Chapitre 28

-Tu es sur que j'ai le droit de le faire?

Oromis, mon âme, me posait c'est question et ses variantes toutes les deux minutes depuis son réveil. S'il continut, je vais finir par être tentée de l'assomer pour le nourrir par intra-veineuse.

-Mon chérie, oui! Tu as le droit et même le devoir. Si tu ne te décides pas à chasser des animaux, tu vas finir par perdre le contrôle et faire du mal à des humains ou des elfes. Alors je t'en pris, va chasser.

Petite explication peut-être? Alors voilà, nous étions actuellement dans une forêt éloignée de toute trace de civilisation. Il y a un peu plus d'une heure de cela, sa transformation s'était terminée. Son coeur avait cessé de battre. Pendant une seconde, j'ai vus le monde autour de moi s'effondrer. Jusqu'à ce que mon elfe ouvre les yeux et se redresse. Je me suis sentis revivre à ce moment. Je l'ai observé un instant avant de réagir et de nous téléporter hors de porter de sang humain. J'essayais à présent de l'inciter à chasser. Mais ce n'était pas une chose aisée. Alors, au bout de ce qui me semblait des heures de tentatives de le faire chasser, il se décida enfin. Il ferma les yeux et écouta les bruits autour de lui. Il inspira profondément et se mis en chasse. Il attrapa un cerf qu'il vida de son précieux or rouge. Il recommença avec un sanglier et un loup avant d'être satisfait. J'en avais profiter pour moi aussi chasser, mais je n'étais pas autant assoifée. Une seule proie me suffisait. À présent qu'il était calme, nous pouvions passé à l'étape suivante. Je devais savoir ce que mon venin avait modifié en lui, s'il avait été altéré par l'Agaëti Shangren ou non. Je lançai une pomme à mon amour, il l'attrapa avec une rapidité et une aisance formidable. Je me laissais à l'admirer une minute avant de lui expliquer le pourquoi de ce fruit.

-Croques dedans, dis-je tout simplement.

Il s'éxecuta sans poser de question. C'est pour ça que je l'aimais, il me faisait confiance, il ne doutait pas de mes actes. Si je disais quelque chose, il me croyait. Il avala une bouchée et me regarda pour savoir la suite des évènement.

-Quel goût ça a?, demandai-je.

-Celui d'une pomme, comme d'habitude ma chérie, répondit-il.

-Je vois... marmonai-je, nourriture humaine acceptée. Le venin serait donc affaiblis? Ou alors il est complètement modifié et ne transforme les gens qu'à moitié? Hmmmmm

J'étais songeuse. L'ignorance était un grand danger, et je n'aimais pas cela. Oromis revint vers moi à vitesse vampirique et posa ses mains sur mes hanches. Il pressa délicatement ses lèvres sur les miennes avant de murmurer:

-Ma princesse, tu sais que j'entend tout ce que tu dis maintenant? Hmm?

Je me blottissais contre lui, profitant enfin d'une étreinte en paix.

-Mouii je sais, répondis-je avec moue, ça ne me dérange pas.

À mon tour de l'embrasser tendrement. Nous étions tous les deux des vampires à présent. Le temps n'avait plus d'importance pour nous. Nous aurions pus rester dans les bras l'un de l'autre, comme ça, pour l'éternité, s'il n'y avait eu les autres. Nos dragons nous attendaient, les décisions d'après-guerre nous attendaient. Nous ne pouvions rester ici. À contre-coeur, je nous téléportai à nouveau vers le lieu où l'action se déroulait: Uru'Baen. Tout le monde s'était rendus là-bas à la fin de la bataille pour s'occuper de tout ce qui allait se dérouler ensuite. Nous atterissions directement dans la salle du trône. Tous nos amis étaient présent. Un élan de joie parcourut la pièce à la vue d'Oromis en bonne santé. Même Islanzadi s'autorisa un petit sourire en coin. Ils étaient entrain de discuter de qui allait prendre le pouvoir à présent. Galbatorix n'était pas mort, il allait être executé demain. Puisque c'était moi qu'il l'avait mis hors d'état de nuir, on m'a proposé de prendre la couronne, j'acceptai, mais temporairement. Je ne voulais pas du pouvoir, je voulais simplement vivre en paix. Je ne faisais cela que le temps que les choses se calme. Je leur expliquerais qu'ensuite, j'instaurerais une démocratie. Cette idée ne devait pas être mauvaise, puisqu'ils acquiecèrent tous en silence. Tous, sauf Nasuada bien sur.

