NdA: Bonjour tout le monde, désolée du retard. Voilà le chapitre 21. Pour me faire pardonner, il fait la taille de 2 chapitres. Bonne lecture.
Chapitre 21
"Le dragon d'Or est tombé. Oromis est mort."
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Déni
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La voix s'estompa dans l'immensité de la plaine. Valentin s'effondra comme un tas de tissus. Le monde autour de nous célébrait la victoire. Alïnya et Wilwarïn s'étaient précipités vers le dragonnier, il doit aller bien car l'elfe poussa un soupir de soulagement. Mais Loukiana, mon dragonnier, restait là, debout, sans bouger, les yeux écarquillés. Une statue serait plus vivante. Certains voulurent l'approcher, la feliciter, l'aider, lui demander si elle se sentait bien. Mais tous se heurtèrent à un obstacle invisible. Alors ils partirent, tous. Wilwarïn me prévint qu'ils enmenaient Valentin au camp pour le soigner. Alors nous étions seules, toutes les deux, au milieu de cette immense plaine, gorgée de sang à présent. Nous restâmes longtemps ici. De longues heures s'écoulaient sans que nous bougions. De temps en temps, elle murmurait des mots. "Impossible" revenait souvent. Son esprit, lui, était à pleine vitesse, elle ne se contrôlait plus, ne contrôlait plus ses pensées. Ses barrières étaient entièrement abaissées, elle était à la merci de tous. Elle revivait encore et encore cette scène, l'annonce de la mort de son âme soeur, la mort d'Oromis. Elle n'y croyait pas, elle ne voulait pas y croire. Les mots défilaient dans sa tête. "Non, impossible, Oromis, mon elfe, mon cher et tendre, mon amour, tu ne peux pas être mort, c'est impossible, impossible, impossible." Elle se remémorait le temps qu'elle a passée avec lui, tout ces bon moments qu'ils ont vécus, de se convaincre qu'il était bel et bien vivant. J'avais de la peine pour elle, elle s'entêtait à nier en bloc l'information. Moi aussi je voudrais bien croire qu'il est vivant, moi aussi je l'aimais beaucoup. Quand la réalité, l'évidence lui apparu, elle s'écroula dans un terrible cri.
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Souffrance
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Souffrance, elle n'était que souffrance. Loukiana, allongée sur ce sol ensanglanté, n'était qu'un corp sans vie traversé par une douleur fulgurante. Je ne veux pas qu'elle reste ici, dans cette marre rouge. Je l'attrape délicatement et décide de l'amener chez Angela. Sa tente est assez éloignée du camp et je ne sais pas où je pourrais aller à part là. Nasuada est trop dangereuse, donc une infirmerie est à exclure. Eragon et Murtagh devront avertir Nasuada si je vais les voir, et Arya ne sait pas et ne doit pas savoir que Loukiana est ici. Alïnya et Wilwarïn sont quelque part dans le camp avec Valentin. D'ailleur, était-ce une bonne idée? Certe, nous sommes découvert, tout le monde connait notre existence et sait que nous sommes ici. Mais faire comme si de rien n'était et nous exposer de la sorte me parait ... dangereux. Nous sommes aller nous battre oui, mais nous n'avions pas le choix. Nous suivions la bataille à travers leur esprit. Nous avions compris bien avant eux qu'ils allaient être encerclés. Ce sont nos dragonniers, on ne pouvait pas les laisser comme ça, alors on a désobéhit aux ordres. Mais, actuellement, l'idée de danger m'est insignifiante, tout ce que je souhaite, c'est aider Loukiana, la personne que j'ai choisis. Dès qu'elle m'a trouvée, j'ai senti que ce serait elle et personne d'autre. Elle est devenu ma moitié, mon dragonnier, et je ferais tout pour la sauver.
En quelques minutes, j'arrivai à la tente de l'herboriste. Cette dernière se précipita dehors en m'entendant. Loukiana n'a cessé et ne cesse de crier, de gémir. Souffrance, douleur, chagrin. Son esprit n'est à présent concentré que sur une seule pensée, un seul mot, "mort". "Il est mort, mort". Elle ne pouvait même plus penser à son prénom sans ressentir une vague de souffrance. Ses émotions sont tellement fortes, tellement puissantes, dévastatrices, que je suis obilgée de lui fermée mon esprit. Cette douleur est trop intense, ses crises ne sont que des piqures à coté de ça. Si l'une d'elle se déclanchait en cet instant, elle ne le sentirait pas. Angela, voyant que Loukiana ne répondait pas, ne l'entendait pas, me demanda ce qui c'était passé. D'habitude, je ne parle pas aux autres par l'esprit, mais là, je m'en fiche.
