Chapitre 8

On était sur la route depuis une semaine. Arya ne parlait plus à personne, sauf Saphira et Thorn.

*Quelques jours plus tôt *

Le banquet était finis. Il n'y avait plus trace du nagra. D'ailleurs, il n'y avait plus rien. Les dragons avaient bus des quantités astronomiques de bières, d'hydromel et d'alcool en tout genre. Ils se sont écroulés d'ivresse après avoir roussis quelques table du buffet. Ils étaient tous partit se coucher, sauf moi qui ne dors pas. Je éraie sans but dans la ville. Je devais être à ce moment la seul personne lucide des environs. Peut-être pas en fait, voilà une silhouette sombre qui s'approche. C'est Valentin. On lui a donné une tunique blanche qui mêlé avec grâce lui donnait un air elfique.

-Bonsoir Loukiana.

-Bonsoir Valentin, tu ne dors pas?

-Non, je n'ai pas eu le droit d'assister à la fête, alors je me suis éclipsé à l'anglaise.

-Ha Ha Ha! Ça me rappelle de bons souvenir.

*Flashback *

On était dans ma chambre. Je ne devais pas avoir plus de 11 ou 12 ans. C'était la nuit.

-Tout est prêt?, demandais-je

-Alors : tente, sacs de couchages, provision, bonbon, lampe torche. Oui on a tout.

-OK! Allons y.

Il ouvrit la fenêtre, posa les pieds sur le rebord et sauta sur l'arbre en face et descendit le long du tronc.

-A ton tour!

Je reproduis les même gestes et le retrouvai en bas.

-Cette soirée feu de camps dans la forêts va être génial.

*fin du flashback *

-Oui de très bons souvenir, ajouta-il, et toi? Tu ne dors pas?

-Non je ne peux plus. Je suis un vampire, Val.

-Un vampire? Comme dans les livres?

-Oui comme dans les livres.

-Comment est-arrivé?

-Quelques semaines après mon retour du Canada, un de mes semblables m'a attaquée alors que je me promenais. Ma transformation avait duré très longtemps comme le venin était en petite quantité, vu que j'ai été téléportée au moment où il m'a mordu.

-Ah d'accord.

On resta un petit moment silencieux, gênés par cette proximité.

-Et ta famille? Comment va-elle?, disais-je pour relancer la conversation.

-Elle va très bien merci. J'ai eu une petite sœur.

-C'est super!

Nouveau silence.

-Que comtes-tu faire?, relança-t-il à son tour.

-Je vais partir chez les elfes avec Eragon pour le surveiller, et toi?

-Je ne sais pas, ce pays est si fantastique, j'aimerais connaître chaque secrets qu'il contient. Apprendre aussi la botanique, la magie des éléments et tout le reste.

-Moi aussi c'est pour cela également que je suis Eragon. Pour la botanique, tu as trois choix, soit tu apprends avec moi, j'ai fais mon apprentissage au Canada, soit tu apprends avec Angela que tu connais pour avoir lu le livre. Pour la magie des éléments, tu devras, de toute façons aller chez les elfes.

-Je préfèrerais resté avec toi. Parce que même si j'ai lu le roman, je ne connais réellement personne, en dehors de toi. Et puis si je dois aller chez les elfes, autant que se soit maintenant, avec toi.

-Alors c'est réglé, mais tu devrais aller dormir, tu es encore faible.

-D'accord, fît-il avec une moue désinvolte.

