Bonjour les loulous 8)

MERCI pour vos reviews (toute cette joie qui s'empare de mwa à chaque fois :3)

Le chapitre 13 arrivera samedi maiiiiis je dois vous faire part de quelques changements : Vous avez dû remarquer qu'aujourd'hui je poste un peu tard, et bien il y a une explication logique à cela 8D : comme pour beaucoup d'entre nous, j'ai repris les cours (et oui, cette tristitude). Et comme j'avais l'habitude de poster dans les environs de 1-2-3 heures du mat', comprenez que ça risque d'être difficile à l'avenir xD du coup je posterais toujours avec un intervalle de 3jours mais au lieu de poster dans la nuit, je posterais dans la journée (sauf peut-être le week-end 8I) ! Malgré tout, bravant vents, marées et tempêtes (héhé) je ferais en sorte de toujours respecter les délais annoncés. Voilà voilà.

Bonne lecture 8D


Lorsque Mathieu se réveilla, la première chose qu'il remarqua c'était son mal de tête absolument désagréable, ensuite ce fût son mal de dos et enfin le fait qu'il soit trois heures trente-sept du matin et qu'il n'avait aucun souvenir précis de la soirée d'hier, sauf celui qu'il était peut-être un peu éméché.

Il se leva à demi, attendant que le monde retrouve sa stabilité, alla prendre un cachet dans l'armoire à pharmacie (il était venu tellement souvent qu'il connaissait presque toutes les places des affaires, et puis c'est pas comme s'il n'avait pas souvent besoin d'aspirine...). Il était toujours fatigué mais il ne voulait plus dormir sur ce canapé, c'était totalement hors de question vu le mal de dos dont il était victime actuellement. Surtout que ce canapé lui faisait mal exprès ! Il le lui avait dit tout à l'heure il lui semblait.

Encore dans les vapes, il prit la décision la plus intelligente qui soit, du moins pour un enfant qui a peur de l'orage, se ramener dans le lit de son hôte. En plus son hôte il était super beau dans ses souvenirs flous de tout à l'heure. Il entra dans la chambre, galéra un peu pour trouver son chemin dans le noir et se retrouva assis, par il ne savait quel miracle, au bord du matelas. Il poussa outrageusement son ami du coude, celui-ci se décala en grognant, laissant la place à Mathieu qui s'allongea contre son ami sans plus de cérémonie.

...

-Mais qu'est-ce c'est que ce joyeux bordel bordélique ?

En entendant cette phrase, Mathieu, en demi-sommeil, se réveilla totalement. Il ouvrit les yeux, les referma, se traita mentalement de tous les noms pour avoir bu autant la veille puis arrêta parce que penser à des insultes lui faisait également mal à la tête, la réflexion étant trop difficile pour une heure aussi matinale surtout le lendemain d'une cuite. Et c'est à ce moment qu'il prit soudainement conscience de ce que son collègue venait d'exprimer d'une voix beaucoup trop forte pour être légale.

-Antoine ?
-Oui, c'est comme ça qu'on m'appelle.

Il se tourna vers lui (il était du côté bord, dos à son ami) il le regarda, les yeux à moitié ouverts tel un drogué, tout ceci en environ deux secondes.

-Mais pourquoi t'es dans mon lit ?!
-Haha... C'est marrant comment on voit que tu galères à aligner deux pensées et que quand tu crois avoir compris tu dis de la merde.
-Que je...amuzncoehoiq... Quoi ?

Il regarda autour de lui et se rendit enfin compte qu'en fait, c'était lui qui squattait le lit de son pote. Il se souvint alors de ce qui l'avait amené là et revint sur le visage d'Antoine, complètement hilare, qui essayait vainement de se retenir d'exploser de rire en se mordant la lèvre, ce qui, entre nous, ne marchait pas vraiment.

-Ow...

Il n'en fallu pas plus pour que son vis-à-vis soit pris d'un fou rire pendant un bon quart d'heure. Lui était partagé entre la gêne et l'envie de rejoindre son ami quand il voyait la tête rouge et l'impossibilité de s'arrêter qu'il avait de rire. Une fois que tout le monde fût à peu près calmé et réveillé, Antoine le regarda, résista apparemment à la tentation de recommencer à se marrer et finit triomphalement par s'exprimer.