Galbatorix a ... il a tué Oromis.
Angela accusa le coup. Elle aimait Loukiana aussi fort que Loukiana aimait Oromis, et elle comprenait ce que ma moitié ressentait. Elle était pétrifiée d'horreur tandis que je continuais.
Il a envoyé un message à travers Valentin.
-C'est impossible, répondit-elle, après tous les problèmes qu'elle a eu ... alors qu'elle vient seulement de ... il a fallu que ...
Elle ne terminait pas ses phrases, elle était bouleversée. Elle sait ce que l'on ressent quand on perd quelqu'un qu'on aime. Elle mieux que quiconque ici peut comprendre Loukiana. Angela se reprit et transporta Loukiana dans sa tente. J'étais encore assez petite pour passer ma tête à travers la porte de la toile. L'herboriste l'avait allongée sur son lit. Mon dragonnier se tournait et retournait dans le lit, se tordant de douleur, de souffrance, de chagrin. Angela lui applicait de l'eau sur le visage.
N'y a t-il rien d'autre à faire? , demandais-je.
-Je suis désolée Aiedail, mais la souffrance qu'elle ressent est d'origine psycologique. Mes plantes, mes potions, ma magie ne peuvent rien pour elle.
Mais la douleur est bien là!
-Comme je l'ais dit, son origine est psycologique. La douleur est physique, mais il n'y à rien à faire. Elle doit accepter les évènements, faire le ... le deuil d'Oromis.
À l'entente de ce prénom, Loukiana poussa un cri encore plus désepéré qu'avant.
Que puis-je faire?
-Restes près d'elle. Protèges-la et apportes lui ton soutient. Elle va en avoir besoin.
D'accord.
Trois jours. Trois jours qu'elle était dans cette tente, à crier et gémir
sans interruption. Plusieurs soldats sont venu se plaindre de bruit, qu'ils ne pouvaient pas se reposer, dormir. Mais Angela leur a expliqué qu'elle ne pouvait rien faire, et que Loukiana devait guérir seule. Ils étaient repartis, sans gain de cause. Moi, je restais là, j'attendais, chacun de ses cris me fendait le coeur et me culpabilisait. Si seulement je pouvais faire quelque chose. Mais je restais là. Et j'attendais.
Cinq jours. Cinq jours que la bataille est terminée. Elle est toujours dans ce lit, à subir mille tortures. Je suis allongée à coté de la tente. J'ai du aller me nourir tout à l'heure, la laisser seule Et maintenant, je tente difficilement de me reposer. Mais je sens que quelqu'un arrive. Ouvrant un oeil, je vois que c'est Nasuada. Avec regret, je m'étire comme un chat et me lève. La chef des Vardens est debout devant moi. Elle attend surement que je m'incline, mais il n'en est pas question. Je ne suis pas à ses ordres et Loukiana encore moins. Comprenant que son attente est vaine, elle se détourne de moi dans un soupir et appelle Angela. Cette dernière reste au chevet de ma moitié jour et nuit. Elle ne dort presque pas, mange à peine. Les conséquences de ses actes son déjà visiblent en seulement quelques jours. Elle est très pâle, de grandes cernes violette dignent de celles de Loukiana quand elle n'a pas chassé depuis longtemps encerclent ses délicats yeux ternes et fatigués. Ses joues sont creusées. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Sa joie et son entrain, sa légèreté ont disparus. Elle sorti de la tente
-Nasuada, que veux-tu?, demanda t-elle sans cérémonie en la voyant.
-Montres un peu de respect je te prie.
-Si tu n'as rien à demander, laisses-moi. J'ai à faire.
-Insolente! Tu es ici grâce à mon bon vouloir. Je peux t'expulser à n'importe quel moment.
-Qui est insolente ici? Tu n'étais même pas encore à l'état de possible que je parcourais déjà le monde. Et vous avez besoin de moi. Si je n'avais pas empoisoné l'ennemi, même l'arrivée de deux dragons ne nous aurait pas accordé la victoire. Alors je le répète, que veux-tu?
-Justement, je suis ici pour ça. Je cherche Loukiana depuis plusieurs jours et j'ai entendu dire qu'elle était avec toi.
-Qu'est-ce que tu lui veux?
-Des explications. Pourquoi ne m'a t-elle pas dit informée de fait qu'elle et son ami étaient dragonniers? Valentin est dans le coma, il ne m'est donc d'aucune utilité et l'elfe qui l'accompagne a pretexté ne pas être sous mon commandement pour garder le silence.
-Je ne suis pas Loukiana et je ne peux pas parler pour elle, rétorqua Angela.
Mais moi je peux, dis-je à l'herboriste, dis lui que nous sommes des êtres indépendants, et que nous ne recevont d'ordre de personne.
