Dans ce chapitre, Katherine commence les dégâts en 1864.
J'espère que ça vous plaira.
N'hésitez pas à me donner votre avis.
Bonne lecture.
Chapitre 39
Katherine Pierce attendait son gentil hôte dans le hall d'entrée de Véritas, profitant de ce court moment en tête-à-tête avec Emily pour rappeler cette dernière à l'ordre. La sorcière venait de la mettre en garde, jugeant son comportement trop dangereux et insouciant. Katherine s'était mise en avant pour convaincre Stefan de lui offrir l'hospitalité. Elle avait laissé la presse parler de cette pauvre petite orpheline d'Atlanta, sans songer que cette exposition pourrait mener ses ennemis droit à elle. Emily s'était naturellement fait le devoir de le rappeler et la vampiresse n'avait pas apprécié cette piqure. Elle n'appréciait pas que ses décisions soient remises en cause et encore moins lorsque quelqu'un soulignait qu'elle n'avait pas fait preuve d'une très grande prudence dans ses agissements.
«Bien, je pense que tu m'as comprise, Emily, soupira Katherine en tournant le dos à sa servante.»
Et ce fut là qu'elle la vit. Son double, descendait les escaliers et se figea en croisant son regard, complètement tétanisée. Katherine ne s'arrêta pas sur sa doppelgänger, qu'elle jugeait insipide, elle posa son regard sur l'homme qui l'accompagnait. Elle le trouvait intéressant. Moins que Stefan, mais intéressant tout de même. La vampiresse esquissa alors un sourire. Non seulement elle allait bien s'amuser à Mystic Falls, mais en plus, grâce à l'humaine, elle pouvait maintenant tenter de regagner sa liberté auprès de Klaus.
Charlotte se portait mieux, mais Damon restait soucieux. Elena l'inquiétait. Depuis qu'elle avait croisé son parfait sosie au rez-de-chaussée de leur maison, elle se murait dans le silence. Son épouse avait posé sa tête sur son épaule et berçait leur bébé dans ses bras avec amour et douceur. Cependant son attitude maternelle, bien plus que d'ordinaire, ne cachait pas ses tremblements et le sentiments de malaise qu'elle dégageait. Damon voulait l'interroger sur ce qui n'allait pas, il songeait qu'elle était bouleversée, tout comme lui, par la parfaite ressemblance entre elle et l'amie de Stefan. Il ne pouvait imaginer à quel point sa femme était perturbée et apeurée par la femme qui venait d'être invitée à venir résider sous leur toit.
«Tu peux tout me dire, la supplia-t-il désespérément. Comment te sens-tu? Qui est cette femme? La connais-tu? Elena, elle te ressemble, comme si elle était ta jumelle! Tu as été adoptée et…
- Je ne veux pas parler de cette femme qui m'a abandonné! J'avais une mère, elle était parfaite. Je l'aimais et elle m'adorait. Ce n'était peut-être pas la femme qui m'a mise au monde, mais c'était ma mère. J'avais aussi un père, médecin, qui passait ses soirées à me parler de son travail et à répondre à toutes mes questions, avant de me raconter des histoires pour m'endormir. J'avais une famille, Damon, et cette femme n'en fait pas partie. Elle n'en a jamais fait partie. Je ne veux pas… Ne pense pas… Elle n'est pas ma sœur, si c'est ce que tu crois! S'emporta Elena.»
Damon voulut reprendre la parole, mais Charlotte, surprise d'entendre sa mère crier, se mit à pleurer et accapara immédiatement toute l'attention de la jeune femme. Son époux préféra donc se taire et lui promit de ne plus lui reparler de ce sujet, trop sensible pour elle.
«Aujourd'hui, ma famille, c'est toi. Et notre jolie Charlotte, murmura Elena, en fermant les yeux afin de ne pas céder aux larmes. Je t'aime, Damon. Tellement, si tu savais.»
Elena faisait face, comme toujours, elle se montrait forte, mais au fond, elle était terrorisée. Elle craignait pour la sécurité de sa petite princesse et pour la santé de son couple. Sans oublier qu'elle pensait que ses jours étaient comptés. Elle se souvenait du regard de Katherine, lorsqu'elle l'avait vu. Il était menaçant, plein de haine. Il promettait le pire. Et puis il y avait eu ce sourire machiavélique lorsqu'elle avait aperçu Damon. La jeune femme craignait que l'Histoire soit en marche. Et que tout soit pire que dans le passé auquel elle n'appartenait pas. Cette fois-ci il y avait Charlotte. Sa si douce et innocence petite fille se retrouvait sous la menace d'une vampiresse au cœur froid, totalement dénué d'humanité. Katherine pourrait détruire leur famille et Charlotte serait la première à en souffrir. Elena en était malade rien qu'en imaginant tout le mal que son double pourrait semer.
