Chapitre 34: 100 ans après la mort de Galbatorix

La vie avait été parfaite, la paix avait durée pendant plus d'une centaine d'année. J'étais heureuse de savoir que j'en étais l'origine. J'étais respectée de tout le monde, j'étais un membre de la communautée à part entière. Oromis et moi vivions le grand amour. Nous n'avions pas eu d'autre enfant après Blanche. Mais ma fille et ma belle-fille nous avait donné une magnifique petite-fille, et un magnifique petit-fils. Ils étaient encore très jeune, c'était des enfants. Ils passaient souvent nous voir et nous passions de merveilleux moments. Ils étaient émerveillée des petits tours de magie que nous leur faisions. Et leurs Mamans étaient attendries de voir à quel point on s'entendait bien. Elles aussi vivaient le grand amour. Nos familles étaient heureuse, la joie était quotidienne.

Nous aurions pus vivre ce bonheur pour le restant de nos jours. Mais ça ne pouvait pas durer, j'aurais du m'en douter. Un jour, alors que je faisais cours à 3 de mes élèvres dragonniers, une sentinelle elfe vint me voir en urgence. Le sud de l'empire était attaqué par une armée de dragons chevauché par des elfes qui ne viennent ni d'Ellesmera, ni de l'autre coté de la montagne. Oromis entendis par mon esprit l'information. Je remerciai la sentinelle qui retourna à son poste. Je renvoyai mes élèves chez eux. Ils étaient trop jeune pour se battre. Mais je convoquai tous les autres dragonniers. Ceux qui avaient finis leur formation, et ceux qui étaient en passe de la finir. Oromis m'avait rejoint entre-temps. J'expliquais brièvement la situation à nos anciens élèves et nos amis. Je leur laissais le choix de venir se battre ou non. Cette bataille ne serait pas sans perte. Si certains avaient peur de la mort, ils avaient le droit de rester ici. Il n'était pas question que je dirige une armée qui risquait de déserter à tout instant. Mais, pour ma plus grande satisfaction, ils refusèrent de se défiler devant le danger. Nous les avions bien entrainé, j'étais fière d'eux. Chacun avait son équipement complet en vif-acier. J'avais transmis le savoir de feu mon amie Rhünon à un elfe qui voulait prendre sa suite. Son travail était aussi bon que celui de l'ancienne forgeronne. Nous avions tous une armure en vif-acier, avec un bouclier une épée et une dague. Nous étions pratiquement intouchable comme cela. Puisque tout le monde venait en plus, on aurait un avantage certain.

Il nous fallus deux jours pour nous préparer et rejoindre le terrain où apparemment l'armée adverse nous attendait. Tandis que je volais sur Aiedail aux coté d'Oromis et de Valentin, je repensais à la discussion que j'avais eu avec ma fille juste avant de partir...

*Flashback*

-Je veux t'accompagner Maman! Bon sang j'ai cent ans je sais me battre!

-Non Blanche, tu ne viens pas, tu n'es pas une dragonnière c'est dangereux pour les troupes qui resteraient à terre. Je t'en pris, ne me rend pas la chose plus difficile. Reste avec ta femme et tes enfants, ils auront besoin de toi tu sais. Alïnya aussi va rester à la forêt, et pourtant elle a trois fois ton âge et ton expérience du combat. Elle a connus la guerre de Galbatorix, et pourtant elle sait qu'elle ne doit pas prendre part à cette bataille.

-Mais... Maman, ne me laisse pas derrière! J'ai les même pouvoirs étrange que toi. Ceux qui viennent de ton monde. Je suis sur que je pourrais être utile!

-Non ma puce, tu restes ici. Ma décision est prise et pas question que tu désobéisses sinon j'utilise un sort pour t'attacher ici compris? Je fais ça pour ton bien ma chérie, je t'aime tellement tu sais.

-JE TE DETESTE!, hurla-t-elle tandis que je partais avec Aiedail et les autres.

*Fin du flashback*

Je regrettais tellement de m'être disputée avec elle juste avant de partir... J'étais triste de savoir qu'elle m'en voulait. Mais je faisais cela pour elle, pour la protéger.

Tu avais raison mon amour, me rassura Oromis, j'aurais fais pareil à ta place. C'est notre devoir de parent de la protéger.

-Je sais mais... ça me brise le coeur de m'être disputée avec elle comme ça...

-Tu n'y peux rien. C'est notre fille, c'est normal que vous vous disputiez parfois. Surtout que vous avez tous les deux des caractères bien trempé. Sans vouloir te vexer bien sur. Vous allez vous réconcilier en rentrant t'en fais pas.