Angela ne fut pas surprise de mon irruption dans son esprit. C'était devenu fréquent depuis quelques jours. Un sourire de victoire apparu sur son visage à l'encontre de Nasuada.
-Aiedail te fait savoir qu'elle et Loukiana sont des êtres indépendant libres et indépendants, et qu'elles ne reçoivent d'ordre de personne.
Nasuada se retourna vers moi et me toisa. Elle avait l'air de se sentir supérieur à moi.
-Ainsi donc, tu t'appelles Aiedail. Et ton copain, le dragon vert de Valentin, quel son nom?
Je ne lui répondis pas. Je la regardais de toute ma hauteur avec tout le mépris et la haine dont j'étais capable envers elle. Après tout ce qu'elle a fait à Loukiana et mes amis, qu'elle n'attende pas à ce que je me montre coopérative. Et puis, une humaine de cette trempe ne peut en aucun cas m'être supérieur. Même Islanzadi vaut mieux qu'elle. Quoique. Elles sont aussi méprisable l'une que l'autre. Et, elle ne saura jamais, mais, Wilwarïn est mon frère. On ne peut pas expliquer comment on le sait, mais on le sait. Nasuada ne peut soutenir mon regard et se retourne vers Angela.
-Quoi qu'il en soit, j'ai besoin de lui parler.
Toujours aussi têtu.
-Elle n'est pas en état de parler pour l'instant, répondit l'herboriste.
-Comment ça?
Naïve.
-Tu n'entends donc pas ses cris?
-C'est elle?
Cruche. Idiote.
-Qu'est ce qu'elle a?
J'aimerais tellement qu'on la découvre sou son véritable jour.
-Pourquoi, demanda Angela, ça ne te regardes pas.
Qu'elle nous dise la vérité, rien qu'une fois. Une puissante énergie se projeta hors de moi et atteignit la chef des Vardens.
-Elle est l'une de mes armes les plus puissantes et mon atout stratégique le plus précieux. Elle me permettra surement de monter sur le trône de l'Empire. Alors si elle n'est pas en état de faire ce que je lui demande comme un bon petit vampire obéhissant, ça me regarde.
Je dévoilais mes dents et grognai. C'était donc cela son vrai visage. Si Loukiana avait été en état de ce déplacer, j'aurais croqué cette Varden, embarqué mes amis et quitter le camp de malheur. Mais je ne pouvais pas. Heureusement, Angela vengea ma moitié. Elle gifla Nasuada de toute ses forces.
-Tu n'as pas le droit!, criait-elle, tu n'as pas le droit de la traiter comme ça. Ce n'est pas une arme, ce n'est pas un outil. Elle a un coeur et une âme. Et sa condition de vampire est son pire démon. Elle voudrait tellement être comme tout le monde, être normal. Elle a le droit au bohneur. Elle ne mérite pas d'être traitée comme un chien.
Bien dit Angela.
-Et puis, qui est-tu pour elle, à la défendre de la sorte?, répliqua la Varden, Tu l'aimes ou bien?
Angela baissa la tête en rougissant. Nasuada écarquilla les yeux.
-Tu l'aimes?! C'est tellement ... innatendu. Toi, la mystérieuse et imprévisible herboriste, tu es tombée amoureuse d'une vampire. Et elle, est-ce qu'elle t'aime?
Angela détourna le visage. Qu'est ce qu'elle a à remuer le couteau dans la plaie celle-là? Se faire rejeté n'est déjà pas agréable sans que quelqu'un le rappel de cette manière, et aussi peu de temps après.
-Oh je vois. Tes sentiments ne sont pas réciproques. Elle est au courant?
L'herboriste rougit encore plus si c'était possible.
-Tu lui as dit?! Décidément, tu m'impressioneras toujours. Et elle t'a rejeté parce qu'elle n'aime pas les femmes?
Mais c'est psa vrai! Quel culot! Je ne peux laisser Angela être malmenée de la sorte. Je me plaçais devant Nasuada et me relevais de toute ma hauteur. Je la dépassais d'un bon mètre. Puis je poussais un grognement emplit de promesse de menace;
-Pourquoi la defends-tu, me demanda t-elle, qui es-tu pour elle?
Quelque chose que tu ne pourras jamais comprendre. Une amie. Je lui lançais un regard si noir qu'il ne resterait rien d'elle s'ils étaient des armes. Elle du comprendre qu'il valait mieux ne pas insister si elle voulait rester entière, car elle s'en alla en marmonat qu'elle repasserait plus tard. Angela tomba à genoux et éclata en sanglots. Je me rapprochai d'elle et frottai mon museau contre elle.
