NdA : Salut tout le monde! Voilà le chapitre 22. Il est un peu court, mais c'est un chapitre de transition. Bonne lecture!

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Chapitre 22

Tandis que je m'éveillai, il me semblait que je dormais encore. J'avais l'impression d'être encore au lendemain de l'Agaëti Shangren, que rien de tout ça ne c'était passé, que tout allait pour le mieux. Oromis était là, à côté de moi, nous étions tout deux en vie, nous étions ensemble. J'étais blottis contre lui, ma tête posée sur son torse, sa main glissait lentement dans mes cheveux. Et nous nous levâmes enfin, au bout d'un long moment. Mon elfe se servit dans les réserves des soldats et nous fit un petit déjeuné comme nous les adorions. Bien que le cadre ne soit guère idéal, les cadavres de mes geoliers étaient encore là, mais nous n'en avions que faire. Nous étions ensemble, le reste n'avais pas d'importance. Puis, Aiedail et Glaedr ne tardèrent pas à revenir, et nous dûmes penser à ce que nous allions faire ensuite.

-Nous ne pouvons pas rester ici, constata mon bien-aimé, le roi va bien finir par remarquer qu'il lui manque une troupe et enverra des renforts.

-Nous ne pouvons pas non plus retourner chez les elfes, continuai-je, je suis toujours bannis et la reine n'hésitera pas si elle nous attrape.

Il y a autre chose, ajouta Aiedail, que fait-on de Valentin et Wilwarïn, et Alïnya?

-C'est vrai, répondis-je, nous ne pouvons pas les laisser aux mains de Nasuada. Elle risquerait de se servir d'eux pour nous capturer. Nous n'étions pas en bon terme lorsque je suis parti.

-Très bien, nous irons les chercher avant de partir, conclua mon elfe.

-Mais nous ne savons toujours pas où aller.

Il se trouve qu'il y a peu être un endroit, intervint Glaedr, Oromis, te souviens-tu de Cillea?

Le visage de mon âme soeur s'éclaira.

-Mais bien sur! C'est l'endroit parfait!, s'exclama t-il.

Qu'est ce que Cillea?, demanda ma dragonne.

C'est une citée de l'Âge d'Or des dragonniers, elle est abandonnée depuis des siècles, elle doit être en ruine maintenant. Mais nous pouvons aisément en restauré une partie pour pouvoir y vivre. Personne ne pensera à nous chercher là-bas. Seul quelques rare elfes étaient au courant de son existence, et personne n'en a entendu parler depuis des dizaines d'années. Ce n'est qu'une légende à leurs yeux.

-C'est fantastique!, m'entouthiasmai-je, où se trouve t-elle?

-Sur l'île d'Illium, répondit mon amour, au sud-ouest du continent. Cette zone est contrôlée par des pirates, et personne n'a remis les pieds ici depuis plusieurs générations. Cette île est réputée maudite, et tout ceux qui y ont mis les pieds ne sont jamais revenu.

Mais ce n'est pas la véritable raison, continua le dragon d'or, il y a plus de 1000 ans, Cillea était la plus belle de toutes, la plus grande, la plus riche de toutes les citées. Elle sucitait nombre de convoitises, et les dragonniers, maître de la ville, était devenu cupide et avare de pouvoir. L'un d'eux se rendant compte qu'ils se détournaient de leur mission, qu'ils se pervertissaient le coeur, usa de sa magie sur cette ville. Les dragonniers qui quittaient la ville ne revenaient jamais. Tout simplement parce qu'ils oubliaient cette ville et son emplacement. Ainsi, Cillea fut vidée de toute présence vivante. Mais le dragonnier n'était pas dupe, un telle merveille ne pouvait rester cachée éternellement, un jour, il faudrait la restaurée, lui rendre son éclat d'antant. Il choisit donc quelques jeune dragonnier au coeur pur pour leur raconter toute la vérité. Il leur dit qu'un jour cette citée retrouverait sa splendeur, mais que seul des personnes au coeur pur et aux intentions nobles pourraient entrer et ressortir de cette ville. Les explorateurs ne sont pas mort, ils sont revenus en ayant perdu la mémoire.

-Nous sommes les dernier à connaître son existence et son emplacement, termina mon elfe.

C'était une très belle histoire, j'étais transportée. Mais j'étais tout de même un peu inquiète.

-Pensez-vous que nous sommes ces personnes? N'est ce pas dangereux? Ne risquons-nous pas de perdre nos souvenirs.

Je ne voulais pas être amnésique. Malgré les récents évènement difficile, il y avait beaucoup de souvenir que j'ai partagée avec Oromis, et que je ne voulais pas oublier. Et par dessus tout, je ne voulais pas l'oublier lui. Mon bien-aimé s'approcha de moi et m'embrassa tendrement, se voulant rassurant.

-Il n'y a aucun risque ma chérie, murmurait-il, j'ai confiance en nous. Il ne nous arrivera rien.

Et ça fonctionnait, tous mes doutes venaient de s'envoler. J'étais prête à le suivre à l'autre bout du monde les yeux fermé. Se rendait-il compte de l'effet qu'il avait sur moi?

-Parfait, dis-je, nous allons donc chercher Valentin, Alïya et Wilwarïn avant de nous mettre en route pour l'île d'Illium.

Le départ arriva très vite, nous avions peu d'affaire, et en moins d'une heure nous étions prêt. Nous retournâmes donc vers le camps des Vardens.

