Me revoilà ! Et avant septembre s'il vous plaît ! Comme quoi les miracles existent. ^_^ C'est super de vous voir suivre, les filles !
WJ : *attrape sa machette et sa tenue de super aventurière* En avant dans la jungle Ffienne ! Cap sur le pic Tabula Rasa ! T'as rien oublié dans ton paquetage j'espère ? lessardster : Ravie que tu sois de la partie ! Depuis le temps que je voulais montrer l'histoire du côté de Tony ! T'as raison, ça va aussi être le moyen de détester Kort encore plus. ^^ PBG : *craint pour la vie de sa fan adorée* Tu sais que c'était que le premier chapitre et qu'il va encore y avoir du Kort/Tony ? Tu vas survivre ?
Aujourd'hui, la première rencontre de Tony et un membre du réseau mafieux et le retour de Kort. Bonne lecture !
Chapitre 2 – Pablo
Sur la terre tout a une fonction, chaque maladie une herbe pour la guérir, chaque homme une mission.
Sagesse indienne
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Tony rumine des pensées sombres depuis qu'il s'est réveillé, il y a deux jours de ça, le quatre janvier. Kort s'est abstenu de lui rendre de nouveau visite. Il n'est pas suicidaire.
On l'a détaché. Il se félicite de ne plus être entravé par des sangles, mais les tentures transparentes sont des chaînes tout aussi efficaces. Quitter la bulle stérile c'est se mettre en danger. Il en a pour deux semaines au moins à y être coincé. Il n'est pas fou, il ne va pas sortir avant. Il n'a pas échappé à la mort pour la tenter pas des actes inconsidérés. De plus, ce serait manqué de respect au jeune à qui il doit d'être en vie.
Le médecin lui a remis son collier, après l'avoir déchargé de toute bactérie. C'est donc un pendentif aussi vierge de microbes que le reste de son environnement avec lequel il joue en ce moment même.
Il pense à son équipe, sa famille. Il ressasse encore et toujours les derniers moments passés avec eux. Il se rappelle ses derniers jours au bureau à faire semblant, à faire croire qu'il allait bien alors qu'il était en train de mourir. Il frissonne encore du froid humide de la pièce où Eli David l'a détenu. Il entend le cri de Brad dans le parc lorsqu'il l'a vu, imaginant déjà que le pire était advenu. Et puis il se souvient de l'océan après ces longues heures de route qu'il ne sait toujours pas comment il a parcouru sans sombrer dans l'inconscience.
Oui, Tony DiNozzo se souvient de beaucoup de choses. Et être privé de ce passé le fait énormément souffrir. Car ce n'est pas simplement un moment passager. Il sait qu'il est déjà pris dans l'engrenage et qu'il va devoir lutter longtemps pour en sortir. Qu'il se passera plusieurs semaines si ce n'est plus avant qu'ils sachent qu'il est en vie.
Lorsque la porte s'ouvre, il prend son temps avant de lever les yeux. Convaincu qu'il s'agit d'un médecin, il ne voit guère l'utilité de lui adresser la parole avant qu'il entre dans sa bulle, si jamais il le fait. La voix inconnue qui le salue lui fait en revanche relever la tête de surprise.
- Salut, répète l'étranger.
C'est un patient de l'hôpital, il le devine à sa tenue. Un plus petit que lui, les cheveux bruns et des yeux sombres, il est typé hispanique. Une immense cicatrice barre le côté droit de son visage.
- Salut, l'imite Tony sans comprendre sa présence.
- J'suis Pablo Twain, le type que... J'suis con, tu l'sais bien puisque t'as effacé mon casier. C'est un honneur de t'connaître.
Tony hoche la tête pour lui signifier que c'est réciproque même s'il n'en pense pas un mot. Il en veut à Kort de cette histoire de casier qu'il n'a aucun mal à deviner être de lui. Il lui a bien dit qu'il le mêlerait à cette mission de gré ou de force, enfin plus de force qu'autre chose en réfléchissant.
- T'es Angel, c'est ça ? J'étais pas sûr. Dia m'a dit que t'étais dans c'te chambre, mais c'est pas le type a qui faut faire confiance. Vu l'truc qu't'as dans tes mains, il avait raison. Pas vrai ?
- Possible. Qu'est-ce-que tu me veux ? réplique l'agent.
- J'ai entendu dire que t'avais tes entrées un peu partout. Enfin... tu vois quoi.
- Pas vraiment.
- J'me doutais qu'tu dirais ça. T'es une pointure dans le genre, pas vrai ?
- Je repose ma question : qu'est-ce-que tu veux ?
- Que tu viennes bosser avec moi.
- C'est une blague ?
- Écoute, vieux, j'sais qu'on s'connaît pas
- C'est rien de le dire !
- Mais si t'as effacé mon casier, c'est pas pour rien. T'es pas débile à c'qu'on dit. T'es pas un poulet non plus. Hein !