-Ça va aller?, demandais-je.
-Oui, je crois. Je ne sais pas. Elle a été tellement horrible. Je n'imaginais pas qu'elle considérait les gens de cette façon. Je ne comprend pas, elle ne s'est jamais comportée de la sorte avant. Elle n'avait jamais jugée les gens, jamais étée aussi malsainement curieuse.
-C'est de ma faute il me semble, répondis-je, je voulais qu'elle se montre sous son vrai visage et unepuissante énergie, de la magie je crois, s'est projetée de moi. Je suis désolée. Je ne contrôlais pas cela et je ne pensais pas qu'elle te traiterait comme ça, qu'elle serait méchante à ce point.
-Ce n'est pas de ta faute, c'est elle qui est comme ça, c'est sa nature. Tu as bien fait de la dévoiler, même si nous les seules à le savoir.
Une semaine, sept jours que nous avons quitté le champ de bataille, que Loukiana a appris la mort d'Oromis. Trop de soldats étaient venus se plaindre. Nasuada était revenu la veille, en porte-parole cette fois. Ses soldats ne pouvaient pas dormir, alors elle avait demandé Angela de la faire taire. L'herboriste donna donc à Loukiana un somnifère hier soir. Le zenith est passé. Elle se réveille.
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Vide
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Vide, vide, il n'y a plus rien. C'est le silence complet. Elle ne crit plus. J'ouvre mon esprit pour la retrouver enfin. Allait-elle mieux? Ses barrières étaient encore abaissées. Et son esprit était vide. Elle ne pensait à rien. Son esprit était pareil à un désert. Elle ne souffre plus, elle ne ressent plus de douleur. Mais c'est pour ne plus rien ressentir du tout. Je me demande ce qui est le pire, l'entendre crier mille souffrance, ou être comme ça, silencieuse, vide, pareil à un cadavre, moins vivante qu'un mort. Je ne peux même pas dire si elle vit ou pas, si ce n'est que je sens son esprit vide. Elle ne respire plus, son coeur n'a jamais battun il était déjà arrêté à ma naissance. Elle reste là. Elle se lève, avec des gestes saccadés. Comme un ... elle m'en avait parler, un ... un ... un robot, voilà. Elle bouge de façon mécanique. Elle s'habille sommairement, elle enfile une tunique et un pantalon. Elle met sa cape, sans le capuchon. Elle sort de la tente. Elle marche lentement. Sa peau, encore plus pâle qu'à l'accoutumée, brille comme mille joyaux au soleil. Les soldats la regarde, la reconaissant, ils s'inclinent devant elle, la remerciant. Tous savaient qu'elle était en grande partie responsable de la victoire des deux dernières batailles, même si cela l'horripile. Ceux qui étaient proche de la tente d'Angela étaient soulagés que sa "patiente" ait enfin cessée de les empêcher de dormir. Mais Loukiana ne réagissait à aucun d'eux, elle marchait sans but précis. Elle traversa entièrement le camp sans faire attention à qui que ce soit. Elle a traversé le camp alors qu'elle en était au bord. Et moi je la suivais. Je la suivais sans relâche, prêtes à la protéger au moindre problème. En nous voyant, les gardes du camp s'écartèrent pour nous laisser passer. Elle ne les remercia même pas. Elle continuait toujours d'avancer. Je pouvais voir dans son esprit. Elle n'avait pas de destination, elle ne pensait à rien. Elle avançait. Elle avançait seulement. Je ne sais même pas si elle se rend compte qu'elle bouge. Elle n'avait pas réagit quand Angela, la voyant partir, l'avait interpelée, ni quand on a croisé Alïnya et Wilwarïn, qui allaient chercher de l'eau. Je leur avait expliqué la situation en quelques mots avant de reprendr ma route. Elle avançait, sans interruption, sans relâche. Elle ne faisait pas de pause, ne se reposait pas. Voilà deux jours qu'elle marche. J'étais aux bords de l'épuisement, je pouvais à peine faire des pauses de deux ou trois heures si je ne voulais pas perdre sa trace.
Deux semaines, elle marche et avance, tout droit, sans faire attention aux obstacles. S'il y avait une rivière, elle la traversait, s'il y avait un rocher, elle passait au dessus. Il y a quelques jours, elle est tombée d'épuisement, elle s'était évanouie. Je m'étais couchée à ses côtés, la covuant de mon aile, et pour la première depuis longtemps, nous étions ensemble. Les moments de joie que l'on partageait me manque tellement. Le lendemain matin, elle allait mieux, elle était repartie. Elle ne chassait pas. Cependant, sa gorge ne brûlait pas, elle ne respirait pas donc les odeurs ne lui parvenaient pas.