-Non, je ne suis pas d'accord, c'est moi qui devrait avoir le pouvoir, c'est moi qui me suis le plus investit dans cette guerre! Pourquoi ce serait cette vampirette de pacotille qui dirigerait l'empire.

Il n'en fallut pas plus pour que le m'échauffe.

-OH taisez-vous espèce de vielle bique!

Bon, le vielle n'avait rien à faire la, on avait presque le même âge. Mais c'est sortis tout seul.

-Vous n'avez pas arrêté de me rabaisser, de me traiter en vulgaire esclave, même pire, en objet. Oui, j'ai eu vent de votre altercation avec Angela. Je ne vous laisserais plus me marcher sur les pieds. Et ça commence par vous empêcher de prendre le controle du monde. L'Empire sera une démocratie un point c'est tout.

-Je ne laisserais jamais les Vardens sous ton commandement!, cracha-t-elle.

-Laissons leur le choix alors. Tu ne peux pas les forcer.

-Très bien!

Deux heures plus tard, l'armée de Vardens tout entière était présente sur la grande place. Nous étions tous sur le balcon des annonces. Il surplombait l'assemblée. J'amplifiai ma voix de sorte que tout le monde puisse l'entendre.

-Vardens! Mes amis. Vous ne me connaissez peut-être pas. Je suis Loukiana, c'est moi qui ait vaincut le faux roi.

Une rumeur d'admiration se répandit à travers la foule.

-Si je vous ais réunis ici aujourd'hui, c'est parce que l'on m'a proposé de prendre le trône et de guider l'Empire. J'ai accepté.

Le ton de la rumeur changea, c'était à présent de l'inquiétude et de l'interrogation. C'était normal.

-Temporairement, ajoutai-je.

Incompréhension.

-Je compte installé une démocratie. Chaque ville, chaque village aura ses propres lois. Seulement, il devra les afficher à chacune de ses entrées. Et elles ne devront pas être injuste. Des dragonniers passeront pour vérifier cela. Et il y aura une règle commune à tout le monde: Interdit de tuer. Même pour punir. Il n'y aura pas de peine de mort. Si une criminel vous pose problème, appelez alors un dragonnier il se chargera de lui trouver une sentence adéquate.

Un murmure d'aprobation.

-Cependant, les Vardens sont un cas à part. En effet, vous êtes sous le commandement de Nasuada ici présente. Et elle refuse que votre armée vive sous une démocratie.

Il change vers du mécontentement.

-C'est pourquoi nous avons décidé de vous laisser le choix. Ceux qui sont pour la démocratie se place vers l'avant. Les autres font un pas en arrière.

Tous allèrent vers l'avant. Alors, Islanzadi fit la première chose intelligente que je puisse approuvée.

-Nasuada, par le présent référendum, vous êtes démis de vos fonctions. Vous n'êtes plus la chef de l'Armée des Vardens. Cependant, étant donner que vous avez activement participé à la chute de Galbatorix, vous aurez le droit de rester vivre au palais, dans toute l'aisance qui vous est due.

Et l'annonce fut terminée.

Le reste de la journée se passa tranquillement. Oromis, bien qu'il soit à moitié vampire, restait tout de même un nouveau-né, je préfèrerais donc qu'il évite de tomber sur quelqu'un qu'il risquerait de vider de son sang. On passa la journée dans nos appartements, assis sur la terrasse à regarder le temps passé dans les bras l'un de l'autre. Pourquoi compter les jours et le temps qui passe alors que nous avions l'éternité devant nous? Pourquoi s'inquiété de ce que l'on va devenir alors que l'ont sait que rien ou presque ne peut nous blesser? Pourquoi s'inquiéter de notre avenir alors que nous étions ensemble et que notre enfant allait bientôt naître? Après tous les malheurs que nous avions subit, nous allions enfin être... heureux.

