Merci pour tous vos commentaires. J'y réponds enfin, ils s'étaient entassés depuis quelques chapitres. Cependant je vous promets de faire concis pour vous laisser vite découvrir ce nouveau chapitre qui se déroule essentiellement au vingt-et-unième siècle.

Pims10: Cordélia est une sorcière, elle n'apprécie peu les usurpateurs. Donc lorsque Candice parle de son charlatan de la fête foraine, la gouvernante voit rouge. Elle s'emporte. C'est dans son caractère, c'est ce qui fait qu'on l'aime bien. Concernant Elena qui avoue la vérité à son frère. Il le fallait. Elle considérait, à juste titre, que Jeremy méritait de connaître la vérité. En tout cas je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

MimiBoom: Elena a enfin accouché, que tu étais impatiente. Sinon j'espère que les chapitre qui ont suivi t'on plu. Bises & à bientôt.

AliceTenebris: Cordélia n'est pas une simple gouvernante. Comme le disent les Salvatore, c'est un membre de leur famille. À la mort de leur mère, Damon et Stefan n'avaient que Cordélia vers qui se tourner. Elle les a toujours aimé et protégé. Elle peut se permettre de pousser des coups de gueules. D'autant plus qu'elle a aussi connu Candice enfant, elle peut se permettre de rebondir sur ses paroles. Cordélia n'est pas une domestique ordinaire! Candice n'a rien dit de mal, certes, mais Cordélia est révoltée par les charlatans des fêtes foraines qui prétendent avoir des dons. Elle était une sorcière, elle avait de grands pouvoirs. Elle ne trichait pas et ne volait pas l'argent des personnes à qui elle rendait service. Sinon, je sais que parfois, des fautes se glissent dans mes chapitres. J'écris tard, je relis mais les trois-quarts du temps, je suis déjà à moitié endormie. Donc les fautes m'échappent. Pour les repas, c'est une tradition familiale du côté de la famille de la mère des Salvatore. Ce n'est pas d'époque, c'est traditionnel. Pour la séance de cuisine, Cordélia a bien compris que ne pas cuisiner était un problème pour Elena. Elle saisit bien la personnalité des personnes qu'elle rencontre. Elle ne l'a incité à rien, si Elena n'avait pas voulu apprendre à cuisiner, elle ne l'aurait pas fait.

Valrus: Candice est une version XIXème de Caroline! Avec elles on rigole bien. Et tu avais raison au sujet de bébé Salvatore, c'est une petite fille. Une petite Charlotte qui a déjà séduit tout le monde, y comprit les amis des ses parents restés au XXIème siècle. En tout cas je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Awakenza: Tu as vu juste, bébé Salvatore est une petite fille. Une petite Charlotte. J'espère que ce prénom te plait. En tout cas la signification du tiens est bien poétique. Charlotte en comparaison est un prénom classique, elle ne t'égale pas. En revanche, pour ses parents, il a une signification particulière. Et oui, j'ai mentionné un bébé numéro 2 pour Delena, il arrivera en temps et en heure, dans l'époque choisie. Malheureusement les méchants vampires arrivent prochainement. Mais Elena s'y prépare. En tout cas je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Sarr: Merci pour ton commentaire, je suis ravie de voir que mon histoire te plait. Bébé Salvatore est né, j'espère que tu es ravie que ce soit une petite fille. Bises & à bientôt.

Juju Green: Bravo, comme nombreuses lectrices tu avais deviné que bébé Salvatore était une petite fille! Ravie que son prénom t'ait plu. Charlotte était attendue comme le messie à Véritas. Ses parents d'abord n'en pouvaient plus de l'attendre. Enfin surtout sa mère qui voulait pouponner sous le sapin de noël. Et Cordélia adore les enfants, ça lui manquait de plus en voir dans cette grande maison. Jeremy a retrouvé sa famille, mais il manque encore Elena. Le vide laissé par sa sœur se fait sentir. En tout cas je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Movie-like: Elena a plutôt intérêt d'être sûre de son choix! Elle a épousé Damon et attend un bébé! Comme toi je préfère une Elena sûre d'elle et de ses choix. Charlotte est née dans le passé, Bonnie ne peut pas ramener Elena avant quelques mois, avant le mois de mai où l'alignement astrale sera le même aux deux époques. Merci pour tes compliments et tes commentaires, je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

