Aujourd'hui, je vous poste la fin de l'histoire ! Vous l'aurez attendu, je sais, mais je devais la terminer avant de poster pour ne pas faire d'incohérence.
Les chapitres 15 à 19 sont en partie ou totalement inédits. Seuls les deux derniers (sauf la citation du 20) proviennent entièrement de Modus Vivendi. Je vous laisse les découvrir, bonne lecture !
Chapitre 15 – Identité
Chacun de nous est une lune, avec une face cachée que personne ne voit.
Mark Twain
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Les jours filent. Tony n'a plus de temps pour lui. Avec la mort de Pedro, il doit se démener comme un forcené pour maintenir l'organisation à flot. Après s'être débarrassé du corps, difficile de maintenir des relations correctes entre Pablo, Dia, les femmes Twain et lui-même.
Christina veut que son fils soit un pantin entre ses mains. Il doit donc lui laisser croire qu'elle agit à sa guise tout en manipulant lui-même Pablo. Il faut aussi qu'il gère l'animosité qu'il y a avec Dia. L'homme n'a pas du tout apprécié d'être évincé du poste qu'il convoitait. Ce n'est pas une mince affaire. D'autant qu'il doit s'arranger avec la CIA et Kort qui revient à la charge de plus en plus souvent.
Les appels de l'agent sont toujours du même acabit. Il demande où il en est, l'Italien répond toujours au même point, ça avance et il raccroche. Bref, rien d'extraordinaire.
Le jeune homme s'effondre sur son lit. Il passe une main sur son visage en soupirant. Il n'en peut plus.
Dans une semaine, cela fera un an jour pour jour que sa vie a basculé. Il se demande parfois si ça n'aurait pas été mieux s'il était vraiment mort ce jour là.
Il peut imaginer sans problème Abby hurler si elle savait ça. McGee le regarderait comme un extraterrestre. Ducky jouerait au psy avant de dériver vers une de ses histoires. Ziva lui en voudrait de cette réflexion, c'est certain avec tout ce qu'ils ont vécu tous les deux. Quant à Gibbs, il se contenterait sans doute d'un regard et d'un slap derrière la tête.
Gibbs...
Il s'attendait à une autre réaction de sa part avec leurs retrouvailles, mais il ne peut pas lui en vouloir. Il se doute bien qu'il a été trop surpris pour réagir. Alors il est passé en mode agent, la seule façon pour lui de gérer la chose. Pourtant il aurait aimé que ce ne soit pas le cas. Il aurait tant besoin de son soutien...
Il ne sait plus où il en est. À jouer de nombreux rôles il se perd lui-même. C'est les moments passés avec Ziva qui lui ont permis de tenir pendant tout ce temps. Il pouvait alors être lui-même, ou presque. Maintenant il se retrouve de nouveau seul. Il voudrait que ça s'arrête.
Il attrape son collier sous son T-shirt. Nathan, le gamin à qui il doit d'être en vie. Dix-sept ans seulement, abattu lors d'une rixe entre gangs. Sans famille, sans attache. Un gamin dont personne ne se souciait et qui faisait tout pour s'en sortir. Un gamin qui n'en aura jamais eu le temps.
Au mauvais endroit, au mauvais moment, comme lui. Il n'en tient à l'ange de métal que davantage.
Il est las, si las de toute cette histoire. Il voudrait fermer les yeux, plonger dans un sommeil où plus rien ne l'atteindrait. Mais ce serait lâche de sa part. Alors il garde les yeux ouvert, encore, se demandant s'il agit comme il faut.
Et puis, ses pensées se tournent invariablement vers sa famille. Il sait alors pourquoi il fait ça. Il sait qu'il a raison, mais ça ne l'empêche pas de se sentir mal.
Son téléphone se met à sonner. Foutu portable, il aimerait bien s'en débarrasser. Il décroche en se reconcentrant sur sa mission. Il ferme les yeux en écoutant son interlocuteur.
