Chapitre 11
Le vol fut calme et silencieux. Les battements d'ailes du dragon d'Or étaient lent et puissant, tandis que ceux de Saphira et Thorn étaient plus rapides. Je m'agrippai à Oromis tant j'avais peur de tomber. Son odeur boisé emplissait mon nez et m'enivrais. Mais je n'avais aucune envie de boire son sang. J'ai chassé la veille et séparément de cela, dès que je l'ai vus, mon instinct de vampire s'est comme éteint. J'étais heureuse, infiniment heureuse, comme je ne l'ai jamais été depuis bien longtemps. Glaedr se posa sur une falaise à côté d'une modeste cabane en chêne, suivis des deux autres. Oromis descendis et m'aida à faire de même.
-Voici l'A-pic de Tel'naeir, expliqua-t-il, c'est ici que vous serez entrainés.
Puis il sortit de la cabane quatre chaises, quatre verres et une carafe d'eau. Il s'assit sur l'une d'elle, Eragon et Murtagh l'imitèrent, mais je préférais m'asseoir à même le sol. Deux ou trois heures passèrent sous le soleil montant dans le ciel.
« -Ta patience est à toute épreuve, me dit une voix dans mon esprit.
-Oromis-elda, est-ce vous?
-Oui Loukiana. Je nous ai installé ici afin d'éprouver vôtre patience à toi, Eragon et Murtagh. Nous bougerons quand ces jeunes dragonniers auront calmé leur curiosité et apprit à attendre. Mais on dirait que tu n'as pas besoin d'apprendre cela. Depuis deux heures que nous sommes là, tu n'as pas bougée, ni pour boire, ni pour changer de position. C'est assez remarquable quand on pense que tu es assise en tailleur avec le dos parfaitement droit.
-Je prends cela pour un compliment. Effectivement, je ne bois pas d'eau, je ne peux pas. Je peux rester dans n'importe quelle position pendant des heures, voir des jours sans que cela me dérange. Quand on a l'éternité devant soit, on peut attendre indéfiniment.
-Alors c'est vrai, tu es un vampire.
-Oui, je vous remercie pour tout à l'heure de m'avoir défendue contre Islanzadí-Dröttning.
-Ça m'a fait plaisir de pouvoir aider, je sentais que tu en avais besoin. Je peux te poser des questions?
-Oui, si c'est vous je veux bien. Je n'ai pas l'impression que vous me prenez pour une bête de foire contrairement à d'autres personnes.
-Merci, c'est gentil. Pourquoi ne peux-tu pas manger ou boire?
-Je pourrais en fait, mais ça aurait un goût de terre et de cendre dans ma bouche.
-De quoi te nourris-tu alors? De sang humain?
-De sang. De sang animal.
-Ça ne te déranges pas d'être au milieu des autres? Leurs odeur ne te donnes pas envie de les tuer?
-Il est vrai que l'odeur des Humains et des Elfes est très tentante. Et tout à l'heure, alors que j'étais énervée, j'ai eu très envie de goûter le sang de la Reine. Mais jamais je ne me permettrai de faire du mal à un humain ou un elfe, et en temps normal, je sais me contenir et faire abstraction de l'odeur. Il faut juste éviter que quelqu'un se coupe, parce que je ne serais pas sure de pouvoir me retenir. Après tout, je ne suis vampire que depuis quelques mois.
-Je comprends, nous ferons attention. Tu ne m'as pas parler des nains, quels effets ont-ils sur toi?
-Je ne suis pas attiré par les nains, ils ont une odeur … de pierre. Pas du tout appétissant.
Il ne put s'empêcher de sourire.
-Ne le dis pas à Orik, je me demande quel tête il ferait.
-Oui, bien sur.
-Bon je pense qu'ils ont finis. On passe à la suite. »
Il sortit de mon esprit. Je ne m'étais pas rendue compte, mais voilà plus d'une heure que l'on parlait. Le temps passe si vite lorsque l'on est en bonne compagnie. Durant les heures qui suivirent, Oromis testa nos connaissance de l'ancien langage ou la grammarie comme il l'appelle. Il nous félicita pour tout le vocabulaire que nous avions retenus, mais, qu'il nous restait tout à apprendre au niveau de l'écrit. Puis, Glaedr fit faire des figures aériennes à Saphira et Thorn. Il dit alors que c'était très bien et que les dragonniers de l'ancienne Caste dorlotaient trop leur dragon. Enfin, Oromis nous fit faire des postures de Ringmar ou la danse de la Grue et du Serpent. A la fin, il donna un petit objet à Murtagh.