Trois semaines, cela faisait trois semaines que l'on avait quitté le camp. Les plaines brûlantes avaient laissées place à la campagne. De long prés verdoyants défilaient sous mes ailes. Si la situation n'avait pas été aussi critique, j'aurais adorée tous ces paysages que je découvrais en volant. J'ai du chasser trois-quatre fois pour pouvoir suivre le rythme. Fort heureusement, les animaux sauvage ne manque pas dans cette région. D'ailleurs, je ne sais pas où nous sommes, si ce n'est dans le centre de L'Empire. J'ai volé en suivant Loukiana pendant des jours. Elle ne marchait pas très vite, elle n'utilisait pas sa vitesse vampirique, mais elle ne s'arrêtait jamais, ce qui complique les calculs. Mais je pense que, si on continu à ce rythme, nous apercevrons Uru'Baen dans deux semaines. Je dois trouver un moyen de la dévier de sa trajectoire avant. L'arrêter me parait impossible. Tandis que je la cherchais des yeux depuis le ciel, je réflachissais à une solution. Mais quand j'aperçus ma moitié, je me figeai, pétrifiée de stupeur et fis une vertigineuse chute. Je battis des ailes plusieurs fois, quelques mètres avant l'impact et remontai dans le ciel. Je voulus foncer vers elle pour l'aider, mais, aussi innatendu que cela puisse être, elle avait dus comprendre la situation, car elle me dit:
Non, ne risque pas ta vie. Vas t-en.
Sa pensée était très faible et elle avait immédiatement replongée dans sa catatonie, sans vérifier si j'avais obéis. Loukiana était... elle était encerclée par des soldats, une troupe entière de soldat. Ils étaient au moins 150. Dans son état normal, elle aurait pus aisément s'en débarrasser, elle ne serait même pas tombée dans leur embuscade. Mais là, elle ne faisait rien, elle était complètement encerclée, ils l'avaient attrapées, attachées, et elle ne faisait rien. Alors non, je n'obéhirais pas, je ne partirais pas, je vais les suivre de loin et trouver un moyen de la libérer.
Ils ne marchèrent pas très longtemps. Leur camp n'était pas loin et la journée était trop entamée pour qu'ils le plient et repartent. Une fois arrivés là bas, ils attachèrent Loukiana à un poteau et se débarrassèrent de leur armure. Leur camp était en fait une clairière eu centre d'un bosquet. J'étais cachée à l'abri dans les bois. Je pouvais tout voir, mais ils ne me voyaient pas. Et j'entendais leurs paroles par l'esprit de Loukiana. Elle avait le regard vide, elle se laissait pendre par les poignets. J'avais tellement de peine pour elle. Je pouvais aisément deviner les intentions de ces soldats : la conduire à Galbatorix. Ils avaient l'air d'être là depuis plusieurs semaines. Ils étaient très organisés. Une fois leur armure enlevée et le repas sur le feu, ils se massèrent autour de Loukiana. Un homme, le chef visiblement, l'examinait.
-Quel beauté, disait-il, vraiment, quel beauté. Domage que l'on doive la livrer au roi. Je suis sur que c'est une déesse. Et que, en bonne santé, elle est belle à en tuer un homme. C'est du gâchis de la donner à noter souverain. Cette beauté disparaitra avec lui. Et si on en profitait un peu avant d'accomplir notre mission, voulez-vous vous amuser avec elle?
Quoi?! Non! Vous n'avez pas le droit de la toucher. Ils avaient poussés un cri de joie en entendant cela. Je voulais les en empêcher, les massacrer, mais quand je voulus bouger, je ne pus pas. Je ne pouvais pas bouger. Pourquoi? C'était la magie qui m'avait bloquée, mais il n'avait pas l'air d'avoir de magicien dans leur rangs. Je cherchais quelqu'un qui pourrait en être capable ou qui saurait que je suis là quand je croisai le regard de Loukiana. Il était toujours aussi vide à l'exception d'une petite lueur de désaprobation qui y brillait. Alors elle savait que j'étais là, elle n'était pas complètement une coquille vide. Alors pourquoi se laisse t-elle faire? Pourquoi ne se défend t-elle pas? Elle veut mourir ou bien? S'il vous plais! Quelqu'un! Que quelqu'un la sauve. Ma demande dut être entendu car un jeune soldat sortit du groupe et dit:
-Non! Vous ne pouvez pas faire ça. Ce ne sont pas les ordres. Le roi a dit de chercher une femme aux longs cheveux châtains avec les yeux noir comme la nuit ou jaune comme de l'or. Et qu'il se pouvait que sa peau brille comme des diamants au soleil. Il nous a dit qu'elle ne réagirait pas à notre approche et qu'elle serait pareil à un pantin. Nous l'avons trouvée et nous l'avons capturée. Mais regardez dans quel état elle est! C'est une loque! Elle est complètement brisée, et ce sera pire une fois qu'elle sera entre les mains du roi. Vous ne pouvez pas lui infliger cela.
