Je m'excuse par avance pour la brièveté et la fin de ce chapitre, mais avec l'éviction de Koki de KAT-TUN, j'ai vraiment pas le courage de continuer à le « jouer » dans la fic, c'est trop dur.
Chapitre 6
Ben v'là aut' chose
Après ça, j'ai déprimé pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que Kame me secoue comme un prunier en me demandant ce que j'avais dans le crâne et que « merde, Yuya-chan, ils ont pas détesté ta voix, alors arrête ton cirque, tout peut pas toujours marcher comme t'as envie, la vie c'est pas comme ça, tu te prend plus de gadins que tu récolte de lauriers, mais c'est pas pour ça qu'il faut se décourager, tu piges ? ». Facile à dire, il l'a eu le rôle lui…
J'ai à peine pensé ça que je me prend une tatane à l'arrière du crâne. Aïeuh ! Qui…
En me retournant, je vois Junno qui me dévisage d'un air mécontent.
- Ca va pas nan ? fais-je, mal aimable parce que j'ai horreur de perdre.
- Toi, tu viens par ici, dit-il en me chopant par les cheveux pour m'entraîner à sa suite vers le jardin.
- Itaitaitaitaitaitaitai ! Arrête, espèce de brute ! m'exclamé-je en me dégageant tant bien que mal de sa poigne. Qu'est ce qui te prends ?! T'es devenu dingue ?!
- Et toi alors ?! me renvoie-t-il. Faire un cirque pareil parce que tu n'as pas été retenu à l'unique audition à laquelle tu aie participé et envoyer bouler tout le monde pour passe ta mauvaise humeur, c'est digne d'un gosse de quatre ans ! Tu as même fais peur à Tatsu !
La réplique cinglante que j'avais sur le bout de la langue meurt dès qu'il le mentionne.
- Merde… C'est pas ce que je voulais.
- Hier il voulait te remonter le moral, mais t'avais l'air tellement en rogne qu'il a pas osé t'approcher. Drôle de tactique de séduction.
Merde, merde, merde… Je suis trop con. Il voulait faire un pas vers moi et j'ai laissé filer cette chance. Faut que je m'excuse. Je me suis vraiment conduit comme un sale con. Faut absolument que je fasse un effort sur mon caractère de merde.
- Ca y est, t'as capté maintenant ? me demande-t-il en croisant les bras.
- Oui… Tu peux… S'te plait Junno, tu peux réunir tout le monde dans le salon ?
- Pourquoi ? fait-il, méfiant.
- Je voudrais m'excuser correctement.
Cette réponse semble avoir raison de sa colère et il hoche juste la tête en tapotant la mienne en passant.
Dix minutes plus tard, tous mes amis sont devant moi et je m'incline profondément.
- Je suis vraiment désolé de mon attitude de ces derniers jours.
Je me redresse et les observe. Ils ont pas l'air énervés.
- T'as mis le temps, fait alors Yuichi en souriant. Sale gosse, va.
- J'ai cru qu'on nous avait changé notre Yuya-chan, dit Kame. Tu cache bien ton sale caractère dis donc.
- C'est bon tant que tu comprends, dit alors Tatsu.
Je hoche vigoureusement la tête. Pas question de bousiller mon amitié avec eux ni de flinguer toutes mes chances avec lui.
- Et Kame… félicitations pour le rôle. Tu le mérite. Tu as une voix fantastique.
- Merci, Yuya-chan.
- Ah bah voilà, je te préfère comme ça, sourit Junno.
J'avais pas fais gaffe jusqu'ici, mais il est super beau. Et quand il sourit, lui aussi est carrément divin. Et si protecteur… En général, à cause de mon gabarit, je suis jamais trop rassuré avec certains mecs, mais Junno m'a jamais fais cette impression. C'est bizarre si on y réfléchit bien, parce qu'il est gigantesque.
- Bon, après tout ça, si on allait bequeter ? Je crève la dalle moi ! s'exclame Kame, faisant rigoler tout le monde parce que c'est un estomac sur pattes. Ben quoi ?
- C'est au tour de qui de faire la bouffe ? demande Yuichi.
- A moi, répond Koki. Mais vu les circonstances, je propose que ce soit plutôt Yuya-chan. Ce sera son gage.
La solution est adoptée à l'unanimité et j'accepte avec le sourire cette punition qui en est pas vraiment une.
- Alors vous voulez bouffer quoi ?
Cinq plats différents fusent et j'explose de rire.
- Cool, mais comme j'ai pas dix bras, va falloir vous mettre d'accord, les gars.
- Alors prépare ce que tu veux, ça ira, dit Tatsu.
- C'est vrai ça, mon Tatsu. Bonne idée., approuve Junno.
J'arrive même pas à lui en vouloir d'appuyer sans arrêt sur cette appartenance. Et je suis pas jaloux non plus, c'est bizarre nan ?
Je vais à la cuisine, déjà décidé pour un curry bien épicé comme tout le monde l'aime quand, à ma grande surprise, Tatsu me rejoint.
- Tu as besoin d'aide ? me demande-t-il.
Là, les bras m'en tombent. A ma connaissance, il a jamais proposé son aide au préposé à la cuisine, ni demandé à être aidé quand c'était son tour. Est-ce que par hasard… Nan, faut pas que je me fasse des films.
- Oh ben oui, si tu veux. T'as qu'à découper la viande, pendant ce temps je m'occupe de la sauce.
Il hoche la tête et part en quête du bœuf dans le frigo blindé la veille par les bons soins de Kame et Koki dont c'était le tour de faire les courses.
Nous deux seuls dans la cuisine, ça fait bizarre… Ca pourrait donner l'impression qu'on est un couple, surtout que le reste de la maison est silencieuse comme si les autres étaient pas là.
