Chapitre 30
Cela fait quelques semaines que la guerre est terminée. Je dirige l'Empire aussi justement que possible le temps que la démocratie s'installe. Oromis m'épaule et me soutient avec tout son amour. Mais il doit s'occuper de terminer la formation d'Eragon et de Murtagh. Et il doit également s'occuper de former Arya à être une Dragonnière en plus d'être une elfe. Arya qui s'est excusée et qui a tout fait pour redevenir mon amie depuis quelques temps. Elle me sert d'assistante chaque fois que j'organise une séance de doléance. D'ailleurs, nous étions entrain de faire l'une d'elle. Le peuple d'Uru'Baen se rend au palais pour nous expliquer leurs problèmes. C'était assez fatiguant mais nécéssaire pour que le peuple nous fasse confiance. Aujourd'hui c'était un bijoutier qui se plaignait de la guerre qui avait fait chuter ses ventes. Je ne pouvais rien pour lui, sa boutique ira mieux dans quelques temps. J'étais épuisée ces derniers temps et puis le bébé se faisait de plus en plus remarqué. Je sentais qu'il n'allait pas tardé à arrivé. Il donnait des coups de pieds, les crises redevenaient régulières et douloureuses, même si je m'y étais habituée et arrivais à le cacher.
Le bijoutier était entrain de m'implorer de lui trouver une solution quand une de ces crises se manifesta. Sous le coup de la surprise, une bref grimace de douleur déforma mon visage avant que je ne redevienne impassible. Mais Arya l'avait remarqué et s'empressa de faire sortir l'homme et d'annoncer que la séance était terminée. Puis elle revint vers moi pour s'enquérir de mon état. Je laissais un gémissement s'échapper de mes lèvres en me pliant en deux.
-Tu ne devrais pas trop forcer Loukiana... Tu en fais trop pour tout le monde. Fais attention à toi, tu vas bientôt avoir un bébé, et ce n'est pas en te surmenant que tu vas assurer sa santée...
Je n'arrivai pas à lui répondre, ouvrir les lèvres, je ne l'envisageais même pas. Seul un hurlement en serait sortis. J'attendis patiemment que la douleur cesse, puis je regardais Arya, à moitié avec douceur, à moitié avec sévérité.
-Non Arya, je ne peux pas. Tous ces gens sont sous ma responsabilité. C'est moi qui ai voulus chambouler leur mode de vie, ils s'en remettent à moi, ils ne savent pas quoi faire d'autre. Je dois assumer mes actes.
La princesse faisait la moue suite à mon dialogue, surement ne savait-elle pas quoi répondre. Mais je ne pus m'empêcher de rire intérieurement, elle devait avoir pas loin de 80 ans de plus que moi, et on dirait une petite fille prise en faute. C'était trop mignon.
-Tu dois quand même te reposer, continua-t-elle, je ne te laisse pas le choix. Dans les 3 jours qui suivent, je ne veux pas te voir ici, ou dans la salle du trône, ou n'importe où impliquant que tu aides des gens, compris? Tu peux enfin être avec Oromis, sans guerre pour vous séparer. Profites en, par en vacances avec lui et vos dragons, je suis sur que vous vous amuserez.
Mais c'est qu'elle pouvait être très têtue quand elle s'y mettait, comme moi en fait. Elle n'avait pas tord dans le fond. Mais j'étais parfaitement incapable de laisser cette tâche à quelqu'un d'autre. Je me sentais obligé d'aider le plus de gens possible. D'une part parce que c'est vrai, c'est de ma faute si la situation a évoluée comme cela. Et d'autre part, j'ai un sentiment étrange, cette envie, c'était comme si je devais prouver à tout le peuple d'Alagaësia que je n'étais pas un monstre. Faire en sorte qu'ils me voient comme mon elfe me voit. Cela terminerait, en quelques sorte, de me prouver à moi-même que je mérite l'amour d'Oromis, et que je ne suis pas juste une machine dangereuse qui menace de le tuer tous les jours. Bien sur, depuis que je l'avais à moitié transformé en vampire, ce risque c'était grandement attenué, mais je restais quand même un poil plus puissante que lui. J'avais encore peur de le blesser parfois. Mais c'est vrai que des vacances avec lui ne serait pas de refus. Je n'ai jamais été aussi éloigné de lui que depuis la fin de la guerre. Nous avons tellement de chose à faire tous les deux que nous sommes rarement ensemble, encore moins en tête à tête. J'avais bien envie de partir en vacances avec Oromis oui, mais je n'accepterais pas sans m'être battue.
