Chapitre 15
Je me réveillai doucement dans les bras de mon cher et tendre. Je venais de dormir pour la première fois depuis plusieurs mois. Et j'étais heureuse d'avoir passé cette nuit avec Oromis. Il dormait encore, son visage calme et paisible lui donnait l'air d'un grand enfant. Remarque, après ce qu'il m'a dit hier, on a oublié toute prudence et sagesse. Mais cela ne me dérange pas, au contraire, je suis heureuse de savoir qu'il m'aime. Nous n'avons plus de raison d'être séparés. Il n'y plus de risque que j'ai l'envie de le tuer. Ma soif s'est calmée. Je regardais mon elfe dormir, je ne pouvais m'arrêter de l'admirer. Un rayon de soleil passa entre les rideaux de la fenêtre et se posa sur son délicat visage. Il s'éveilla et ouvrit lentement les yeux. Il sourit en me voyant, il m'embrassa tendrement.
-Bonjour, bien dormis?, demanda t-il.
-Très bien, je n'ai jamais aussi bien dormis, même du temps où j'étais humaine.
-J'en suis très heureux.
-Et vous? Avez-vous passé une bonne nuit?
-Depuis que je t'ai rencontré, je n'arrivais pas à dormir, je pensais toujours à toi. Mais cette nuit, mes cauchemars et inquiétudes se sont apaisés.
-C'est une bonne chose, Oromis-elda.
-Pourquoi continues-tu de me vouvoyer en privé?, demanda mon elfe, lorsque l'on est tout les deux tu peux me tutoyer.
-Je vous … te vouvoie parce que je vous … t'admire, ma gratitude pour toi est infinie et j'ai du mal à réaliser que tu m'aimes et que l'on sort ensemble.
-Je suis flatté que tu me dises cela, mais cela te paraissait-il à ce point impossible que je puisse t'aimer?
-Tous les argument de ma raison m'indiquaient cela.
-Et que te racontait ton cœur?
-Il me disait qu'il espérait que tu m'aimes, en ignorant la raison.
-Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et je suis content que tu m'aie choisis.
Il posa délicatement ses lèvres sur les miennes, et d'un chaste baiser, appuya ses propos.
-Bon, continua t-il, j'ai donné leur journée aux garçons le temps qu'ils se remettent de la fête, donc on a la journée pour nous. Voudrais-tu prendre un petit-déjeuné avec moi? D'après ce que j'ai compris tu peux à nouveau manger de la nourriture. Viens, j'ai beaucoup de plats à te faire goûter.
Il m'entraina dehors et me fit asseoir devant la table. Il m'amena pleins de fruits et de baies différentes. Puis il alluma un feu et s'affaira à me cuisiner une multitude de petits plats. Glaedr nous regardaient d'un air amusé.
« On dirait que tu as de nouveau 50 ans petit elfe », disait-il taquin.
-Ce n'est pas tous les jours que l'on passe sa première journée en tête-à-tête ou presque avec son premier seul et unique grand amour, répliqua ce dernier d'un ton enjoué.
-Premier seul et unique … grand amour?
Mon cher et tendre s'empourpra.
-Bah oui, c'est que … enfin je … tu … c'est la première fois que j'aime quelqu'un de cet amour là. J'aimais mes parents d'un amour qu'un fils porte à ses parents, j'aime mes amis. J'aime Arya comme ma fille … mais c'est la première fois … que je suis amoureux.
-Oh, je ne savais pas.
-C'est vrai que je ne te parle pas beaucoup de mon passé, je remédierais à ça un jour.
Il m'embrassa et annonça que le petit-déjeuné était près
-Tout ça m'a l'air délicieux, dis-je.
Nous passâmes l'heure suivante à goûter de tout en discutant. Puis Oromis ajouta:
-Je suis désolé ma chérie, je t'ai manqué de respect en t'embrassant sans permission et sans te déclarer mon amour selon nos coutumes. Durant l'Agaëti Shangren, les elfes changent et nous pouvons être méconnaissable.
-Pardon? Je ne comprend pas.
-La tradition veut que lorsqu'un ou une elfe tombe amoureux, il doit se déclarer en faisant un poème, ce que tu as fait avec ton sort. Mais je ne l'ai pas fais, et c'est un manque de respect inimaginable, je te pris de m'excuser.