Merci jeune soldat. Le chef s'approcha et posa sa main sur l'épaule du défenseur de Loukiana.
-Alex, commença t-il, tu dis ça parce que tu es jeune et que tu as une jolie fille qui attend ton retour.
-Mais ...
-Tais-toi et écoutes moi, le coupa le chef.
-Oui, la ferme Alex.
-On veut pas t'entendre!
-T'es pas drôle, la ferme!, criaient d'autres soldats.
Le chef les taire d'un geste.
-Je disais donc, tu es amoureux, elle est jeune et jolie, et elle t'aime aussi. C'est pour ça que tu ne veux pas. Et je respecte ton choix. Mais nou, nous sommes célibataires ou notre femme n'est plus de toute première jeunesse et l'amour s'est tarit. Alors, à ton tour de respecter notre choix.
Ils se regardaient droit dans les yeux.
-Je ne peux pas, répondit-il.
-Aller l'attacher un peu plus loin, répliqua le chef, on le libérera plus tard.
Ils s'exécutèrent.
-Alors, continua t-il avec un grand sourire, c'est chaucun son tour, je commence.
Ils l'acclamèrent. Pitié! Quelqu'un! A l'aide! Je me débattai avec la magie. Je commençai à pouvoir bouger la tête. Pourquoi?! Pourquoi avoir fait ça Loukiana? Le soldat déchira sa tunique et lui enleva. Il admirait sa poitrine.
-Vraiment magnifique, disait-il.
S'il vous plais! Pas ça! Je bougeais de plus en plus et les soldats s'agittaient eux aussi. Alex, comme moi, les suppliaient d'arrêter. Mais ils ne l'entendaient pas. Le chef déchiqueta le pantalon de Loukiana et enleva ses bottes. Elle était nue à présent. Il la reluquait de haut en bas, détaillait son corp.
-C'est vraiment du gachis de la part du roi de détruire ce corp de rêve.
Il lui écarta les jambes et s'approcha d'elle. NOOOOOOOONN! Arrêtez je vous en prie! Ils ne m'entendaient pas. Ils ne savaient même que j'étais là. C'était tellement rageant, j'en pleurais. Loukiana, s'il te plais, réagis. Mais elle ne répondait pas. Je me préparait à l'idée que c'était innévitable, quand une silhouette jahit des arbres dans un cris effroyable. C'était ... c'était Oromis! Il s'attaquait aux soldats, les massacrants sans pitié. Il est vivant! Il est vivant! Comment est-ce possible? Une joie envahit mon coeur. Mais, seul contre tout ces soldats, il n'avait pas une chance. C'est à ce moment que Glaedr arriva. Mon coeur fit un bon et je me débattai de plus belle. La magie perdait du terrain, Loukiana se déconcentrait. A eux deux, ils tuèrent tous les soldats, ils tuèrent tous les soldats. Je pus me libérer au moment ou Oromis vit Alex. Il s'approcha lentement de lui, levant son épée. Je me précipitai vers lui, m'interposant entre eux.
Non! Pas lui. Il a défendu Loukiana.
Le visage d'Oromis était déformé par la rage. Mais, au nom de Loukiana, il s'adoucit quelque peu. D'un geste de la main, avec l'aide de la magie, il libéra le soldat.
-Vas t-en, dit Oromis sans une once de tolérance, prends ta famille et isoles-toi le plus possible. Maintenant vas t-en, je ne veux plus te voir.
Alex ne se le fit pas dire deux fois. Surement qu'il ira récupérer ses affaires quand on sera parti. Loukiana a reconnus Oromis, elle tirait sur ses chaines, mais elle n'avait plus de force, elle avait tout utiliser pour me figer. Elle s'abimait les poignets à tirer dessus. Oromis accourut vers elle et brisa ses fers. Elle tomba dans ses bras, ils se regardèrent dans les yeux. Oromis l'aida à se relever, elle l'enlaça longuement.