- Angel ? C'est Pablo. Écoute, on a une nouvelle commande, des missiles... j'ai pas le modèle sous les yeux, mais ils sont sur une base des marines. Y a un sacré paquet de fric à se faire !
- On se voit tout à l'heure pour en parler.
Il se dépêche de clore la conversation. À chaque fois qu'il pense que la situation ne pourrait pas être pire, un nouvel événement vient lui prouver le contraire. Un vol sur lequel enquêtera le NCIS dans les jours qui viennent, génial. Il en rêvait.
Il rouvre les yeux. La donne a changé avec ce vol en préparation. Dans le bon ou le mauvais sens, il n'en sait rien. Ce qu'il sait, en revanche, c'est qu'il va s'en servir.
Il se redresse. La partie arrive à son terme. Il connaît les cartes de tous les joueurs, celles du tapis et celles à tirer. Il a une idée assez précise du raisonnement de ses ennemis et de ses partenaires.
À présent, c'est là lui de jouer, et il est bien décidé à remporter la partie.
Alors il prend les devants. Il se renseigne sur les missiles, leur localisation. Personne n'arrivera à les voler parmi les membres du Fantôme, il en est certain. Il va donc falloir convaincre Pablo Twain que, contrairement à Dia et Christina, il en est capable.
Le plan se dessine clairement dans sa tête. Plutôt qu'empêcher la conversation, il va la mener jusqu'à son terme, la maîtriser du début à la fin. Pour ça il lui faudra récupérer les missiles bien sûr, mais ce n'est pas urgent pour l'instant. Ce qu'il faut d'abord c'est récupérer des leurres, des faux missiles totalement inoffensifs.
Il sait où les trouver. Il lui suffit de trouver un contact dans un studio de cinéma. Ce sont eux qui achètent de vraies armes dont on a retiré les pièces permettant leur fonctionnement. Les flingues sur les plateaux sont souvent des vrais, mais ne pouvant qu'être chargé à blanc quand ils peuvent tirer. Mettre la main sur des missiles ne lui semble pas compliqué.
D'ailleurs, quelques coups de fils plus tard, il en a la preuve. L'argent n'est pas un problème, c'est la CIA qui paye. Il se retrouve donc à tendre une enveloppe pleine de billets contre des caisses d'armes devenues factices. Plus tard encore, il les dépose dans un entrepôt où il sait qu'aura lieu la transaction entre les acheteurs et le Fantôme. C'est l'endroit prévu et il veillera à ce qu'il le reste.
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Mentir.
C'est ce qu'il fait à longueur de journée. Pour cela il faut une excellente mémoire, une très bonne gymnastique cérébrale et une condition physique tout aussi correcte. Parce que c'est épuisant, contrairement aux apparences. Oh, un petit mensonge par-ci par-là, ça passe, pas une vie entière et une version différente à chaque personne !
Tony ouvre le placard de sa chambre. La sienne et celle de Chris sont accolées. Elles donnent sur une vaste pièce éclairée par de hautes fenêtres. Il attrape les vêtements pour les mettre dans un grand sac de sport. Une fois fait, il passe au placard de l'autre chambre et réitère son acte avec un autre sac. À chaque fois, il laisse une tenue pour la journée à venir. Il passe dans la salle de bain, en face, prendre les affaires, avant de faire le tour de ses quartiers pour prendre ce qu'il juge important.
Il fait un dernier tour d'horizon pour vérifier qu'il n'a rien oublié, puis il prend les sacs et passe dans le couloir. Il jette un œil. Personne.
Il rejoint rapidement le garage et met le tout dans le coffre d'une des voitures. Toujours sur ses gardes, il regagne sa chambre. À son grand soulagement, il ne croise pas un seul des occupants de l'immense demeure.
