Chapitre 31
Oromis se tenait devant moi, une bague dans la main. Il venait de me demander en mariage. J'avais du mal à y croire alors que quelques instants plus tôt je pensais qu'il me détestait. J'étais tellement émue. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je me jetai à son cou pour le serrer dans mes bras. Pleurant de joie cette fois. J'étais heureuse qu'il l'ai fait. Je ne savais pas que des elfes pouvaient se marier.
-Oui Oromis. Oui! Je veux t'épouser, je veux passer le reste de mes jours avec toi. Je suis désolée d'avoir réagis comme ça... je pensais que tu me détestais et que notre amour touchait à sa fin... Je sais que j'ai tendance à réagir excessivement, mais je suis comme ça. Tu n'y peux rien et tu n'arriveras pas à me changer. Mais je t'avais dis que je n'avais pas mis ma vie en danger, et je t'ai dis aussi il y a quelques temps que jamais je ne mettrais volontairement ma vie en danger. Je t'aime, et nous allons fonder une famille. Nous allons être heureux, tous les 5 d'accord? Ne me demandes plus de ne pas faire telle ou telle chose parce que tu penses que c'est dangereux. J'aimerais que tu ais confiance en moi un peu. Je sais ce que je fais.
Je l'embrassais amoureusement tandis qu'il semblait réfléchir.
-Je t'aime Oromis, mais j'aime aussi mon libre-arbitre et ma liberté. Ne me demande plus de choisir entre toi et ma libertée de choix je t'en pris...
-D'accord Loukiana. Excuses-moi, je m'inquiète seulement pour toi. Mais je te laisserais faire tes choix, je ne veux pas te brider. Jamais. Je suis tellement heureux que tu ai accepté de m'épouser, que tu ai dis oui. Je dois t'avouer que j'ai eu peur que tu dises non à un moment. Mais je suis rassurée. Nous allons nous marier, c'est fantastique tu ne trouves pas?
Il passa la bague qu'il tenait autour de sa main à mon annulaire gauche. Elle était vraiment magnifique.
-Oui, ça semble irréel. C'est pas que je ne suis pas bien ici, mais, ça te dirais que l'on rentre soit au camp, soit que je nous téléporte directement à Reavstone? Parce que la pluie ce n'était pas vraiment ce que j'avais espérer pour nos vacances tu vois, dis-je en souriant, et voler par une pluie pareille je suis pas sur que ce soit une bonne idée.
-Hmm c'est vrai que nous avions prévus de profiter de la mer et du soleil, réfléchit Oromis, qu'en dite vous Glaedr et Aiedail? Direction la mer?
Les deux dragons étaient parfaitement d'accord. Nos affaires étaient déjà accrochées à leur selle, il n'y avait plus qu'à partir. Je rassemblai toute ma concentration et quelques secondes plus tard nous n'étions plus dans la prairie du Hadarac, mais sur un chemin pas très loin de Reavstone. Le voyage m'avait un peu fatiguée. Mais j'avais réappris à me servir de mes pouvoirs que j'avais depuis la naissance sans me vider de mes forces. Puisque normalement je pouvais les utiliser comme bon me semblait sans me fatiguer. On entra dans la ville pour trouver une auberge qui accèpterait de nous louer une chambre même au milieu de la nuit. Oromis ne l'entendait pas de cette façon. Il nous emmena vers le palais de la ville et demanda à l'intendant la chambres des invités la plus confortable. Il nous demanda qui nous étions pour avoir le cran de demandé cela, et Oromis, avec toute sa prestance. Me présenta comme Loukiana, la sauveuse de l'Empire, celle qui avait vaincus un désert et rompus une malédiction. Devant tout ces titres honorifiques, l'intendant alla réveiller le gouverneur de cette citée et nous présenter à lui. Le gouverneur en question nous acceuillis en robe de chambre, il ne semblait pas très bien réveillé. Mais il me reconnus, et il nous laissa entrer avec toutes les courbettes dont il pouvait faire preuve. Il nous emmena lui-même jusqu'à notre chambre. Elle était somptueuse. Le lit à baldaquin était magnifique et tous les draps étaient de la soie la plus douce que je n'avais jamais vue. Il nous laissa seul et l'intendant se retira lui aussi après avoir