Bonjour les grands 8)

MERCI pour toutes vos gentilles reviews qui le sont toujours d'ailleurs, personne ne veut ma mort c'est chouette XD

Le chapitre 14 arrivera mardi, je fais ce que je peux pour poster dans les temps mais je m'aperçois que déjà là c'est compliqué x), on verra, pour l'instant ça passe 8)

Bonne lecture 8D


Ils étaient proches, de plus en plus. Antoine s'en rendait compte, pas Mathieu. Il savait que c'était une mauvaise idée de le laisser rester autant de temps chez lui. Ça faisait quatre jours que son collègue était présent. Non content de devenir à moitié fou d'avoir l'objet de son amour à disposition sans avoir le droit d'y toucher, il s'était rendu compte que celui-ci se posait de sérieuses questions au sujet de ce qu'il éprouvait pour lui. Il ne savait pas exactement lesquelles, il ne savait pas ce que ressentait vraiment Mathieu par rapport à ça mais il avait compris que son ami essayait de savoir ce qui l'avait rendu amoureux. Ce n'était pas bon signe. Tout simplement parce qu'il finirait par avoir besoin de réponses et que lui n'était pas pressé de subir un interrogatoire.

Il regarda discrètement son ami qui était perdu dans ses pensées. Il ne voulait pas que ça dérape. Et si Mathieu, qui prenait pleinement conscience de l'amour qu'il éprouvait pour lui, commençait à se sentir gêné en sa présence ? Il lui aurait fallu du temps mais il pourrait ne réagir que maintenant non ? Non... il ne réagirait pas autrement que comme il le faisait actuellement. Mais le jeu auquel il jouait était dangereux. Autoriser celui qu'il aimait à partager son environnement tout en restant meilleurs amis avait quelque chose d'étrange, de limite malsain quand on savait que Mathieu était au courant mais que ça ne le dérangeait pas plus que ça.

Mais il n'osait pas lui dire. En même temps il se voyait mal dire à son pote «alors écoute c'est très chelou que tu acceptes le fait que je t'aime sans broncher donc le mieux c'est que je te dégoûte et que tu ne m'approches plus». Son ami le regardait différemment en ce moment, sans s'en rendre compte sa façon de le regarder avec ce petit air intrigué avait trahi ses émotions, peut-être ses doutes. Décidant que c'était vraiment gênant comme situation, il intervint.

-Qu'est-ce que tu regardes comme ça ?... Mathieu ?
-Hein ? Ah pardon je... j'étais perdu là
-Oui j'ai remarqué, tu pensais à quoi ?
-A... ma copine.
-Ah d'accord. T'as décidé de ce que t'allais faire quand elle t'appellera ?
-Non pas encore et j'ai pas envie de parler d'elle parce que je sens que je vais encore m'énerver.

Antoine haussa les épaules et revint à sa brioche, plus embêté que ce qu'il voulait bien montrer. Mathieu commençait à douter des sentiments de sa copine. Elle et son ami étaient fâchés l'un contre l'autre. Loin d'elle, Mathieu ne pensait plus qu'aux jours de dispute qui attisaient de plus en plus ses doutes et sa colère.

Il réfléchit, si son ami n'aimait pas les pauses à ce point c'est parce qu'elles n'étaient pas bénéfiques pour lui, au contraire : il ruminait les derniers moments et donc les engueulades, il ne remontait jamais vers les bons souvenirs ou à l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre aux premiers jours et qui était sans doute très fort. Ce n'était pas une bonne chose, mais alors pas du tout. Plus leur pause durerait, plus Mathieu risquait dans un accès de colère, de plaquer sa petite-amie et de partir en claquant la porte. S'il faisait ça, il pourrait le regretter toute sa vie. Et ça Antoine ne pouvait pas laisser faire. Il fallait qu'il ait une discussion avec lui et rapidement !

Il attendit le soir, ils avaient passé une bonne journée entre pc et rigolade et il avait préféré attendre un peu, surtout que c'était un sujet assez difficile à aborder pour le moment.

-Mat' ça te dérange si on parle de ta copine ?
-... J'ai pas très envie de parler d'elle.
-Je sais ! Mais j'te connais et je suis sûr que intérieurement tu la traites de tous les noms pour vous avoir fait ça.
-C'est difficile à deviner pour personne ça.
-Mat', ça reste ta copine ! Vous avez eu des bons moments tous les deux...
-Antoine arrête, je sais que tu penses que j'ai oublié tout ça parce que je ne la voit pas et qu'en plus je suis parti fâché mais là, ça va plus loin. Elle ne m'a toujours pas dit pourquoi elle rentrait tard le soir et j'ai l'impression que soit elle voit quelqu'un d'autre, soit elle a pas confiance en moi ! A chaque fois que j'essaye de me dire qu'on a eu de très bon moments je me rappelle ça et je me demande si la confiance que je lui ai donnée est la même que celle que j'ai reçue. Alors je préfère me rappeler de notre dernière dispute plutôt que des trucs que je suis même pas sûr qu'elle a appréciés réellement ! Je sais même pas si je trouverais pas mieux qu'elle me trompe...
-Ow... Oui là je comprends mieux... Mais tu trouves pas que tu tires des conclusions trop hâtives ? Je suis sûr qu'elle a confiance en toi et ça m'étonnerait fortement qu'elle te trompe tu sais.
-Non je sais pas ! Et toi non plus d'ailleurs alors arrête d'essayer de me remettre avec elle. Comment tu peux arriver à faire ça en plus ? Tu m'aimes et tu me pousses dans ses bras. C'est limite du masochisme là...

