NdA : Et voila le chapitre 19^^.

Chapitre 19

Il y a des tuniques rouges partout! Des dizaines et des dizaines de soldats! Ils encerclent deux personnes vétus de capes sombres: Valentin et Alïnya. Les soldats les attaques sans interruption. Mes amis se défendent farouchement, l'épée à la main. Plusieurs hommes sont déjà à terre. Je m'engage dans le combat, rejoignant directement mes amis. Ils furent surpris, mais ne se laissèrent pas distraire. Contrairement aux soldats qui restaient complètement bouche-bée devant mon apparition. Nous avons le temps de nous débarasser de quelques uns avant qu'ils ne se reprennent. Il y en a un devant moi : coup de poing; un derrière moi. Je me retourne : coup de pied dans les côtes. Un coup d'épée circulaire arrive de l'endroit où j'avais frappé le premier soldat, un autre avait pris sa place. Je me baisse pour éviter l'attaque, je prend appuis sur mes mains, donne un premier coup de pied gauche sur le poignet du soldat pour lui faire lacher son arme. J'avance ma main droite, pivote et le frappe au cou de mon talon droit avant de me relever. C'est terrifiant de voir que je peux décider de la vie ou de la mort d'un homme d'un simple coup. Mais j'ai arrêté de me morfondre à chaque combat comme après la bataille de Farthen Dur. Lors d'un guerre, on est obligé de tuer, c'est triste car ces hommes ont été enrôler par le faux roi. Eux-non plus n'ont pas le choix. Dans cette guerre, c'est tuer ou être tué, nous l'avons tous compris. Avec l'aide de Valentin et d'Alïnya, nous terminons ausso rapidement que possible ce combat. Un monceau de cadavre s'amoncelait devant nous. J'ai l'impression, enfin ce n'est pas une impression, je suis moins rapide que d'habitude. Est-ce à cause du bébé ou du fait que je suis devenus à moitié elfe? Je ne sais pas. Mais j'ai reçu un certain nombre de coup que j'aurais pu éviter avant mon séjour chez le beau peuple. Enfin, ce n'est pas grave, mon corp est encore aussi dur que la pierre. De la pierre plus fragile certe, mais un humain ne pourra jamais me blesser gravement. Avant seul les Urgals pouvaient ma blesser, maintenant les elfes et les dragonniers aussi, mais pas les humains. Bref, nous avons gagné, il ne reste qu'un soldat que nous avons laissé inconscient pour l'interoger plus tard. Etonnement, je suis essouflée.

-Que fais-tu ici?, demande Valentin.

-Je ... suis ... venus ... vous chercher, répondis-je entre deux inspirations, les soldats arrivent ... bientôt au camp. Je ne voulais pas ... vous laissez ... courir les routes ... seuls.

-D'accord, pas de problème, continu mon ami tandis qu'Alïnya partait attacher le soldat rescapé, mais comment se fait-il que tu sois essouflée comme ça?

-Aucune idée. Tant pis, ... ça va passer.

Effectivement, au bout de quelques minutes, ma respiration se calma. L'elfe avait réveillée le soldat après l'avoir ligoté.

-Que faisiez-vous ici, demande-t-elle, où alliez-vous?

-Je ne te répondrais pas! Sale Elfe!, répliqua ce dernier.

Un éclair de rage traversa le regard de Valentin, il frappa le soldat.

-Je t'interdis de l'insulter! Maintenant, dis-nous ce qu'une centaine de soldat faisait ici.

-Nous nous rendions à Feinster sur ordre du roi, répondit le soldat avec réticense.

-Merci, vas-t'en.

L'homme ne se le fit pas dire deux fois. Il détala à toute vitesse.

-C'est inquiétant, non?, dis-je à mes amis.

-Oui, ajouta Alïnya, nous allons devoir en référer à Nasuada.

-De toute façon, nous devions aller la voir avant de rejoindre notre campement. Nous en profiterons pour lui signaler cet incident.

-D'accord, dit-Valentin.

Alïnya et moi fîmes le salut elfique.

-Tu sais, lui dis-je, tu n'es pas obligée de me saluer de cette manière chaque fois que l'on se croise. Nous allons être amener à cohabiter dans les jours qui suivent. Les elfes qui vivent ensemble ne se saluent pas, si?

-Non, admit-elle.

Un long silence s'installa.

-Donc, tu es venus nous chercher?, demanda l'elfe.

