NdA : Salut tout le monde. Désolée du retard. Voilà le chapitre 20, bonne lecture à tous
Chapitre 20
La nuit fut reposante et, pour le moment du moins, je me sentais bien. Nous avons pris un copieux petit-déjeuné et je suis entrain de chasser. Les fruits dont je me suis nourris aussi longtemps que j'ai pus, ne me suffisent plus et mes yeux sont d'un noir profond; Malheureusement, ce bosquet est petit et les Grands animaux n'y sont pas présents. Cela me navre, mais je vais devoir voler quelques bêtes aux Vardens; J'espère que nous rejoindrons vite une région plus peuplée. Cette plaine n'est pas l'endroit idéal pour un vampire. Les troupeaux sont gardés à l'arrière du camp dans un enclos de fortune. Je refermais ma cape et m'élançais à vitesse vampirique en faisant abstraction de l'odeur humaine et suivant celle du bétail. Le troupeau est composé de plusieurs centaines de vaches, j'en tue deux et bois leur sang. Puis, je vais les enterrer à l'écart. Pas question d'attirer les charognards ou que Nasuada me le reproche. Deux vaches disparus ne soulèverons pas trop de question. Deux vaches mortes, vidées de leur sang aveec une marque de dents humaines me causerons à coup sur des problèmes; Le brûlure dans ma gorge s'est apaisée, je peux retourner avec mes amis. Aiedail et Wilwarïn sont partis jouer près de la rivière, Alïnya et Valentin sont seul. En arrivant, je les vois, assis côte à côte, leurs lèvres à quelques millimètres l'un de l'autre. Elle n'y va pas par quatre chemin Alïnya. Je voulus m'esquiver discrètement, mais ils s'aperçurent de ma présence et s'écartèrent vivement en rougissant. C'est mignon, on dirait des adolescents, pourtant, ils sont tous les deux plus vieux que moi. Ils me firent signe d'approcher, ce que je fis. Je m'assis à leurs côtés.
-Tu as passée une bonne matinée?, demanda Valentin.
-Super, je me sens beaucoup mieux.
-Bien, ajouta Alïnya, entrainons-nous alors. Valentin, sors ton épée.
Mon ami ne bougea, il paraissait nerveux et se triturait les doigts.
-Qu'y a t-il? Tu désobéis?
-Eh bien ... c'est que ... tu sais ... , durant la dernière bataille, dans la mêlée, ben, j'ai cassé mon épée.
-Quoi?! Mais, tu sais qu'il faut prendre soin de son épée! Tu va faire comment maintenant?!
L'elfe continuait de crier sur mon ami, je m'interposais.
-Alïnya, arrêtes. Ce n'est pas de sa faute, il est dragonnier maintenant, sa force a décuplée.
-Mais on a pas d'épée de dragonnier sous la main!
-En fait, si, répondis-je.
Je me dirigeais vers mes bagages et sorti Amour. Je la tendis à mon ami.
-Tiens Valentin. C'est Oromis-elda et Rhünon-elda qui l'ont faite pour moi. Mais je ne sais pas m'en servir. Elle te sera plus utile qu'à moi, du moins, jusqu'à ce que l'on retourne à Ellesméra. On t'en forgera une à ce moment. J'espère qu'elle sera adaptée à ta main.
Valentin la prit à bout de bras et l'examina.
-Amour? Mais ...
-Pas de question s'il te plais, le coupai-je, essayes-la.
Valentin fit quelques mouvements après l'avoir dégainée.
-C'est bon Loukiana, elle me va a peu près. Ce n'est pas parfait, mais ça va; Merci beaucoup; J'ai compris ce qu'elle représente pour toi.
-Merci Loukiana, dit Alïnya en souriant, tu nous retires une épine du pied là, je me demandais vraiment comment il allait se battre sans épée. Aller Valentin, on se met au travail. Loukiana, je passe pour cette fois, mais un jour je t'aprendrais à manier une l'épée. C'est inacceptable que tu l'ignores.