-Non t'en fais pas, je ne me vexe plus de tes boutades. Oui... J'espère juste qu'on rentrera.

-Loukiana... C'est toi même qui a dis qu'avec notre nombre et notre équipement, on était presque sur de gagner. Aller, ne te tracasse pas s'il te plais.

-Oui mais... Je ne sais pas. J'ai un mauvais pressentiment. Comment se fait-il qu'on ait jamais entendus parler de cette armée en plus de 100 ans, et qu'elle débarque comme ça pour nous envahir?

-Je ne sais pas ma chérie, mais on a pas le choix, on doit y aller.

-Je sais. C'est bien ce qui me chagrine.

-Je t'aime.

-Oui moi aussi.

J'avais coupé cours à la conversation. Oromis n'insista pas, je lui en était reconnaissant. Je me sentais vraiment mal et je n'avais pas envie de parler. Plus nous approchions de la bataille, moins je sentais que la victoire allait être notre. En 100 ans de mariage et d'amour inconditionnel, c'était la première fois que je répondais "Moi aussi" à Oromis. Je culpabilisais un peu mais je n'avais pas le temps de m'attrister de ça. J'espérais seulement qu'on s'en sortirait tous indemne.

Nous étions arrivé au camp de l'armée adverse. Nous avions rapidement installé notre camp pas très loins du leur. La bataille pouvait commencer à tout moment, nous nous tenions prêt à toute éventualité. Ce fut notre éclaireur qui nous signala que les dragons ennemis étaient entrain de prendre place dans les cieux. Je sonnais l'attaque et chacun s'envola sur le dos de son dragon. Mon pressentiment était malheureusement vrai. Ces elfes étaient étrange, ils avaient une magie que nous ne possedions pas. Ils prenaient rapidement l'avantage sur nous, quand bien même nous nous battions bien et nous avions un bon équipement. Ce fut pire encore quand je vis un de mes apprentis exploser juste sous mes yeux, et son dragon tomber quelques secondes après, mort. C'était impossible! Non c'était impossible! J'étais la seule avec Blanche à posséder ces pouvoirs. Blanche et Angel, la femme qui m'avait soutenue quand j'étais encore dans l'autre monde. Mais elle était morte. Il n'avait donc que Blanche et moi. J'ai toujours crus que ces pouvoirs étaient extrêment rare. Mais voilà que tout mes anciens élèves, mes apprentis, mes amis. Ils étaient entrain d'exploser sous mes yeux. Une rage que je n'avais pas sentis en moi depuis longtemps m'envahit. Puisqu'ils utilisaient cela, je ferais ressortir le monstre en moi et j'utiliserais les même pouvoirs. J'étais prête à renoncer à tout ce que j'avais construit en 100 ans de temps, pour les protéger. Pour les protéger, je serais prête à tout. Parce que s'ils gagnaient cette bataille, plus rien ne pourrait protéger ma famille de leur folie destructrice.

Je commençais donc à exploser moi aussi mes ennemis, provoquant en même temps la mort de leur dragons. J'avais l'habitude de mes pouvoirs, et avec tout ce que j'avais appris au cours de ce dernier siècle, je pouvais les décupler puissance 10, tant et si bien que nous étions entrain de reprendre l'avantage. Le chef de leur armée sonna la retraite. Mes troupes crièrent de joie. Nous avions gagner. On retourna au camp, pour nous occuper de nos blesser et de nos morts. À peine étais-je au sol que je recherchais Oromis. Mai je ne le trouvais pas. Je sentais qu'il était encore vivant, alors j'essayais de ne pas trop m'inquiéter et de retrouver mes autres amis. Valentin et Arya étaient encore en vie, leur dragon aussi. Mais Saphira avait été blessé par un sort de magie que je ne connaissais pas, elle avait perdus une patte, et j'étais incapable de la soigner comme avec Glaedr. Et Murtagh avait perdus Thorn... Les pertes étaient lourdre, très lourde. Plus de la moitié de mon armée était morte à cause de leur foutus pouvoirs. Et plus d'un quart de ce qu'il restait avait succombé à leur étrange magie. J'étais désespérée, et en colère contre eux. Qui étaient-ils pour nous attaqué comme ça?! Nous ne leur avons rien fait! Pourquoi ne sont-ils pas rester dans leur pays inconnus et nous fiche la paix?! J'espérais que leur messager allait vite se pointer pour que nous puissions discuter de leur redition etc.