Au lendemain matin, ce fut un vallet en toquant à notre porte qui nous sortit de notre innaction. Nous étions resté ainsi toute la nuit tellement nous étions bien. Nous avions pus admirer l'aurore se lever. Se lever sur ce nouveau monde, cette nouvelle Ère. Et elle semblait infiniment plus éclatante et lumineuse que les précédantes, elle semblait plein de promesse d'Avenir et de progrès. On se rendit dans la salle de réunion. C'était aujourd'hui que le félon devait être exécuté, lorsque le soleil serait au dans le ciel. Les préparatifs nécéssitèrent toute la matiné. Et à midi, tout le monde était présent sur la place. L'échaffaud était monté. Le prisonnier ne tarda pas à être amené. Je pouvais voir qu'Angela observait la scène de loin. De toutes les victimes de Galbatorix, je pense que c'est elle qui a le plus souffert. Il méritait vraiment de mourir après toutes les horreurs qu'il a commis. Et j'espère que mon amie pourra s'en remettre un jour...

Il avait été décidé que Brom serait le bourreau. Je ne sais pas qu'elles sont les raisons exact qui l'ont poussé à le demandé. Mais si c'était ce qu'il désirait, personne ne le lui interdirait. Pour qu'il y ait un semblant de démocratie, le dragonnier lus les accusations qui pesaient sur Galbatorix. Mais la sentence était déjà établie. Nul besoin de démocratie pour cela. L'Empire devait rennaître de ses cendres. Et pour cela, il devait mourir. Les gardes forcèrent le félon à posé sa tête sur la bûche. Il ne résistait même pas. Et, alors que Brom levait lentement sa hache, il se contenta de sourire le plus machivéliquement possible à l'assemblée et de faire un clin d'oeil à Angela. La hache s'abatit.

Voilà maintenant plusieurs heures qu'il était mort. Nous étions encore perplexe de ce sourire qu'il avait avant de mourir. Comme si ce n'était pas finit. Alors que nous devrions être enfin en paix. J'étais torturée par cela. Je voulais comprendre, j'avais besoin de comprendre. Je ne pourrais jamais être en paix et tranquille sinon. Oromis, mon elfe, mon amour, m'épaulait comme il pouvait. Mais j'avais peur d'être méchante avec lui. Toute cette histoire me rendait nerveuse. Alors je l'ai embrassée rapidement en disant que j'avais besoin de prendre l'air. Et je me suis esquivée.

Alors que je me promenais à la lisière de la forêt, je vis Angela qui se dirigeait lentement vers moi. Je m'arrêtai, attendant qu'elle me rejoigne. Elle était morose.

-Salut, dit-elle doucement.

-Salut, ça va? Tu n'as pas l'air bien.

Elle baissa le regard un instant.

-Non, pas vraiment, répondit-elle, ce salaud m'a un peu pertubée avec son clin d'oeil et son sourire.

-Je te comprend ma belle. Il me torture moi aussi avec ça. C'est pour cela que je me suis échapée de l'ambiance du palais. T'en fais pas, ça va aller, il est mort.

Elle croisa les bras, elle semblait nerveuse.

-Il n'y a pas que cela, n'est-ce pas?, supposai-je?

Elle écarquilla les yeux.

-Comment tu...

-Je te connais depuis tout ce temps ma belle, tu pensais que je ne le verrais pas?

Elle sourit avec gratitude.

-C'est vrai, tu me connais bien, j'aurais du m'en douter.

-Que ce passe-t-il alors?

-Je quitte l'Empire.

Cette révélation me stupéfia. Elle... elle voulait partir?

-Partir? Pour aller où?

Je ne voulais pas qu'elle parte, elle était mon amie.

