Bonjour chers raviolis (j'avais pas d'idée... '-')

MERCI pour vos reviews :3 Je suis vraiment contente que ça vous plaise et que vous preniez le temps de m'écrire un pitit quelque chose ^^

Vous avez vu comme je publie plus tôt aujourd'hui ? :O En fait c'est juste que je suis trop fatiguée pour rester debout jusqu'à mes 4-5heures habituelles xDD 'Fin bref...

Le chapitre 8 arrivera mardi.

Dans ce chapitre il y a un changement de point de vue mais ne vous en faites pas, il est signalé xD

Bonne lecture 8D


Quand il se réveilla ce matin là, il aurait juré ne plus s'être levé aussi tôt depuis des siècles. Il avait l'impression de revivre une situation qui avait eu lieu près de deux mois plus tôt et vu à quoi elle avait abouti, il était proche de se suicider en se frappant la tête contre un mur tellement il se trouvait con à ce moment même. Certes il fallait que la situation entre Mathieu et lui change, mais de la à lui dire toute la vérité... Il n'avait pas réfléchi, ce n'était pas possible autrement !

Il se ressaisit, de toute façon la dernière fois qu'il avait travaillé sur le sujet en long, en large et en travers, il s'était planté en beauté alors ça ne pourrait pas être pire. Mais comment il allait lui dire ? Il avait beau y penser, il n'y avait aucune façon de le faire sans paraître ridicule. Et Mathieu ? comment allait-il réagir ?

Il l'avait imaginé toute la nuit ça, la réaction de son ami. Il était en couple quand même ! Mais non il n'y avait pas de problème, il était tout à fait pour l'idée d'avouer son amour à un mec, son meilleur pote, casé... qu'il aimait. Il était con ou quoi ?

Il avait gardé les quelques possibilités réalisables des réactions de Mathieu dans sa tête (la transformation de son ami en melon n'en faisant pas partie, à quatre heures du mat' on a de drôles d'idées. Surtout si on est crevé). Soit il allait se jeter dans ses bras, -le meilleur des cas et le moins plausible- soit il allait se mettre en colère et ne plus jamais l'approcher -parce qu'il était en coupe bordel !- soit il serait dégoûté. Ou alors, le plus probable, il lui rirait au nez et penserait à une farce. Et merde ! Mais qu'est-ce qu'il avait encore foutu ?!

Il prit son petit déjeuner mais eu du mal à avaler sa tartine. En même temps essayez de vous retrouver dans la même situation et on va voir si vous envisagez de réussir à manger quelque chose.

Il n'avait plus le choix maintenant, il n'allait pas inventer de mensonge, déjà parce qu'il n'en avait pas le temps mais surtout parce qu'il s'était promis de ne jamais mentir à son ami dans la mesure du possible. Ne pas lui dire toute la vérité, ok mais lui dire des conneries, ça non ! Mais qu'est-ce qu'il était un sombre crétin quand même !

Il n'eût pas plus de temps pour tergiverser mentalement, la sonnette venait de retentir. Il se dirigea vers la porte, anxieux comme jamais, pour accueillir son ami. Il partirent vers sa chambre et reprirent leurs places attitrées. C'était très difficile d'avoir à s'exprimer et il préféra regarder Mathieu plusieurs minutes plutôt qu'engager la conversation tout de suite. Celui-ci n'avait pas l'air plus joyeux que lui, il avait du cogiter un moment sur ce qu'il avait l'intention de lui révéler. Si ça se trouve il avait déjà sa petite idée et son attitude froide ne l'aidait pas non plus à se jeter à l'eau.

Alors il le regardait. Il était beau son ami, surtout dans des circonstances comme ça où il avait l'air perdu, peut-être même un peu... fragile ? C'était marrant comme il ressemblait à son personnage du geek en ce moment même, les vêtements caractéristiques en moins et une faible lueur colérique en plus.