Mon souhait ne tarda pas à être excauscé. Une petite troupe de ces elfes ennemis arriva à l'entrée de notre camp avec un drapeau blanc. Leur commandant s'adressa à moi.

-Bonsoir, permettez que je me présente. Je suis Urlym, le chef des elfes noirs.

-Loukiana, dirigeante des dragonniers d'Alagaësia. Vous voulez quoi?, crachai-je de colère.

-Du calme jeune elfe. Nous voulons seulement savoir d'où vous tenez vos pouvoirs et si quelqu'un d'autre ici les possède et comment vous les avez décuplé. Si vous nous répondez, nous partirons sans causer plus de pertes dans votre armée. Refusez et nous vous tuerons jusqu'au dernier.

Quoi? C'était tout? Ils étaient venus pour cela.

-Vous ne saviez pas que j'avais ces pouvoirs avant d'arriver. Je répondrais à vos questions si vous répondez aux miennes. Que faisiez vous ici? Et pourquoi cela n'est plus important maintenant?

-Nous étions des alliés de Galbatorix. Nous avons reçus un message il y a quelques temps comme quoi il était en difficultée et avait besoin de notre soutient. Mais le message a mis du temps à arriver. Et le temps que nous arrivions ici nous avons appris qu'il avait perdus et qu'il était mort. Nous n'avons donc plus de raison de combattre. Mais vos pouvoirs nous interressent. Voyez vous, ils sont spécifique à notre peuple, la 3° race d'elfe, les elfes noirs. À l'époque où les elfes guerroyaient entre-eux. Nous avons refusé de rester avec les elfes de la forêt, et nous avons refusé de rejoindre les elfes de la montagne. Nous sommes donc partis de notre coté, nous avons voyager jusqu'au sud de L'Alagaësia avec nos dragons, puis nous avons traversé la mer. La bas notre peuple pus s'étendre et vivre comme bon lui semblait. Nous avons découvert de nouveau pouvoirs qui nous étaient propre, ainsi que la magie de sang. Personne n'a quitté cette terre à l'exception de deux elfes qui avaient tout simplement disparus de la circulation. Nous pensons qu'ils se sont téléporter quelque part où ne pouvait pas les localiser. Vous êtes visiblement leur descendante.

Tout s'expliquait à présent! Pourquoi j'ai grandis dans l'autre monde. La prophétie avec les oeufs de dragon. Tout venait de ce pays! Cela veut dire que je suis une descendante des elfes noirs. Et Valentin aussi. Angel qui avait les même pouvoirs que moi devait aussi en faire partie. J'avais enfin les réponses à mes questions. Mais à quel prix...

-J'ai répondus à vos questions, repris l'elfe noir, j'aimerais que vous répondiez aux miennes maintenant.

-Non, je suis la seule à avoir ces pouvoirs, mentis-je pour protéger Blanche et Valentin, si c'était bien un descendant des elfes noirs comme moi, il allait tôt ou tard les dévelloper lui aussi. Je suis la seule à pouvoir exploser vos sales faces d'elfes noirs! J'ai décuplé mes pouvoirs en les mélangeant avec la magie des elfes de la forêt. Je suis plus puissante que vous tous réunis!

Je lui crachai à la figure pour faire bonne mesure. Urlym essuya son visage sans relever, et me tourna le dos. Sympa, je note.

-Merci pour vos réponses. Nous allons donc nous retirer. Je vous inviterais bien à m'accompagner, puisque vous faites partie de mon peuple, mais vous n'avez pas l'air disposée à me suivre. Je vous salue donc.

Il commença à quitter le camp, suivit de son escorte.

-Au fait, repris-t-il, nous avons fait un prisonnier durant la bataille, un elfe avec un dragon doré. Je ne sais pas s'il est important pour vous ou non. Je vous propose de venir avec moi pour négocier sa libération. Qu'en dite vous?

QUOI?! Ils ont capturés Oromis et Glaedr? Non! C'est impossible! Ils n'ont pas pus faire ça... Mais seul Glaedr est un dragon d'Or, aucun autre dragon n'a arboré cette couleur au cours des 100 dernières années. Non... Oromis, il est... Non, il n'est pas encore mort. Ils veulent mes pouvoirs. Ils me veulent moi. Je peux encore le sauver. Je pris une grande inspiration et me retins de tous les tuer sur place. J'avais renoncer à ce que j'étais, le vampire en moi avait encore besoin de sang. Mais si je les tuai, qui sait ce qu'ils pourraient faire à Oromis... Mon côté elfe pris le dessus. Je serrai poings et dents pour les suivre. Quatre soldats battis comme des armoires à glace m'encadrèrent pour être sur que je ne fasse pas de grabuge.