Un flic ne serait pas attaché à son lit, crétin, jura-t-il intérieurement avant de répliquer.
- Pas mon genre.
- J'le savais ! Sinon t'aurais refusé et faudrait s'occuper de ton cas. Genre définitif, tu vois ?
- Je ne suis pas encore débile. Mais j'ai pas dit oui pour bosser avec toi que je sache.
- Vieux, j'sais qu't'es pas clean et que les flics ont rien contre toi. Mais ça durera pas.
- Pourquoi ?
- Tu bosses en solo. Alors que si tu bossais avec moi, enfin j'veux dire avec nous...
- C'est une menace ?
- Non ! J'te suis redevable, j'veux juste t'aider.
Mais si je ne te tue pas parce que tu refuses, un ami s'en chargera, devine Tony.
L'agent sait que tout se joue maintenant. Il a déjà commencé à composer un personnage face à Pablo Twain. Il ne peut pas se permettre de refuser son offre. Ce serait signer son arrêt de mort et il a bien l'intention de vivre. Refermant le collier dans son poing, il tourne la tête vers l'extérieur pour que l'homme ne puisse pas deviner les émotions qui l'assaillent.
Il va accepter l'offre de Pablo. Il va infiltrer le réseau criminel auquel il appartient, ce que personne n'a pu faire jusqu'à maintenant. Il va laisser croire son entourage à sa mort et vivre avec ça pour réussir sa mission. Il va le faire parce qu'il refuse de mourir ici. Il va le faire pour que le monde soit débarrassé de ce réseau qu'il sait extrêmement dangereux. Il va faire partie du Fantôme et il le regrette déjà.
- OK, lâche-t-il, j'accepte.
- Super ! Tu vas voir, vieux, tu l'regretteras pas.
- Ne m'appelle pas vieux, jamais, c'est clair ? Mon nom, c'est Angel. Si tu veux qu'on bosse ensemble, t'as pas intérêt à l'oublier.
- Cool ! Te fâches pas, j'vais t'appeler Angel. C'est classe comme prénom en plus. J'vais y aller, faut que j'prévienne du monde. On s'voit plus tard !
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Assis sur une chaise, Trent Kort garde le silence. Tony lui rapporte succinctement son entrevue avec Pablo Twain.
- Vous avez de la chance que j'ai des médocs à prendre et de la rééducation à faire, termine-t-il, ou je serais déjà parti d'ici.
- Je connais la chanson. Recommencez pas ou je vous fais rattacher à votre lit !
- Ça vous plaît, pas vrai ?
- Vous êtes tordu, DiNozzo.
- C'est vous qui interprétez.
- Je regrette déjà de devoir bosser avec vous.
- On peut changer ça, si vous voulez !
- Impossible. C'est trop dangereux et personne ne pourra vous remplacer. Ça fait des mois que je prépare cette mission. J'aurais juste préféré que vous n'y soyez pas mêlé.
- J'allais mourir, pourquoi m'avoir choisi ?
- Vous alliez mourir si on ne vous changeait pas le cœur.
- Les médecins...
- Peuvent être achetés.
- C'est une blague ?
- Le jeune qui bosse avec votre copain Pitt... Steven Blackway. [1] Il n'a pas donné toutes les informations qu'il avait à son supérieur. Il a découvert que vous survivriez au Carpe Diem.
- Comment l'avez-vous acheté ?
- Il avait pas mal de dettes et quelques cadavres dans le placard. Il n'a pas fait de difficulté.
- Alors il sait que je suis vivant ?
- Il vous croit mort, on lui montré votre cadavre pour qu'il soit convaincu.
- Il pourrait dire la vérité à Brad.
- Sur le fait que vous auriez pu vous en sortir ? Aucune chance. Il n'a aucun moyen de le contacter. Il est actuellement en mission humanitaire dans un endroit si perdu qu'il n'apparaît sur aucune carte. Il ne reviendra pas avant au moins un an et, croyez-moi, il a d'autres choses à s'occuper.
- Alors vous aviez prévu de me sauver ?
- Je n'avais personne d'autre sous la main. Il fallait aller vite. Quand on a appris que Pablo Twain était dans cet hôpital, quoique clinique privée serait plus approprié, il nous restait peu de temps pour monter une opération. C'est là que j'ai appris pour vous.
- Comment ? Vous nous surveilliez ?
- Pas vous, Stone.
- William Stone ?
- Il fait partie du réseau du Fantôme. C'est Pablo Twain qui nous l'a appris. Il se soûlait à cause d'un certain Dia qui lui fait de l'ombre. Il a laissé échapper que ce type s'était fait coincer par les fédéraux alors qu'il venait de rentrer dans le réseau. Ça avait mis son patron furieux parce que c'était lui son référant. Et Dia en a tiré profit. Il a eu un accident peu après être parti du bar. Pendant que les médecins s'occupaient de lui, j'ai pris quelques renseignements sur ce qui se passait du côté de Stone et qui pourrait me servir.