-Si vous le remontez tous les soirs, cet appareil vous réveillera à l'heure. Demain emmenez vos épées.
-Oromis-elda...
-Non Loukiana, à partir de maintenant vous nous appellerez « maitre » ou « Ebrithil ».
-Ebrithil, je n'ai pas d'épée.
-Pourquoi cela?
-Je me bas à mains nues. Je ne sais pas me servir d'une arme.
-N'est-ce pas dangereux? Ne t'es-tu jamais blessée?
-Si, deux Kulls ont réussis à me casser le bras durant la bataille de Farthen Dûr à cause d'une inattention. Il est vrai qu'à ce moment là, une dague ou un poignard n'aurait pas été de refus.
-Je vois, tout à l'heure tu iras voire Rhünon-vodhr pour regarder ses lames. Eragon, il me semble que ton arme n'est pas adaptée à un dragonnier d'après ce que j'ai pus visualiser durant vôtre voyage, tu iras avec elle.
-Oui Ebrithil.
Saphira accepta que je monte sur son dos, mais elle ne pourra pas nous porter longtemps, juste assez pour arriver en ville. Une fois là bas, Arya se joignit à nous et l'on se rendit au seul endroit ou il y avait de la fumée : la forge.
-Astra eterni ono thelduin Rhünon-Svit Kona, commença la princesse.
-Oh, Arya, c'est toi?
-Depuis combien de temps n'es-tu pas sortis Rhünon-elda?
-C'est bien toi, personne d'autre ne me pose de pareilles questions. Depuis combien de temps? Je dirais la fête du printemps où tu m'as forcée à venir.
-C'était il y a trois ans.
-Hmm.
-Mais je ne suis pas venue pour ça. Je viens te présenter Eragon et Loukiana.
-Ah, le garçon de ferme et le vampire. Intéressant. C'est Saphira que je vois derrière? Brom et le fils de Morzan ne sont pas là? J'ai entendue parler de vous.
Elle n'a pas eu de mouvement de recul, pas de trace de haine ou de peur de sa voix, elle me plais bien cette petite elfe.
-Nous voudrions examiner vos lames, expliquai-je, Eragon aurait besoin d'une épée adaptée à sa force. Celle qu'il a choisi chez les nains commence à s'émousser et s'abimer.
-Évidement! L'alliage est beaucoup trop faible pour supporter un combat si un dragonnier la manie. Mais, malheureusement, je n'ai plu d'épée de dragonnier. C'est dommage, une épée de la couleur de Saphira aurait été magnifique.
-Ne pouvez-vous pas en forger une autre?, demanda Eragon.
-Non, j'ai jurée en ancien langage de ne plus forger ces armes destructrices, et même si je trouvais le moyen de contourner le sort, je n'ai pas le métal nécessaire. Il vient d'une étoile tombée du ciel, et je n'ai plus trouvée de vif-argent depuis plusieurs dizaines d'années.
-C'est triste, répondis-je, mais pourriez-vous nous vendre une épée normale? Dans la mesure où une épée elfique peut être normale.
-Non.
-Pourquoi?
-Jamais depuis que je suis forgeronne un dragonnier n'a eu à acheter son épée du temps de l'Age d'Or. Et ce n'est pas demain la veille que je vais commencer. Eragon peut choisir l'arme qu'il lui plaira, elle sera gratuite.
Le jeune dragonnier choisit une épée à double tranchant longue d'un peu mois d'un mètre sur 15 centimètre de large.
-Et toi jeune fille?
-Pardon?
-Que veux-tu? Tu as dis « nous voudrions », donc tu es besoin de quelque chose toi aussi.
-Hein? Ah, oui! Ça m'était sortit de la tête, j'aurais besoin d'une dague ou d'un poignard résistant à mes capacités.