De son côté, Katherine s'installait, agacée. Quelques minutes plus tôt, elle rencontrait Cordélia, la «bonne en chef» de la maison, et cette dernière l'avait accueilli avec froideur. Elle lui avait clairement fait comprendre qu'elle n'était pas la bienvenue, comme si elle percevrait l'aura de ténèbres qui l'entourait. Katherine songeait déjà à amadouer la quinquagénaire, si cette dernière se montrait trop réticente à son installation à Véritas.
Le restant de la journée se déroula dans la plus grande tranquillité. Damon et Elena ne quittèrent pas leur chambre. Ils restèrent avec leur fille et discutèrent de leurs projets. La jeune femme se rappelait de la promesse de Damon, de l'emmener en France. Avec Katherine qui s'invitait sous leur toit, elle rêvait de visiter les entreprises hexagonales de son époux, tout en se promenant dans les rues des plus belles villes de ce pays et en dégustant des mets fins dans des restaurants huppés de la capitale. Oh, et puis elle pourrait faire du shopping, bichonner Charlotte et Damon, en leur achetant plein de cadeaux! La seule faille de son plan d'évasion résidait en sa fille. Son bébé était bien trop jeune et fragile pour supporter un voyage en bateau, qui plus est en plein hiver. Il faudrait attendre les beaux jours, mars, avec le retour du printemps et de la douceur qui l'accompagnait, pour partir avec Charlotte.
«Je te promets que la France sera à tes pieds, susurra amoureusement son époux.
- Je n'en demande pas tant, rigola Elena en reposant sa fille dans le berceau. Tout ce que je veux, c'est découvrir ce pays avec toi et notre bébé. Et boire du champagne! Plaisanta-t-elle. Tu es propriétaire d'un vignoble qui en produit un réputé…
- Nous le visiterons, lui promit Damon. Dés que Charlotte pourra voyager, nous prévoirons un beau séjour en France. Aussi long qu'il te plaira.»
Lorsque Cordélia leur porta le souper dans leur chambre, répondant à la demande de sa patronne qui ne désirait pas croiser Katherine, les deux jeunes gens étaient négligemment allongés sur leur lit avec leur bébé entre eux, et continuaient de faire tout un tas de projets. La gouvernante échangea un regard amical avec sa patronne, et ressortit juste après avoir déposé les plateaux prés d'eux.
Le lendemain matin, elle retrouva la jeune femme seule et en larmes, dans sa chambre. Comme tous les matins, depuis la naissance de Charlotte, le bébé était dans son berceau, auprès de son père qui travaillait dans son bureau. Elena s'octroyait une petite pause détente en prenant un bain et en s'apprêtant pour la journée, avant de rejoindre son mari et sa fille pour le petit déjeuner. Mais ce matin là, au moment de quitter sa chambre, Katherine s'était présentée face à elle et l'avait totalement terrorisée. Elle l'avait forcé à rentrer dans la chambre et lui avait dévoilé sa puissance surnaturelle. Elle la menaça de s'en servir pour rompre le cou de Charlotte si jamais elle parlait de sa nature vampirique où qu'elle niait leur lien de parenté fictif. Katherine lui demandait de prétendre qu'elles étaient sœurs jumelles, afin de ne pas attirer les regards des voisins et les questions qui iraient avec. Elle avait rajouté, que pour le moment, ce mensonge l'arrangeait et qu'elle réglerait ce problème après s'être un peu amusée à Mystic Falls.
«Madame Elena, que se passe-t-il? S'écria Cordélia, en accourant auprès d'elle.
- Elle a… Je ne peux pas…»
La jeune femme pleura de plus belle. Elle n'arrivait pas à aligner plus deux mots d'affiler. La gouvernante sentait bien qu'elle coulait lui confier quelque chose, mais Elena était paralysé par la peur. Elle tenta bien de la rassurer, mais rien y fit. Elle lui apprit que Katherine venait de partir, Cordélia s'était dit que si jamais la jeune femme connaissait la véritable nature de leur hôte in-désirée, peut-être que l'information l'aiderait à sortir ce qui lui pesait tant sur le cœur, mais encore une fois, le silence fut la seule chose qu'elle obtint.