-Bien chef, répondis-je en souriant à mon tour.
Ils s'instalèrent au centre de la clairière et commencèrent un combat d'entrainement. Je les observais avec amusement. Je les applaudis quand ils eurent finis, vers midi. Entre temps Aiedail et Wilwarïn étaient revenu. Ils allumèrent un feu et on prépara le repas. Mais en me levant, j'eu une nouvelle crise de douleur, je m'écroulai au sol. C'est la deuxième fois en moins de 48 heures. Je peux respirer un peu? J'espère que ces crises ne se raprocherons pas trop, je fais comment pour me défendre si je me tord de douleur comme ça tous les jours? Si je m'écroule, incapable de bouger en plein milieu d'un combat. Je serais morte avant d'avoir le temps de dire "dragon".
Je n'ai toujours pas compris la raison de ces crises, ainsi que leurs origines. Si ce n'est qu'elles sont causées par le bébé. Je soupçonne la magie d'y être également pour quelque chose. Dans mes souvenirs des mes leçons de biologie, ces crises n'existaient pas chez les humaines. Je comprends maintenant que les elfes hésitent à faire des enfants, que ce soit l'ultime preuve d'amour. Mais, ce bébé est le résultat de notre amour à nous, celui d'Oromis et le mien. J'aime ce bébé. Mais, est-ce une bonne idée d'avoir un enfant en période de guerre? Déjà que je n'ai toujours pas trancher dans mon dilemme sur le fait de savoir si je serais une bonne mère ou non. Je n'ai que 19 ans, 18 physiquement et je ne vieillirais plus, dans le monde d'où je viens, cet enfant serait mal vu, on m'inciterais à avorter. Si je refusais, on me dirait que je fais une grosse erreur. On aurait pu me renier, me déshériter, ou même me forcer à me marier pour sauver les apparences. Quoique, à mon époque, le mariage jeune est également mal vu. En fait, avoir une famille avant ses 20 ans est mal vu. Je ne sais même pas si le mariage existe chez les elfes. Pas que ça me dérange, j'adorerais me marier avec Oromis. De toute façon, je n'ai jamais, ou presque, prêtée attention à l'opinion des autres. La seule personne à qui je veux plaire, c'est mon elfe. Je l'aime tellement! Je ne me suis jamais montrer trop entreprenante, je le laisse aller à son rythme. Si seulement je pouvais lire dans ses pensées. Ce serait le paradis. Je l'aime à en mourir, et je sais qu'il m'aime, mais quelques fois, une part de moi me fait douter. Pourquoi m'aimerait-il? Je ne suis ni belle, ni désirable, il n'a aucune raison de m'aimer, il a même une raison de me détester. Je suis un vampire et j'ai essayer de le tuer, lui, l'amour de ma vie, mon unique raison de vivre. Mais il m'aime, alors je profite de chaque instant que je passe avec lui. Enfin, je devrais plutôt dire "profitais", je ne l'ai pas vu depuis presque 2 semaines. Chaque minute passée avec lui est une minute de pure extase. Je vis avec lui au jour le jour. Parfois, je me dis, j'ai peur qu'il me dise un jour qu'il ne m'aime plus. Il m'a dit qu'il voulait passer sa vie avec moi. J'espère que ce sera le cas. Je le souhaite de tout coeur.
Heureusement, ou malheureusement, cette crise ne dura pas longtemps. Je me lève lentement, très lentement. Ce n'était pas par crainte de provoquer à nouveau la fureur de ce petit être. J'avais peur de la réaction d'Alïnya et de Valentin. Je ne pourrais pas m'esquiver. Je me rassois sur la souche qui me servait de siège un peu plus tôt. Ils me regardaient d'un air déterminé, inquisiteur et, inquiet. Ce fut Alïnya qui entama l'interrogatoire :
-Loukiana, qu'est ce que tu as? Dis le nous s'il te plais.
-Rien. Rien de très important, de dangereux. Je vais très bien.