De temps en temps, je lève le nez de ma préparation et observe son beau profil à la dérobée. Il a de nouveau cet air concentré adorable. Le même que quand il dessine. Soudain, il tourne la tête vers moi, sûrement parce qu'il a senti mon regard sur lui une fois de plus.
- Il y a un problème, Yuya-chan ? J'ai… Aie !
Je sursaute et baisse les yeux sur ce qu'il faisait. Merde il s'est coupé.
Je fais qu'un pas jusqu'à lui, prend son poignet et, par réflexe , suçote sa plaie comme j'aurais fais pour la mienne.
- Qu'est… Qu'est ce que tu fais ? murmure-t-il, manifestement troublé par ma réaction, sans pourtant retirer sa main.
J'ose pas lever les yeux sur lui, parce que mon regard doit être plus brûlant que tous les feux de l'enfer en ce moment. Oui, qu'est ce que je fous ?
Je le lâche et, d'une voix rauque, lui conseille de mettre son doigt sous l'eau pendant que je vais chercher la trousse de secours.
Je l'apprête à sortir très vite, quand il m'arrête par le bras. Stupéfait qu'il ait lui-même provoqué un contact alors qu'il les redoute, je me retourne. Et je sais pas comment interpréter le regard qu'il pose sur moi.
- Tat-chan ? fais-je, incertain.
- C'est… Je… Enfin j'ai…
Il balbutie et arrive à finir aucune phrase. Il se passe qu…
J'ai même pas le temps de finir ma pensée que je sens un très bref contact sur mes lèvres. Mais avant même que j'ai vraiment pu réaliser ce qui vient de se passer, il prend la fuite. He ? He ?! Heeeeee ?! Il… Il vient de m'embrasser, là, j'ai pas rêvé !
- Tatsu ! Attend ! crié-je avant de lui courir après.
Là, il faut que je pige ce qu'il a dans la tête, parce que dans la mienne, c'est le bordel complet.
- Yuya-chan, la bouffe ! me lance Kame, vautré sur le canapé du salon.
Mais je l'écoute pas, trace jusqu'à la chambre de Junno où je suis sûr qu'il s'est réfugié après s'être carapaté et ouvre la porte. Il est bien là, planqué derrière la haute stature de son petit ami.
- Qu'est ce que tu fiche encore, Yuya-chan ? demande d'ailleurs ce dernier.
- Pose plutôt la question à Tatsu.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Il m'a embrassé. C'était très rapide, mais c'était bien un baiser.
J'en reviens pas encore en le disant et mon aîné a l'air de pas en croire ses oreilles non plus.
- C'est vrai, Tatsu ? fait-il en se tournant vers lui.
- Oui…
- Je vois… Bon ben je crois qu'il faut qu'on ait une petite conversation tous les trois. Mais pas maintenant. Pour le moment, Yuya, tu vas retourner finir la cuisine et moi je vais soigner Tatsu. On se retrouve ici après manger.
Je hoche la tête à son intention, mais mon regard a pas quitté Tatsu.
- Va, Yuya, sinon Kame va râler. On parlera de tout ça après.
- Ok ok, j'y vais, dis-je à contrecœur, parce que la converse, c'est tout de suite que j'aurais voulu qu'on l'ait.
Mais bon, c'est vrai que notre aîné est toujours blessé. Je file donc en sens inverse pour retourner à la préparation de mon curry et l'expédie aussi rapidement que je peux. Je l'emmène ensuite sur la table et retourne ensuite chercher les assiettes que j'ai à moitié remplies de riz.
- Ca sent bon, Yuya-chan, dit Koki en souriant.
- Il s'est passé quoi tout à l'heure pour que tu courre comme si t'avais le diable à tes trousses ? demande Kame en s'asseyant.
- Rien, t'en fais pas. Donne ton assiette, éludé-je.
Il me la tend mais en me regardant d'un air suspicieux comme s'il savait que je mentais. Ces mecs sont trop observateurs et intuitifs. A croire qu'avec eux, avoir un secret même cinq minutes est impossible.
- Trop compliqué à expliqué, lâché-je finalement en jetant un coup d'œil aux deux autres qui mouftent pas et me laissent me démerder avec les questions.
- Mais tu…
- Kazu, fiche-lui la paix, intervient alors Koki. Il…
Il s'interrompt car son portable vient de sonner. Il s'excuse et s'éloigne pour décrocher discrètement
Du coup, les autres commencent à plaisanter sur une énième petite amie, Kame lançant que finalement il est aussi dragueur que lui… mais je sais pas pourquoi, je sens que c'est pas ça et qu'il se passe un truc. Quoi j'en sais rien, mais mon sixième sens m'avertit qu'un truc dépassant la petite amie en manque d'affection est en train de se produire.
- Bah alors, Yuya-chan, tu rigole pas ? fait Kame, surpris parce que d'habitude je suis le premier à me marrer.
- Hum, fais-je vaguement, les yeux rivés sur la porte de la chambre de Koki. J'ai un mauvais pressentiment.
- A propos de quoi ? demande Yuichi, étonné.
J'ai pas le temps de répondre, parce que notre ami revient et, son visage ayant pris une teinte crayeuse, je comprends que mon intuition était juste. Il s'est bien passé un truc. Et un truc grave pour que mon aîné perde sa perpétuelle bonne humeur. Et je suis pas le seul à le penser vu la tête que font les autres.
- Qu'est ce qui se passe, Ko' ? demande Junno, l'inquiétude audible dans sa voix.
- Il y a eu… un accident… dit-il d'une voix blanche.
Mon cœur rate un battement et un seul mot franchit mes lèvres.
- Qui ?
- Mon père… Je dois immédiatement rentrer à Hokkaido soutenir ma mère et mon petit frère. Désolé…
