Chapitre 29
Voilà une semaine que le roi félon était mort. Une semaine qu'Angela était partie. Je n'arrivais pas à me remettre de son départ. Et pourtant je n'avais pas le choix. C'était à moi de gérer l'Empire et de l'organiser tant que la démocratie ne serait pas en place. J'avais raconté à Oromis ce qu'il s'était passé, le baiser ave Angela, le fait que c'était moi qui avait fait le premier pas. Il ne m'en avait pas voulus. Ça me rassurait. Il était mon âme-soeur, et jamais je n'aimerais quelqu'un d'autre comme je l'aimais lui. Il le comprenait. Angela était une amie très cher, mais pas une amante. Une fois la discussion close, nous n'en avons pas reparlé. Nous pouvions enfin nous aimer sans cette guerre pour nous séparer. Nous essayions d'en profiter. Mais j'avais beaucoup trop de chose à faire, j'étais toujours entrain de courir partout. Et les autres dragonniers devaient voyager à travers tout le pays pour transmettre les informations, vérifier les lois etc.
Oromis était à l'autre bout de l'Empire quand l'incident arriva. J'étais entrain de régler quelque paprasserie hiérarchique quand j'entendis des cris et des hurlements. Je me précipitai vers leur origine: le grand hall du Palais. Les domestiques, les visiteurs, tout le monde s'agitait. Je leur ordonnai de partir d'ici au plus vite. Finalement il ne resta que moi et le semeur de trouble. Avec... des cadavres ensanglantés au sol. Il les avait tué. J'étais horrifiée. Tandis que je détaillai l'homme, je remarquai ses pupilles rouges. C'était un vampire! Comment est-ce possible? Je suis la seule vampire à être arrivée dans ce monde. Et je n'avais mordus qu'Oromis. D'où venait-il? Qui était-il? Il me lançait un regard plein de haine et de colère.
-Tu ne te souviens pas de moi hein?, crâcha-t-il.
Je ne répondis rien.
-Je vais te remettre le contexte en place. Gil'Ead, la prison. T'étais enchainée avec l'Elfe. Toujours pas?
Bien sur que je me souvenais de mon séjour là-bas. Où voulait-il en venir?
-Comment avez-vous fait pour vous échapper?
C'est la que tout me revint en mémoire! La fuite, le plan, le garde laissé pour mort. Il avait survécut?
-Bien. À ton regard tu as l'air de te souvenir maintenant. Tu as détruit ma vie! Tu ne sais même pas qui je suis, alors je vais t'éclairer. J'étais un jeune soldat engagé de force dans l'armée de Galbatorix. J'avais une famille, une femme, des enfants. Je les ai tous tué après que tu m'ai mordus. Le roi est venus me voir personnelement. Il m'a receuillis et il m'a entrainé pour que je puisse te détruire. Il m'a tellement lavé le cerveau que j'en ai oublié mon nom. Maintenant je m'appelle Ix. Et je vais te détruire, comme tu l'as fait pour moi.
Il se jeta pour moi, je réagis une fraction de seconde plus tard. Un combat à mort débuta alors dans le Hall. Nous étions tout deux à vitesse vampirique. Mais il se nourrissait de sang humain, il était plus puissant que moi. Il attrapa mon bras gauche et manqua de me l'arracher. Il réussis tout de même à le briser. La salle était saccagée, nous brisions la pierre dés que l'on se cognait quelque part. Je ne pouvais pas gagner de cette manière. Et je ne pouvais pas perdre. Je ne pouvais pas me permettre de mourir, Oromis en serait dévaster. Je devais gagner. Je dus donc utiliser quelque chose qu'il ne possédait pas. Mes pouvoirs. Le roi lui avait appris tout ce que la magie de ce monde pouvait autoriser. Mais mes pouvoirs, personne d'autre ne les avait. Je me permis donc de le figer. Je ne pouvais me résoudre à l'exploser. Il ne resterait rien de lui, il ne méritait pas ça. Je m'approchais lentement du vampire immobilisé. Il me regardait avec haine et dégoût. Je détournais le regard en lui arrachant la tête.
J'ai dus brûler son corps pour être sur qu'il ne puisse pas revenir. Et j'avais dispersé ses cendres dans l'océan. Il méritait cela, après ce que je lui avais fait. C'était ma faute s'il était devenus vampire. Si sa vie n'avait plus de sens à part vouloir se venger de moi. Je n'étais qu'un monstre.
J'étais prostrée dans ma chambre quand Oromis revint et me demanda ce qu'il s'était passé. Je lui racontai tout sans omettre de détail. À quel point j'étais monstrueuse. Un monstre qui avait détruit beaucoup de vie. Il me prit dans ses bras pour me consoler, et m'expliqua que ce n'était pas ma faute. Il y avait toujours des morts dans une guerre. J'en avais probablement sauvé plus que je n'en avais prise, disait-il. Mais j'avais du mal à le croire. Je l'aimais plus que de raison, mais en cet instant je me sentais monstrueuse, abominable. Il passa toute la nuit à me répéter que c'était faux, et que j'avais fait de bonne chose. Que j'étais quelqu'un de bien. Je finis par m'excuser d'avoir penser cela. Il m'embrassa tendrement en me demandant de ne plus penser cela. Je promis.