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Contrairement à ce que Aiedail pense, j'étais parfaitement consciente de ce qui se passe autour de moi. Simplement, je m'en fichais. Et Aiedail n'avait pas accès au plus profond de mon esprit. A mon séjour à Uru'Baen, cette partie, mon essence même s'est protégée derrière une barrière impénétrable. Depuis, dès qu'il y a un danger, la barrière s'élève et elle est indétectable. Mais elle avait raison, à mon réveil, je ne ressentais plus rien. Je ne m'occupais de plus rien; J'étais une coquille vide. Ma raison de vivre était morte. Et la seule chose qui m'empêchait de le rejoindre était que personne aux alentours n'était capable de me tuer. Alors j'étais partie, il fallait que je bouge, que je ne m'arrête pas. Je ne savais pas où j'allais, il fallait juste que je marche, je n'avais pas de destination, je ne devais pas m'arrêter. Les heures et les jours ne comptaient plus, je marchais. J'étais à peine consciente, juste assez pour penser à une chose : il n'était plus là. Il me l'avait prit. J'étais seule. Aiedail devait être morte d'inquiétude à mon égard. Mais j'étais trop égoïste pour penser à elle. Sauf quand j'ai été capturée, je n'avais plus l'énergie de vivre, et je me doutais qu'ils avaient pour ordre de me conduire à Galbatorix. Mais elle ne devait pas me suivre, me libérer, elle se serait jetée dans la gueule du loup. Elle a toute la vie devant elle, elle ne doit pas se sacrifier pour moi, je ne suis plus rien. Donc, je l'ai empêchée de me sauver. Ils m'ont emmenés à leur camp et m'ont attaché à un poteau. Mais elle m'avais suivie, l'inconsciente, elle voulait quand même me libérer. Je dus utiliser mes dernières forces pour lui lancer un sort et la figer. J'étais vraiment à bout de force. Et quand il a essayé de me ... de me violer, je n'avais plus envie de me débattre, j'espérais juste mourir le plus tot possible. Du moment que je meurs, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient de mon corp de mon corp. J'étais morte de l'intérieur. Le jeune soldat voulait me défendre et je l'en remercie, mais ce n'était pas la peine. Et quand l'homme apparus dans la clairière, je n'y fis même pas attention. Mais, plus je le regardais, plus je revenais à la réalité, il ressemblait beaucoup à Oromis. C'était Oromis! Il était là! Était-ce une hallucination? Ou la réalité? Peu importe. Il était là et il venait pour me sauver. Je voulais le voir, me serrer contre lui. Je tirais sur mes chaines, de toutes mes forces. Celles-ci étaient bien minces, les chaines ne cédaient pas, j'étais aussi faible qu'une humaine, mais je continuais à tirer, ma vie en dépendait. Je devais être près de lui pour pouvoir revivre. Glaedr était arrivé peu de temps après, mais je ne lui prêtais guère attention à lui. Toutes mes pensées étaient concentrées sur lui, Oromis, l'elfe de la vie. Il tua tous les soldats à une vitesse inimaginable. Une puissante énergie l'animait, tellement puissante, que même une montagne ne saurait y résister. Il épargna le jeune soldat. Je le remercirais plus tard. Et je continuais à tirer, je voulais, je devais être près de lui. Il se précipita vers moi et brisa mes chaines. Je tombai dans ses bras et le regardai dans les yeux. Était-ce un rêve? Était-ce la réalité? Suis-je morte? Dans tous les cas, je ne voulais pas que cela cesse. Je l'enlaçai longuement, m'accrochant à son cou de toutes mes forces. Je voulais lui parler, mais je me souvins que je n'avais pas chasser depuis un temps que je ne saurais déterminer. Et, en observant tout ce sang autour de moi, ma gorge brûlait déjà. Alors si je respirais, il n'aurait aucune chance de survie. Je m'enfuie à toute vitesse, le laissant sur place.
Ce fut la chasse la plus carnassière de toute ma vie de vampire. Ce bois mettra longtemps à se remettre de mon passage, et j'en suis navrée. Mais je ne pouvais pas me permettre de mettre en danger des humains. Ou pire encore, mettre en danger Oromis. Mais maintenant je n'ai plus soif, et mes yeux devraient avoir repris une teinte or. Je peux rejoindre mon elfe sans risque. Il était encoreau camp, m'attendant avec Aiedail. Cette dernière prétexta devoir se nourir pour que l'on puisse savourer nos retrouvailles seuls. Je sus à travers son esprit qu'elle ne reviendrait que demain matin. Je la remerciais avant de me reconcentrer sur Oromis. Je voulus m'excuser d'être partie comme ça, mais à son regard, je compris qu'il savait, qu'il comprenait et ne m'en voulait pas. Je me jetai alors dans ses bras, l'embrassant avec amour, retrouvant ses lèvres qui m'avaient tant manquées. J'en pleurais de joie, il n'était pas mort, je n'étais pas morte, c'était la réalité. La vie s'insufla de nouveau en moi. Nous nous assîmes sous un arbre, ne disant rien, profitant simplement de cet instant de bohneur pur, d'être ensemble. Nous restâmes longtemps comme ça.