-On vient de te voir t'écrouler par terre en gémissant, en hurlant de douleur. Non Loukiana, tu ne vas pas bien. Arrêtes de nous mentir, arrêtes de te mentir.
-Et si je ne veux pas en parler? Et si je considère cela comme privén personnel? Me forcerez-vous à avouer?, répliquai-je avec une amertume dont je n'avais pas conscience jusqu'alors.
-J'en serais très déçus Loukiana, répondit Valentin, je te connais depuis de longues années, et je sais que c'est ce dont tu ne parles pas qui te touches le plus, qui est le plus important. En deux jours, on vient de te voir complètement essoufflée deux fois, et là tu ... tu ... tu viens de ... tomber dans les vapes, avoir une crise d'épilepsie ou je ne sais quoi. Tu es un vampire bon sang! Je t'en pris, dis nous ce que tu as. Nous sommes inquiets pour toi.
-A moitié vampire, marmonais-je.
-Pardon?, dirent-ils en même temps.
-A moitié vampire! Je ne suis qu'à moitié vampire! Voilà, je l'ai dis! Je suis devenu à moitié elfe pendant l'Agaëti Shangren.
-C'est vrai, dit Valentin, tu me l'as dit l'autre fois.
-Mais quel est le rapport avec ..., voulu demander Alïnya.
Exédée, je me levais, à vitesse humaine mais sans lui laisser le temps de finir sa phrase. Je pris sa main et la posai sur mon ventre en la regardant droit dans les yeux. Un moment passe, son visage s'éclaire, elle a enfin comprit. Mais qu'est ce qui m'a pris?! Ce n'est pas mon genre de m'emporter de la sorte. Pourquoi est-ce que mon humeur change comme ça, pouvant passer de la joie aux pleurs, puis à la colère? Cela ne m'était jamais arriver avant. Bien sur, je suis un peu caractérielle, et quand j'estime que quelque chose est injuste, je m'emporte. Mais là? Ils ne faisaient que s'inquiéter pour moi. Je me suis rarement énervée contre un ami, et, dans ses cas-là, il fallait que la raison soit en béton. Je lache la main d'Alïnya et ma rassis.
-Excuses-moi. Je n'aurais pas du m'emporter de la sorte.
Je doute qu'elle est entendu mes paroles, elle est complètement abasourdie.
-Tu ... tu est enceinte, fut tout ce qu'elle put dire.
Valentin comprit à son tour. Il me sauta dessus et me serra dans ses bras.
-C'est fantastique Loukiana. Félicitaions!
Alïnya n'avait pas l'air d'être de cet avis.
-Pourquoi dis-tu ça Valentin? Ce n'est pas bien. Si elle est enciente, c'est que Galbatorix a ...
Elle ne termine pas sa phrase, mais nous avions compris. Pourquoi tout le monde pense t-il cela? Valentin me lache et recule de quelques pas, complètement déboussolé.
-Loukiana tu ... que ...
-Ne t'inquiètes pas. Galbatorix n'a rien fait.
-Donc, c'est bien qui je pense?, demanda t-il, rassuré.
-Oui, c'est lui.
-Valentin, de qui tu parles?, demanda Alïnya, Loukiana, expliques-moi s'il te plais, je ne comprend pas.
Je me mordis la lèvre. J'hésitais. Devais-je lui dire? Visiblement, Valentin ne lui a pas parler de nous. Tant de personne sont déjà au courant. Mais Alïnya est une elfe en qui je peux avoir confiance. Je pensais la même chose pour Arya. De toute façon, je suis déjà lancée, je ne peux plus reculer maintenant.
-Ce n'est pas Galbatorix le père de mon bébé, c'est un elfe.
Alïnya écarquilla les yeux.
-Quoi? Mais je croyais que tu ... enfin tu vois ... que ...
-Que tous les elfes mes détestaient? Ce n'est pas le cas. Tu en es la preuve vivante.
-Qui est-il?
Je soupirais, résignée à devoir tout lui dire.
-C'est Oromis.