Touché.

-Ça n'a rien à voir avec moi là ! On parle de toi et ta copine, ce que je ressens n'a rien à faire là dedans ! Je fais ce que je dois faire en tant que meilleur ami, te soutenir et...
-Non Antoine, tu penses que c'est ce que tu dois faire parce que sinon tu as l'impression qu'à cause de ton amour tu me conseilles mal. Au fond tu voudrais peut-être même que je la quitte mais tu préfères me pousser dans ses bras parce que tu crois que c'est ce que tu ferais si tu ne m'aimais pas ! Mais ce n'est pas le cas, alors arrête. Tu n'es pas le meilleur des conseillers pour mes histoires d'amour. T'as beau me connaître par cœur sache que c'est la même chose pour moi !

Le ton était monté mais Antoine se tût. Son ami avait évoqué un point sensible. Et pire, il avait raison. Vu sous cet angle, tout semblait logique. Certes il ne dirait pas à son ami de se caser avec quelqu'un que lui-même trouvait nul mais quand une individue se pointait et qu'il la trouvait à la hauteur de son collègue, il avait tendance à l'inciter à se mettre avec ladite personne. Parce qu'en effet, il pensait que c'était ce qu'il ferait s'il n'était pas amoureux.

Il avait la mine déconfite, comment avait-il fait pour ne pas le voir tout seul ? Ça lui paraissait tellement évident maintenant. Il l'avait probablement toujours su mais ne voulait pas se l'avouer... Il regarda son collègue qui semblait regretter ses dernières paroles comme le prouvait son regard mi-coléreux, mi-désolé.

-Excuse-moi Mat'... Je pense que t'as pas tort quelque part.
-J'aurais pas dû dire ça, je me doute bien que tu ne le fais pas volontairement...
-Oui mais t'as raison quand même, je crois que j'essaye de te caser avec n'importe qui qui soit à ta hauteur...
-A ma hauteur ? Haha ! T'es vraiment un cas toi hein ?!

Mathieu avait dit cela en rigolant, le plus grand sourit et prit une gorgée de sa bière. Le sujet était clos pour ce soir. Ça valait mieux de toute façon. Il se leva et se dirigea vers le salon.

-Ça te dit une séance ciné version télé et bière ?
-Ok mais il est hors de question que je m'assois à nouveau sur ton canapé !
-Bon ben tu vas devoir prendre une chaise
-J'ai mieux que ça !

En disant cela Mathieu -qui l'avait suivi jusqu'au salon- s'était installé sur ses genoux. Il avait ses mains sur ses cuisses et Antoine les avaient à moitié sur les siennes, faute de place (c'était du moins son excuse minable pour justifier leur présence ici).

-T'es plutôt confortable comme siège en fait.
-Peut-être mais vu que la télé est derrière toi je doute fort que tu vois quelque chose ! En plus c'est hyper chelou comme position.
-Parle pour toi gamin !

Son ami avait utilisé la voix du patron accompagnée d'un sourire carnassier ce qui les fit rire tous les deux. Lui peut-être plus de gêne que parce que c'était drôle. Ça faisait trop bizarre de l'avoir si proche de lui, il ne fallait pas qu'ils restent comme ça. En plus il commençait à loucher vers ses doigts, en dessous des siens. Il aurait tellement voulu pouvoir les emmêler ensemble. Alors qu'il allait pousser le malotru, celui-ci repris son sérieux et la parole par la même occasion, l'empêchant de le déloger.

-Antoine ?
-hmm ? Ça te dirais pas de descendre de m...
-Qu'est-ce qui t'as fait tomber amoureux de moi ?

Oh... Pour ne pas s'y attendre, il ne s'y attendait pas du tout ! Pourtant il avait bien prévu ses questions, mais pas si tôt ! Mathieu, sérieux comme jamais, le fixait en attendant qu'il prenne la parole. Apparemment il n'aurait pas vraiment le choix. Coincé qu'il était au sens figuré parce qu'il ne pourrait y échapper éternellement mais également au sens littéral comme si son collègue avait préparé son coup à l'avance, il se voyait légèrement obligé de répondre. Il releva la tête pour croiser le regard de son meilleur ami.

-Alors ? Qu'est-ce qui t'as fait tomber amoureux de moi ?


Merci d'avoir lu, ayez pitié pour les fautes, bisous bisous. :)

Neko : Mais ça va tutafé bien 8) c'est super gentil ce que tu m'écris là 8D c'est vrai que pour Antoine c'pas cool mais je voulais pas qu'ils se disputent à cause de ça xD
Prie donc chère enfant, prie donc x) ! Sinon, j'adoooore ce que t'as pensé en lisant la dernière phrase, j'ai bien rit xDDD Je suis super contente que tu ais aimé le chapitre et que tu aimes ma fic en général 8D je tâche de continuer ;) Bonne journée/soirée/nuit à toi aussi et à que bisous bisous :D