-C'est tentant en effet. Mais avant que je ne le propose à Oromis, je veux que tu m'expliques pourquoi tu n'es toujours pas aller parler à Eragon.
Arya à l'énoncé de cette question piqua un fart.
-La guerre est terminée, continuais-je, tu aurais du aller le voir depuis longtemps.
-C'est ... c'est que, on a pas vraiment eu le temps. Et puis, je ne suis plus sure qu'il partage les mêmes sentiments que moi, je l'ai tellement rejeté, il ne doit plus vouloir de moi maintenant, dit-elle sans reprendre sa respiration.
Je me rendis compte qu'Arya était beaucoup moins assurée qu'elle ne le laissait voir. Elle pouvait être vulnérable, comme tout le monde. Et elle souffrait à cause de son coeur. Un élan de compassion envahit mon corps. Je la pris dans mes bras pour la rassurer et la consoler. Je connaissais ce sentiment, moi aussi j'étais passée par la à l'époque.
-Je suis désolée Arya, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Écoutes, tes sentiments sont légitimes certes, mais je peux t'assurer que tu dois lui parler. Ne serait-ce que pour savoir. Si c'est non, c'est non. Si c'est oui, je te souhaite une heureuse et longue vie avec ton âme-soeur. Mais dans les deux cas, il faut lui parler. L'ignorance est pire qu'une réponse négative. Tu te demanderas toute ta vie quelle aurait été sa réponse, et tu regretteras de ne pas lui avoir demandé. Donc je te propose un marché. Je prend mes vacances, Oromis et moi partiront nous promener pendant quelques jours. Mais toi, tu vas aller parler à Eragon, d'accord?
Je vis qu'une larme coulait au coin de ses yeux. J'ai peut-être été un peu dur dans mes propos. Pourtant j'essais de faire des efforts pour être plus prévenante de ce côté, avoir plus de tact. Mais cela n'a jamais été mon fort. Il fallait la faire réagir en tout cas. Elle se reprit rapidement et me tendis la main.
-Marché conclu, dit-elle simplement.
Je serrai sa main, et elle m'ordonna d'aller voir de suite mon elfe pour lui dire que nous partions. J'éclatai de rire à son commandement, et elle me suivit dans cet élan de joie.
Je sortis de la salle, toujours avec le sourire aux lèvres. Je cherchais mentalement l'élu de mon coeur. Il était entrain de parler avec un soldat dans le parc. J'avais envie de me dégourdir un peu les jambes. Une petite course ne me ferait pas de mal. Après tout ce que j'ai vécut même en étant enceinte, le bébé ne craignait pas grand chose je pense. Je rejoignis donc mon elfe en courant. Un sourire illumina son visage tandis qu'il me voyait arriver. Il congédia le soldat avec qui il parlait pour se diriger vers moi, me prendre dans ses bras et me faire tourner autour de lui en m'embrassant. Je répondis avec amour à son baiser. J'adorais tellement pouvoir faire cela, être libre de l'aimer comme je l'entend. C'était quelque chose qui me semblait encore impossible avant la victoire des Vardens. Arya avait raison, je devrais passer plus de temps avec Oromis, profiter de pouvoir l'aimer comme je voulais plutôt que d'essayer de gérer tout le royaume, ce qui est impossible. Et d'essayer de prouver que j'étais une personne respectable, pas un monstre. Comme ne cesse de me répéter mon elfe, ça viendra avec le temps, ils apprendront à me connaître, et verront qui je suis réellement. On marcha un peu dans le parc, moi dans ses bras, tout deux avec le sourire aux lèvres. Le temps était agréable, nous aurions pus nous promener pendant des heures comme cela. Mais mon amour avait bien compris que je n'avais pas interrompus ma tâche juste pour profiter un peu d'être avec lui.