Si elle fut surprise par le fait que ce soit un elfe, Alïnya fut littéralement pétrifée par cette déclaration. Elle a l'air de réfléchir.
-C'est une erreur, finnit-elle par dire.
Une erreur de quoi? De sortir avec lui?
-Ce n'est pas la peine de me réprimander Alïnya. Arya-Dröttningu et Islanzadi-Dröttning l'ont déjà fait. Je suis bannie de la forêt pour avoir choisit pour âme soeur Oromis, et pour avoir engendrer un enfant en partie vampire.
-C'est pour ça qu'elles t'ont bannie?, demanda l'elfe, Ah! Si j'avais su! Toujours est-il Loukiana que ce n'était pas pour ça que j'ai dis que c'était une erreur. Au contraire, d'aussi longtemps que je le connais, Oromis a toujours été seul. Si vous êtes heureux tous les deux c'est une bonne chose. Et je suis contente pour vous. Si j'ai dis que c'est une erreur, je parlais d'avoir un enfant alors que c'est la guerre. C'est dangereux pour toit et pour le bébé. Pour Oromis aussi indirectement. Regares ces crises que tu as, n'importe qui pourrait te capturer ou te tuer pendant l'une d'elle. Ce n'est pas parce que ton bébé sera en partie vampire qu'il sera un monstre, pas plus que tu ne l'es toi.
Alors c'était donc ça. J'ai eu raison de lui dire, elle ne m'en veut pas, elle ne me rejette pas. Enfin quelqu'un qui me soutient.
-Mais, ajouta Valentin, tu ne peux pas combattre dans cet état. C'est trop risqué. Il faut prévenir Nasuada.
-Pas question!, répliquai-je, tu as vu la réaction qu'elle a eu hier?! Si on lui dit, elle s'empressera d'en informer Islanzadi, et Oromis aura de gros problèmes.
-Que dait-on alors?
-Rien, je vais faire comme si de rien n'était et j'espère ne pas avoir de crise pendant la bataille.
-C'est vraiment ce que tu veux?
-Oui.
-Très bien, nous n'allons pas te forcer la main de toute façon.
-Merci.
-Mais, demanda Valentin, pourquoi as-tu l'air si trise alors?
-Je suis triste parce que ça fait deux semaine que je n'ai pas vu Oromis. Et il me manque. Il me manque terriblement.
-Oh. Je suis désolé. Je n'aurais pas du poser cette question, c'était déplacé, excuses-moi.
-Ce n'est pas grave, tu es en droit de savoir pourquoi ton amie change de comportement.
-Merci.
On mangea le repas, qui était près depuis tout ce temps. Valentin et Alïnya reprirent l'entrainement. Environ une heure plus tard, Alïnya accorda une pause à mon ami. Elle me dit :
-Je vois que tu as une dague à la ceinture. Sais-tu t'en servir?
-Pas vraiment, non, répondis-je.
Elle s'insurgea.
-Nan, mais franchment! Ça va pas! Tu n'as aucune science des armes. A quoi ça te sert d'en avoir si tu sais pas t'en servir!
-A quoi bon? Je me bas à mains nues.
-Oh non non non! Tu ne t'en tireras pas comme ça. Il faut que tu saches te défendre. Aller! Suis-moi.
-Nan, j'ai pas envie.
Voilà que je me comporte comme une enfant maintenant. C'est vraiment n'importe quoi.
-Oh que si tu vas venir, et pas plus tard que maintenant*. Je ne te laisse pas le choix.
Elle m'enmène vers le terrain d'entrainement et sort son épée.
-Dégaines ton poignard.
-Très bien, tu l'auras voulu.
Je prend ma dague dans la main droite et nous nous regardons un moment. Valentin nous observe de là où j'étais assise. Puis Alïnya lance une attaque sur mon flan gauche. Je me baisse pour esquiver le coup et dans le même mouvement, je remonte derrière son épée, me mets dans son dos et place ma lame contre sa gorge. Le combat n'a pas duré plus de trois secondes.
-Gagné, dis-je sans fierté.