DElena is DEstiny: Oui, Elena devra regagner son époque. Ses amis ne font pas la laisser vivre dans le Mystic Falls de 1864, au contact de Katherine. Elle va déjà y passer 5 mois, mais dés qu'elle pourra la ramener dans le présent, Bonnie pratiquera le sort pour la sortir des crocs de Kat'! Et elle retrouvera le Damon de son époque avec qui elle devra discuter de tout ce qu'ils ont vécu au XIXème siècle. En tout cas je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Gigi35: Et oui, Elena a changé beaucoup de choses. Tu comprendras comment plus tard. Le sort de Bonnie protège les Salvatore, ils seront toujours présents dans le futur quoiqu'Elena change dans le passé. RASSURE TOI! Sinon je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Angelika25: Bonnie est déterminée à ramener Charlotte avec Elena, elle trouvera le moyen. Et puis elle connaît son amie, jamais Elena ne tolèrerait de rentrer à son époque sans son bébé! Quelle mère digne de ce nom abandonnerait son enfant? Elena n'est pas comme Isobel! En tout cas je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Virginie06: Damon du présent est actuellement dans un état comateux. Bonnie cherche à la réveiller pour savoir ce qui se passe en 1864 afin de s'assurer qu'Elena et Charlotte ne sont pas en danger! En tout cas merci pour ton commentaire. J'espère que les chapitres qui ont suivi t'ont plu. Bises & à bientôt.

Lamiss69: À la fin du chapitre, Jeremy se retrouve face à Jenna. Son nom n'est pas mentionné, mais c'est Jenna. En tout cas je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

Kahoko.S: Ric et Jenna font se retrouver dans ce chapitre. J'espère que leurs retrouvailles te plairont. La vie au dix-neuvième est pour l'instant tranquille. Pour l'instant, 1864 approche, à vrai dire nous sommes à quelques jours de la nouvelle année dans ce chapitre. Katherine et sa bande de vampires ne font pas tarder. Mais Elena regagnera son époque à un moment donné. En tout cas je suis je suis ravie de constater que mes chapitres t'ont plu. Bises & à bientôt.

J'espère que ce chapitre vous plaira. N'hésitez pas à me donner votre avis. Bonne lecture.


Chapitre 37

«Jenna, murmura le jeune homme en état de choc. Tu es… mais comment peux-tu te souvenir… Oh mon dieu! Elena va bien, finit-il par déclarer. Je pense. Aux dernières nouvelles, oui, elle allait bien.»

Les mots sortaient de la bouche de Jeremy machinalement. Sa matinée a été longue. Il a découvert que ses parents étaient toujours en vie. Sa mère semblait abattue par «la disparition» de sa sœur. Elle avait sous-entendu la présence de tension au sein de son couple. Mais elle ne se souvenait pas de sa vie avant qu'Elena ne change l'Histoire. Elle ne se rappelait pas être morte, noyée dans la rivière, sous Wickery Bridge. Et une heure plus tard, Jenna les rejoignait, abordant une mine sévère qui vieillissait son visage, et lui demandait des explications sur la présente situation. Elle se souvenait de son passé. Elle se remémorait l'existence du surnaturel et tout ce qui s'était passé dans le monde d'avant le voyage dans le temps d'Elena. Elle savait que les prétendants d'Elena, les frères Salvatore, étaient des vampires depuis 1864, engendrés par Katherine, le parfait sosie d'Elena, qui s'amusait souvent à usurper l'identité de la jeune femme pour mieux manipuler son entourage. Jenna se rappelait, bien entendu, de Klaus, l'Originel qui l'a tué, ou plutôt sacrifiée sur l'autel d'un rituel visant à lui restituer son côté loup-garou pour faire de lui un hybride. Ce jour là, Elena aurait pu mourir elle aussi. Klaus voulait la tuer, mais heureusement, sa nièce avait survécu. Elle avait bravé la mort tant de fois! Jenna refusait d'admettre qu'elle pouvait être morte.