-Loukiana, ma chérie, amour de ma vie. Puis-je savoir l'honneur que me vaut cette agréable visite alors que tu étais occupée à écouter les doléances de nos aimable citoyens qui t'accaparent et t'éloignent de moi?, demanda-t-il en déposant des bisous dans mon cou, sur ma joue, tu sais, je ne suis pas jaloux normalement. Mais en ce moment admets que l'on ne se voit pas souvent. Je vais finir par me poser des questions sur ce que tu fais vraiment dans ce château, termina-t-il sur un ton taquin.
Hmmm comment pouvais-je lui répondre alors qu'il était entrain de me faire perdre la tête en posant ses lèvres partout dans mon cou où il pouvait? Ses baisers me manquaient, Oromis tout entier me manquait. Avec une force que je n'aurais pas crus je le plaquai contre un mur qui se trouvait à côté de nous pour l'embrasser passionément. Mais, me rendant compte que je l'avais peut-être gravement blessé en le plaquant comme cela, je m'écartais vivement, honteuse et totalement refroidie.
-Je suis désolée! Tellement désolée. Ça va je ne t'ai pas fait mal? Tu souffres quelque part? Je mesurais pas ma force c'était un accident...
Oromis se massa un peu la tête et me reprit dans ses bras pour que l'on se remette à marcher. J'étais vraiment honteuse, je n'osais même pas le regarder alors qu'il me répondait.
-Non ça va mon amour, je n'ai rien. C'est moi qui t'ai provoqué en plus avec tout ces bisous, ne culpabilise pas je t'en pris.
Il attrapa mon menton avec sa main pour me forcer à le regarder:
-Loukiana regarde moi! Écoute moi! Je t'aime. Je t'aime plus que de raison. Plus qu'il n'est possible d'aimer quelqu'un dans ce monde ou dans l'autre. Jamais je ne t'en voudrais quoique tu fasses. J'ai confiance en toi et je sais que jamais tu ne me ferais de mal volontairement. Je vais bien, alors ne te mets pas à t'enfermer dans tes pensées dépressives chaque fois qu'un petit accident se produit. Je t'aime trop pour te regarde t'auto-détruire par ma faute sans pouvoir rien faire. Donc arrête d'accord?
Je ne répondis pas, je me sentais quand même coupable. Mais il insista en répétant "D'accord?" Donc je ne pus qu'accepter, je ne pouvais rien lui refuser de toute façon.
-Oui, d'accord, j'essaierais. Je t'aime tu sais.
-Moi aussi je t'aime.
Tandis que nous marchions, de nouveau en silence, Oromis me demanda à nouveau:
-Dis-donc mademoiselle, lança-t-il avec un sourire malicieux, vous n'avez toujours pas répondus à ma question. Pourquoi donc êtes-vous dans mes bras plutôt que d'écouter nos citoyens.
Me prêtant à son jeu, je lui répondis sur le même ton.
-Et bien notre princesse elfique a eu une idée plus que tentante que j'ai décidé d'accepter. Noble gens, que diriez-vous de me suivre pour une petite escapade en tête à tête avec nos dragons? Quelque part en bord de mer dans le sud. Pourquoi pas dans les alentours de Reavstone?
Mon elfe fut tellement surpris qu'il en oublia de répondre sur le ton que prenait notre jeu.
-Quoi... je... vraiment? On va passer quelques jours juste pour nous? C'est... j'ai... je ne trouve pas les mots... dit-il complètement émus, en plus il y avait quelque chose que je prépare depuis un moment déjà mais je n'ai pas encore eu le temps de le rendre réel. Bien sur que je viens avec toi! Ces vacances nous feront le plus grand bien.
-Hmm ah oui? Et qu'est ce que tu prépares donc de si important?, le questionnai-je en l'embrassant tendrement.
-C'est..., non, se ravisa-t-il, tu verra bien en temps voulus, c'est une surprise, termina-t-il en me faisant un clin d'oeil.
Je m'éloignai un peu de lui en soufflant, frustrée. Oui c'était une réaction de gamine. Mais la curieuse que je suis a étée piquée à vif par sa réplique et je voulais savoir de quoi il parlait. Mais bon, je le saurais en temps voulus non?