-Tu utilises ta vitesse vampirique, ok, pas de problème. Recommençons.
Nous nous remettons face à face. Cette fois-ci, elle tente une feinte sur ma jambe droite avant de remonter vers ma tête. Je m'acroupis et, d'un moulinet des jambes, lui fais un croche-pied. Elle tombe en arrière, je m'assois à califourchons sur elle et remets mon poignard contre sa trachée. Deux secondes.
-Encore gagné.
-On recommence.
Nous reprenons nos places initiales. Aucunes de nous deux ne bouge. Soudain, je sens une pression autour de moi, de la magie. Ok, c'est comme elle veut. Je n'aurais même pas besoin d'utiliser le mixe de mes deux magies. Je lance mentalement :
Que ce sort disparaisse.
Puis:
Que cette elfe soit attachée au sol.
Mes entraves se disloquent. Alïnya parait surprise. Je vois derrière elle des lianes d'énergie pousser. Elles s'enroulent autour de mon amie sans qu'elle s'en aperçoive et la tirent en arrière. Elle est de nouveau coincée par terre.
-Je voulais limiter mon utilisation de la magie jusqu'à la naissance de bébé, Alïnya. Mais puisque tu le souhaites, nous ferons comme ça.
Je la libère et nous reprenons l'entrainement. Je pars chacune de ses attaques. Je fais très attention à maitriser ma force. De temps en temps, elle lance un sort que j'annule aussitôt. C'est devenu un défi pour elle. J'ai compris sa démarche, elle ne voulait m'apprendre la science des armes, elle voulait me tirer de mes sombres pensées. Ce qui fonctionne à moitié. J'évite une énième attaque quand, ne me rendant pas compte de ce que je fais, je la frappe de ma paume au niveau de son plexus solaire et l'envois s'écraser contre un arbre. Je stope tout mouvement, complètement horrifiée par ce que je viens de faire.
-Ça suffit!, cria Valentin.
Il se précipita vers elle, je le rejoignis.
-Qu'est-ce qui t'as pris?!, hurla t-il après avoir vérifié qu'elle n'était pas en danger, tu aurais pu la tuer!
-Excuses-moi, je ne l'ais pas fais exprès.
-Ben j'espère bien, manquerais plus que ça!
Je m'adresse à Alïnya;
-Je suis vraiment desolée. J'ai fais attention de ne pas te frapper, mais là, ... j'ai perdu le contrôle.
Elle était adossée à l'arbre, elle leva la tête et me dit:
-Je ne t'en veux pas, ce n'était pas de ta faute.
Elle gémit de douleur.
-Tu es bléssée, m'affolais-je, laisses-moi te soigner.
-Non, ça va, je vais bien.
Elle tente de se lever, sans succès. D'un rapide examen visuel, je comprend ce qu'elle a.
-Tu as des os brisés Alïnya, tu ne peux pas rester comme ça.
Cette fois elle ne dit rien. Je fais appel à ma magie et guéris chaque blessure qu'elle a subit. Tient, c'est étrange, je ne suis pas essouflée après l'utilisation de la magie. Alors qu'hier, je ne pouvais même plus marcher. Je ne m'en formalise pas.
-Tu te sens mieux?, demandais-je.
-Oui, je suis juste épuisée.
C'est à ce moment que je remarque que le soleil se couche. Alïnya étant soignée, on décide de manger et de se coucher tôt. La bataille aura surement lieux demain et nous devons être en pleine forme. Valentin prend le premier tour de garde. Je me suis allongée assez loin du feu, les vampires ne l'aiment pas beaucoup, mais pas trop loin non plus, car mon côté elfe me dit qu'il a froid. Je repense à cette journée, je me suis entrainée tout l'après-midi et je n'étais pas fatiguée, alors qu'Alïnya était presque à bout de force. Le combat était intéressant, même si mon amie ne m'a pas touchée une seule fois. Au final, c'est elle qui c'est entrainée. Puis je me rend compte que ça fait deux nuits d'affilée que je dors, ce qui est à la limite de l'exploit. Ce soir, je ne dormirais pas. Je me lève et m'assois à côté de Valentin, il part se coucher sans poser de question. Décidement, il me connait vraiment bien. Ou alors, c'est parce qu'il m'en veut encore pour tout à l'heure. J'espère vraiment que c'est la première supposition la bonne.