-Tu m'as tellement manqué, murmurais-je.
-Toi aussi, tu m'as terriblement manquée, répondit-il sur le même ton.
J'étais encore dans ses bras, la tête posée sur son torse. Je me sentais si bien, je voulais que cet instant dur toujours.
-Que c'est-il passé, demandais-je néanmoins
-Après que les elfes aient prit Ceunon, Glaedr et moi avons surpris une troupe de soldat pendant notre patrouille. Nous les avons arrêtés et intérogés. Ils nous ont expliqués que Galbatorix avaient envoyé des troupes à travers tout l'Empire à ta recherche et que tu serais probablement dans l'état dans lequel je t'ai trouvé. Alors je les ais relaché et je suis parti à ta recherche sans retourner au camp des elfes. Je n'ai eu de cesse de te chercher, je ne dormais presque pas, ayant pour seul pensée le fait que tu étais en danger. Et j'ai finis par te retrouver, répondit-il en esquissant un sourire à la fin de sa dernière phrase, mais, que c'est-il passé pour toi? Comment se fait-il que tu étais dans cet état?
-Nous avons affrontés l'armée de Galbatorix aux Plaines Brûlantes. Nous avons gagné presque sans perte. Mais, à la fin de la bataille, Galbatorix a prit possession du corp de Valentin, je ne sais pas comment. Et il m'a dit qu'il t'avais tué, finissais-je dans un sanglot.
Oromis me regardait avec un air effaré, emplit de colère envers le roi, et de tritesse aussi.
-Au début, j'ai refusé d'u croire. Je niais tout en bloc, continuais-je, c'était impossible que j'envisage seulement la possibilité que tu sois mort. Mais j'ai finis par y croire et j'ai senti une terrible souffrance qui traversait tout mon corp. Je ne me souviens pas beaucoup de cette période, si ce n'est que tu n'étais plus là et que j'avais mal. Puis j'ai finis par ne plus rien ressentir du tout, j'étais comme un pantin, et je marchais, je marchais jusqu'à ce que tu m'ais trouvée.
Les larmes continuaient de couler sur mes joues, mais j'étais tellement heureuse d'être avec Oromis. Lui aussi avait les larmes aux yeux.
-Loukiana, je ... je suis désolé, me dit-il en carressant délicatement ma joue, je te promets que, plus jamais je ne laisserais quelqu'un nous séparer. Je suis tellement désolé, si je n'avais pas laisser Islanzadi, Galbatorix n'aurait pas pu manigancer cette horreur.
Je l'embrassai délicatement, posant légèrement mes lèvres sur les siennes.
-Tu n'y es pour rien, murmurais-je, ce n'est pas ta faure. C'est moi qui sius partie. Mais je ne te quitterais plus jamais. Je ne peux plus vivre sans toi.
-Nous resterons ensemble, je te le promets.
-Merci.
-Et le bébé, comment va t-il?
Le bébé! Je l'ai complètement oublié! Après un rapide examen magique, je fus soulagée.
-Il va bien, répondis-je.
Oromis aussi paru soulagé.
-Nous n'avons pas eu le temps d'en parler avant que tu ne partes. Tu es jeune, et je sais que dans ton monde d'origine, vous n'avez pas l'habitude d'avoir un enfant aussi jeune. Et je comprend parfaitement que tu ne veuilles pas d'enfant. Et que tu ne veuilles pas ressentir la douleur d'une grossesse elfique, mais tu sais, je t'aime vraiment à la folie et j'aimerais beaucoup que ...
Je posai un doigt, interrompant sa tirade.
-J'ai décidé de le garder, lui dis-je avec amour.
Oromis me regarda, d'abord avec surprise, puis avec un sourire de pure joie.
-Vraiment?
-Oui, Ce serait mentir que de dire que je l'ai immédiatement décidé. J'ai été en proie à plusieurs dilemes terrible. Serais-je une bonne mère? Sera t-il un danger pour les autres? Pourrais-je le protéger au cas où la guerre se prolongerait? Mais, j'ai finis par me dire que je t'aimais, que je l'aimais et que le reste serait surmontable si on était ensemble.
Il m'embrassa tendrement.
-Je t'aime tellement, me dit-il, tu es gentille et attentionée, tu es toujours prête à aider les autres, parfois même au détriment de toi-même. Nous seront heureux tout les trois, et je suis sur que tu seras une exellente mère.
-C'est toi qui es gentil et attentioné, répliquai-je avec un sourire.
Il m'embrassa tandis que nous nous allongions. Nous restâmes dans les bras l'un de l'autre, profitant de ce bonheur, jusqu'à ce que nous nous endormions.
ooOOoo
Voilà voilà.
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