-Choisie celle que tu veux.
Après avoir examinée plusieurs lames, j'optai pour une dague longue de 20 cm sur 8 de large et 1 et demi d'épaisseur.
-Combien coûte t-elle?, demandai-je.
-Tu suis l'enseignement d'Oromis? Donc je te considère comme un dragonnier. Gratuite.
-Merci Rhünon-vodhr. Puis-je la tester?
-Oui, allons dehors.
Elle pris un tisonnier et sortit, je la suivis avec ma dague. On se mit en garde et presque immédiatement j'attaquai sur la droite avec toute ma puissance et ma vitesse, la forgeronne para le coup avec facilité. Le tisonnier se tordit et la dague se brisa en plusieurs morceaux.
-Impressionnant, s'exclama l'elfe, je n'ai même pas vus le coup venir, seul mes réflexes m'ont sauvés.
-Je suis désolée pour vôtre arme.
Je lançai un sort pour la réparer et lui rendre.
-Formidable, je n'aurais pas à la reforger. Quel est cette magie?
-La magie de mon monde. Elle est plutôt rare, à ma connaissance, il n'y a que deux personnes qui la maitrise : moi et mon premier mentor. Cette dernière est morte il y a presque 4 ans.
-Je suis désolée.
-Vôtre dague à peut être perdue de ses propriétés, je vous conseilles de vérifier, dis-je voulant changer de sujet.
-Non c'est bon merci.
-On va y aller, dit-Arya, Rhünon-elda, je viendrais te chercher pour l'Agaëti Shangren et je ne te laisse pas le choix.
La forgeronne grommela et retourna à son métal.
-Partez sans moi, ajoutai-je, je vais me promener un peu.
Ils partirent en haussant les épaules. Je leur ai un peu menti en fait. En réalité je voulais observer Rhünon en train de travailler. Elle était en train de faire une cotte de maille. Elle est rapide et impressionnante. Chaque maille était entremêlée aux autres, il faut une dextérité et une vitesse remarquable pour cela. Les cottes de mailles humaines et naines sont soudées et non
entremêlées. Elles ont l'air beaucoup moins solide que celle là.
-Que veux-tu?, dit Rhünon.
-Moi? Rien, c'est juste que j'aime bien vous regarder travailler. C'est très intéressant.
-Tu comptes rester ici toute la nuit?
-Oui, si vous travaillez toute la nuit.
-Tu vas être fatiguée demain.
-Non.
-Voyez-vous ça! Je n'ai jamais vu quelqu'un passer une nuit blanche sans être fatigué.
-Et vous alors? Vous avez vu comment vous travaillez. Vous n'êtes plus toute jeune vous savez.
Les couleurs de l'arc-en-ciel traversèrent son visage.
-Non ... mais … je … tu … Plus toute jeune?
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Très vite, elle se joignit à moi. Une fois calmée, elle me dit:
-Il y a bien longtemps que je n'ai plus ris comme ça. Les jeunes elfes avec leur protocole, impossible de les supporter. Tu n'es pas comme eux.
-Tout simplement parce que je ne suis pas une elfe. Je les adoraient avant mais j'ai du réviser mon jugement.
-Pourquoi?
-Avez-vous peur de moi?
-Non.
-Eh bien, pour beaucoup d'elfes, à part Oromis-elda. Il est très gentil Oromis-elda. Donc je disais, pour beaucoup d'elfes je suis « un monstre, une erreur de la nature à qui il faut couper la tête », expliquai-je en imitant la voix de la Reine.
-Pfff! Laisse-les dire, ils sont encore jeunes et ignorants.
-Je suis pourtant beaucoup plus jeune qu'eux.
-Comme quoi, la sagesse ne vient pas avec l'âge, mais avec l'expérience. Et tu as vécue plus d'expériences difficiles que ces freluquets.
-Merci, de me réconforter.
-Alors, tu comptes rester toute la nuit?, dit-elle en éludant ma phrase.
-Oui, comme je suis un vampire, je ne dors pas. Donc si vous voulez bien, j'aimerais observer et apprendre.
-La forge t'intéresserait-elle?