Le réveil le lendemain se fait dans un silence lugubre, le jour fatidique est arrivé. Nous ne savions pas qui allait mourir et nous espérions que nos amis seront sauf. Nous également par la même occasion. Nous déjeunons rapidement et léger. Nous avons l'estomac trop noué pour avaler quoi que ce soit. Puis Valentin et moi demandons à Wilwarïn et Aiedail de rester ici. Ils sont jeunes et c'est trop dangeraux pour eux d'aller se battre. De plus, les dévoiler au monde ne fera qu'attirer la convoitise de Galbatorix sur nous. Et celle de Nasuada. Nous serions des cibles faciles, cernées de toute part. Non, c'est vraiment une mauvaise idée qu'ils aillent se battre. Nous quittons le bosquet et rejoignons le camp. Ce dernier est en effevescense, aussi, la surveillance laisse à désirer, ce qui nous arrange. Nous sommes entrés avec une facilité déconcertante. La plupart des soldats sont déjà sur le champ de bataille. Il ne reste pratiquement plus que les femmes et les enfants pour pleurer et s'inquiéter. Personne ne nous remarque. Nous nous rendons également sur le lieu du combat. Sur le chemin, nous croisons Angela et Solembum, nous nous joignons à eux. Angela et moi restons un peu en retrait. Elle me dit qu'elle va mieux, que ses blessure ne sont plus qu'un souvenir, qu'elle s'excuse de m'avoir embrassée et qu'elle ne m'en veut pas de l'avoir repoussée; Quant à moi, je lui répond que je m'excuse de ne pas être la bonne personne et que je ne suis pas en colère après elle pour sa curiosité. Entre temps, nous étions arrivés. Nous étions presque en retard, le temps de prendre place, un cor résonnait et la bataille commençait. Au début, ça n'allait pas trop mal pour les Vardens, nous étions en infériorité numérique, mais avec trois dragonniers visible au grand jour, Eragon, Murtagh, Brom, deux dragonniers inconnus dont un en partie vampire, Valentin et moi, ainsi que deux elfes, Arya et Alïnya, nous contrrecarions aisément la balance. Il y a aussi le Du Vrangr Gata, mais je me demande si la plupart d'entre eux connaissent seulement le principe de la magie. Il y a également de bon guerrier comme Roran. Le problème, ce sont leurs catapultes. Eragon et Murtagh essayent de s'en débarasser, mais elles sont protégées par de puissant sorts et des magiciens. Je décide de leur donner un petit coup de pouce. Valentin et Alïnya, qui étaient rester près de moi, nous aident aussi. A nous cinq, nous détruisont les catapultes et tuons les magiciens. Mais nous avons prêtés moins d'attention au combat et nous sommes maintenant encerclés. C'est alors que Wilwarïn et Aiedail arrivent par le ciel. On leur avait pourtant dit de rester cachés! Mais bon, ce qui est fait est fait. Avec leur aide, nous dégageons l'espace autour de nous. Les Vardens reprennent l'avantage. A la vue des deux dragons supplémentaires dans notre camps, les impériaux, qui ne sont que des humains, se rendent. Un cri de joie envahit notre camp. Je regarde mes amis. Valentin à l'air étrange, plus sombre. Il dit d'une voix qui n'est pas la sienne:
-Test, 1-2, 1-2. Loukiana, tu peux m'entendre? C'est Galbatorix. C'est pour te dire que le dragon d'Or est tombé. Oromis est mort.
ooOOoo
NdA: voilà, alors? Qu'en pensez-vous.
* : cette réplique est tirée d'un livre que j'adore. Ceux qui le connaissent le reconnaitrons surement.