-Je ne t'en veux pas, je ne connaissais même pas cette tradition. Et puis, peu importe ce que tu peux faire, je t'aimerais toujours et te pardonnerais à chaque fois. Les « bêtises » dont tu peux être accusé par les autres me passe au-dessus de la tête, je serais toujours de ton côté, je te défendrais toujours. -Mon amour, je t'aime, merci. Mais je voudrais tout de même te réciter un poème, je me sens vraiment mal de t'avoir autant manqué de respect.
-Bien sur que tu peux, tu n'es pas obligé de me demander la permission pour chaque chose que tu veux me faire, tu n'as pas besoin de permission pour me réciter un poème ou m'embrasser.
-Je … merci.
Il respira lentement.
Dés que je t'ai vu
J'ai su que tous ce que j'ai vécu
N'étais rien en rapport avec ce que je vais vivre
A tes cotés, devenir ivre
Du bonheur d'être avec toi
Pour l'éternité et même plus
Même la mort ne nous séparera
Car notre amour vaincra
Tous les ennuis de la vie
Tel qu'ils soient on les surmonteras
Et pour toujours nous serons ensemble, pour la vie
-C'est magnifique, m'exclamai-je, merci. Il sera gravé pour toujours dans ma mémoire.
Il m'embrassa tendrement, transmettant ainsi toute le joie qu'il ressentait. Je répondis au baisé jusqu'à ce que le souffle me manque.
Nous passâmes la journée à flâner, à se promener main dans la main en prenant soin d'éviter toute rencontre. Nous avions tout deux compris que notre relation ne serait pas accepter par les elfes et qu'elle devait rester secrète. Cela ne plaisait à aucun de nous, mais nous nous en accommodions, nous ne voulions pas être séparés.
Le lendemain, Eragon et Murtagh revinrent à l'A Pic de Tel'naeir. Les cours reprirent et je retournais chez Rhünon. Je rattrapai très vite mon retard et apprenais encore plus assidûment qu'avant. Bientôt, il ne me resta pus à apprendre que la fabrication des épées de dragonnier, et cela elle ne me l'apprendra pas, sauf en cas d'extrême urgence. Elle m'ordonna de ne plus revenir la voir. Je pus rester avec Oromis le soir à partir de ce moment.
Deux semaines s'étaient écoulée depuis l'Agaëti Shangren et, alors que je me promenais dans la ville, je prêtai attention aux messes basses qui se disaient sur moi depuis la cérémonie et que je n'écoutais pas avant.
-Vous avez vus? Elle ressemble à une elfe.
-C'est une honte! Un scandale!
-Il parait que c'est l'esprit du dragon qui lui a donné cette apparence.
-Je suis sur qu'elle l'a ensorcelé pour qu'il lui obéisse.
-Elle n'a rien à faire ici, c'est un monstre!
-Une elfe qui mange des animaux, on aura tout vus!
-Pourquoi Osthato Chetowä l'a t-il pris sous son aile?
-Elle ne mérite pas son enseignement.
Je ne pus en supporter plus. Oubliant toutes mes résolutions, je me téléportais à l'A Pic de Tel'naeir.
Oromis était, comme à son habitude, assis dehors à côté de Glaedr. Je me précipitai dans ses bras, je n'arrivais plus à respirer, l'air refusait d'entrer dans mes poumons. Oromis entra dans mon esprit pour m'envoyer une vague d'apaisement. Il vit en même temps ce qu'il venait de se passer. Il me réconforta encore plus. Ma respiration se calma peu à peu. Je restais dans ses bras encore un moment, pas encore tout à fait remise.
-Merci, dis-je.
-De rien, mais je t'ai déjà dis de ne pas les écouter. Sous leurs airs polis se cachent d'horrible commères qui ne ratent jamais une occasion de pourrir la vie des gens qu'ils n'aiment pas.
-Je sais, mais en entendant ce qu'ils disaient, j'ai perdue le contrôle.
-Ce n'est pas grave. Là, là, c'est finis, répondit-il en me berçant lentement.
On resta un moment comme ça, puis mon elfe ajouta:
-Que comptes-tu faire maintenant?
-Je pense que je vais finir ma promenade, et te laisser lire.
-Comme tu veux. Ne rentres pas trop tard. A tout à l'heure, je t'aime.