-Ah oui, j'avais oubliée. Mais il manque quelqu'un? Valentin, où est Wilwarïn?

-Il arrive. En journée, il doit se cacher. Je l'ai appelé à la fin du combat.

-O.K.

Quelques minutes plus tard, le dragon blanc et vert atterit devant nous. Je nous téléportai dans le bosquet où j'avais laissée Aiedail; Je tombai à genoux, in capable de respirer et complètement épuisée. Aurais-je perdus tant de pouvoir que cela?

-Loukiana, tu es sure que ça va?, me demandaient Valentin et Alïnya.

Un long moment s'écoula avant que je sois à nouveau capable de parler et d'avoir récupérer.

-Oui, c'est bon, répondis-je, je vais me ménager un peu.

Peu importe la raison de ma faiblesse, je vais me calmer, ne pas trop en faire, au moins jusqu'à l'arriver du bébé.

-Venezn continuais-je, on va devoir y aller à pied. A tout à l'heure Aiedail et Wilwarïn.

Mes amis saluèrent les dragons et on se mit en route. Imitée par Valentin et Alïnya, je rabattais ma cape sur mon visage. Je l'ai toujours sur moi car ma peau brille encore au soleil et nous sommes au sud de l'Empire. Nous quittons le bosquet et entrons discrètement dans le camp. L'avantage de ne pas être invisble, c'est que nous ne sommes pas obligés de se tordre pour éviter de se cogner sur quelqu'un ou d'écraser un pied. Personne ne fait réellement attention à nous. Nous arrivons assez facilement à la tente de la chef des Vardens. Nous nous annonçons à n des faucons de la nuit. Ce dernier entre et ressort peu de temps après. Il nous laissa entrer. Nasuada nous attendait, assise dans son fauteuil, calme et parfaitement maitre d'elle-même.

-Ainsi donc, tu y es allé, dit-elle d'un ton neutre, mais vous m'avez l'air d'être dans un sale état. Que vous est-il arrivé?

-Nous avons été attaqués, Dame Nasuada, répondit Valentin, si Loukiana n'était pas arrivé à ce moment, nous serions mort à l'heure qu'il est.

-Attaqué par qui?

-Par une centaine de soldat du roi.

-Étiez-vous en ville? Dans un village?

-Non, nous étions en plein milieu de la campagne, à des lieux du dernier village.

-Que faisaient-ils là-bas?

-Le dernier survivant a avoué qu'ils se rendaient à Feinster sur ordre du Roi.

-Feinster. La première ville que nous allons assièger. Il veut se débarasser de nous au plus vite. Qu'est devenu le soldat?

-Je l'ai laisser partir, répondit mon ami.

-Tu n'aurais pas du, répliqua t-elle sèchement.

-Je ... je, bafouilla t-il.

Alïnya et moi n'étions pas encore intervenu. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que, même en cavale, mon amie restait le mentor de Valentin et que ceci est un exercice de prise de confiance. Cependant, je ne peux le laisser dans cette situation alors que la commandante le considère comme un simple soldat et le traite avec autant de rudesse. Aurait-elle oubliée que quelques mois plus tôt, nous vivions dans un monde où la guerre ne nous concernait pas. Et que, si j'ai pu m'adapter rapidement, ce n'était pas forcément le cas de Valentin. De plus, il a vécu quelques mois dans les geoles de Gil'Ead.

-Ma Dame, dis-je, nous ne voulions pas le tuer de sang froid. Je comprend que vous ayez peur qu'il aille prévenir Galbatorix, mais je pense qu'il ne le fera pas. Nous étions 3, ils étais 30 fois plus, il doit être terrifié.

Nasuada soupir.

-J'aurais préférée que tu le supprimes Loukiana, dit-elle, après tes explois durant la bataille de Farthen Dur - la moitié de l'armée ennemi ce n'est pas rien! - un de plus, ou un de moins, ça ne pèse pas beaucoup dans la balance. Mais bon, ce qui est fait est fait, espérons que ce soldat restera caché quelque part et ne fera pas parler de lui.

Se rend elle compte des abérations qu'elle profère? Même Alïnya et Valentin sont prétrifié de dégout. La vie est sacrée, si j'ai fait ce massacre, c'était pour éviter que des vies innocentes ne soient prise. Je ne tue pas par plaisir, seul les monstres comme Galbatorix tuent par plaisir. L'elfe s'apprête à répliquer, mais je la coupe.