-Prépare ta valise mon coeur, murmurais-je, nous partons dans une demi-heure. Aiedail et Glaedr sont déjà prêt eux. On ne va pas les faire attendre quand même.
-Non bien sur.
On retourna donc dans nos appartement pour préparer rapidement nos sacs. Nous allions y aller à dos de dragon, donc on sera absent un peu plus de 3 jours. Arya n'allait pas nous en vouloir... si? Non, c'est elle qui l'a proposé elle sera plutôt contente je pense. Faire nos sacs ne nous pris pas beaucoup de temps en fait. Nous n'avions pas tant d'affaire que cela. Et nous n'avions pas besoin de vivre, nous pouvions nous nourir sur place, que ce soit en chassant ou en trouvant des fruits. Au moins avec ce régime assez ouvert, nous pouvions voyager sans craindre de mourir de faim. Nos dragons nous attendaient dans la cours principale du château. J'accrochai mon sac à la selle d'Aiedail et Oromis en fis de même avec Glaedr. On décolla juste après pour filer la où le vent nous portait. Tandis que nous nous dirigions vers le sud, je remarquai que ma dragonne regardais vers l'Est avec envie, vers le Désert du Hadarac. Elle en avait beaucoup entendus parler par Glaedr, nous l'avions rapidement traverser, mais nous n'avions pas eu le temps de nous y arrêter vraiment. Je culpabilisai encore de l'avoir abandonner alors qu'elle venait de naître. Peut-être pourrais-je me rattraper en lui accordant un peu de nos vacances pour se prélasser au désert?
Tu n'es pas obligée tu sais. Je t'ai déjà pardonner. Mais, si t'as vraiment envie d'aller là-bas je ne dirais pas non!, entendis-je dans mon esprit de la part d'Aiedail sur un ton enjoué et taquin
C'est vrai que parfois j'oubliais qu'elle pouvait entendre mes pensées. Depuis que j'avais appris que j'étais enceinte, et par la même occasion que j'allais régulièrement être au tapis à cause de crise de douleur aigüe dans le ventre, je coupais mon esprit de toute communication avec les autres. À tel point que j'en oubliais que depuis quelques temps Aiedail restait connectée avec moi quand ça allait, puisque je supportais plus ou moins tout cela maintenant. Mais je voulais vraiment lui faire plaisir. Qu'elle dise qu'elle me pardonnait ou non, je n'étais pas le centre du monde, elle aussi avait le droit à ses vacances. J'ouvris lentement et délicatement mon esprit pour me diriger vers celui de mon âme-soeur. En vol, nous ne pouvions pas nous parler à voix haute, impossible de s'entendre.
Dis mon amour?, demandai-je doucement, que dirais-tu que nous fassions un petit détour par le Désert du Hadarac pour une journée? Nous pourrons rester un peu plus longtemps à Reavstone après, je ne pense pas que l'on nous en voudrait après ce qu'on a fait pour tout le monde. Nos dragons pourraient profiter de la chaleur intense et du sable en toute libertée. Ça pourrait-être pas mal non?
Il parut réfléchir un instant avant d'accepter. Aiedail, folle de joie, se mit à faire toutes les acrobaties les plus dangereuses et retournante qu'elle connaissait. Je dus m'accrocher à la selle de toutes mes forces pour ne pas basculer, le tout en éclatant de rire. Ah... Voler comme avec Aiedail m'avait manqué. Il faut dire aussi que c'était ma faute si on ne pouvait plus voler puisque je restais enfermée au château. Encore un impair de ma part... Mon amie m'engueula mentalement. Je culpabilisais encore oui je sais. Mais c'était plus fort que moi. Je leur avais fais du tord, à Oromis, à Aiedail. Je ne pouvais pas continuer à vivre sans m'en vouloir.
Loukiana... soupira ma dragonne, quand comprendra-tu que nous ne t'en voulons pas nous. Alors arrête de te faire du mal toute seule! Sinon je vais me fâcher pour de bon.
-Mais...
-Pas de mais qui tienne bon sang! On est en vacance donc je ne veux plus t'entendre penser comme ça ok? Sinon je vais faire tellement de looping pour arriver à destination que tu auras la nausée pour les 10 prochaines années à venir, compris?