expliqué qu'il y avait une salle d'eau juste à côté. J'allais prendre un bain la première pour me réchauffer. L'eau était froide mais un simple petit sort l'avait chauffée. Je ne restais pas très longtemps, juste assez pour me laver et profiter de la température de l'eau. Puis j'enfilais une nuisette et laissai la place à mon elfe. Je m'allongeai dans le lit et savourai la douceur des draps qui allaient être les notre pour quelques jours. C'était vraiment confortable. J'aurais pus m'enfouir là-dedans et n'en ressortir qu'au prochain hivers. Mais je n'avais pas oublié les baisers de mon elfe ce matin, rien qu'en y repensant je recommençais à avoir chaud. J'avais bien envie de prendre ma revanche. Je m'installais donc de façon à prendre une position qui j'espérais lui donnerait chaud à lui aussi. Je ne fus pas déçus quand je vis le regard qu'il avait en sortant de la salle d'eau. Je crois même l'avoir vus déglutir. C'était parfait, je lui faisais encore de l'effet même avec mon ventre qui s'arrondissait de plus en plus. Il s'approcha du lit et s'allongea à coté de moi. Il m'embrassa amoureusement, et avec passion. Bon d'accord, je crois que ma vengeance sera pour une autre fois. Il me faisait tourner la tête en m'embrassant. Heureusement que nous n'avions pas besoin de dormir nous vampire, parce que je ne pense pas que nous allions dormir beaucoup ce soir.
Le lendemain matin, alors que le soleil se levait, un des serviteur du gouverneur nous demanda si nous vouilions déjeuner avec le-dit gouverneur. Heureusement qu'il n'était pas entré, parce que j'étais déjà entrain de rougir à l'idée qu'il nous découvre dans le plus simple apparat avec la plupart des draps et oreiller tombé par terre. Je pouvais vraiment être pudique des fois, ce qui était paradoxale quand on voyait ce que j'étais capable de faire à côté. Je m'habillais en quelques secondes, et attendis que mon elfe en fasse de même, toujours aussi rouge qu'une tomate. On se rendit ensuite vers la salle à manger du palais, où le gouverneur avait commencé à manger sans nous attendre. On ne releva pas se manque d'impolitesse et on s'asseya côte à côte pour prendre le petit-déjeuné. Il y avait vraiment de tout. Oromis me fit goûter une brioche délicieuse avec du caramel dedans. Si ce n'était pas moi, que je nous voyais d'un regard extérieur, je dirais que nous étions complètement fleur bleu et guimauve la. Mais puisque c'était avec Oromis ça ne me dérangeait pas. Par contre le gouverneur semblait gêné de nos marques d'affection, ce qui me fit éclater de rire intérieurement. Aiedail se moqua de mon côté gamin qui voulait embêter le monsieur. Mais moi j'avais envie de m'amuser un peu, donc pour le mettre encore plus mal à l'aise j'enbrassai tendrement mon elfe sous le regard méduser de l'humain.
C'était quoi ça?, me demanda mon elfe tandis que j'éclatais de rire mentalement, toi qui était si pudique tout à l'heure te voilà entrain de m'embrasser en public?
-J'avais juste envie de taquiner notre hôte qui n'a pas l'air d'apprécier nos marques d'affection, répliquais-je, toujours mentalement morte de rire.
-Ah la la, répondit-il en levant les yeux au ciel.
On termina notre petit déjeuné pour ensuite décider de ce que nous allions faire. La promenade au bord de la mer fit l'unanimité. J'enlevais ma selle du dos d'Aiedail pour qu'elle puisse voler librement et Oromis en fit de même. Une fois sur la plage, nos dragons se mirent à voler, faire des accrobaties, plonger et ressortir de l'eau. Il semblait vraiment se détendre. Oromis et moi quand à nous, nous marchions tranquillement dans le sable. Nous discutions de tout et de rien. De nos projets à venir, de notre futur bébé.
-Oromis, demandais-je, as-tu envie de savoir le sexe de notre bébé?
Il se figea à ma question.
-Je... tu le sais? Depuis quand? Comment? Oui je veux le savoir.
-Il y a quelques temps déjà. Je ne m'en étais pas rendus compte, mais mon instinct me hurle que c'est une fille.