Plus tard. Ne t'occupes pas de ça. Elle n'a rien compris.

Elle ravala sa réplique. La commandante continu, ne s'apercevant pas de l'agitation qui nous habite.

-Valentin, après cette bataille, je veux que tu rejoignes l'équipe de Roran.

-Roran? Il est ici?, demandais-je.

-Oui, il est arrivé au camp il y a quatre mois environ. Les Ra'zacs et une troupe de soldat ont attaqué le village un peu moins d'un mois après votre départ. Ils ont maintenu le siège plusieurs jours, ils s'apprêtaient à enlever la fiancée de Roran – Katrina, il me semble – quans les serviteurs du Roi sont reparti sans explications. Les habitants du village ont rapidement maîtrisés les soldats, et ils ont décidés de rejoindre les Vardens pour qu'a l'avenir, ce genre de désastre ne se produise plus jamais dans leur village. Roran et quelques uns des hommes ont rejoins l'armée et les artisants font tout ce qu'ils peuvent pour nous aider. Roran s'est fait remarquer pas ses exploits durant ces derniers mois. Je l'ai nommé capitaine il y a deux semaines.

-Eragon est-il au courant que son cousin est ici?, continuais-je.

-Oui, je lui ai dis à son arrivée. Donc, Valentin je veux que tu rejoignes sa troupe. Vous allez mener des raids contre les déplacements des troupes ennemis comme celui que vous avez affronter tout à l'heure et également détruire les convois de ressources.

-Non.

C'était Alïnya qui avait parler. Son ton était sec et sans appel.

-Non?, répéta bêtement Alïnya.

-Non.

-Pourquoi?

-C'est mon élève et je ne veux pas qu'il devienne soldat. De plus, nous sommes recherchés par Islanzadi-Dröttning. Donc, je vais continuer d'instruire Valentin et nous aiderons les Vardens dans la mesure du possible tout en restant caché. Est-ce clair?

Alïnya affichait une assurance remarquable, je ne pensais pas qu'elle était comme ça. Je me rend compte maintenant que je la connais très mal. Je remédirais à cela plus tard. Pour l'instant, nous attendons la réponse de Nasuada, qui à l'air complètement prise au dépourvus.

-Est-ce clair?, répète l'elfe.

La commandante reprend un peu confiance en elle.

-Je suppose que nous pouvons nous passer de la présence de Valentin au sein de l'armée.

-Bien, maintenant nous allons partir. La bataille est proche d'après ce que j'ai compris et nous souhaitons être au mieux de notre forme.

-Vous pouvez y allez, répond la chef des rebelles.

Et tandis que nous sortions de la tente en rabattant nos capuches, je ne pouvais qu'éprouver de l'admiration pour cette elfe qui n'hésite pas à défendre son élève. Plus que nécéssaire d'ailleurs. Je jette un coup d'oeil vers mon ami. Son regard est emplit de reconaissance, mais pas que. J'éclairsirais cette histoire un peu plus tard.

Nous rejoignons le bosquet rapidement et sans encombres. Aiedail et Wilwarïn nous attendaient. Je n'en suis pas sure, mais je pense qu'ils sont frères et soeurs, en tout cas ils étaient ensemble quand je les ais trouvés. Ils étaient entrain de jouer quand nous sommes arrivés. Le soleil se couchait, nous devions nous dépêcher de préparer le campement. J'ai observé mes amis durant tout le trajet, une chose est sur, il y a plus qu'une relation maitre-élève entre eux. Valentin parti chercher du bois tandis que l'elfe m'aidait à préparer le repas. Les dragons partirent chasser.

-Je ne le comprend pas, crit-elle soudainement.

-De qui parles-tu?, demandais-je.

-De Valentin. Depuis quelques temps son comportement est étrange. Il est distant tout en essayant d'être plus proche. Loukiana, tu le connais depuis que vous êtes petits, peux-tu m'aider s'il-te-plais.. Je ne comprend plus rien.

-Je ne sais pas, peu-être que lui-même ne comprend pas ce qu'il ressend. Mais il a tellement changer, c'est à peine si je le reconnais.

-Mon enseignement a porté ses fruits, dit-elle en souriant, mais ce n'est pas moi qui est provoqué ce changement là, enfin je crois.

-J'avais remarquer. Je pense que, pour qu'il clarifie ses sentiments, il faudrait que tu comprennes tes propres sentiments.