Il reprend place sous les couvertures. Chris est à ses côtés. Depuis la mort de Pedro, il dort avec lui. Les cauchemars ont fait leur retour. L'enfant y revoit l'accident et la mort de ses parents. Il s'est de nouveau enfermé dans un mutisme profond, anéantissant le travail de plusieurs mois. Tony est convaincu qu'il retrouvera la parole quand les cauchemars prendront fin. Et pour cela, il doit le protéger de ce qu'il se passe. Alors il prévoit son départ, leur départ.
Car tout se joue à partir d'aujourd'hui. Les mensonges ont fait leur œuvre. Ils ont préparé le terrain. À présent, il va devoir tous les rassembler pour aboutir à ce qu'il souhaite depuis le début : anéantir le Fantôme. Ça va être une pièce de théâtre grandeur nature dont il tire les ficelles, espérant que tout se déroule comme prévu.
Ce qui n'arrivera pas.
Il le sait. Il en a pris l'habitude. Avec ceux qu'il côtoie, rien n'est prévisible.
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Christina Alcazar-Twain entre dans le bureau de son fils. Assis derrière le meuble en acajou, Pablo discute avec Angel de la journée à venir.
- Toi ! éclate-t-elle. Il faut qu'on parle.
- Bonjour, Maman. Qu'est-ce-qu'il se passe ?
- Je dois te parler, seul à seul.
- Tu peux parler devant Angel.
- Non.
- Je vais vous laisser.
- Non, tu restes. Si ma mère n'est pas capable de parler en ta présence, c'est son problème.
La matriarche fulmine avant de prendre sur elle et de s'installer dans un siège face aux deux hommes.
- Tu as mis Dia sur l'affaire des missiles !
- Étant donné que ma chère petite sœur est incapable de parvenir à quelque chose j'ai demandé quelqu'un d'autre de s'en charger. Si elle réussi sans lui tant mieux. En attendant, il s'en occupe.
Elle affiche un air estomaqué.
- Autre chose ? Non ? Bien, parce que j'ai des choses à faire. Je ne te retiens pas.
La femme se lève comme un automate.
- Et n'oublie pas de fermer la porte en sortant.
Il se replonge dans un de ses dossiers et attend d'entendre le claquement de la porte pour se redresser.
- Alors, demande-t-il, j'étais comment ?
- Excellent ! Tu as dépassé mes espérances !
- J'ai eu un très bon professeur.
- Arrête, je vais me sentir flatté !
- Et maintenant ?
- Appelle Maria et fais lui bien comprendre que c'est toi le patron.
- D'accord.
- Quant à moi, je me charge de Dia. Je vais voir où il en est.
- Entendu. Au fait...
- Oui ?
- Tes projets n'ont pas changé ?
- Non. Ça pose un problème ?
- Aucun, je voulais juste m'en assurer. Moi aussi j'en ai pour ce soir. Alors, je voulais être sûr... Enfin, tu vois.
- Je crois, oui.
Il se lève et quitte le bureau tandis que Pablo attrape le téléphone.
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Lennoy Mencken, habite un appartement en centre ville. Son duplex se trouve au dernier étage d'un immeuble ayant vue sur l'Hudson.
Il est dans son salon en train de pianoter sur son ordinateur quand Angel débarque chez lui.
- Salut Dia ! Alors, quoi de neuf ?
L'homme se redresse d'un bon.
- Qu'est-ce-que tu fais là ?
- Je viens aux nouvelles, ordres du patron.
- Ce petit prétentieux de Pablo n'est pas le patron !
- Tu crois ? J'en ai pourtant l'impression.
- C'est sa mère qui le dirige, tu le sais aussi bien que moi.
- C'est donc pour ça qu'il l'a envoyé balader quand elle est venue se plaindre tout à l'heure !
- Il a fait quoi ! ?
- Tu ne le savais pas ? Et oui, le petit Pablo s'émancipe.
- Tu mens !
- Vraiment ?
- Oui !
- Eh bien, crois ce que tu veux. Je viens pour savoir où tu en es au sujet des missiles.