Cependant, Elena était entourée par le surnaturel. Elle passait ses nuits dans la maison de deux frères vampires qui se disputaient ses faveurs. Le cadet était civilisé, courtois, il semblait si humain comparé à son frère. Damon ressemblait à un ange des ténèbres. Il était grand, élancé, les traits de son visage étaient fins et lises. Une beauté aristocrate se dégageait de lui et attirait les regards intéressés des femmes qu'il croisait. Ses yeux, d'un bleu profond, les hypnotisaient, et un sourire machiavélique s'étirait sur son visage. Une allure dangereuse émanait de lui, et ses vêtements sombres assortis à une veste en cuir digne de tout bon mauvais garçon renforçaient l'animosité de Jenna à son égard. Et c'était sans parler de son nombre impressionnant de conquêtes féminines ainsi que de son curriculum vitae dans l'art de vider les jeunes femmes de leur sang.

Jenna s'inquiétait. Et si Damon avait eu un moment de folie en tuant Elena? Sa nièce s'était peut-être retrouvée au milieu d'une rivalité fraternelle, ou bien Elena aurait signifié à Damon, lors d'une de leur coutumière dispute, sa préférence pour Stefan? Il se serait alors enragé et sa colère aurait prit le dessus sur le peu de rationalité dont le vampire faisait preuve. Il aurait pu facilement tuer Elena et faire disparaître son cadavre.

«Je me souviens de tout, certifia la jeune femme à son neveu. Je ne sais pas comment, ni même pourquoi, mais je me souviens de ce que j'ai vécu avant. J'étais morte! Et je suis aujourd'hui de nouveau vivante et j'appends que ta sœur a disparu!

- Elena est au dix-neuvième siècle. Elle a voyagé dans le temps, répondit le jeune homme, mal à l'aise. Elle va bien. Écoute, nous nous sommes tous installés chez les Salvatore. Nous cherchons des solutions pour protéger Elena, avant d'être en mesure de la ramener à la maison. Viens avec moi tout à l'heure, et je t'expliquerai tout. Ric se trouve là bas, lui aussi. Tu lui as manqué. Jenna, ne t'inquiète pas, ma sœur va bien. Personne ne lui a fait de mal, rassure toi.»

Jenna resta un long moment sans voix. Elle s'installa sur une chaise, et attendit le retour de sa sœur, dont elle n'osa croiser le regard. Si elle le faisait, elle fondrait en larmes, accablée par la culpabilité de devoir lui mentir. Mais elle connaissait sa sœur, si jamais elle lui disait que sa fille se trouvait actuellement au dix-neuvième siècle, Miranda refuserait dans un premier temps cette réalité, ensuite elle paniquerait avant d'exiger qu'on lui ramène sa fille. Et puis, si elle avouait à sa sœur la vérité au sujet d'Elena, elle devrait lui parler des relations entretenues entre la jeune femme et les Salvatore. Et sa sœur n'était pas capable de supporter une telle réalité. Elle n'a jamais pu concevoir que ses enfants soient piqués par une mouche, alors les savoir amis avec des vampires! Inimaginable! Elle s'inquiéterait à chaque seconde et cesserait de vivre tant qu'elle ne saurait pas ses deux bambins en sécurité. Jeremy, chez eux, devant la télévision de, à jouer à des jeux vidéos, et Elena, auprès d'elle, à organiser des évènements pour la ville ou à faire du bénévolat à l'hôpital.

La tempête de neige avait duré trois jours et Véritas était restée bloqué pendant trois autres jours. Il avait fallu déblayer autour des portes de la maison pour ensuite s'attaquer aux allées principales et aux sorties. Tout le monde avait mit la main à la patte, il fallait que les allés et venus à Véritas redeviennent le plus vite possible. Parce que les employés qui ne résidaient pas sur la propriété avaient besoin de revenir travailler et parce que le médecin devait venir ausculter Elena et Charlotte. Elles se portaient toutes les deux à merveille mais après l'accouchement, le docteur devait les visiter, histoire de s'assurer qu'elles respiraient bel et bien la santé.

« Tu es une nouvelle fois mouillé, soupira Elena, en voyant son mari rentrer dans leur chambre.»

Il revenait du jardin, où il avait passé trois heures à suer. Sa femme craignait qu'il n'attrape la mort avec le contraste froid et chaud entre l'extérieur et l'intérieur. Elle le déshabilla comme un enfant, et l'emmitoufla dans une couverture, comme elle pourrait le faire avec Charlotte si cette dernière était une peu plus grande.