-Mes sentiments sont très clair. Je suis tombée amoureuse de lui.

Heureusement pour moi, je m'étais arrêtée, sinon je me serais étaler par terre. Je me doutais qu'ils s'aimaient, mais je ne pensais pas qu'elle en parlerait aussi directement.

-Je t'ai blessée?, demande t-elle soucieuse, j'ai été trop direct? Peut-être que tu voulais toi aussi gagner son coeur?

-Non, la rassurais-je, Valentin est un ami pour moi, un ami précieux, mais juste un ami. J'ai simplement été surprise que tu puisses en parler aussi facilement.

-Oh! Je vois. Je m'excuses de m'être emporteée ainsi. On dirait que tu sais de quoi tu parles.

-Oui, mais le simple fait d'y penser me fait mal, et en parler à voix haute est trop dangereux pour moi et pour lui. Je crois que si je prononce son nom , j'éclaterais en sanglots pendant des heures. Je t'envis Alïnya, car tu peux lui dire que tu l'aimes sans craindre la colère des autres. Une elfe et un humain seront mal vus, mais tu pourras vivre ton amour librement.

-Merci Loukiana, d'essayer de me rassurer. Mais je ne sais même pas si Valentin m'aime. Vivre librement ma relation avec lui est tout ce que j'espère, ce que je souhaite. Mais si ça se trouve, il ne me considère que comme son mentor, ou, au mieux, comme une amie.

-Alïnya, je ne peux affirmer ce que je vais dire, mais je suis pratiquement sure que Valentin ressent plus pout toi que de la simple amitié. Tu l'as dis toi-même, je le connais depuis longtemps et les regards qu'il pose sur toi sont plus ardent que ceux d'un ami.

-Tu crois?

-C'est ce que je pense. Mais je pense également qu'il ne l'a pas encore comprit. Il te faut seulement patienter, et semer quelques indices.

-Ce ... merci.

-Je suis heureuse pour vous, répondis-je malgré la tristesse que je ressentais.

-Loukiana, tu es sure que ça va? Tu as toujours l'air triste et ta baisse de pouvoir, d'énergie, c'est ... inquiétant.

-Je vais bien, répétais-je encore un fois, je suis juste un peu fatiguée.

-Mais ... tu sembles tellement malheureuse.

-C'est cette guerre, ces batailles, ces morts, mentis-je.

L'elfe me regarde, suspicieuse.

-J'ai l'impression que tu ne me dis pas tout. Mais comme tu n'as pas l'air de vouloir en parler, je n'insisterais pas.

Je la remerciais intérieurement. Nous finissions de préparer le repas quand Valentin revint avec le bois. On mangea en discutant et la soirée se prolongea jusque tard dans la nuit. La guerre semblait si loin, c'était fantastique. Si seulement mon elfe était là. Je serais au paradis. A l'approche de la bataille, mes sentiments se déchirent. Je voudrais tellement qu'il soit à mes côtés, mais je ne veux pas qu'il soit en danger. Je veux le protéger plus que tout. Mais en étant loin de lui je ne me sens pas complète, je ne suis rien de plus qu'une créature sanguine sans lui. Et Nasuada! Elle semble ne pas de coeur. Elle ne voit en nous que des pions la menant au pouvoir. Eragon, Murtagh et moi sommes, je pense, ses pièces maitresses. Je ne lui ai pas dit que Valentin et moi étions dragonniers, elle tente déjà de nous asservir sans Aiedail et Wilwarïn. Mais je ne la laisserais pas faire. Il est hors de question que cette femme prenne le pouvoir et continu l'oeuvre de Galbatorix. J'ai peur, peur que si elle apprend l'existence de nos dragons, nous soyons tous les quatres réduits à l'état de valet. J'ai peur que mes amis soient détruits, brisés comme Islanzadi et ses elfes on tentés de me briser mentalement. J'ai l'impression que les elfes et les humains ne peuvent cohabiter, que chacun tente de prendre le dessus sur l'autre. Que les sentiments positifs, tel sue l'amour ou l'amitié ne peuvent exister entre ces deux peuples. Mais, en voyant Valentin et Alïnya se coucher délicatement dans les bras l'un de l'autre sous l'aile de Wilwarïn, j'ai su que j'avais tord. C'est en pensant à cela que je me suis endormie aux côtés d'Aiedail.

NdA : Surtout n'hesitez pas à me dire ce que vous en pensez.