Il avait l'air assez déboussolé et bouleversé par cette nouvelle.
-Une fille... murmurait-il, je vais être papa d'une petite fille.
-Oui, c'est merveilleux n'est-ce pas?
-Plus que merveilleux, c'est un miracle, un rêve qui j'espère jamais ne se terminera, répondit-il en m'embrassant.
Nous avions repris notre promenade quand une question fit irruption dans mon esprit.
-Dis moi mon coeur, commençai-je, lorsque tu m'as demandé de t'épouser, tu pensais bien à un mariage elfique? Je n'en ai jamais entendus parlé, tu veux bien m'en dire plus?
-Oui, bien sur. Un mariage elfique c'est très simple. Il n'y a pas de grande cérémonie avec des cadeaux et tout ça. Un doyen parmis les elfes va lier nos esprits pour l'éternité. Nous seront connecté comme nous le sommes avec nos dragons. Nous feront un. Pour de vrai.
-Ça semble merveilleux, murmurai-je.
-Ça l'est. Mais il n'y a pas eu de mariage elfique depuis plus de 500 ans. J'avais à peine 20 ans lors du dernier. C'était celui du roi et de la reine. À la disparition d'Evandar, la douleur que ressentait Islanzadi était trop intense, elle interdit à tout les elfes de se marier après cela. J'espère qu'avec le retour de son époux elle annulera cette loi.
-Ne t'en fais pas mon amour, nous iront parler personnellement au roi s'il le faut.
-Oui, plus rien ne fera obstacle à notre amour.
Ces vacances furent vraiment magique et parfaite. Nous avons pus nous détendre à volonté, et passer beaucoup de temps rien que tout les deux, ou avec nos dragons. Mais il fallait bien rentré un jour où l'autre. C'était doncc avec l'esprit plein de merveilleux souvenir que l'on prépara nos bagages pour retourner à la capitale. Le voyage se passa tranquillement, en fin de journée nous apercevions la ville au loin. Lorsqu'on arriva, tout le monde dormait déjà. Je décidais donc d'aller voir Arya, avec Oromis bien sur, le lendemain matin pour la remercier.
Le lendemain matin, je me mis à la recherche d'Arya, Oromis me suivait. Je la trouvais dans un petit jardin de la cours. Elle n'était pas seule... Eragon était avec elle, et ils étaient entrain de s'embrasser amoureusement. Elle était vraiment aller lui parler, tant mieux! J'étais vraiment heureuse pour eux. Ils ne nous avaient pas remarqué. J'aurais pus les laisser tranquille pour leur moment seul à seul. Mais je voulais taquiner Arya qui, il y a quelques jours encore, refusait encore de parler au dragonnier. Je me raclais la gorge pour signaler notre présence. Ils s'écartèrent brusquement en rougissant. Aaaaah qu'est-ce qu'ils sont mignon tout les deux. J'étais vraiment trop contente pour eux.
-Je vois que tu as fait ce que je t'avais dis, lançais-je en souriant, à moitié de malice, à moitié de bonheur.
-Un marché est un marché Loukiana, répliqua-t-elle, mais je suis contente que tu m'ais poussé à le faire. Tu avais raison, je n'aurais pas du hésiter si longtemps. Tu peux pas savoir à quel point je suis heureuse la! J'ai l'impression d'être sur un nuage depuis qu'Eragon et moi sommes ensembles.
-Oh que si je te comprend très bien, répondis-je avec un regard entendus.
Eragon venait d'être appelé pour accomplir sa mission de dragonnier, c'était lui qui avait gérer les doléance et tout ça pendant mon absence, c'était vraiment gentil. Il embrassa rapidement sa princesse avant de s'envoler sur le dos de Saphira. Mais Arya n'était pas devenus toute triste pour autant, elle aussi avait plein de question.
-Alors?! Comment se sont passée vos vacances? Vous avez fait quoi?
-Hmmm, elles étaient génial, c'était les vacances les plus belles de toutes ma vie, dis-je en me blotissant dans les bras de mon elfes et en laissant ma main gauche bien visible avec la bague de fiançaille à mon dois.
Je regardais Arya avec un sourire entendus. Elle ne mis pas longtemps à comprendre.