«Je peux tout entendre, et je peux vous aider, déclara Cordélia, sur un ton très empathique. Je sais que vous avez des secrets, des secrets lourds. Je l'ai vu dans vos lignes de la main. Dites moi donc tout.
- Si je vous avouais la vérité, vous me détesteriez. J'ai triché, Cordélia. J'ai triché avec ceux que j'aime, s'apitoya la jeune femme. Si je vous parlais de Katherine, si je vous avouais ce que je sais sur elle, ce qu'elle veut faire, vous penserez que j'ai été égoïste. Vous aurez peur. Et que je finirai par faire souffrir ma famille.»
La gouvernante avait bien du mal à suivre les paroles de sa patronne. Tout semblait cousus de fils blancs. C'était comme si madame Elena lui parlait de plusieurs choses à la fois. Mais ce dont elle était certaine, c'était à quel point la jeune femme était terrorisée.
Elena adorait son mari et sa fille. Elle aimait Damon de tout son cœur, et Charlotte était son petit trésor chéri, rien ne la rendait plus heureuse que de vivre avec eux à ses côtés. Mais maintenant que Katherine leur tournait autour, qu'elle menaçait Charlotte, elle craignait le pire. Elle imaginait que son double prendrait le même malin plaisir que dans le futur à faire de sa vie un enfer. Elle la voulait morte, elle ne comptait pas la tuer tout de suite, certainement pas de ses propres mains, mais elle la livrerait un jour où l'autre à Klaus dans l'espoir d'obtenir sa liberté en récompense. Dans toute cette histoire, Damon et Charlotte se retrouveraient alors seuls et malheureux.
«Mais tout ce que je vous demande, Cordélia, c'est de faire en sorte que Charlotte soit toujours protégée. Je veux qu'elle ait une belle vie, loin de tout ennui, pleura la jeune femme.
- Madame Elena, je finirai par découvrir vos secrets. N'oubliez pas que j'ai des visions. Et je m'inquiète beaucoup pour vous, lui confia amicalement la quinquagénaire. N'ayez crainte, vous pouvez tout me dire, je ne vous jugerai pas. Dites-moi donc pourquoi cette femme vous effraye tant. Que vous a-t-elle fait? Et évitez l'excuse trop facile, en me disant que vous êtes seulement troublée par votre ressemblance. Vous n'êtes pas sœurs, madame Elena, et quelque chose me dit que vous le savez pertinemment!»
La gouvernante n'osait pas trop brusquer sa patronne. Elle la sentait si fragile, tellement perdue et appeurée. D'habitude madame Elena était forte et courageuse. Elle n'avait jamais été du genre à se cacher pour ne pas affronter les dangers. Maintes fois, la brunette s'était fortement opposée à monsieur Guiseppe, alors même qu'elle le savait violent et dangereux. Elle défendait ses convictions, haut et fort, et elle sortirait les griffes pour sa famille. D'ailleurs elle les protégeait déjà en s'approvisionnant de verveine pour leur en faire absorber au cours de leurs repas.
«Nous ne sommes pas sœur, confirma la brunette.»
Elle ne pouvait pas en dire plus, de peur que Katherine ne l'apprenne et qu'elle se venge sur son bébé. Cordélia l'encourageait à se livrer, mais la jeune femme recommença à pleurer de plus belles. Ses secrets l'oppressaient, encore plus maintenant qu'elle se retrouvait à cohabiter avec une Katherine menaçante. Ce n'était pas qu'elle ne désirait pas se confier à Cordélia, mais en plus de ne pas pouvoir à cause de l'odieux chantage de Katherine, elle craignait que sa gouvernante ne la voit différemment et ne la juge. Après tout, elle venait du futur, elle ignorait si elle resterait pour toujours dans le passé, et elle s'était permise de construire une famille sans prendre en compte les sentiments de Damon et ceux de Charlotte si jamais elle disparaissait pour regagner son époque.
Cordélia décida donc de la pousser un peu, et affirma l'existence des vampires.
Au début, elle ne souhaitait pas aborder le surnaturel avec sa patronne, par peur de la faire paniquer. Bien que madame Elena utilise la verveine, Cordélia ne demeurait pas certaine à cent pour cent que la jeune femme connaissait l'existence du surnaturel. Après tout, ce sujet n'était pas des plus aisé à mettre sur table. Mais il le fallait bien. La vieille femme voulait aider sa jeune amie et pour cela elle devait la pousser à lui dire ce qu'elle avait sur le cœur.
«Je… suis désolée, hésita Elena. Je ne peux rien vous dire.»