- Grâce à Blackway.
- Savoir que vous alliez mourir a été une excellente nouvelle.
- Et vous vous en êtes servi.
- J'avais peu de temps pour ça mais, si on vous amenait dans l'hosto où se trouvait Twain pour vous sauver, il arriverait forcément un moment où vous alliez vous rencontrer. J'ai seulement décidé d'aller plus loin. Curtis Wood existait déjà, il ne lui manquait plus qu'un visage. Une fois fait, il a effacé le casier de Pablo Twain, mais s'est fait descendre avant de pouvoir le rencontrer. Par chance, ils se font soigner au même endroit.
- Curtis Wood ?
- Dit Angel à cause du collier qu'il a au cou. Il n'utilise jamais son véritable nom.
- Vous avez ajouté le surnom quand ?
- Lorsque j'ai appris que le gamin était mort, c'est le genre de détail qui peut faire la différence dans ce genre de mission. Mais vous avez failli tout faire foirer. Vous étiez introuvable ! Finalement, je vous ai repéré sur les docks. Si je n'avais pas eu d'hélico à disposition, vous n'auriez eu aucune chance. Je vous ai déposé, le cœur et vous, ici après vous avoir mis la main dessus. Le timing était serré, si vous aviez évité d'aller faire un petit tour sur les docks, ça aurait été pas mal !
- Je suis vivant.
- Encore heureux ! Après le mal que je me suis donné pour façonner cette couverture, pour récupérer le cœur... bordel, DiNozzo, je devrais être à votre place !
- Alors pourquoi moi, Kort ?
- Parce que vous alliez mourir et que la meilleure couverture qui soit est la mort. J'ai déjà essayé d'infiltrer le réseau, vous avez plus de chance que moi de réussir. Ça ne me plaît pas, mais c'est comme ça.
- Si le chef du réseau est un tout petit peu plus intelligent que Pablo Twain, il aura appris que je suis mort et que je ressemble comme deux gouttes d'eau à Curtis Wood, enfin Angel.
- Ne vous en faites pas, personne ne peut faire l'amalgame entre les deux. Angel a toute une vie inventée avec des personnes que le Fantôme peut contacter et qui crédibiliseront cette histoire. Vous ne risquez rien de plus que pour n'importe quelle autre mission, DiNozzo.
- Dire qu'il a fallu que Stone fasse partie du Fantôme pour que j'ai la vie sauve... c'est déprimant.
- De justesse, vous êtes vivant de justesse et, à ce propos, j'aimerais bien savoir où vous étiez passé ! Mais je présume qu'Eli David pourrait me répondre, qu'il m'expliquerait pourquoi il ne veut plus récupérer sa fille.
- J'avais un compte à régler avec lui. C'est fait. Il ne vous dira rien de plus.
- Vous me cachez des choses.
- Vous croyez ?
- Dites-moi quoi !
- Seulement si vous faites quelque chose pour moi.
- Quoi ?
- Garder un œil sur mon équipe, veiller sur elle.
- Pas question.
- Vous me devez bien ça, il me semble. Leurs vies sont en danger avec Stone.
- La CIA l'a déplacé, ils ne risquent rien.
- Je suis dans la merde à cause de vous, vous allez le faire. Et peut-être que je vous dirai ce qu'il s'est passé avec Eli David.
- Le Mossad est déjà tenu à l'écart du Fantôme et de ce qui le concerne.
- C'est une bonne chose.
- Je ne jouerai pas les nounous avec le NCIS.
- Au contraire. Si vous voulez que je mène cette mission à bien sans dire à Gibbs et aux autres que je suis vivant, vous le ferez.
- Je vous déteste, DiNozzo !
- Moi aussi. Alors ?
- Je vous préviens, au moindre écart, je me charge de vous.
- Je connais la chanson, maintenant dites-moi ce que vous savez du Fantôme. Hormis leurs actions, je sais déjà qu'ils vendent des technologies de pointes à qui en fait la demande.
- Par un réseau web zombie.
- Parallèle à l'autre et presque impossible à pénétrer ?
- C'est à peu près l'idée. On apprend la transaction après qu'elle ait eu lieu généralement. La seule fois où nous l'avons découverte avant qu'elle se produise, elle a été annulée.
- Au moindre doute, ils annulent tout.
- C'est ça. Chaque membre du réseau utilise un portable prépayé, chacun connaît uniquement la voix de ses contacts directs et n'a aucune idée du rôle de ceux rencontrés.
- Donc ils sont intouchables. Pablo Twain ?
- Aucune information.
- Et vous voulez que je les infiltre ?
- Vous avez mieux à proposer ?
- Je vais finir par regretter de ne pas être mort si ça continue.
- Une fois que ce tout sera fini, je pourrai vous arranger ça si vous voulez.
[1] Steven Blackway apparaît à la fin du chapitre 11 (12 pour le site) de Carpe Diem.
Alors ? Vous en pensez quoi ?