Je lui donne un rapide baisé et repartis dans la forêt. C'est fou à quel point mon cher et tendre peu me remonter le moral en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Je marchais tranquillement, heureuse, ne pensant à rien. Puis, j'arrivais dans un endroit où je n'étais jamais allée. C'était une sorte d'espace dégagé entre les arbres, au centre se trouve une souche creuse avec à l'intérieur un sac et un parchemin. Je décachetais le parchemin et pus le lire, il est en ancien langage:
Viennent d'un autre monde deux être,
Deux elfes sont leurs ancêtres
Disparus depuis dès millénaires
Ne revoyant plus jamais la forêt qui leurs est chère
Ces deux œufs venant de l'autre côté de la mer sont
Pour ceux qui par deux fois l'Alagaësia sauveront
Intriguée, je mets le papier dans ma poche et ouvre le sac. J'y découvris deux pierres ovales parfaitement lisse. La première était blanche veinée de vert, la seconde bleu nuit veinée de bleu ciel. Je reconnus aisément les œufs de dragons à leurs formes. Je décidai de les montrer à Oromis. Sur le chemin du retour, j'entendis des pleurs, je me dirigeai vers l'origine du bruit et vis Arya assise au milieu d'une clairière, sanglotante. Je m'assis doucement à côté d'elle/
-Que se passe t-il, demandais-je.
Elle sursauta.
-Oh, Loukiana, tu m'as fait peur.
-Excuses-moi. Pourquoi pleures-tu?
-Ce n'est rien, ce n'est pas important, c'est juste que …
-C'est à propos d'Eragon, n'est ce pas?
-Que … Comment … sais-tu?
-L'une des rares choses dont je me souvienne du livre est que Eragon est fous amoureux de toi et que tu le repousses.
-C'est vrai.
-L'aimes-tu?
-Je ne sais pas.
-Que ressens-tu pour lui?
-Je … Quand je le vois, mon cœur bat la chamade. J'ai envie de le voir sourire tout le temps. Je veux être près de lui, je veux le protéger à chaque fois qu'il est en danger.
-Eh bien Arya, tu es amoureuse.
-Vrai … ment?
-Oui, tu peux lui annoncer.
-Non.
-Pourquoi?
-Je ne peux pas sortir avec lui, il a 20 ans, et moi 100.
-Chez nous, il y a un dicton qui dit « L'amour n'a pas d'âge. » Je pense qu'il s'applique très bien ici.
-Pour notre peuple, Eragon est considéré comme un enfant! Il n'a aucune expérience, ni sagesse.
-Cela viendra avec le temps. Je pense qu'il se plonge dans le travail pour oublier son chagrin. Tu verrais à quel point il apprend vite, c'est dingue! Mais pour cela, il faudrait que tu viennes nous voir plus souvent. On ne t'a pas vu depuis la leçon sur les fairths.
-Je voulais m'éloigner d'Eragon. Et puis, même si je voulais sortir avec lui, il est dragonnier, et pas moi!
-Est-ce vraiment important, Arya-Dröttningu?, répliquai-je en insistant sur « Dröttningu », pourquoi les gens se soucient-ils autant du rang des autres gens? Pourquoi un roi ne peut-il se marier avec une servante? Pourquoi une paysanne ne peut-elle sortir avec un bourgeois? Pourquoi?!
-Parce que. C'est comme ça.
-Ce n'est pas vraiment une réponse. Donnes-moi la vrai raison de ton refus.
-Je ne dois pas détourner Eragon de sa mission. Il doit sauver l'Alagaësia.
-Mais enfin Arya! Pourquoi penses-tu cela? Eragon n'est pas seul, il y a aussi Murtagh, et Brom, et Oromis, et moi.
-Je … je … je …
-Tu vois?! Tu n'as plus d'argument, votre amour n'est pas interdit.
Contrairement au mien.
-Ma mère …
-On s'en fous de ta mère, elle n'a pas à te dicter tes fréquentations! Oh, excuses-moi pour mon langage. Et puis, l'as-tu écoutée quand elle t'a interdit de devenir ambassadrice.
-Non.
-Bon.
-Très bien, je lui dirais après la guerre.
-Comme tu veux, mais ne le fais pas souffrir. En attendant, j'ai une bonne nouvelle.
J'ouvris le sac et lui montrai les œufs.
-Que … Comment …
-Tout est dit là-dedans, répondis-je en lui donnant le parchemin.