«Je vais te faire couler un bon bain chaud et…»

Damon l'attrapa par le bras afin de la retenir. Il voulait seulement profiter un peu de son épouse. Elena venait tout juste d'endormir Charlotte, ils avaient donc environ trois heures devant eux. Trois heures à discuter et à rigoler, tranquillement. Trois heures à passer un moment ordinaire, qui deviendra de plus en plus rare lorsque les vampires débarqueront en ville. Elena le savait. Elle redoutait le moment où Katherine arriverait à Mystic Falls. Elle savait que son ancêtre serait susceptible de lui attirer des ennuis, alors, depuis son mariage, elle avait fait le plein de verveine et commençait maintenant à en faire ingurgiter à Damon. Elle avait caché les plantes dans une boite en fer, au fond de son armoire, là où Cordélia n'irait jamais fouillé, et proposait tantôt une tisane à son époux, tantôt elle parfumait discrètement les sauces des cuisinières avec le repousse vampire.

Elena ne voulait pas que Katherine détruise sa famille. Néanmoins, elle avait récemment prit conscience que sans son sosie maléfique, Damon ne deviendrait jamais un vampire. Si un jour elle rentrait au vingt-et-unième siècle, elle ne le retrouverait pas.

Un conflit intérieur la rongeait depuis. Elle ne voulait pas changer le destin de Damon, elle souhaitait le rencontrer dans le futur, se laisser charmer par ses allures de mauvais garçon, mais Elena voulait aussi le protéger. Elle continuait donc de lui faire absorber de la verveine, par peur que son couple ne vole en éclat. Elle craignait d'être incapable de lui pardonner une incartade même s'il était sous hypnose. Et elle continuait d'être effrayée à l'idée que Katherine Pierce puisse un jour s'amuser à usurper son identité, ici au dix-neuvième siècle. Tout comme elle était tétanisée à la pensée que la vampiresse sans cœur puisse s'approcher du berceau de son précieux bébé! Alors, Elena n'y était pas allée de main morte et avait garni les quatre coins du couffin de verveine, et parfumait chaque jour Charlotte de cette plante. Jamais elle ne laissera Katherine toucher à un seul cheveu de son bébé!

Jeremy n'arrivait plus à clamer sa mère. Comme d'habitude, elle avait quitté le bureau du sheriff bredouille, plus inquiète pour Elena qu'auparavant. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Son fils et sa sœur l'avaient alors ramené chez elle. Miranda s'était installée dans son canapé et cachait ses tremblements dut à ses sanglots, en se couvrant les bras avec la couverture de bébé de sa fille, une linge rose avec un chien et un chat brodés, qu'elle ne quittait plus depuis la disparition de sa fille.

Pendant ce temps, Jenna, silencieuse, encore sous le choc des révélations de son neveu, accompagnait ce dernier dans la cuisine afin de préparer à Miranda de quoi se nourrir convenablement. Jeremy, dont «la nouvelle mémoire» prenait peu à peu place, se rappelait maintenant du comportement de ses parents depuis la disparition de sa sœur. Son père ne revenait à la maison que pour y dormir, épuisé par les disputes constantes qu'il échangeait avec son épouse. Il préférait se noyer dans le travaille pour tenter d'oublier son chagrin. Sa mère perdait peu à peu la raison. Elle ne dormait plus qu'à l'aide de somnifères et passait ses journées à dépenser son énergie dans les recherches, vaines, de la moindre trace de son bébé. Elle ne mangeait plus que lorsqu'on lui présentait un plateau repas; d'elle même, elle ne se faisait même plus cuir un œuf.

«Où vas-tu? S'alarma Miranda en voyant son fils quitter la maison. Je pensais que nous aurions pu regarder nos vidéos familiales ensemble.»

Jeremy accourut près de sa mère et la serra tendrement dans ses bras.

«Jenna et moi allons faire un tour, la rassura-t-il. Je rentre très vite, ne t'inquiète pas. Repose-toi maman, tu as eu une longue journée.»

Pour toute réponse, Miranda l'embrassa avec insistance, comme lorsqu'elle le faisait lorsqu'enfant, il lui faisait des frayeurs, à la maison du lac, en s'approchant trop près de l'eau ou en ôtant ses brassards, car trop encombrants. Puis, elle se tourna vers sa sœur, et lui fit promettre de prendre soin de son fils.

