Chapitre 27
Galbatorix prenait par à la bataille. C'était la pire chose qui puisse nous arriver. Comment espérer vaincre alors qu'il était là? Il aurait fallu que nous soyons tous là, tout les dragonniers de l'autre camp, pour pouvoir le vaincre. Mais Eragon, Murtagh, et Brom étaient avec les Vardens. Cependant, Oromis et moi allions l'affronter, nous n'avions pas le choix. Sinon, il allait massacrer tout les elfes, ils disparaitront de ce monde. Je le remerciai d'avoir éloigner Valentin et Alïnya de cette mission suicide. Je tenais trop à eux, je ne voulais pas qu'ils se fassent tuer. La masse sombre, Shruikan, avançait à grande vitesse. Mon elfe, ainsi que moi, déguainâmes nos épées, avec des gestes lents et assurés. Nous étions déterminés, nous nous battrions jusqu'à notre dernier souffle. Il était maintenant à notre hauteur. Il était tellement arrogant et sur de lui. La mise en scène semblait être un de ses passe-temps favoris. En effet, on aurait dis que tout avait été prévus depuis le début. Tout le monde s'était arrêter, pour nous observer. Même ses propres soldats étaient surpris de le voir. Il prononça alors, avec une voix magiquement amplifiée:
-Vous êtes des idiots le "Beau Peuple". Vous auriez du rester cachés dans votre forêt minable, ça vous aurait évités une disparition douloureuse. Si vous n'aviez pas pris part au combat, je vous aurais éradiqué de façon rapide et indolore. Mais c'est trop tard maintenant, assumez votre choix et subissez la sentence que je vous ais réservé!
Au sol, les combats reprirent. Tandis que le félon ajouta, uniquement pour nous cette fois:
-Quand à vous, quand je me serais occupé de votre cas, personne ne pourra vous reconnaitre, et vous serez mes nouveaux Généraux.
-Tu peux toujours rêver, répliqua mon elfe.
Et il engagea le combat. Il se battait à l'épée avec Galbatorix, et moi j'essayais de le blesser, bloquer, ou ne serait ce que le ralentir avec ma magie. Je n'avais pas assez appris à me servir d'une épée pour pouvoir lui tenir tête de cette façon. Mais il arrivait à annuler mes sorts, et parer les attaques d'Oromis en même temps. Nous n'arrivions pas à le toucher. Il menait le combat, c'était indéniable. Mais nous n'allions pas abandonner. Jamais de la vie.
Je ne sais pas depuis combien de temps durait le combat. Mais Oromis fatiguait. Ses réflexes faiblissait, et il avait déjà été touché plusieurs fois. C'est là que mon pire cauchemar se réalisa. Galbatorix transperça mon elfe avec son épée. Il était blessé, mortellement blessé. Une douleur fulgurante, et atroce oppressa mon coeur. Je me sentis mourir de l'intérieur. Un cris déchirant s'échappa de mes lèvres. Le félon retira son arme d'un geste brusque et dédaigneux, une grimace qui disais "Je m'attendais à mieux." Et l'amour de ma vie bascula par dessus le dragon d'Or. Glaedr plongea pour le rattraper, et se posa au sol comme il put sans s'écrouler. Lui aussi souffrait de cette blessure, il ne pouvait plus se battre. Une colère sourde envahit mon esprit. Vengeance. Justice. C'était les seules pensées qui m'habitaient à l'instant. J'étais devenus incontrôlable. La rage me faisait voir rouge. Je me dirigea vers Galbatorix, Amour à la main. Je n'étais pas lucide. J'étais aveuglée par mon désir de vengeance. Je lançai le premier assaut. Aiedail s'adaptait automatiquement aux coups, enchainements et parade auquel je pensais. Mais évidement, j'étais trop novice en escrime, et en quelques minutes il me désarma. Amour tomba quelques part sur la terre ferme. Un sourire victorieux d'étira sur son visage. Il devait surement pensé qu'il avait gagné. Mais il ne s'attendait pas à ce que je sorte mon poignard de ma manche, et que je le lance de toute mes forces sur lui. Il s'enfonça jusqu'à la garde dans sa poitrine. Il était hors d'état de nuire à présent. Ne vérifiant pas s'il était bien mort ou non, je me précipitai vers mon elfe. Aiedail fonçait en piqué droit vers le sol. Je sautai de son dos alors qu'elle remontait pour ne pas s'écraser. J'étais maintenant à ses côtés. Je le tenais dans mes bras. Je pouvais sentir son coeur battre encore faiblement. Je le priais, je le suppliais de ne pas me laisser. Je ne pouvais pas, non, je ne pouvais pas vivre sans lui. Il n'avait pas le droit de m'abandonner. Je pleurais, sans retenue. Des sanglots secouaient mon corp. Une idée folle, destructrice me traversa l'esprit, pour le sauver. Mais c'était la seule solution. Aussi terrible soit-elle. Il mourrait si je ne le faisais pas. Je l'embrassai, lui murmurant une dernière fois que je l'aimais, et je plantai mes crocs dans son cou, buvant son sang. Le transformer. Voilà la seule solution que j'avais trouvé. Le venin guérira ses blessures. En quelques secondes, la frénésie et la soif de sang s'emparèrent de moi. Je n'arrivais pas à m'arrêter. Mais je le devais, pour le sauver. Il n'était pas question que je le tue. Jamais je ne pourrais vivre avec cela sur la conscience. Alors, après un terrible combat intérieur, mon amour pour lui vainquit ma soif de sang. Et je pus me détacher de sa gorge.
J'étais maintenant assise à coté de lui, les genoux ramenés contre mon menton. Et je ne le quittai pas des yeux. J'entendais vaguement un peu de brouhaha autour de moi. Mais j'avais tout oublié, la bataille, la guerre, les elfes, tout. J'étais uniquement obsédée par mon elfe, mon ouïe entièrement focalisée sur son coeur qui se battait pour survivre. Mon amour ne criait pas, alors que le venin, aussi brulant que de la lave en fusion, se répendait dans son corp. J'avais peur, j'étais tellement terrifiée à l'idée qu'il ne soit déjà mort. Mais j'entendais son coeur, il se battait. J'avais perdu la notion du temps. Une heure, un jour, un mois. Peu importe combien de temps il se passait. Je me sentis transperçée par des millier de poignard chauffé à blanc quand son coeur cessa de battre.