-Bon aller viens, on va prendre le petit déj'.

Le touffu l'enjamba pour sortir de son lit et descendit, suivit par lui même.

-Alors, tu te souviens du pourquoi tu t'es retrouvé à me faire des câlins en pleine nuit ?
-Oui... J'étais en froid avec ton canapé !
-Ah ouais d'accord... t'en tenais une bonne hier.
-Un peu ouais.

Ils commencèrent à manger en silence puis Antoine, qui apparemment se retenait depuis un moment, rompit le silence.

-Dis, tu m'as pas expliqué ce qui s'était passé chez toi pour que tu débarques pour un temps indéfini.
-Pas grand-chose... Quand je suis rentré après être parti de chez toi, elle m'a dit qu'elle voulait qu'on se calme avant de se parler et le lendemain, elle est arrivée comme une fleur en me disant qu'elle était partie voir son psy qui lui aurait conseillé qu'on fasse une pause...
-Je croyais que vous étiez contre ce genre de conneries ?!
-J'le croyais aussi...
-Pourquoi tu lui a pas dit que tu voulais pas ?
-Parce qu'elle m'aurait pourri la vie et tout aurait été de ma faute ! Elle le veut et ben qu'on le fasse, on verra bien ce que ça donne ! Et puis je préfère lui dire oui et me retrouver chez toi à dire des conneries que lui dire non et qu'on s'engueule tout le temps.
-Ah oui, vu comme ça... Donc je vais devoir te supporter combien de temps là ?
-Je sais pas, je dirais deux, trois jours. Peut-être plus.
-Mat', tu sais que c'est pas une bonne idée ! J'veux dire... t'as vu cette nuit ? Si moi aussi j'avais été bourré imagine ce qu'on aurait pu faire.
-Antoine, même bourré t'oserais pas ! Et puis on recommencera pas, j'aime bien être avec toi et là j'en ai l'occasion alors arrête de penser à chaque fois que tout vas mal tourner et puis ça ira.
-Si tu le dis.

Mathieu soupira discrètement dans sa tasse de café. Il ne voulait pas être obligé de partir chez quelqu'un d'autre et encore moins devoir retourner chez lui. Antoine était son meilleur ami, il l'adorait et il ferait tout pour que celui-ci cesse d'envisager le pire à chaque fois. Il commençait tout juste à percevoir, à comprendre ce qu'Antoine endurait lorsqu'il était là, il avait bien du courage de supporter tout ça.

Il se surprit à le regarder, ce qui ne manqua pas de lui rappeler sa réflexion de la veille quand il s'était dit un truc comme «il est beau» ou quelque chose qui ressemblait. Et c'était vrai, ses cheveux fous, ses yeux chocolats, son rire... Antoine n'était ni dans la catégorie «moches» ou «potables», il était beau, c'était indéniable. Est-ce que c'est également ce qu'il avait pensé de lui avant de tomber amoureux ? C'était quelque chose qui l'intriguait ça. Il savait Antoine hétéro de base alors comment il avait fait pour l'accepter ? Combien de temps ça lui avait prit ? Et surtout, qu'est-ce qui l'avait fait aimer son ami ? Pour essayer de savoir, il imaginait qu'il lui suffisait de se mettre à sa place, l'inspecter et voir ce que lui lui trouvait et s'il jugeait que, dans un contexte différent, ça aurait pu le rendre amoureux.

Malheureusement ce genre de réflexion ne lui arrivaient pas souvent. En réalité il les évitaient au maximum parce qu'elles lui faisaient surtout peur. Le fait que son ami lui avoue son amour l'avait fait se poser de plus en plus de questions à ce sujet et venaient bien trop souvent les moments où il se disait que finalement, la seule chose qui le dérangeait chez Antoine, c'était qu'il soit un homme...


Merci d'avoir lu, blablabla les fautes, bisous bisous. :)