Il retourna chez Arya. Je repris ma promenade. Je ne savais pas où j'allais ni pourquoi. Je marchais, c'est tout. Lorsque je me rendis compte que je m'éloignais de la ville, je m'arrêta. Je regarda autour de moi, mais même avec ma vue perçante, il y avait tellement de brouillard que je ne voyais rien. J'avançai un peu, et rencontrai un obstacle. Cela ressemble à un arbre, cependant il a la texture de la pierre, une sculpture peut-être? J'étends mon esprit et... Quoi! Il est vivant! Ce n'est pas possible! A moins que... Bien sur! La forêt d'arbres en pierre. C'est fascinant! Je me demande si le son d'une guitare en bois d'arbre de pierre est différent de celui d'une guitare normale. Il n'y a qu'a en fabriqué une et on verra. Je m'approchai de l'arbre et cassai sa plus grosse branche et commençai mon travail. Au petit matin, j'avais finis. Je m'installai confortablement sur une pierre et jouais. Le son de cette guitare est … comment dire … magnifique, magique envoutant. Je ne sais pas quels mots choisir pour décrire cette fabuleuse mélodie. Je continuais de jouer pendant plus d'une heure. Je fis une sangle et l'accrochai en bandoulière dans mon dos. Une fois dans ma chambre, je la posai à côté de mon sac près de l'entrée. Je me dirigeais ensuite vers les appartements d'Arya pour lui annoncer que Valentin nous accompagnait. J'ouvre la porte: personne. Je vais aux cuisines : personne. Il y a un petit balcon sur une des rues surélevée et déserte, elle est peut-être là. Je m'y rend. Elle y est assise, à regarder les gens passés.

-Est-ce que ça va?, demandais-je.

-Ouais, ça peut aller.

-Qu'est ce qu'il y a?

-Rien, c'est juste que les autres m'énerve.

Ah! (mauvaise nouvelle, ce que je vais lui dire ne va pas forcément la ravir)

-Et toi? Ça va? Tu voulais me parler?

-Oui Oui, ça va. Je voulais juste te dire que … Valentin venait avec nous.

-QUOI! MAIS CA VA PAS LA TÊTE?! QU'EST CE QUI T'AS PRIS? INVITER UN HUMAIN, FRANCHEMENT! ENTRE ERAGON QUI MAUDIT UN BEBE, BROM QUI VEUT ALLER IMMEDIATEMENT TUER GALBATORIX POUR VENGER AJIHAD, MURTAGH QUI COURT APRES TOUTES LES JEUNES FILLES QU'IL CROISE ET TOI, TOI QUI INVITE UN ETRANGER, UN HUMAIN DANS MA FORÊT. JE SUIS AVEC UNE BANDE DE DEGENERER MENTAL.

-Je sais que tu es la princesse du Du Weldenvarden, mais ce n'est n'ai pas une raison pour t' énervée de cette manière.

- SI JUSTEMENT! ETANT LA PRINCESSE DES ELFES, JE ME DOIS DE PROTEGER MON PEUPLE!

-Alors pourquoi tu me laisse venir? Je suis nettement plus dangereuse que Valentin.

La princesse repris se respiration et se calma.

-Certes, de par ta nature, tu es plus dangereuse que lui. Mais je te fais confiance, tu m'as déjà sauvée dans le passé. Et je sais que tu ne feras de mal à personne, Hors mis ton ennemi. Or je connais à peine Valentin. Je te crois quand tu dis qu'il ne nous veut que du bien, mais qui sais quel maléfice Galbatorix a pu exercer sur lui durant son incarcération.

-Il a mon entière confiance et si tu ce n'est pas ton cas , tu ne mérites pas de porter le yawë. N'est-il pas le symbole de la vérité et de la confiance?

-Espèce de petite insolente! Tu ne sais pas ce que j'ai endurée pour protéger mon peuple.

-Est-ce une façon de me traité? De toute façon, il vient point! A mon arrivée, j'ai été recueillis par la famille d'Eragon, alors que pour lui, tout n'a été que torture et souffrance pendant des mois.

-Tu n'étais même pas là! Comment peux-tu le savoir?

-D'après nos calculs, nous sommes arrivés en même temps. Serais-tu prêtes à abandonner Eragon ou Brom ou n'importe qui d'autre dans un monde qu'ils ne connaissent pas?

-Non.

-Alors tu comprends ce que je ressens.

-Mais … mais.

-Il n'y a pas de « mais », je ne peux pas le laisser seul.