Le voyage jusqu'à leur camp fut long et terrible pour moi. Je mourrai littéralement d'angoisse pour mon elfe. Ils m'enfermèrent dans une immense tente qui ne pouvait tenir debout que par magie. Oromis était là! Il était attaché à une table mais il ne semblait pas être blessé. J'étais soulagée, infiniement soulagée. Je fus enchainée à un des murs, mais c'était secondaire. Je devais trouver un moyen de libérer mon elfe. Il n'était pas question qu'il reste ici une seconde de plus. Urlym arriva peu de temps après. Il arborrait un sourire de victoire. Mais il n'avait pas encore gagné, ô non, il était loin d'avoir gagné. Oromis va être libre, et c'est moi qui gagnerait.

-Bien, nous pouvons commencer, dit-il, j'ai crus comprendre que cet elfe vous était cher n'est-ce pas? Je veux que vous rejoignez mon peuple, et que vous leur enseignez la façon dont vous avez développé vos pouvoirs.

Ses revendications étaient clairs au moins. Si j'acceptais, je ne pourrais plus voir Oromis, mais il sera sauf, c'est la seule chose qui m'importe.

-Si vous le libérez, répondis-je, je rejoindrais votre armée sans faire d'esclandre.

-Nous avons donc un accord!, souria-t-il, c'est parfait.

-Non Loukiana! N'acceptes pas je t'en supplis!, hurla mon elfe.

-Mon amour... murmurais-je, je n'ai pas le choix. Ta vie m'importe plus que la mienne.

-Non! Ne va pas avec eux. Il ne faut pas leur faire confiance, ils reviendront tout détruire, ton sacrifice est vain.

-Tais-toi elfe, lança Urlym, je peux vous prouver ma bonne foi si vous ne me croyez pas. Je suppose qu'un serment en ancien langage suffira à vous convaincre.

Il jura en ancien langage qu'Oromis sera libre si je rejoins leur peuple et qu'ils ne reviendront pas attaquer l'Alagaësia. Je promis donc de rejoindre les elfes noirs, en ancien langage moi aussi.

-Ha! Ha! Ha!, jubila-t-il, c'est parfait. Tu es as moi, sussurait-il avec un regard lubrique cruel.

Je ne voulais pas savoir ce qu'il comptait me faire. Oromis allait être relâche, je devais me focaliser sur ça.

-Libérez-le!, ordonnais-je, vous avez juré!

Il éclata de rire.

-Je ne t'ai pas prévenus, quelle tête en l'air je suis. L'ancien langage n'a pas d'effet sur nous. Il va rester avec nous. Nous allons commencé par réduire ton camp de dragonnier pathétique en cendre, et tu vas y contribuer!

-Non!, hurlais-je, vous êtes un malade. Je refuse de les attaqué.

Un sourire sadique s'étira sur son visage. Il tendis le bras vers Oromis, il se mit à hurler, se tordre de douleur.

-Noooon! Nooon!, criais-je, arrêtez! Arrêtez!

Je me débattai comme je pouvais, mais mes chaines ne se brisaient pas. Pourquoi? Pourquoi ne pouvais-je pas me libérer? Il stoppa sa magie et se retourna vers moi.

-Tu te demandes pourquoi ces fers ne se brisent pas hein? Tu pensais qu'on ne savait pas comment rendre inefficace nos pouvoirs? Comment crois-tu qu'on neutralise nos criminels? Tant que tu es enchainée ici tu es impuissante. Obéis ou lui souffrira.

Il allait recommencer à torturer mon elfe quand un grand fracas se fit entendre. Une silhouette féminine déboula en neutralisant des gardes qui voulaient la stopper. Dans le même enchainement, elle assoma le chef des elfes noirs. Je reconnus alors notre sauveuse. C'était Angela! Angela était ici pour nous sauver! Elle brisa mes chaines avec son épée et je me précipitais vers Oromis pour le libérer et voir comment il allait. Bon, apparemment il n'était pas blessé. J'étais rassurée. Je me retournais vers Angela.

-Que... Comment...?

-Bonjour Loukiana, c'est un plaisir de te voir, comment tu te portes depuis tout ce temps? Un siècle de séparation, ça en fait des choses à raconter dis-donc!

Je la regardais, stupéfaite et sans voix.

-Je vais répondre à tes questions, repris-t-elle, t'as pas l'air capable de parler pour l'instant.