-Compris oui.
-Bien, maintenant on va profiter de ce séjour au Hadarac et ensuite direction Reavstone! Je suis sur que tu vas bien t'amuser avec ton chéris, lança-t-elle avec un clin d'oeil mental.
-Oui mon capitaine, répliquai-je en lui tirant la langue toujours aussi mentalement.
Il ne nous fallus pas plus d'une heure pour atteindre la limite du désert. Nous nous étions arrêter au dernier village en bordure pour remplir nos gourdes d'eau. Nous aurions quand même besoin de boire, et nos dragons aussi. Tandis que nous marchions dans la rue principale, j'entendis des marchands se plaindre de l'avancée du sable sur leur récolte. Le désert grandissait d'année en année et réduisait les possibilitées d'agriculure pour les hommes. Je lançais un regard inquiet à mon elfe. Mais il avait compris bien vite à quoi je pensais.
-Non Loukiana, on ne peut rien faire pour eux, me prévint-il, aussi puissante que tu es, tu ne peux pas vaincre un désert. Je t'en pris ne fais pas quelque chose d'inscencé. Tu n'en as pas la force.
Si, je peux le faire, et je vais le faire. Ma décision était déjà prise. J'étais capable de faire repousser une patte à Glaedr et soigner Oromis, je pouvais bien stoppée un désert trop envahissant et redonner un peu de terre fertile aux paysans non? J'embrassai chastement Oromis et me dirigeais vers le désert. Aiedail s'interposa.
Loukiana... ne fais pas ça je t'en pris. Tu ne te rends pas compte, tu vas te vider de ton énergie.
-Soutiens moi alors! À nous deux on aura assez d'énergie. Je suis sur qu'on peut le faire.
-Bien sur que je vais t'aider! Sotte que tu es. Pas question que je te laisse mourir sans rien faire. Parce que c'est ce qui va se passer à ce rythme.
-Merci, répondis-je simplement.
Je commençais donc mon sort. Mêlant ancien langage avec mes propres pouvoirs. Puis je relâchai la magie, qui s'étendis comme une onde en direction du désert. Mes forces se vidaient rapidement, mais Aiedail m'aidait, comme elle l'avait dis. J'attendis d'être à la limite de l'évanouissement pour couper les vannes et terminer le sort. Le contre-coup fut assez violent, mais ma vie n'était pas en danger. Sous la fatigue qui m'accablait subitement, je tombai sur les fesses. Situation parfaitement ridicule qui m'aurait fait rire si je n'avais pas remarqué Oromis arrivant en courrant vers moi complètement affolé.
-Bordel Loukiana je t'avais demandé de pas faire ça! T'en a pas marre de foutre ta vie en danger sans te préoccuper de ce que tes proches peuvent ressentir?
-Je... je savais ce que je faisais, je n'ai pas mis ma vie en danger.
Et la, tout en colère qu'il était, il... il me gifla... de toutes ses forces, en me fusillant du regard. Un regard... tellement noir. Jamais il ne m'avait regardé comme cela avant. Je sentis le sol se dérober sous mes pieds, mon monde s'écrouler. Mon coeur me faisait mal, très mal.
-Tu n'as toujours rien compris, cracha-t-il.
Il grimpa sur Glaedr et se dirigea vers le désert, dont la frontière était maintenant éloignée. Les villageois s'était précipité vers nous, suite à l'onde de magie qu'ils avaient sentis. Ils restèrent stupéfait devant ce qui s'étendait sous leur yeux.
-C'est vous qui avez fait cela?
-Vous êtes Loukiana?
-La sauveuse de l'Empire?
Je marmonais de brève réponse à chacune de leur question. J'avais enfin gagner l'amour et le respect des gens, et ça m'était égal. Oromis m'avait giflé, Oromis ne m'aimait plus. J'avais causé du tord à l'amour de ma vie, je ne méritais plus de l'aimer. Pourquoi est-ce que je gâche tout chaque fois que ça comment à aller mieux?