Là où j'ai mis plusieurs semaines à pied, il ne nous fallus que trois jours à dos de dragon pour rallier le camp. Nous étions cachés dans le bosquet, et je m'apprêtais à entrer discrètement dans le camp avec ma cape. Je ne pouvais pas me rendre invisible, car le risque de me cogner contre quelqu'un était trop grand. Alors j'allais m'y rendre visible. Comme le disait un dicton venant d'un livre que j'aprécie beaucoup "Lorsqu'il n'y a pas d'obscurité pour te cacher, caches-toi dans la lumière." Et c'est ce que j'allais faire. Après avoir saluer mes amis, je me mis en route. Le soleil était entrain de se coucher, dans moins de deux heures, il ferait nuit noir. Il fut simple d'entrer dans le camp et de trouver Valentin, Wilwarïn et Alïnya. Le temps que je leur explique la situation, il faisait nuit. Je leur ais dit de préparer leurs affaires, et que je repasserais pour donner le signal du départ. Ensuite je rendis visite à Eragon, heureusement il était seul. Je lui ais brièvement résumer la situation, ne lui parlant que du plus important. J'avais deux pierres dans ma poche, je les ais ensorcelée pendant notre voyage, je lui en donnai une en lui disant que, si jamais il avait un problème, il lui suffisait de tenir la pierre dans sa main et de penser à moi. Alors, j'entendrais son appel. Puis, j'allai voir Angela, je lui devais au moins ça, après tout ce qu'elle a fait pour moi. J'entrai dans la tente, elle était concentrée sur une potion et ne m'avait pas remarquée. Je pus la détaillée. En la voyant, je pris conscience alors de ce qu'elle avait traversée. Elle était terriblement maigre, ses joues étaient creusées, ses bras tellement fin. On aurait dit qu'elle pouvait se briser à tout instant. Ses yeux étaient vide et ternes, comme si toute vie les avaient quittés. Elle avait perdu toutes ses couleurs, ses lèvres étaient bleu, et sa peau pratiquement transparente. Si je ne la voyais pas bouger, respirer. Je penserais qu'elle était morte.

-Bonsoir Angela, dis-je clairement pour qu'elle ne prenne pas peur.

Elle releva la tête et écarquilla les yeux en me voyant. Elle laissa sa potion en plan et se jeta dans mes bras. Pour cette fois, je ne dirais rien. Elle en avait besoin, et c'était normal.

-Tu es vivante, murmurait-elle, tu es vivante, c'est incroyable. Quand tu es partie, j'ai cru que je ne te reverrais jamais, que tu mourrais.

Elle pleurait, de joie, de tristesse, de soulagement.

-Racontes-moi tout, continua t-elle.

Je la fis asseoir sur son lit, avant de m'installer à côté. Je lui expliqua tout, tout ce qui c'était passé depuis mon départ, sans ommettre un seul détail. Ses réactions était diverse, allant de la surprise à la colère, en passant pas l'indignation. Et quand j'eu finis, elle lacha un soupir de lassitude.

-Si je comprend bien, dit-elle, il y a de grand risque que nous ne nous revoyons jamais. Laisses-moi te donner ceci alors.

Elle déposa brièvement ses lèvres sur les miennes avant de se reculer vivement.

-C'est un baiser d'au revoir, et peut-être, ... d'adieux, expliqua t-elle.

Aujourd'hui étant vraiment un jour difficile pour tout le monde, je ne dirais rien non plus pour cela. Elle savait très bien que j'étais avec Oromis et le comprenais, elle ne cherchait pas à m'arracher à lui, seulement à trouver le moyen de continuer à vivre.

-Mais non, répliquai-je avec un sourire, nous nous reverrons un jour, je te le promets.

Je lui donnai alors la deuxième pierre.

-Avec ça, continuai-je, nous pourrons rester en contact, si tu as le moindre problème, n'hésite pas. À bientôt Angela.

Je sortis de la tente et retournai voir Alïnya et les autres. Ils étaient prêt, je donnai le signal du départ. Il était plus de minuit, presque tout le monde dormait, notre fuite passa inaperçut. Une fois au bosquet, nous repartîme en compagnie d'Oromis, Glaedr et Aiedail. Nous devions profiter de l'obscurité tant qu'elle était encore là. Et c'est le coeur lourd que je décollai avec Aeidail. J'étais heureuse d'être avec Oromis, mais j'étais un peu triste de quitter cette terre où j'avais vécus toutes ces aventures. Ce devait être pire pour les autres, qui avaient vécus et grandis ici. Une nouvelle vie nous attendais, sur cette île, jusqu'à ce que l'ont nous appelle.

Le voyage dura moins d'un mois, le plus dur dut de traverser la mer d'une seule fois, sans faire de pause. Nous avions aider nos dragons comme on pouvait, leur donnant toutes notre énergie. Une fois sur l'île, nous nous reposâme quelques jours avant d'entamer notre exploration. L'île n'était pas très très grande, et après une semaine de recherche terrienne et aérienne, on trouva la cité. Elle était telle que l'avait décrite Glaedr, grande majestueuse et magnifique, malgré les dégats du temps. Je fus éblouie par sa beauté, et pendant une journée entière, je l'admirai sans bouger. Puis, je retournai vers les autres, ils avaient commencer à restaurer une grande maison pour que nous puissions dormir ce soir. L'avenir s'éclairait devant nous. Nous allions nous plaire ici.

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Merci à tous de m'avoir lus.

Normalement, le chapitre 23 aurait dus arriver ce week-end, mais suite à une grosse bêtise de ma part, j'ai perdu tout ce que j'avais écrit. Je vais donc devoir tout recommencer.