-Je me suis jurée d'apprendre tout ce que je pouvais. Oui, la forge m'intéresse et, autant commencer par le plus facile : les métiers des gens que je peux approcher sans qu'ils s'enfuient.
-Comment feras-tu pour retenir tout cela?
-Mémoire de vampire. Je peux me souvenir de tout ce que j'ai vus ou entendus. Ma mémoire est extrêmement vaste, tout comme mon esprit, un elfe s'y perdrait s'il n'était pas guidé.
-Vraiment? Alors, puis-je te demander un service?
-Oui?
-J'aimerais te donner ma mémoire.
-Pardon!?
-Oui, te faire partager mes souvenirs, mes connaissances, tout ce que je suis quoi.
-Mais, je veux apprendre sans l'aide de la magie.
-Oui, cela va de soit, mais c'est juste au cas où.
-Vous n'allez pas mourir quand même?!
-Je vais bientôt avoir 2300 ans. Comme tu l'as dis, je ne suis plus toute jeune. Alors on ne sait pas ce qui peut arriver.
-Si c'est ce que vous voulez, alors je les verrouillerais dans un coin de ma tête sans y toucher.
-Merci, cela me rassure de savoir que mon travail ne seras pas perdus.
Elle posa ses mains sur mes tempes et des milliers d'images floues défilèrent vers le fond de mon esprit grâce à un sort que je venais de lancer.
-Très bien, dit-elle comme si rien ne s'était passé, on travaillera 4 heures par jours, tu viendras ici après l'entrainement d'Oromis. Il n'y aura pas de pitié.
-Très bien, je n'en veux pas, répondis-je en jouant le jeu.
-Parfait! Alors à demain. Maintenant, Ouste!
Je sortis de la forge presque en courant. Je me baladais, réfléchissant à ce qui venait de se passer sans regarder où j'allais. C'est assez étrange venant de la part de Rhünon, mais elle me fait confiance et ça me fait plaisir. Je croisai quelques elfes qui s'écartaient de mon chemin, je n'y prêtai pas attention. Sans m'en rendre comptes, je me retrouvai à l'A-pic de Tel'naeir alors que le soleil se couchait. Le panorama était tout simplement magnifique. La forêt qui s'étendait à perte de vue prenait des teintes rouge et or. Alors qu'un monde s'endormait, un autre s'éveillait. Et Oromis … Oromis était là, assis devant une table en train de grignoter quelques fruits tout en lisant un parchemin. Il portait une tunique verte foncé et un pantalon de lin blanc, ses cheveux noirs étaient attachés à l'aide d'un bandeau bleu clair. Le couché du soleil se reflétait sur son visage concentré et rehaussait sa beauté. Il était plus éblouissant que jamais. Il me remarqua:
-Loukiana, que fais-tu là? Tu n'es pas couchée?
-Non, je ne peux pas dormir, autre particularité vampire.
-Ah …, veux-tu te joindre à moi? Aller, assied-toi.
Si je veux me joindre à lui? Bien sur que je veux. Je ferais tout pour Oromis, le seul qui a su percer ma carapace et mettre mon âme à découvert, le seul qui à pu m'accepter immédiatement, avec Rhünon maintenant, sans avoir peur, le seul qui m'a jugé pour qui je suis et non ce que je suis. Arya n'a plus peur, mais il lui à fallu un temps d'adaptation. Je m'exécutai en cachant la joie que j'éprouvais à l'idée de passer un peu plus de temps avec mon protecteur:
-Merci, acceptai-je.
-De rien. Alors est-ce tu te plais à Ellesméra?
-Pas vraiment en fait, seul Arya, vous et Rhünon ont su me parler sans me blesser. Et pourtant, dans mes souvenirs ce n'était pas elle qui parlait avec le plus de tact.
-Ha! Ha! Ha! C'est bien Rhünon-Svit Kona ça. Elle sait toujours dire ce qu'il faut aux gens tout en restant directe franche et cassante.
C'est … son … rire? Il est … merveilleux! Cristallin, joyeux, réel, pas forcé. Il est parfait.
-Tu as trouvée l'arme que tu cherchais?, continua t-il.
-Aga ga aga.