Mais les images remplacèrent les mots qu'auraient pu formulé la jeune femme. En touchant le bras de sa patronne, la gouvernante découvrit le secret d'Elena. Elle la vit, évoluer dans une autre époque, autour de vampires, loups garous et sorcière. Elle la vit, protéger par les Salvatore, car persécuter par l'hybride originel simplement parce qu'elle était le double Petrova. Et elle comprit pourquoi sa jeune amie avait si peur de Katherine. Parce que cette dernière n'avait eu de cesse de chercher à lui nuire dans le futur d'où elle venait.
Lorsque la gouvernante sortit de sa transe, elle croisa le regard paniqué de sa patronne. La jeune femme ne devait pas comprendre ce qui se passait, la seconde d'avant Cordélia avait le regard perdu dans le vide, elle avait du intelligemment supposer que cette dernière avait eu une vision, c'était le seul moyen d'expliquer sa transe. Et elle craignait certainement que cette vision la concerne, elle et ses secrets.
Elena craignait tant d'être jugée par Cordélia, que lorsque la gouvernante lui apprit qu'elle l'avait vu dans le futur lutter contre le plus puissant vampire du monde, la jeune femme eut un mouvement de recul. Mais la gouvernante la surprit en lui disant qu'il n'y avait rien de mal à écouter son cœur et à saisir le bonheur qui s'offrait à soi.
«Maintenant donnez moi tout les détails, que je puisse vous aider! S'exclama Cordélia en s'installant confortablement sur un fauteuil.»
Elena, encore chamboulée par ce qui venait de se passer, ne savait pas vraiment par où commencer. Alors elle lui apprit ce qui venait de se passer quelques dizaines de minutes plus tôt, et marqua un long silence pour réfléchir et tenter de reprendre ses esprits. Puis, la jeune femme raconta à Cordélia comment Katherine avait transformé les Salvatore en vampire et ce dont elle était capable. Elle lui confia être terrifiée à l'idée qu'elle s'en prenne à Charlotte. Et elle parla de Damon. Elle avait si peur de le perdre. Elle craignait que Katherine ne réussisse à le séduire. Si son mari lui cédait, manipuler ou pas, Elena ne pourrait jamais lui pardonner une trahison. La douleur serait trop douloureuse pour elle et son mariage serait finit. Charlotte se retrouverait au milieu de parents séparés, avec une mère incapable de rester dans la même pièce que son père. Katherine aurait alors une nouvelle fois gagner, elle lui aurait encore tout prit.
«L'une des pires choses avec Katherine, c'est qu'elle sait très bien comment perturber Damon. Elle est la seule personne qui le met dans des états où, son côté sombre l'emporte. Ensuite, je dois me battre pour Damon, contre tous le monde, lui y compris, afin de le ramener dans la lumière, confia Elena inquiète. Elle fait ce qu'elle veut avec Damon. Elle sait le manipuler avec perfection. Et elle adore se faire passer pour moi. Un jour, il l'a embrassé pensant qu'il s'agissait de moi. Ce qu'elle veut, c'est me détruire. Ce qu'elle ne supportait pas, à mon époque, c'était le fait que Damon et Stefan la détestait, alors que moi j'étais leur amie. Aujourd'hui, je crois qu'elle ne supporte tout bonnement pas d'avoir un double. Par contre elle me voit comme un moyen de retrouver sa liberté. Klaus, le vampire originel qu'elle a trahi, la persécute.»
Elena raconta alors l'histoire de Katherine. Comment elle avait fuit les Mikaelson et manipulé Rose pour devenir une créature de la nuit.
«Ce qui est ironique, c'est la rancune de Klaus. Elle peut bien lui donner ce qu'il veut, me livrer à lui, il la tuera aussi. Il la déteste tellement pour l'avoir empêché de devenir hybride.»
Elena continua dans ses confidences. Elle avait tellement besoin de parler, qu'elle aborda le sortilège et le restant de la fratrie Originel. Si bien que Cordélia trouva quelques idées afin de contrer Katherine si cette dernière décidait d'attirer un vampire surpuissant et intouchable en ville pour s'en prendre à madame Elena.