- Ça fait seulement deux jours que je bosse dessus. Comment veux-tu que j'ai trouvé une solution en aussi peu de temps ?
- Je sais pas, je fais seulement ce que me demande le patron. Et puis c'est peut-être parce que c'est ce que je fais d'habitude ?
- Je ne suis pas toi !
- Alors cette affaire serait un test pour voir si tu es à la hauteur ?
- De quoi tu parles ?
- Tu m'as très bien compris. Donc tu n'en es nulle part. Voilà qui ne va pas plaire au patron. Il s'attendait à ce que tu fasses mieux que sa peste de petite sœur. Ça va sans doute faire plaisir à Maria de savoir que tu n'as pas fait mieux qu'elle.
Il tape amicalement sur l'épaule de Dia.
- Allez mon vieux, c'est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois. S'il y a une prochaine fois...
Il repart vers la porte.
- Bon, ben c'est pas tout ça, mais j'ai des courses à faire ! Tchao !
Il passe la porte sans laisser le temps à l'autre de réagir.
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Il s'arrête dans le quartier qu'y est devenu sa résidence ces derniers mois. La demeure du Fantôme n'est pas loin. Il ira bientôt. Pour l'instant il sonne à la porte d'une maison étroitement serrée entre ses voisines.
- Bonjour, salue la femme qui vient ouvrir.
Elle le détaille. Il distingue une légère crainte dans ses yeux. L'aura qu'il dégage est bien loin d'être rassurante depuis son entrée dans la Famille. Il la rassure rapidement.
- Je suis venu pour l'annonce.
- Oh ! Entrez.
Elle s'écarte pour lui laisser le passage et le guide dans un débarras quelques mètres plus loin. La disposition de la pièce n'est pas sans lui rappeler celle qu'il vient de laisser à Norfolk. Des cartons, des étagères, un bric-à-brac sans nom. À bien y réfléchir, chez lui c'est un peu mieux rangé.
- Vous avez de la chance, il ne m'en reste plus qu'un, explique la femme.
Elle n'a pas à lui indiquer, il repère seul la boite et la boule de poil qui vient d'ouvrir un œil à leur approche.
- Il est sevré, explique la propriétaire. Vous pouvez l'emmener.
- Combien ?
- Rien. Les animaux ne sont pas des objets, je ne vois pas pourquoi je devrais leur donner un prix.
Même si elle ne le dit pas, il devine que c'est aussi un moyen simple d'en être débarrassé. Les gens préfèrent payer pour des chats de race que des chats de gouttière.
Le chaton ne reste pas craintif bien longtemps. Après une brève hésitation, il vient se nicher contre la main qui le caresse.
- Il vous a adopté, sourit la femme. Personne n'avait encore réussi à le prendre dans ses bras sans qu'il cherche à griffer.
- On va bien s'entendre.
- C'est certain.
Elle le regarde avec attendrissement maintenant. Si elle n'était pas heureuse en ménage, elle lui aurait fait des avances, il en est convaincu.
- Je n'ai pas beaucoup de temps, s'excuse Tony. Je vais devoir y aller.
- Oui, bien sûr. Vous avez besoin du carton ?
- J'en ai un dans ma voiture.
- De la nourriture ?
- J'ai déjà acheté tout ce qui faut.
- Projet de longue date. C'est bien. Ça veut dire que vous serez un bon maître.
- Vous croyez ?
- Je sais reconnaître les bons des mauvais maître qui viennent adopter depuis le temps. Croyez-moi, vous faites partie de la bonne catégorie. Je sais qu'il a trouvé un bon foyer.
C'est à lui de sourire cette fois, de gratitude. Ce genre de phrase, ça lui fait du bien par les temps qui courent.
- Vous avez déjà une idée du nom que vous allez lui donner ?
- Je vais laisser mon fils décider.
- Les enfants font souvent les meilleurs choix.
- J'espère.
- Tenez, voici un petit récapitulatif.
- Comment élever son chat ?