D'autres gardes arrivèrent, elle s'en débarrassa en quelques mouvement d'épée et repris son explication.

-Quand j'ai pris le bâteau il y a 100 ans j'ai traversé la mer et je me suis retrouvée sur une terre qui semblait déserte. Mais j'ai découvert les elfes noirs. Quand j'ai vus ce qu'ils faisaient je suis restée loin d'eux. Je menais ma petite vie tranquille dans mon coin sans m'occuper d'eux. Mais il y a quelques temps je les ais vue préparé toute une armada de navire. Après avoir fais des recherches et posé quelques questions discrètement j'ai appris qu'ils allaient attaqué l'Empire. Donc j'ai embarqué clandestinement et me voilà.

Durant toute son explication, d'autres elfes noirs étaient venus nous attaquer. Elle arrivait à les mettre hors d'état de nuire tout en me parlant. Elle était vraiment impressionante.

-Viens! On doit s'en aller!, m'ordonna-t-elle.

Je repris mes esprits et aidai Oromis à se lever pour qu'on file d'ici.

Tout le camp était en alerte. Impossible de faire trois pas sans devoir se débarrasser de plusieurs de nos ennemis. Nous étions largement en infériorité numérique, mais nous arrivions à avancer lentement. Soudain je sentis mon elfe s'effondrer. Je l'allongeai délicatement au sol et vis qu'il avait une dague à la lame noire plantée dans le dos, au niveau de son coeur. Du sang coulait en abondance de sa plaie. Il n'arrivait plus à respirer, il agonisait. Je tentai de le soigner par tout les moyens que je connaissai. Mais rien ne fonctionnait. Pourquoi? Pourquoi?!

-Non... Non Oromis je t'en supplis ne meurs pas. Je t'en pris reste avec moi. Je t'aime. Je t'aime!

Il me regardait, les larmes aux yeux. La seconde d'après il... il... Je vis un peu plus loin Urlym avec un sourire satisfait. C'était lui! C'est lui qui a fait ça! Une rage sans borne me gagna. Il avait tué Oromis. Je n'avais plus de raison de rester tel que je suis. Plus rien ne me raccrochait à la réalité. Le monstre repris sa place. J'étais redevenus tel que j'étais avant. Je me mis à attaquer, mordre, déchirer, exploser tout ce qui se mettait en travers de mon chemin. Finalement j'atteignis ma cible. Il essayait de s'enfuir. D'un geste je le figeai sur place. Il ne resta que de la bouillie de lui.

Suite à la mort de leur chef, les quelques soldats encore vivant de l'armée des elfes noirs battirent en retraite. J'avais amené Oromis à Ellesméra. Les elfes hurlèrent de désespoir en apprenant la mort de leur dragonnier. Il était le dernier de l'âge d'Or des dragonniers. Glaedr avait succombé lui aussi peu de temps après. Son corps a dus être enterré sur place, nous ne pouvions pas le déplacer. Mais Oromis allait être enterré à Ellesméra. À Tel'Naeir. La où nous avions vécut pendant toutes ces années, la où toute notre histoire s'était construite. Presque tous les habitants de la forêt étaient venus célébrer cet être qui nous quittait. J'étais incapable de chanter. J'étais prostrée devant cet arbre qui poussait, ravagée par les larmes et la souffrance. La souffrance de l'absence de cet être qui avait donné un sens à ma vie. Qui m'avait fait ressentir l'amour. Je restai longtemps sous cet arbre. Très longtemps. Blanche et Isiel étaient triste pour moi. Elles voudraient m'aider à surmonter cette peine. Mais elles comprenaient ce que je ressentais. Elles ressentiraient la même chose si ça leur arrivait. Il n'y avait rien à faire.

Finalement, je me remis à bouger. La peine était toujours là, il ne me restait qu'une chose à faire. Sans lui je ne pouvais être heureuse, donc je devais le rejoindre. Étant à moitié vampire, je ne pouvais le faire seule... Et seul des Urgals accepteraient de réaliser mon désir. Nous étions rester en bon terme depuis la fin de la guerre contre Galbatorix. J'écrivis rapidement une lettre pour ma fille et me téléportai directement au coeur de leur village. Mon arrivée de nulle part les surpris et ils se mirent en position d'attaque. Leur chef me reconnus et les stoppa. Je lui expliquai brièvement la situation, et la raison de ma venu. Il hésita mais j'insistai. Je tendis les bras, me mettant dans une position de faiblesse.

-Faites-le, murmurai-je.

Trois d'entre eux se jettèrent sur moi.