Alaric Saltzman fouinait dans l'immense bibliothèque de la maison principale des Salvatore. Il espérait retrouver la trace d'Elena. D'autres journaux pouvaient s'y cacher ou des albums photos. La maison était grande, il en avait des pièces à fouiller. Ainsi il décida d'en faire le tour, pièce par pièce. Au rez-de-chaussée, son attention se porta sur une pièce essentiellement. Un bureau de style dix-neuvième siècle. Il était fermé à clé, le professeur d'Histoire avait du forcé la serrure pour y découvrir le bureau de Damon. Avec une bouteille de bourbon vide et une photo de mariage sur la table centrale, il n'y avait aucun doute sur la personne qui avait un jour travaillé dans cette pièce.

Ric observa attentivement la photo et remarqua à quel point sa protégée semblait heureuse. Il sourit à ce constat et décida d'emporter le cliché avec lui, à l'étage.

Les premières pièces qu'il découvrit furent inintéressantes. Mais au bout du couloir, sa découverte fut intéressante.

Encore une fois, comme pour le bureau et la chambre voisine – une chambre de bébé aux murs bleus – le professeur d'Histoire avait du forcer la porte. C'était comme si chacune des pièces dans lesquelles Elena avait laissé une trace étaient bloquées. Mais Ric avait réussi à entrer dans ces pièces en brisant les porte ou les serrures.

Cette pièce voisine à la chambre de bébé inoccupée était celle de Charlotte. Le doute ne subsistait point. La décoration de la chambre datait de l'époque et d'immenses lettres en bois, peintes avec délicatesse, dévoilaient le nom de l'heureuse occupante des lieux. De plus, les tiroirs regorgeaient d'affaires de bébé!

Ric découvrit ensuite une dernière pièce. Face à la chambre bleue se trouvait la chambre des jeunes parents. Et elle regorgeait d'indice sur la vie d'Elena. Ses écrits, de petites histoires pour enfants, étaient inscrits dans un petit carnet qui se trouvait sur le petit secrétaire près de la fenêtre. Un album photo, riche de ses moments complices qu'elle avait échangé avec Damon, était placé dans le dernier tiroir de la commode. Sur la table de chevet de gauche, très certainement celle de Damon, se trouvait une photo encadrée d'Elena, tenant un nourrisson dans ses bras. Charlotte. Une belle petite princesse, qui émouvait immédiatement Ric.

Ce bébé était magnifique! Elle ressemblait à ses parents, le professeur d'Histoire n'arrivait pas à dire duquel des deux elle tenait le plus. Il tenta de vainement trancher à l'aide des photos située sur la table de chevet d'Elena. La jeune femme n'était pas peu fière de sa famille! Trois cadres photos se trouvaient dessus. Une de son mariage, une autre de Charlotte, certainement prise dans son berceau, et une troisième photo, une photographie que l'on pouvait qualifié de familiale, représentait Damon et elle avec leur fille dans leurs bras.

C'était une très belle famille. Unie et aimante. La magnifique petite Charlotte ne devait manquer de rien. Et Elena semblait si heureuse. Comme si cette vie était faite pour elle. Malheureusement, elle ne pouvait pas rester au dix-neuvième siècle. D'une part, ce n'était pas son époque, d'autre part, Katherine représentait une menace trop grande. Il fallait qu'elle rentre à la maison le plus vite possible. Elle et Charlotte. Damon les retrouverait au vingt-et-unième siècle, là où elles seront en sécurité. Elena pourra aisément reprendre son histoire avec le vampire, qui, tous le monde le savait, était fou amoureux d'elle.

Ric décida d'emporter tous ces souvenirs avec lui. Il les montrerait à Jeremy lorsque celui-ci sera de retour. Il serait heureux de constater à quel point sa sœur et heureuse! Sans oublier qu'il fondrait totalement en voyant à quel point la petite Charlotte est magnifique!

Il regagna la maison secondaire de la propriété et s'installa dans le salon des deux frères avec un verre de bourbon à la main.

