Bonjour mes licornes arc-en-ciel 8)

UN GRAND MERCI pour toutes vos reviews, c'est super gentil de prendre du temps pour en écrire :3

Le chapitre 16 arrivera. C'est tout ce que je peux écrire pour l'instant parce qu'on est arrivés dans la zone "derniers chapitres" et que c'est aussi la zone "à relire et pas qu'un peu" doooonc vla x) j'pensais pas que ce serais aussi chaud de poster, j'suis qu'en terminale quoi... Bref.

Bonne lecture 8D


Antoine ouvrit les yeux, Mathieu était toujours contre lui, ce qui le fit sourire. Il retira sa main, il n'était sûr de rien concernant les sentiments de son ami et il ne voulait surtout pas le brusquer. Ce dernier se tourna vers lui, il avait un visage fermé.

-Je viens de recevoir un sms

Pas besoin de demander pour savoir de qui il venait, vu la tête de son collègue, ce n'était pas difficile à deviner. Il regarda ailleurs une petite minute avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres même si la réponse ne lui plairait sûrement pas.

-Elle veut que vous vous remettiez ensemble ?

-Elle veut... elle veut qu'on se revoit pour discuter. Mais oui, je suppose qu'implicitement c'est aussi ça qu'elle veut, elle m'a écrit qu'elle m'aime.

-Donc c'est plus que clair, c'est pas du tout implicite ça, au contraire.

Son cœur se serra, tout allait redevenir comme avant. Vu comment Mathieu avait hésité à lui dire la vérité, il était plus que certain pour lui que ça sous-entendait que son collègue voulait également se remettre avec elle. Il détourna le regard et se leva, il ne voulait pas rester une seconde de plus devant le regard peiné de son... son quoi d'ailleurs ? Après ce qu'il s'était passé, étaient-ils seulement encore amis ?

-Antoine attends, je...

-Tu quoi ? Mat' je sais très bien que tu sais pas où t'en es, je sais aussi qu'après ce qu'il s'est passé hier, plus rien ne sera comme avant ! Je ne suis pas idiot tu sais ?!

-Je n'ai jamais...

-Tu m'as compris. Va la retrouver si c'est ce que tu veux, va t'expliquer avec elle de toute façon tu en as besoin. Je ne peux pas t'aider ou te dire ce que tu dois faire. Je ne sais même pas si tu l'aimes toujours et que tu regrettes ce qu'on a fait. De toute évidence tu ne sais même pas y répondre toi même.

Sur ces mots qui laissèrent le plus petit confus, il descendit, récupéra toutes les affaires de son ami et les réunit dans le hall d'entrée. Une fois Mathieu en bas, il le regarda quelques secondes. Celui-ci observait ses affaires d'un regard circulaire, ayant l'air perdu, il ne devait pas comprendre ce que ça signifiait. Il décida de l'éclairer.

-Je préfère que tu partes maintenant. Comprends-moi, c'est pas facile de mon côté non plus !

Il hésita un instant avant de poursuivre d'une voix plus douce et plus mesurée.

-Je... Si tu... Tiens moi au courant.

Son aîné acquiesça et eut un faible sourire, histoire sans doute de montrer qu'il comprenait et qu'il n'était pas fâché. Une fois la porte franchie, Antoine la referma en soupirant. S'il avait été dans un film à l'eau de rose il aurait sans doute pleuré, adossé à cette porte que venait de prendre celui qu'il aimait.

Il rejoint sa chambre et s'assit sur son lit, il n'avait pas faim. Il se prit la tête dans les mains. Mathieu ne lui avait même pas dit si ce qui c'était passé hier était voulu. Pourtant il avait eu l'air si confiant, si déterminé quand il avait plongé ses yeux dans les siens entre deux baisers. Il ne savait plus quoi penser. Il préféra s'allonger dans le noir et attendre que son malaise passe. Il était bien là, dans l'obscurité à ne penser à rien, à fixer un plafond qu'il ne pouvait pas distinguer. Il finit même par se rendormir.

...

Quand il se réveilla pour la deuxième fois de la journée, il était complètement à l'ouest, comme lorsque l'on dort trop et que l'on ne gagne qu'un mal de tête. Il se leva chancelant et partit prendre une aspirine. En passant par le salon il se souvint des événements de la veille avec plus de force que lorsqu'il était en haut. Il secoua la tête, tituba, jura d'avoir de si mauvaises idées et prit son cachet.

Où en était Mathieu ? Est-ce qu'ils s'étaient réconciliés ? Formaient-ils de nouveau un couple heureux ? Avait-il déjà oublié qu'il l'avait embrassé ? Il espérait secrètement qu'elle avait décidé de rompre, il se dégoûtait pour ça. Si Mathieu était heureux avec elle ça devrait lui suffire, ça lui avait toujours suffit jusque là... Et pourtant il ne pouvait s'empêcher de penser à ce genre de choses. C'était débile, elle n'allait pas rompre si elle lui écrivait des «je t'aime». Peut-être que son collègue le ferait alors ? Non, il était trop perdu pour ça ! La solution de facilité pour lui restait de dire amen à sa copine et d'oublier Antoine.

Décidé à ne pas remuer ces idées qui n'étaient pas franchement joyeuses, il attrapa sa veste et sortit pour prendre l'air et, pourquoi pas, trouver un ami avec qui passer la journée. Ça faisait trop longtemps qu'il ne voyait personne et on commençait à s'inquiéter de le voir aussi casanier.

De retour chez lui, il se rendit compte que ce genre de sorties lui avaient beaucoup manqué. Il n'avait pas eu de mal à trouver des copains à lui qui étaient libres, tous trop heureux de le voir enfin dehors. Il avait plus ou moins expliqué ce qui se passait en ce moment chez lui afin de justifier sa longue absence puis ils avaient bu, rigolé, bu, discuté, bu et bu encore. Il était donc temps qu'il rejoigne son lit. Il allait encore devoir prendre un cachet le lendemain.

Il était encore assez conscient pour ne pas voir que des décors mouvants autour de lui et décida donc de regarder ses sms et ses messages Skype. Aucun d'eux ne venait de Mathieu. Déçu et légèrement en colère il s'affala dans son lit nourrissant l'espoir fou que le simple fait de dormir lui fasse oublier tout ses problèmes.


Merci d'avoir lu, ... tant pis pour les fautes, j'ai l'habitude xD, bisous. :)