/A → M/

Il se sentait mal à l'aise. La dernière fois qu'il était assis sur ce lit à cette même place, son meilleur ami en face, celui-ci lui avait annoncé qu'il ne fallait plus qu'ils se voient aussi souvent. Il se demandait si aujourd'hui Antoine ne demanderait pas tout simplement à ce qu'il arrête de le considérer comme son ami.

Mais pour l'instant, personne ne parlait. Son collègue le regardait, rien de plus et ça avait le don de l'inquiéter davantage. Lui il essayait de ne pas le fixer, de paraître un peu remonté, de ne pas croiser ses yeux chocolats, de ne pas voir ses cheveux fous parce qu'il ne savait pas comment réagir au regard insistant de son meilleur ami et que ça le gênait qu'il ne dise rien.

Un froid s'était installé entre eux pendant ces presque trois semaines et ça lui faisait mal. En tout cas lui il attendrait, c'était à Antoine de commencer, lui il n'avait rien à dire. Si son ami avait du mal il n'allait pas tout gâcher en risquant de lui couper la parole. C'était apparemment bien pensé parce qu'à peine s'était-il dit cela que son collègue ouvrit enfin la bouche.

-Mathieu, je crois que je te dois des explications pour la dernière fois. Je... J'ai totalement merdé et je crois que je peux pas faire pire en te disant le pourquoi du comment maintenant. De toute façon il est trop tard pour reculer alors...

-Je t'écoute.

Il avait peur, qu'est-ce qu'il allait lui dire sérieusement ? On aurait dit qu'il s'apprêtait à prédire la fin du monde par les papillons et les fourmis. Le genre de truc hyper grave mais incroyable ! N'avait-il à ce point pas confiance en lui-même ? N'avait-il à ce point pas confiance en son ami ? Son cœur se serra à cette idée. On verrait bien, ça ne servait à rien de commencer à paniquer alors que rien n'avait encore été vraiment dit. Une nouvelle fois, Antoine brisa le silence qui devenait rapidement pesant.

-Au début, je voulais m'éloigner de toi parce que quelque part ça me faisait mal d'être en ta compagnie, mais le pire c'est que j'arrivais plus à être moi-même et je ne voulais surtout pas que tu t'en rende compte. Encore maintenant je me demande comment tu as fait pour ne rien voir, ne rien remarqué. Comme quelque chose qui aurait pu changer dans mon attitude...

Son ami s'arrêta et le regarda, comme s'il attendait un déclic de sa part. Lui ne bougeait pas, toujours fébrile. Il voulait le laisser déballer son sac, il parlerait après, là ce n'était pas le bon moment. Surtout qu'il commençait à ne plus rien comprendre du tout.

-Je ne m'étais pas rendu compte que je te ferais souffrir aussi en m'éloignant comme ça. J'espère que tu ne m'en veux pas trop pour ce que j'ai fait ?

Mathieu hocha la tête en signe de dénégation et l'incita à poursuivre. Il était trop avide de réponses pour garder son masque colérique. Voyant que l'autre avait du mal et qu'il regardait par terre, espérant sûrement trouver les bons mots inscrits sur son parquet, il prit la parole.

-Antoine je veux que tu me parles, que tu me dises ce qui te dérange qu'on trouve une solution tous les deux ou au moins que je sache pourquoi je te pardonnes, tu comprends...

Il s'arrêta, Antoine venait soudainement de lever la tête -il avait dû se faire mal vu la rapidité !- et le fixait droit dans les yeux, son beau regard marron braqué sur le sien, déterminé. Il lança alors sa phrase sans détour.

-Je suis amoureux de toi.


Merci d'avoir lu, excusez-moi pour les fautes, bisous bisous. :)

Luna-la-lune : Bah vui que je réponds :3 Je suis contente que tu ais aimé les deux chapitres précédents 8D et puis ben ce qui allait se passer... c'est au dessus xDD Ça me fait super plaisir autant d'enthousiasme de ta part x) j'espère que tu auras aimé ce chapitre aussi ! Bisous :D