«Pour l'instant, le mieux est de ne rien faire. Elle menace mademoiselle Charlotte, si jamais nous faisons quelque chose qui puisse la mettre en colère… N'oublions pas que je n'ai plus de pouvoirs, j'ai seulement conservé ma capacité de voir l'avenir, s'excusa presque la gouvernante. En revanche, je vais contacter mes amies sorcières. Elles sont en France, ça prendra un peu de temps, mais je leur demanderai de se renseigner sur votre voyage dans le temps et retrouver cet Originel, Elijah. De ce que vous m'en dites, il possède un sens moral ainsi que celui de la famille. De plus, apparemment, il partage un passé tumultueux avec son frère. D'accord, lorsque ce sacrifice a eu lieu, lorsque son frère lui a promit de lui rendre leur famille, il vous a trahi, mais pour retrouver ses frères et sa sœur. Si Klaus venait à mettre les pieds à Mystic Falls, nous pourrons faire appel à Elijah pour le contrer. Si nous lui révélons que son frère garde leur fratrie dans des cercueils qui l'accompagnent constamment, alors ce dernier ne pourra plus le manipuler. Ensuite, nous pouvons espérer que le reste de la famille soit réveillé, et même si moralement c'est mal de sortir du sommeil des vampires si puissants, vous serez sauvée, madame Elena. Klaus n'aura plus d'autre choix que de se concentrer sur sa famille, qui assurément lui en voudra, et il vous laissera tranquille un bon moment. Mais c'est risqué, madame Elena. Si vous n'êtes pas d'accord…
- Je n'ai pas le choix Cordélia! J'y ai moi aussi réfléchi. Ma seule porte de sortie, c'est Elijah. Le problème, c'est qu'il a aussi un passé avec Katherine. Il a été amoureux d'elle. Quand il est arrivé à Mystic Falls, il la détestait, mais la question est, si Katherine arrivait à le manipuler, la détesterait-il encore longtemps? Et puis, il y a le dernier cercueil que balade Klaus. Il s'agit de celui d'Esther, leur mère. La sorcière originelle. Il ne faut pas qu'elle revienne. Elle est dangereuse. Autant que ses enfants. Elle veut les tuer. Klaus en priorité. Pour tout dire, elle hait son fils, et elle hait ce que ses enfants sont devenus. Elle déteste les vampires, elle veut tous les tuer. Si entre temps Damon et Stefan venaient à être transformés… Lorsqu'un vampire originel meurt, toute sa lignée meurt avec lui.
- Et a quelle lignée cette Katherine appartient-elle? Demanda prudemment Cordélia.
- Celle de Klaus.»
Cordélia leva les yeux au ciel. Avec tout ce que madame Elena venait de lui dire, elle s'attendait à une telle réponse.
La situation était vraiment compliquée, la quinquagénaire se retrouvait face à une jeune femme totalement terrorisée, ignorant comment se sortir d'un tel pétrin, qu'elle avait pourtant tout fait pour éviter. Leur plan ne reposait que sur des hypothèses formulées par rapport la versatilité des actes d'une vampiresse manipulatrice. Rien n'était certain, excepté le danger qui les entourait. Cordélia ne savait plus quoi dire ou faire pour apaiser sa jeune amie, apeurée par Katherine, terrorisée pour la vie de sa fille et la stabilité de son mariage. Alors elle lui raconta une légende, vraie, que toutes les générations de sorcières se transmettaient.
«Il existe deux liens plus forts que toute magie et tout surnaturel. Il s'agit des liens du mariage, lorsque les deux époux sont très unis et amoureux, comme vous et monsieur Damon. Et le second lien aussi fort, c'est bien évidemment le lien unissant une mère et son enfant.
- Et? Demanda Elena qui ne semblait pas comprendre.
- Ce que je veux dire, c'est que rien ne protégera mieux mademoiselle Charlotte que vous-même, madame Elena. L'amour d'une mère est sans limite. Vos actes sont proportionnels à cet amour. Votre capacité à protéger votre enfant l'est tout autant. Vous êtes un talisman pour votre petite Charlotte. Quant à monsieur Damon, vous l'avez totalement subjugué. Beaucoup de personnes se marient, mais rares sont celles qui partagent autant d'amour que vous et votre époux. Vous êtes liés, je le vois à vos auras et dans les lignes de votre main. Je suis certaine que celle qui les préservera de cette vampiresse, c'est vous. Accordez-vous seulement une peu plus de confiance et d'espoir.»
Note de l'auteure: Alors, ce chapitre vous a-t-il plu? Que pensez-vous de Katherine qui menace Elena? Des confidences d'Elena à Cordélia? De leur plan au cas où Katherine n'amène Klaus en ville? De la légende rapportée par la gouvernante? Que pensez-vous qu'il se passera dans la suite?
J'attends vos avis & vos théories avec grande impatience, comme d'habitude.
Bises & à bientôt.
Amandine.
PS: JE RÉPONDRAI À VOS COMMENTAIRES AU PROCHAIN CHAPITRE, AVEC CEUX DE CE CHAPITRE.