-Loukiana, tu es avec moi? Tu vas bien?
Au secours: Mais qu'est ce que je dis!? Il faut que je me reprenne sinon il va penser qu'il me manque une case. J'essaie de me calmer, inspiration-expiration, faire le vide:
-Oui, ça va bien, répondis-je, je n'ai pas trouvée d'arme adaptée, elles n'étaient pas assez résistante.
-C'est dommage, je suis désolé.
A ce moment, Glaedr arriva en volant, le soleil se reflétait sur ses écailles et lui-même ressemblait à une boula de feu. Ajouté à son vol lent et gracieux, on aurait dit une étoile se posant à nos côtés.
-Il est beau n'est ce pas?
-Oui, magnifique Oromis-elda.
-Ne m'appelles pas « Oromis-elda », mais « Ebrithil » ou « maitre ».
-Je vous appellerais « Ebrithil » pendant nôtre entrainement, pas ailleurs.
-Tu ne changeras pas d'avis? Non, c'est sur. Bon, très bien, mais en présence d'autres elfes, nains ou humains, ce sera « maitre », peut importe l'heure ou le lieux.
-Merci.
-J'ai entendu dire que tu n'avais nul part ou aller, c'est un manquement à l'hospitalité de la part d'Islanzadí, je lui en toucherais deux mots demain, elle va m'entendre.
-Non, c'est moi, qui n'en ai pas voulus, je ne voulais pas vivre sous le même toit qu'elle, je ne l'aurais pas supporter.
-Ah, d'accord, tant pis. Bon, c'était pour te dire que si tu voulais, tu pourrais rester vivre ici, et je te conseillerais quelques parchemins à lire pendant que je dors.
Il vient de me proposer de dormir chez lui là? Oui, il m'a dit que je pouvais vivre chez lui! Je suis au paradis! Mon protecteur veux que je vive chez lui, c'est fantastique. J'ai envie de sauter partout, de crier ma joie et mon bonheur. Mais pas question de lui montrer.
-Encore une fois, merci. C'est très généreux.
-De rien, aller vas chercher tes affaires.
Pas besoin de me le dire deux fois. Je courus jusqu'à l'arbre où je les avaient posé et les pris. Je n'avais pas grand chose, c'est à dire : un sac avec des vêtements de rechange et ma guitare. Je courrais à toute vitesse et, en moins d'une demi-heure, j'étais de retour. Il me dit de poser mes affaires à l'intérieur de la cabane. Il y avait un table de bois ronde parfaitement polie par le temps. Une corbeille de fruits se trouvait au centre, les trois-quarts de ceux-ci m'étaient inconnus. Il y avait également un grand lit double avec des draps blancs immaculés. Il était parfaitement fait. Dans un coin de la pièce se trouvait une petite cuisine. Le reste des murs étaient recouvert d'alvéoles remplient de parchemins de tous les âges et de toutes les races. Je plaçai mon sac et ma guitare à côté de la table et admirait la pièce.
-Cela te plais?, dit-il en entrant à son tour.
-C'est très joli, j'adore.
Il vit ma guitare.
-Qu'est ce?
-Une guitare, un instrument de mon monde, celle-ci est en bois de pierre de la forêt des nains. Normalement elles sont en bois simple, du chêne, ou autre. Elle est un peu usé, je m'en suis beaucoup servis durant le voyage, je viens de m'en apercevoir.
-Peux-tu me jouer un morceau?
-Bien sur.
Et dire que j'avais refuser cela aux autres, voilà que j'accepte sans hésiter pour Oromis. Je suis contradictoire. Je décide de lui jouer « Je l'aime à mourir » de Shakira. ( watch?v=8HprGXTi1mI&feature=related )
-C'était splendide, dit-il à la fin de la chanson, j'aimerais que tu m'en chantes tous les jours.
-Merci, bien sur, je chanterais tous les jours, toutes les nuits si vous le voulez.
-Fantastique! J'ai hâte. Je peux te poser une question?
-Oui.
-Pourquoi ne veux-tu pas m'appeler « maitre » comme tous mes élèves?
-Parce que … vous êtes bien plus pour moi … qu'un simple maitre.