Bien vite, il entendit Jeremy revenir. Le jeune homme parlait avec quelqu'un. Dans un premier temps, Ric ne vit pas l'interlocuteur de son protégé. Mais il reconnut bien vite cette voix qui hantait ses nuits. C'était Jenna! Identique à son souvenir. Une chevelure sauvage et le caractère tout feu tout flamme qui l'accompagnait. Elle abordait une mine râleuse et exigeait des explications de la part de Jeremy. Le professeur d'Histoire ne comprit pas tout, mais il réalisa bien vite que la conversation tournait autour d'Elena.

Jenna se stoppa net en apercevant Alaric venir à leur rencontre. Elle savait que ce moment arriverait, Jeremy lui avait dit qu'ils se trouvaient tous chez les Salvatore, mais elle ignorait comment agir face à son amour qui l'avait perdu. Elle était morte, il en avait souffert. Et subitement, là voilà, de nouveau vivante, face à lui. Il y avait de quoi être sous choc!

«Salut, murmura-t-elle bêtement.»

Alaric regardait Jenna avec de grands yeux, comme s'il s'agissait d'une apparition. Et la jeune femme semblait submergée elle aussi par l'émotion. Jer se sentit soudainement de trop, et décida d'aller à la rencontre de Bonnie – qui devait être quelque part à l'intérieur de la maison, le nez plongé dans un grimoire, pour changer – afin de laisser un peu d'intimité au couple qui se retrouvait.

«Jenna, répondit-il penaud. Comment… Le voyage, bien sur!

- Tu veux dire le voyage dans le temps d'Elena, répliqua la rouquine. Je sais tout. Jeremy m'a tout raconté. Contrairement à ma sœur, je me souviens de mon ancienne vie. Je me rappelle être morte.»

Tous les deux, enlacés dans les bras l'un de l'autre, se retrouvèrent sous le proche des Salvatore à discuter et rigoler comme deux enfants. Ils s'étaient manqués ces deux là.

«Ton pote, Ric, il aurait fallu le castrer! Ronchonna la jeune femme. Elena n'a que dix-huit ans!

- Elle est mature pour son âge. Bien plus que n'importe qui. Et cette vie qu'elle a construit, lui correspond.

- Elena adore materner mais cela ne signifie pas qu'elle est prête à être maman! S'emporta Jenna.»

Alaric aurait alors pu tenter de lui expliquer qu'il était certain que la jeune femme adorait sa vie d'épouse et de mère, que tout devait être ultra-organiser et que s'occuper de Charlotte devait lui sembler naturel, mais aucun argument n'aurait pu suffire à apaiser Jenna. Elle n'appréciait pas Damon. Elle s'inquiétait pour sa nièce. Ric décida donc de lui montrer le journal d'Elena retrouvé par Matt, ainsi que les photos qu'il venait de rapporter.

«Oh qu'elle est jolie! S'extasia Jenna en voyant le cliché du bébé. Jeremy, viens donc voir ta nièce, Ric a trouvé des photos! Elle est trop choupinette!»

Jenna était totalement charmée. Elle ne jurait plus que par la petite Charlotte et avait oublié sa colère. Elle n'écoutait plus son entourage parler. Elle discutait avec Jeremy – revenu en compagnie de Bonnie – et Ric, parlant du bébé et de son envie de la rencontrer. La sorcière leur expliquait sa théorie sur les souvenirs indemnes qu'elle concevrait, mais la tante des Gilbert n'y prêtait nullement attention.

«Je disais donc, gronda Bonnie en utilisant la magie pour confisquer les photos, que je pense que si Jenna se souvient du précèdent passé, par conséquent de sa mort, c'est parce que sa mort est intervenue de manière surnaturelle.

- Bien, merci Bonnie pour cette brillante analyse! Grogna la rouquine. Maintenant pourrait tu nous rendre les photos de ma petite nièce?

- Bonnie, rend les nous, la supplia Jeremy.»

La sorcière haussa les épaules, résignée. Elle rendit les clichés au clan Gilbert, non sans avoir esquissé un sourire en observant son amie tenir tendrement la petite princesse dans ses bras.


Note de l'auteure: Alors, ce chapitre vous a-t-il plu? Que pensez-vous du petit moment Delena? D'Elena qui garnie toute la maison de verveine? Que pensez-vous aussi de Jeremy qui avoue la vérité à sa tante? De la relation Jer/Miranda? Des découvertes de Ric dans la maison principale des Salvatore?

J'attends vos avis & vos théories avec grande impatience, comme d'habitude.

Bises & à bientôt.

Amandine.