-Je ne peux pas rester sur la terre où il m'a fait ... ce qu'il m'a fait. J'ai besoin d'un nouveau départ. De plus, te voir heureuse avec Oromis me désepère au plus haut point. Pas que je ne veuille pas que tu sois heureuse, mais avec les sentiments que j'ai pour toi... ça me brise le coeur de ne pas pouvoir être responsable de ton bonheur. Je préfère m'éloigner pour ne pas risquer de briser votre amour.

-Mais... je... je ne veux pas que tu partes. Tu es mon amie, je tiens beaucoup à toi.

Angela agita négativement la tête. Alors que je pleurais à chaudes larmes.

-Non, ce n'est pas possible. C'est trop douloureux pour moi de ne pas pouvoir être prêt de toi. Tu tiens à moi, mais pas comme je le voudrais... Je ne peux pas rester ici.

Elle me prit dans ses bras pour calmer mes pleurs. Je me sentais étrangement bien dans son étreinte. En moins de 10 minutes, elle avait réussis à me calmer.

-Tu es sur de ton choix?, demandais-je encore bouleversée.

Elle me sourit avec compassion.

-Oui, il n'y a pas d'autre solution.

-Mais où comptes-tu aller?

-Ça fait un moment que je pense à partir. Un bateau m'attend au sud de l'Empire, il va me faire traverser la mer. Je voulais juste attendre de voir l'autre mourir ... et te faire mes adieux.

-Tu... tu vas me manquer, bafouillais-je en sentant à nouveau les larmes me monter aux yeux.

-Chuuuut chuut, ne pleures pas s'il te plais, murmurait-elle en me berçant, c'est le mieux pour nous deux.

Pourquoi étais-je tant affectée par son départ? Je sentais un grand vide dans mon coeur qui se formait.

-J'ai une faveur à te demander Loukiana. Pourrais-tu me téléporter au bâteau s'il te plais? Je sais que c'est beaucoup te demander, mais je te jure que c'est la dernière fois que je le ferais.

-Ne sois pas idiote, répliquai-je, jamais ce que tu me demanderas ne me dérangera.

Je cherchai dans son esprit la localisation du vaisseau, et l'y emmenai. Il n'y avait personne. Il n'y avait qu'un petit bâteau que mon amie comptait surement faire avancer avec la magie.

-Voilà ma belle, dis-je, tu es arrivée à destination.

Je me sentais tellement mal.

-J'imagine que c'est l'heure des adieux...

Tellement mal.

-J'espère que nous nous reverrons un jours.

Je recommençai à pleurer. Angela m'enlaça une dernière fois.

-Adieux Loukiana. Je ne pense pas que nous nous reverrons, il ne faut plus que nous ayons de contact, ce serait trop dur.

Elle retira de son coup le collier que je lui avais donner, avec la pierre pour communiquer.

-Non, gardes-le, dis-je en refermant sa main dessus, c'est un cadeau, je ne veux pas le récupérer. Gardes-le au moins en souvenir.

Elle acquieça.

-Adieux alors... Puis-je au moins t'embrasser une dernière fois? Sentir une dernière fois cette amour qui m'anime depuis que je t'ai rencontré?

C'était à son tour de pleurer. Deux larmes silencieuses coulaient sur ses joues. Je m'approchai d'elle, lentement, très lentement. Nos visages n'étaient séparés que de quelques millimètres. Et je scellai nos lèvres d'un tendre baiser. Ce fut une explosion de sentiment qui se diffusa en moi. Je me sentais tellement étrange, c'était... c'était... je n'arrivais pas à décrire cela. Je faisais le premier pas, j'avais fais le premier pas. C'était la première fois que je le faisais. Les deux dernières fois, c'était Angela qui m'avait embrassée, et non moi. Mais j'aimais Oromis, j'en étais sur. Cela ne briserait pas notre couple. Il ne m'en voudrait pas. Surtout si mon amie partait pour toujours. Elle s'écarta lentement de moi, carressant ma joue en me regardant avec les yeux humides. Puis elle monta sur le bâteau et leva l'ancre. Voilà, elle était partit... Et je me sentais terriblement vide.