Elle le lus.
-Tu penses que ces œufs sont pour toi et Valentin?
-Oui, je vais les montrer à Oromis-elda, mais avant je vais chercher Valentin. Peux-tu me conduire?
-Oui, allons-y.
On retourna à Ellesméra et Arya me conduisit vers une maison. Mon ami se trouvait à l'intérieur, il étudiait avec une elfe.
-Excusez-moi, bonjours. Valentin, il faudrait que tu m'accompagne chez Oromis-elda, j'ai besoin de te parler avec lui.
Il interrogea l'elfe du regard, celle-ci acquiesça.
-D'accord, me répondit-il, nous pouvons y aller.
Je ne me téléportais pas cette fois, on marcha. On arriva chez Oromis. Ce dernier était encore entrain de lire.
-Loukiana? Que fais-tu ici avec Arya et Valentin?
Je lui expliquais tout ce qu'il venait de ce passer en lui montrant les œufs.
-Nous allons devoir informer la reine, dit-il quand j'eus finis.
-Puisse qu'il le faut, répondis-je las, mais attendons quelques jours, histoire de vérifier que ces œufs soient bien pour nous. Valentin, tu va devoirs rester ici, tu ne peux pas retourner à Ellesméra avec un œuf de dragon dans la poche.
-Effectivement, c'est logique.
-Tu peux prévenir ton amie si tu veux.
-Merci, j'y vais tout de suite.
Il se dirige vers la rivière.
-Bon, ajoute mon elfe, je vais vous laisser, je suis fatigué. Bonne nuit.
-Bonne nuit, répondis-je en l'embrassant discrètement pendant que Valentin nous tournait le dos.
Il entra dans sa cabane. Mon ami revint quelques minutes plus tard.
-Oromis-elda est partit?, demanda t-il.
-Il était fatigué, il s'est couché.
-Ah, d'accord.
-Viens, il faut te faire un lit.
Je me dirige à la lisière de la forêt. Je choisis un endroit à, l'abri du vent du vent et je chante pour qu'un matelas de feuille se forme. Je lui apporte plusieurs couvertures chaudes.
-Voilà!, dis-je, comme ça tu n'auras pas froid et tu seras à l'abri du vent.
-Merci.
Il s'installe.
-Tu te plais ici?, demandais-je.
-Oui, ce lit est très bien.
-Je parlais d'ici, en générale, dans le Duweldenvarden.
-Ah, oups. Oui, je me plais ici. Ellesméra est fantastique.
-Les elfes sont gentils avec toi?
-Pas tous, certains me regardent de haut. Mais Alïnya, l'elfe que tu as vu tout à l'heure, est très attentionnée envers moi.
-Ils ont perdus l'habitude de voir des humains.
-Surement.
Ou plutôt qu'ils ne t'aime pas parce que tu es mon ami et qu'ils me détestent.
-Et toi, continue t-il, on ne s'est pas vu depuis un moment, tu ressembles à une elfe maintenant.
-Oui, j'ai été transformée pendant l'Agaëti Shangren. C'est une bonne chose, je ne suis plus dangereuse pour vous.
-D'accord. Et Oromis-elda? Qui a t-il entre toi et lui?
-R … rien, pourquoi demandes-tu cela? Il n'y a rien entre nous, répondis-je en essayant de garder mon calme.
-Menteuse! Je vous ai vu.
-Tu … tu nous as vu?
Il nous embrasser?
-Oui, nous êtes très doués, j'ai faillis ne pas le voir, mais votre regard quand on parlait de la reine en disait long sur votre relation.
Ouf, il n'a pas vu notre baisé, mais il a quand même apprit notre secret et je vais devoir lui expliquer.
-Effectivement, Oromis et moi sortons ensemble. Mais Islanzadí-Dröttning n'est pas au courant et ne doit pas l'être. Tu l'as certainement remarqué, les elfes me détestent et …
-Pas Alïnya, j'ai souvent parler de toi avec elle et elle aimerait beaucoup être ton amie.
-Ah bon? J'irais lui parler alors. Je reprends, la plupart des elfes me détestent et ils ne voudrons jamais que je puisse sortir avec leur dragonnier. Tu dois garder le secret.
-Ne t'inquiètes pas. [color=blue]Je promet de garder le secret.[/color]-Merci.
-De rien. Je vais me coucher maintenant. Bonne nuit.