Arya partit, plus que furieuse. Nous allions quitter Farthen Dur dans quelques heures. Je vais aller réveiller les autres. Il n'y a personne dans leurs chambres, ils sont déjà entrain de manger aux cuisines. Eragon leva les yeux.

-Bonjours, tu sais où est Arya?

-Non, désolée. Nous avons eu un petit différent.

-Ah, je peux faire quelque chose?

-Non, non. Tu n'y peux rien. Bon prêt à partir?

-Oui, j'ai hâte.

-Moi aussi. Et toi Valentin, tu as fais ton sac?

Il était dans le fond de la pièce.

-Il vient avec nous?, fît Brom.

-Oui, il ne connaît personne d'autre dans ce monde, je ne peux pas l'abandonner.

-D'accord.

-Alors, tu as fais ton sac? Ah non, c'est vrai. Tu n'as pas d'affaire. Viens!

Je l'attrapais par le bras et l'emmenais à l'armurerie.

-Bonjours. Que puis-je pour vous?, dit le forgerons.

-On voudrait une épée, un arc, un bouclier et une armure. Valentin, tu as fais de l'escrime, il me semble, alors je te laisse le choix de l'épée. Pour le reste je te connais assez pour te trouver l'équipement parfait.

Nous passâmes un peu moins d'une demi-heure à essayer épées, arcs et et autres armes en tout genre.

-Voilà, tu es paré.

-Merci de votre contribution. Au revoir.

-Attendez, j'aimerais voir le meilleur de vos poignards que vous possédez.

-Mais bien sur, il entra dans l'arrière boutique et en ressortit, le voici.

Je le pris et l'examinai.

-Vous savez vous battre?

-Bien sur, quelle question!

-Alors en garde!

Il attrapa sa hache et se mit en position de combat. Esquive, attaque, feinte, cela dura plus d'un quart d'heure. Il fît une attaque verticale, je la bloque avec le poignard, il se brisa.

-Bien, nous avons terminés. Désolée pour le dérangement.

Je tendais la main vers les morceaux du poignard et prononçai:

« Que ce poignard se répare! »

Je lui rendis, entier.

-Encore désolée. Il semble que vos armes ne sont pas adaptées à mes capacités.

-Ce n'est pas grave. J'espère que vous trouverez ce que vous rechercher.

-Merci, au revoir.

On sortit. Valentin avait l'air de se poser plein de question, ce qui ne tarda pas à se vérifier:

-Pourquoi as-tu besoin d'un poignard? Tu es une vampire.

-Oui, mais dans certain cas, comme lorsque je me suis cassé le bras (qui est guéris d'ailleurs), durant

la bataille de Farthen Dur, un poignard peut être utile

-D'accord. Et …

-S'il te plais, ne me pose plus de question. On a pas le temps et je ne suis pas vraiment d'humeur.

-OK.

-Suis moi, on va te chercher des tenus de rechange et un bon cheval.

-Je suppose que je n'ai pas le choix.

-Non!

Je l'entrainais à l'autre bout de la ville pour acheter des vêtements. Nous allâmes ensuite à l'écurie.

-Bonjours, nous voudrions acheter le meilleur cheval que vous ayez.

-Certainement, mais nous les nains, nous n'avons que peut de chevaux. Cependant, j'ai peut être ce qu'il vous faut.

Il nous conduisit à l'arrière, vers un box spécial. A l'intérieur se trouvait un cheval noir de jais. Surement un pur race, l'air vif mais pas farouche, les jambes fines, mais musclés. Son ventre était ni trop large, ni trop maigre, l'encolure puissante. En somme, un excellent cheval.

-Magnifique!, s'émerveillait Valentin.

-Tu l'aimes?, demandais-je.

-Oh oui! Je l'adore.

-Alors nous le prenons. Combien coûte-t-il?

-10 000 couronnes.

Alors que je fouillais dans mes poches, ma main passa devant un rayon de soleil (alors qu'habituellement, ma peau n'est jamais exposée au soleil) et scintilla comme des milliers de diamants.