Je grimpais sur Aiedail coupant cours à toutes leurs questions. Je n'avais pas envie de compagnie la... Tout ce que je voulais c'était être seule pour gérer cette souffrance qui me tenait maintenant. Alors que nous volions je pus admirer l'étendue de ce que j'avais fait. Un peu plus d'un tier du désert était devenus prairie verdoyante, bois et rivière. Les nappes phréatiques étaient remontée à la surface. Tout semblait fertile et abondant. Aiedail m'emmena vers Oromis et Glaedr, qui était à la limite entre la prairie et le sable. Le dragon d'Or était couché dans le sable et il semblait ronronné de plaisir. Ma dragonne ne tarda pas à le rejoindre. Oromis était encore en colère, et moi je ne voulais pas lui parler. Je m'étais assise sur un rocher assez éloignée du campement pour admirer l'horizon, la ligne ou sable et ciel semblait se confondre. Je tendais la main vers cet horizon, comme si ce simple geste pouvait me permettre d'atteindre cette infinis. J'étais perdus dans mes pensées. Des pensées noires, exactement celle que je ne devrais pas avoir. Mais je me sentais tellement mal, j'avais mal, terriblement mal. Après tout ce que j'avais affronter, voir que l'amour de ma vie me détestait était le pire de tout ce que j'avais pus ressentir. J'avais érigé une barrière magique dans un rayon de 5 mètres autour de moi. Je ne voulais que personne ne m'approche. Je voulais juste... être seule. Mais personne n'essaya de me parler. Aiedail sentait bien que ça n'allait pas, et les autres... J'en sais rien, je m'en fiche. Oromis devait fulminer contre moi et Glaedr devait surement essayer de le calmer.
Finalement, alors que le soleil se couchait, se fut Oromis qui vint interrompre cette séance de torture mentale que je m'infligeais. Il s'était approché à la limite de ma barrière pour me demander si je voulais manger un peu. Il semblait plus calme, comme s'il était redevenus comme avant. Mais je savais, je savais qu'il me détestait encore. Comment était-ce possible autrement? Je l'avais déçus tellement de fois, il ne devait plus m'aimer. Je sentais que des larmes commençaient à couler sur mes joues. Ne voulant pas qu'il les voit, que je me tape la honte en plus de l'avoir blessé, je fis un bond assez grand pour passer derrière lui et courire vers la prairire récemment née. Je courrais, je courrais jusqu'à finalement me laisser tomber sous un arbre solitaire. Laissant finalement éclater mes larmes et mes sanglots. Comme si le temps s'accordait à mon humeur, un éclair jallis de nul part et il se mit à pleuvoir tel un déluge. Je fus trempée en moins de 2 minutes. Mais je ne sentais plus les gouttes qui tombaient sur mon visage, qui se mêlaient à mes larmes. Je ne sentais plus que ce mal-être qui m'habitait. Bientôt j'entendis Aiedail m'appeler, essayer de me contacter et me localiser par l'esprit. Mais je la rejetai de toute mes forces et fermai mon esprit. Je ne voulais pas qu'ils me trouvent, je voulais rester la pour l'éternité.
Ils me retrouvèrent finalement. Oromis était tout aussi trempé que moi. Il s'était jeté à mes genoux tandis que j'étais encore secouée par mes pleurs et mes sanglots.
-Loukiana! Loukiana qu'est-ce qu'il y a? Mon amour je suis tellement désolé. Tu sais... si je t'ai giflée tout à l'heure se n'était pas par méchanceté, ou parce que je ne t'aime plus. Au contraire. Je t'aime à la folie Loukiana! Je t'ai giflée parce que je ne veux plus que tu risques ta vie innutilement, ou en tout cas que tu risques ta vie tout court. Je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose, je ne veux pas être séparé de toi. J'espère que tu ne m'en veux pas... Je te jure que ce n'est pas parce que tu fais quelque chose que je n'appréci pas que je vais cesser de t'aimer bon sang! Après tout ce qu'on a vécut tu penses encore ne pas mériter que l'on soit ensemble? Loukiana... Je veux passer le reste de ma vie avec moi. Je veux élevé notre bébé avec toi je...
Il sortis un petit sachet de sa poche et en sortis une bague en murmurant:
-Veux-tu m'épouser Loukiana?