-Non c'est pas vrai?! Vous allez vous marier? C'est génial ça! Félicitations je suis heureuse pour vous!
-Je ne suis pas du même avis, lança une voix derrière nous, je suis contre ce mariage, il n'est pas question qu'il ait lieu.
Nous nous étions retourné, c'était Islanzadi, elle était accompagnée de garde elfes. Elle semblait vraiment en colère. Depuis combien de temps était-elle là?
-Saisissez-vous de ce monstre!, ordonna-t-elle à mon encontre.
Mais les gardes étaient hésitant. Au cours des batailles qui avaient eu lieu quelques temps plus tôt, j'avais sauver la vie à bon nombre d'entre eux. Et j'avais libéré l'Empire en arrêtant Galbatorix. Certains avaient même déjà dus avoir eu vent de mon dernier exploit au désert du Hadarac. À leur yeux je n'étais plus un monstre, mais une sauveuse.
-Qu'est ce que vous attendez?, hurla la Reine, arrêtez la!
-Islanzadi ça suffit, répliqua une voix qui s'avérait être celle d'Evandar.
Il était accompagné d'Eragon et de Saphira. La Reine se retourna brusquement en entendant son mari.
-Evandar? Que...
-Eragon t'as vus arrivé alors qu'il volait avec Saphira, et il est venus me prévenir. Islanzadi écoute-moi. Il est temps que tu arrêtes de t'acharner sur cette pauvre jeune fille. Ne crois-tu pas qu'elle a déjà assez de soucis dans sa vie? Qu'elle a déjà vus assez d'horreur? Ce n'est pas un monstre, elle nous a tous sauvé. Nous lui devons la vie, et notre reconnaissance.
-Elle... elle, bégaya la Reine, elle a enfreint la loi en voulant célébrer un mariage elfique avec Oromis-elda.
-J'abolis cette loi, répliqua froidement Evandar, je comprend que tu es souffert de ma disparition, et que tu voulais éviter cette peine à d'autres elfes. Mais cette loi n'a pas lieu d'être. Lorsque deux personnes s'aiment, ils ne devraient pas enfreindre les lois pour vivre leur amour, c'est bien trop cruel. Je suis le Roi, c'est moi qui décide. Oromis, Loukiana, vous avez ma bénédiction. Puisse votre bonheur durer longtemps.
-Je... je suis désolée, s'excusa la Reine. Je n'aurais pas dus agir de la sorte, ce n'était pas convenable. Loukiana, merci... de nous avoir sauvé.
J'étais stupéfaite par ce revirement de situation, mais je n'allais pas m'en plaindre non.
-Ce n'est rien. Et j'accepte vos excuses, répondis-je, je ... peut-être pourrions-nous repartir de zéro non? Notre relation n'a pas été très saine depuis notre rencontre.
-Oui, recommençons tout à zéro, c'est une bonne idée.
Je tendis ma main vers la Reine, très formelle, elle la serra brièvement. J'espérais qu'avec cela les choses pourraient s'arranger.
-Pendant que nous sommes dans les révélations et demande et tout ça, commença Arya, Mère, Père, je n'ai pas envie de vous succéder au trône. J'ai enfin rencontré l'amour avec Eragon, et en plus, je suis une dragonnière. C'est impossible que je puisse être Reine des elfes comme cela. Vous êtes de nouveau ensemble, et il n'y a plus de danger. Vous pouvez régner pendant longtemps encore. S'il-vous plait.
Le roi et la reine échangèrent un regard. Ils semblaient communiquer par la pensée.
-Arya, ma fille, commença Islanzadi, il y a quelques chose que l'on doit annoncer. Tu vas avoir un petit frère ou une petite soeur. Nous comprenons ton désir, et nous t'accordons ce que tu demandes. Tu es libres de faire ce que bon te semble.
-Vraiment? C'est fantastique! Merci Mère, merci Père! Et félicitation pour votre bébé, c'est une grande bonne nouvelle.
Oromis me pris dans ses bras et m'embrassa tandis qu'Arya se jetait au cou d'Eragon. Tout était pour le mieux au final. Le bonheur était accordé à tout le monde. Les vrais réjouissances pouvaient commencer.