-Attendez! Vous êtes Loukiana, le vampire?

-Oui.

-Alors pour vous, c'est gratuit.

-Pourquoi?

-Vous nous avez sauvés, vous mériter bien cela.

-Mais c'est Eragon qui a tué Durza.

-Sans vous, nous serions tous mort avant que le tueur d'ombre ne lui ai arraché son cœur. Vous ne vous en rendez peut être pas compte, mais vous avez détruit près de la moitié de l'armée à vous toute seule.

Quoi! Tant que cela? Aurais-je enlevée autant de vie en seulement quelques heures? C'est horrible! Ces êtres qui ne m'ont rien faits, je ne suis qu'un monstre. Toutes ces pensées me torturent.

-Bon, eh bien merci, répondit Valentin, nous passerons le prendre au moment de partir.

Il me fît sortir. J'étais encore sous le choc.

-Merci! Merci! Merci! Merci! Merci! Merci! Je l'adore! Je vais l'appeler Ice. Loukiana? Loukiana?

-Hein? Oui, oui. Allons y, on part dans moins d'une heure.

On alla dans ma chambre, je pris mon sac et ma guitare. On se rendit à la porte Est de la ville. Eragon, Brom, Murtagh, Orik, Saphira, Thorn et Arya, qui était à l'arrière enfermé dans ses pensées, étaient déjà présent. Ils remarquèrent ma guitare accroché dans mon dos.

-Qu'est ce que c'est?, demandaient-ils, interrogatifs.

-C'est une guitare, un instrument de musique de mon monde.

Ils l'examinèrent de plus près.

-Mais elle est en bois de pierre!, s'exclama Orik.

-Oui, je me suis permise d'utilisée une des branches, mais ça valait le coup, le son est vingts fois meilleurs. Vous ne m'en voulez pas?

-Non pas du tout, répondis Orik.

-Oh chante nous une chanson, s'il te plais, implorait Eragon.

-Non. Quand j'étais humaine, je chantais très mal.

-Mais tu n'es plus humaine, ajouta Valentin.

-Merci de me le rappeler, répliquais-je, ironiquement.

-Ce que je voulais dire, c'est que les vampires voient quasiment tous leurs défauts disparaître.

-Bon d'accord.

Je réfléchis quelques instants avant de trouvé la bonne chanson. Je grattai les cordes

-C'est une chanson que j'apprécie beaucoup.

watch?v=eErOoEemmQs&list=PLE716520B0EA31C87&index=2&feature=plpp_video (cliqué sur le liens, bien sur ce n'est pas moi qui chante^^)

-Bravos! Bravos! , applaudissaient-ils.

-Venez, on doit partir, répliqua sèchement Arya.

Ne voulant pas énerver plus que de raison Arya, nous quittâmes les lieux après avoir récupérer les chevaux.

-Tu leur a chanté du Matmatah?, demandait Valentin alors que nous pénétrions dans le tunnel.

-Oui.

Cela ne faisait pas deux heures que nous étions sous terre que le soleil nous manquait déjà, sauf Orik mais lui il a l'habitude.

-Dis Loukiana? Tu ne pourrais pas tous nous téléporter? On gagnerait un ou deux jours de voyage sous la montagne, avec pour seule lumière des lanternes magiques, proposa Brom.

-Ce serait possible, mais en plusieurs voyages et je ne serais probablement plus capable d'utiliser ma magie pendant plusieurs jours.

-Seras-tu capable de marcher ou courir, demanda Brom.

-Oui.

-Alors je pense que se serait un bon gain de temps.

Naturellement, j'acceptai sous leur regards insistants. Je téléportai d'abord Saphira, puis Thorn, qui était aussi gros que Saphira. Ensuite, se fut autour d'Eragon et de Murtagh, Brom et Orik, Valentin, et finalement, après maintes réticences, Arya.

Voilà, cela fait une semaine que nous sommes partis et Arya ne parle plus à personne.