son épouse regrettait d'attendre un enfant, alors que lui se disait, quelques minutes auparavant, qu'il n'imaginait plus son avenir sans cet enfant.

«Comment peux-tu ne pas regretter? S'interloqua la jeune femme, en larmes. Ce bébé nous sépare, alors qu'il n'est même pas encore né! Je le déteste!

- Ne dis pas cela! Gronda Damon. Tu sais pertinemment que c'est faux. Ce bébé, tu l'adores. Et moi aussi je l'aime. Il représente notre avenir, notre famille. Je ne te l'ai pas assez dit, ou pas dit du tout, mais je t'aime encore plus depuis que tu es enceinte. Tu es rayonnante, tu dégages une sensation de bien-être et d'amour. Non pas qu'avant… Ce que j'essaye de te dire, Elena, c'est que la grossesse, la maternité te vont bien. Tu seras une maman formidable! Quand à moi, j'apprendrai à être un père convenable. Princesse, je suis désolé si je t'ai laissé croire que ce bébé nous séparait, ou bien si je ne montrais pas assez présent pour toi. Je ne savais pas que tu… ne te sentais pas au mieux de ta forme. Elena, je suis vraiment désolé. Je ne veux pas que tu penses… Ne te met pas des inepties en tête, d'accord. Tu es une femme merveilleuse, c'est moi qui ne sais pas te le montrer et te le dire.

- Damon, je suis un monstre, pleura-t-elle. Je te mène la vie dure alors que tu es adorable. Et mon petit bébé, oh mon petit bébé, j'ai pensé si fort le détester. Je serai une mère horrible!»

Quelque part, Damon était rassurée, Elena avait, elle aussi, ses moments de doutes. De plus, pour la première fois, il réalisa que lui n'avait plus aucune appréhension. À cet instant précis, il était serein et certain que tout se passerait bien pour son épouse et son enfant.

«Calme toi Elena, sourit-il en la serrant contre lui. Tu seras une mère formidable, ma chérie. C'est de ma faute, si tu as formulé cette phrase. Je ne cesse de m'inquiéter pour ta santé, sans témoigner l'attachement que j'éprouve envers le bébé. J'ai, tout seul, crée des tensions inutiles entre nous. Mais je t'aime, tu es la femme de vie Elena. Et j'aime ce bébé. Je te l'ai dit, je n'imagine plus notre futur sans lui ou sans elle. Je crois que je ne pourrais jamais te dire à quel point je t'admire Elena. Surtout ces derniers temps. Tu dois rester alitée, et tu cherches à nous offrir le plus beau des noëls tout de même, alors que tu arrives à ton terme. Jamais je ne pourrais cesser de t'aimer, Elena Salvatore. Jamais. Bien au contraire, je t'aime de plus en plus.

- Même avec mon gros ventre? Demanda la brunette, les yeux remplis d'espoir.

- Même avec ton gros ventre! Rigola Damon. Et je ne mens pas. Sérieusement Elena, comment je pourrais cesser de t'aimer, alors qu'en toi grandi un petit être terrifiant dont je tomberai assurément sous le charme à l'instant où il ou elle poussera son premier cri?»

Cette fois-ci, se fut au tour de la jeune femme de rire aux éclats. Damon, son mari si arrogant, si sur de lui, avait peur d'un bébé! C'était hilarant.

«Vas y, moque toi, il n'empêche que c'est angoissant un bébé! Et si je ne savais pas m'en occuper? Y as-tu déjà pensé?

- Tu seras parfait. Parce que tu es une personne entière et passionnée. Lorsque tu aimes quelqu'un, tu l'aimes d'un amour sans faille. Et tu as un côté protecteur, voir surprotecteur, envers ceux que tu aimes. Tu seras un père parfait, Damon. Je l'ai toujours su.»

Pour toute réponse, le jeune homme sourit, et posa sa main sur le ventre arrondi de son épouse. Leur bébé bougeait, et sans trop savoir ce qui le motivait, Damon rapprocha sa tête et se mit à parler à son enfant à naitre, espérant sincèrement que cette scène resterait entre lui et Elena. Et puis, tout un coup, une expression française souvent employée par sa mère, lui revint en mémoire. Le ridicule ne tue pas! Et après le rappel de ce si juste proverbe, il cessa de s'inquiéter à l'idée d'être surpris entrain d'échanger une conversation enfantine avec le ventre de son épouse, et raconta une histoire à son enfant, faisant rigoler Elena aux éclats. Et lorsqu'il eut terminé de faire le pitre, il se redressa, embrassa tendrement son épouse, et lui promit de lui ramener le plus beau et le plus haut sapin qu'il trouverait. Leur noël sera magique, lui jura-t-il. Il ferrait tout pour qu'Elena n'oublie jamais leurs premières fêtes de fin d'année en temps que couple mariés. Et qui sait, peut-être même qu'il s'agira aussi de leur premier noël en temps que parents?


Note de l'auteure: Alors, ce chapitre vous a-t-il plu? Que pensez-vous du "cahier testament" d'Elena? De ses crises de doutes? Des boules de Noël qu'elle jette sur Damon? De Damon? De la relation Delena? Des conseils de Cordélia et de ses prédictions? Quand pensez-vous que le bébé va naitre? Avant ou après Noël?

J'attends vos avis avec grande impatience.

Bises & à bientôt.

Amandine.