Bonjour les gens 8)

Comme toujours, un gigantesque merci pour vos reviews, ça me fait autant plaisir à chaque fois, je suis contente que ça vous plaise ^^

Le chapitre 5 sera là dans 3 jours, soit dimanche.

Antoine Daniel, Mathieu Sommet et autres personnes pouvant exister ne sont pas séquestrées par mon moi-même, c'est la dernière fois que je l'écris car ça vaut pour toute la fic' de toute façon x)

Bonne lecture 8D


De son côté Mathieu n'était pas aussi critique envers son ami. Certes celui-ci ne lui avait pas demandé de ses nouvelles mais de toute façon ils allaient pouvoir s'en donner en direct ! Ils allaient enfin se revoir ! Évidemment ça faisait longtemps qu'Antoine ne lui avait pas parler pourtant, il savait qu'il ne pourrait pas lui en vouloir, il n'y arrivait jamais ! Il savait que son ami ne cherchait pas à lui faire de mal. Il envoya un rapide sms à sa copine pour la prévenir qu'il ne serait peut-être pas tout de suite là à son retour et en profita pour regarder l'heure : quinze heures vingt-huit, il lui restait donc à peu près deux heures avant de se mettre en route.

Il reprit son travail pendant une heure, passa une partie de la suivante entre la salle de bain, les croquettes et son chaton puis checka son portable «pas de problème traînes pas trop quand même, à ce soir, je t'aime !». Il tapa une rapide réponse, il lui restait trois quarts d'heure pour se rendre chez Nyo. C'était plus que ce qu'il fallait mais pour dix minutes, autant partir maintenant. Il se plaça donc au volant et alluma la radio. Ça lui faisait bizarre qu'Antoine ne soit pas venu le chercher, ils avaient l'habitude d'y aller ensemble pourtant...

Il se décida à penser à autre chose, ce n'était pas parce qu'il était seul qu'il allait en profiter pour se lamenter. Ses pensées dérivèrent naturellement vers sa petite-amie. Il se disait toujours qu'elle était très bien pour lui, elle avait de l'humour, elle était douce, attentionnée... Il pensait sincèrement qu'ils s'étaient trouvés tous les deux et puis en plus : elle le comprenait. C'était surtout ce dernier point qu'il trouvait important chez quelqu'un. Il aimait que ses proches le comprennent sans qu'il n'ait besoin de s'expliquer pendant trois heures, il aimait l'idée de ne pas avoir à se justifier ou à subir des reproches selon ce qu'il faisait de travers ou ce qu'il ne faisait tout simplement pas.

C'était d'ailleurs une des plus grandes qualités d'Antoine ça, il le comprenait toujours ! Sa copine aussi, bien évidemment, mais il avait l'impression que c'était plus que ça avec son ami, comme si rien qu'en le regardant, il avait entendu toutes ses pensées. Au moment même où il se disait ça, il regrettait d'en être privé alors qu'il ne savait pas trop pourquoi. Il n'avait plus le droit de discuter ou de passer du temps avec celui qu'il considérait comme sa photocopie et ça le rendait un peu triste, même beaucoup. Ça faisait deux semaines que ça lui manquait énormément en fait. En y pensant bien, toutes les qualités de sa chérie, Antoine les avaient également. Peut-être pas dans les mêmes proportions mais elles étaient tout de même présentes.

Parfois Mathieu se disait que si il venait à se faire abandonner par son ami, ce serait nettement plus dur que de de se faire larguer par sa copine. C'était un peu dur de dire ça mais d'un autre côté, non seulement il ne la connaissait pas depuis aussi longtemps même s'il l'aimait, mais en plus quand on se fait larguer, notre meilleur ami et toujours là, qu'on change de copine une, cinq ou vingt fois et puis sa chérie ne saurait pas comment s'y prendre pour lui remonter le moral. Elle aurait du mal à le comprendre sur ce point et finirait sûrement par s'énerver, parce que certes elle savait plutôt bien à quoi s'attendre avec lui mais elle ne connaissait pas Antoine ni la relation exacte qui les liaient, tout avait toujours été différent avec lui. Il souffrirait toujours de perdre son meilleur ami.

Par contre, si c'était avec elle que ça se produisait, il était absolument convaincu qu'Antoine saurait quoi faire, il saurait le relever. Il ferait du problème de Mathieu son propre problème et il chercherait une solution comme si tout était de sa faute. Il ne le laisserait jamais tomber, il ne lui laisserait pas une seule seconde de répit quitte même à l'embarquer chez lui de gré ou de force, voire dans son panier à linge pour pouvoir garder un œil sur lui.

Il rigola en imaginant son ami se promener avec un panier à linge dans les rues de Paris, lui à l'intérieur. Même si en ce moment ils n'étaient plus si proches, il était sûr que ça se passerait toujours comme ça. Antoine, même s'il avait des problèmes, ne les traiterait jamais avec autant d'égards qu'il traitait les siens. Il avait beau lui faire comprendre qu'il ne voulait pas l'embêter avec tout ça, le touffu était une vrai tête de mule. Il trouvait incroyable que celui-ci puisse s'inquiéter plus pour son ami que pour lui-même alors que franchement, il arrivait bien souvent que ses propres problèmes soient plus importants.

En se disant tout ça, il avait l'impression de ne pas agir comme il le fallait avec lui, il le laissait dériver sans chercher à le rattraper, comme s'il restait là en simple spectateur. Mais le problème était plus compliqué que ça. Oui il le laissait plus ou moins s'enfoncer c'était plus que clair mais d'un autre côté, il ne savait pas quoi faire pour le ramener sur la rive. Il y arriverait peut-être s'il savait exactement ce qui le tourmentait.

Il s'arrêta soudain dans ses pensées. Lui qui s'était dit qu'il ferait mieux de ne pas penser à Antoine le temps du trajet, c'était légèrement raté ! Ça lui faisait plaisir de savoir qu'ils allaient se revoir, il se doutait bien qu'ils n'auraient pas la possibilité de se parler en tête à tête à cause de la présence de leur ami mais ce n'était pas important du moment qu'il pouvait le revoir au moins un petit moment. Parce qu'après deux semaines de vide, il avait vraiment besoin de savoir s'ils étaient toujours aussi proches.

Il venait d'arriver devant chez Nyo. Il sortit de la voiture, regarda l'heure : dix-huit heures. Il était pile à l'heure ! La route avait été plus longue que prévue mais il n'avait pas vraiment fait attention au temps qui passait, perdu qu'il était dans sa tête et concentré sur la conduite, il était un sérieux conducteur allons allons ! Même agonisant il ferait attention à la route, quoiqu'il se demandait bien dans quelles circonstances il pourrait se retrouver agonisant au volant... C'était pas comme conduire en étant bourré non plus. Il sonna à la porte, salua Nyo qui le fit rentrer, jeta un rapide coup d'œil à l'intérieur, il était le premier.


Merci d'avoir lu, encore et toujours désolée pour les fautes, bisous bisous. :)

Melirix : Merci beaucoup pour ta review 8) je suis contente que tu trouves le début sympa, merci pour ton envoie de courage xD j'espère que cette suite t'as plu ! :D