-Bonne nuit, ne t'inquiètes pas, je veille.
Le lendemain, j'allais chez Oromis, je tenais à être là chaque fois qu'il revenait du monde des rêves. J'adore le voir dormir. Il ouvrit les yeux, un sourire s'étira sur ses lèvres, lui aussi aimait me voir à son réveil. Il m'embrassa, on s'embrassait toujours quand il se levait.
-Bonjours, bien dormis?, demandais-je.
-Oui, très bien. Valentin n'a pas eu de problème?
-Non. En parlant de lui, il est au courant pour nous.
-Pardon?
-Il sait que nous sortons ensemble. Il l'a deviné dans nos regards lorsqu'on parlait d'Islanzadí;
-C'est problématique.
-Ne t'inquiètes pas, il a promis de ne le dire à personne.
-Il l'a dit en ancien langage?
-Oui, mais même s'il ne l'avait pas fait, je suis sure qu'il aurait garder le secret.
-Moi aussi, mais deux précautions valent mieux qu'une.
-Oui. Que sais-tu d'Alïnya?
-C'est une elfe qui va bientôt avoir 200 ans. Elle aime particulièrement les plantes, c'est qui s'occupe principalement des jardins de Thialdary Hall. Pourquoi?
-C'est l'elfe qui s'occupe de Valentin, d'après lui, elle a l'air très aimable, mais je préfère vérifier. Après ce qu'il s'est passé avec Islanzadí, je me méfie des inconnus.
-Il a raison, elle est très gentille.
-C'est très bien. D'ailleurs, elle veut me rencontrer en plus.
-Je pense que vous vous entendrez bien.
La journée se passa plutôt bien. Eragon et Murtagh étaient très heureux, Saphira et Thorn sautaient et piaillaient partout, ils n'arrivaient pas à se concentrer.
Les œufs ont éclos pour nous le lendemain, l'œuf bleu pour moi, l'œuf blanc et vert pour Valentin. J'étais maintenant dragonnière d'une dragonne au corps bleu nuit et aux ailes bleu ciel, je la nommai
Aiedail. Le dragon de Valentin était blanc avec des ailes vertes claires, il le nomma Wilwarïn. Le surlendemain, nous nous rendions au palais avec Aiedail et Wilwarïn, Oromis et Glaedr nous accompagnaient également. Nous croisons la reine dans son palais et lui demandons une audience en privé, elle nous conduit dans un petit salon.
-Que voulez-vous?, demande-t-elle.
-Voilà, commençais-je, j'ai trouvée deux œufs de dragon il y a quelques jours et ils ont éclos pour Valentin et moi.
-Comment? Où avez-vous trouvés ces œufs? Mais c'est horrible! Que cet humain soit dragonnier, passe encore, mais toi, le vampire! C'est un désastre! La race des dragons est tombée bien bas.
Glaedr qui suivait la conversation à travers Oromis rugit.
-Pas vous maitre Glaedr, ajouta t-elle, mais ce dragonneau est insensé.
-C'est trop tard, répliquais-je, ils sont là.
Les deux jeunes dragons se cachaient derrière nous, intimidés. A ce moment, un alarme stridente sonna dans mon esprit. Il me faut quelques secondes pour me rappeler sa fonction: l'œuf vert. Galbatorix a du lever les protections autour de celui-ci pour une quel conque raison.
« Oromis mon amour, je dois partir pour un moment, j'ai trouvée l'œuf vert, il est à Uru'Baen. Préviens Arya, il est pour elle Prends soin d'Aiedail pour moi s'il te plais. Je t'aime, à bientôt. »
Il ne répondit pas, mais je savait qu'il était inquiet. Bon maintenant, passons à l'annonce officielle.
-Excusez-moi Islanzadí-Dröttning, je dois m'absenter pour le moment. Pouvons-nous reprendre cette discutions plus tard?
Avant qu'elle n'ait pus répliquer, je deviens invisible et me téléportai dans la salle du trésor d'Uru'Baen. En arrivant là-bas, je me rend compte que je ne suis plus invisible, tant pis. L'œuf est au milieu de la pièce. Je le prend et tente de me téléporter à nouveau, mais échoue. J'essaie encore et encore en vain. La porte s'ouvre, un homme apparaît
-Bonjours Loukiana.
C'était Galbatorix.