- C'est à peu près ça. Vous avez ici l'essentiel à savoir sur votre compagnon. N'oubliez pas de faire une visite chez le vétérinaire.
- Tatouage, vaccin...
- C'est ça.
- Merci pour tout.
- De rien. N'hésitez pas à donner des nouvelles, j'aime savoir ce qu'ils deviennent.
- Vous avez souvent des réponses ?
- Presque jamais. Mais je crois que vous m'en donnerez.
- Qu'est-ce-qui vous fait dire ça ?
- Je vous l'ai dit, vous serez un bon maître. Je sais que vous êtes un homme bien.
Elle ne sait pas à quel point ce qu'elle lui dit le rassure, l'apaise comme le font les ronronnements du chat contre sa poitrine. Il ne lui dira pas. Il promet de revenir donner des nouvelles. Elle sourit et le regarde s'en aller avec la certitude que la petite boule de poil a trouvé sa famille idéale.
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Norfolk. Chaque fois qu'il vient là les souvenirs de toutes ses années au NCIS ressurgissent. Il aime et il déteste ça.
Il abandonne ses sacs dans un coin du local. Son regard avise le lit de fortune contre un des murs. Il donnerait cher pour fermer les yeux quelques heures.
Ce n'est pourtant pas le moment. Il a d'autres choses à faire. Il récupère un carton de petite taille et quelques objets dont il aura besoin prochainement. Satisfait, il quitte les lieux.
Retrouver la base militaire est comme retrouver son passé. Ses yeux vont et viennent sur les bâtiments alors que la nostalgie lui étreint le cœur.
Il n'a pas eu de mal à entrer. Il n'en aura pas plus à sortir.
Les barrières et postes de garde se dessinent dans son champ de vision. Il bifurque et attrape son téléphone.
- Stern, répond son interlocuteur quand il l'a joint.
- Lieutenant Stern, je suis agent spécial Anthony DiNozzo.
- L'agent...
- Non, devance-t-il, je ne suis pas mort. Mais tout le monde le croit et j'aimerais autant que ça le reste. Je suis dans le coin et j'ai besoin de vous parler.
Au bout du fil, Cameron Stern reste un instant coi. Il reconnaît le nom de l'homme qui l'a aidé il y a un an avec son équipe. Il se rappelle la voix de l'homme qui est passé entre les mains de William Stone, l'homme du Fantôme qui a tué son meilleur ami et que le NCIS a fini par attraper.
- Je suis chez moi. Rejoignez-moi.
Tony ne se le fait pas dire deux fois.
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Le lieutenant l'accueille sans poser de questions sur sa résurrection. Il sait qu'il n'en aurait pas.
- Que puis-je pour vous, agent DiNozzo ?
- M'aider à voler des missiles de la base et à les mettre en lieux sûrs pour quelques jours.
Toutes les émotions passent sur le visage du militaire. Il se demande s'il n'est pas fou. Tony s'explique.
- Écoutez, lieutenant, j'ai besoin que le Fantôme croit qu'il vient de voler vos missiles. Sans ça, je ne pourrais pas en faire passer des faux pour les vrais.
- Je ne comprends pas.
- Vraiment ?
Ils savent tous deux que le militaire sait qui est le Fantôme et qu'il s'est débrouillé pour suivre de près ce qui se passe avec lui. Les connexions se font. Stern reprend la parole.
- Vous êtes infiltré dans son réseau.
- Oui.
Silence. Le lieutenant réfléchit intensément.
- Expliquez-moi en détail votre plan et dites-moi comment je peux vous aider.
Tony se permet un sourire puis commence à raconter. Quand plus tard il repasse au volant de sa voiture pour New-York, son humeur n'a pas changé. La coopération des militaires lui est acquise. La suite sera plus facile.
Il a un pincement au cœur d'avoir laissé le chaton aux soins du lieutenant, mais c'était le plus laisser dans le local est proscrit alors qu'il n'y ait que de passage.
