Bonjour chers ingénieurs informaticiens 8)
C'est un pic... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! 8D 5600 vues ! ET PLUS DE 100 REVIEWS mais c'est quoi toute cette bande de foufous d'élites ? 8D 8D 8D Tellement de hapiness en moi :')
J'ai compensé la petitesse du chapitre précédent avec ce chap' qui est pour l'instant, le plus long de la fic 8)
Le chapitre 17 arrivera mercredi.
Bonne lecture 8D
Mathieu pleurait. Pas beaucoup mais il pleurait. Il en avait marre de pleurer ! Il avait l'impression qu'avec son ami il ne savait faire que ça. Il venait de se faire virer de chez ce dernier, ni plus ni moins. Il l'avait mérité c'était certain mais ça lui faisait mal quand même.
Il n'était pas triste seulement pour ça non, il était dans cet état pour plusieurs raisons et celle là n'en était qu'une parmi d'autres. Il y avait par exemple le fait qu'il n'ait rien su dire à Antoine, même pas qu'il avait su ce qu'il faisait au moment où il l'avait fait. Même pas qu'il ressentait quelque chose de fort pour lui, même s'il ne savait pas si c'était de l'amour.
A bien y réfléchir, qu'aurait-il pu ajouter à ce que son collègue lui avait dit ? Ça faisait tellement longtemps qu'Antoine l'aimait tandis que lui... Lui il était perdu et il faisait du mal à son ami à cause de ses sentiments contradictoires.
Il soupira, il se sentait minable. Il n'avait pas su trouver les mots et en plus il devait déjà retourner voir sa copine alors qu'il ne savait absolument pas où il en était. Si elle lui demandait s'il avait réfléchit pendant ce laps de temps, aucun doute qu'il ne saurait pas quoi lui répondre. Elle ne s'attendait sûrement pas à ce qu'il lui dise «Oui et d'ailleurs je suis gay, à la prochaine». Il ferma les yeux un instant, arrêté au feu rouge. Il passa une main lasse sur son visage et reprit la route. Cette discussion ne s'annonçait pas rose et pleine d'amour.
...
Quand il rentra dans son appartement, il eut à peine le temps de voir Wifi accourir dans sa direction avant qu'une furie ne se précipite vers lui et l'étreigne à l'en étouffer.
-Mathieu je suis tellement contente de te revoir.
Il l'écarta un peu sèchement mais elle ne s'en formalisa pas. Il n'était tout simplement pas d'humeur à lui déclarer un amour débordant.
-Tu ne pensais quand même pas que j'allais te sauter dessus dès que je te reverrais ?!
-A vrai dire non, mais j'aurais essayé...
-Tu sais très bien qu'il faut qu'on parle ! Et je ne ferais rien tant qu'on aura pas eu cette discussion.
Elle soupira, elle devait s'y être attendu. Néanmoins elle le regarda de nouveau en souriant et l'invita à s'asseoir avec elle dans le salon. Une fois qu'ils furent assis, Wifi, trop content d'avoir enfin retrouvé son maître, s'installa sur ses genoux en ronronnant.
Si sa copine ne lui avait pas manqué plus que ça au vu de leur relation plutôt tendue et compromise, ce n'était pas le cas de son petit chaton qu'il n'avait pu emmener chez Antoine, sachant qu'il avait ces créatures en horreur. Il gratta distraitement les oreilles de son animal tandis que sa petite-amie prenait la parole.
-De mon côté j'ai réfléchi. Et je sais ce que je veux ! Je veux rester avec toi, toujours.
-Bravo... autant de temps pour comprendre ça !
Sa remarque n'avait pour but que de la blesser, lui même n'étant pas capable de démêler ses propres sentiments.
-Ne sois pas méchant avec moi, j'essaie de t'ouvrir mon cœur.
-Le problème n'est pas là, tu le sais très bien ! Je ne te pardonnerais rien tant que tu ne m'auras pas expliqué pourquoi tu rentrais si tard le soir.
-Et en quoi c'est si grave ? Il n'y a que ça qui t'intéresse ?!
Le ton montait vite. Trop vite. Ils étaient à présent en train de crier, tous les deux.
-En quoi c'est grave ?! Tu te fou de moi ? Comment je peux être sûr que tu ne vois pas quelqu'un d'autre ? Comment je peux être sûr que ce que tu me caches tu ne me le dis pas parce qu'il est évident que je le prendrais mal hein ?
-Quoi ? Mais tu ne peux pas avoir confiance en moi un peu ?
-J'aimerais bien mais c'est difficile quand on voit comment tu t'obstines à ne pas me répondre !
-Très bien ! Si tu veux tout savoir... J'ai repris contact avec mon ex.
-Quoi ? Et c'est pas important ça peut-être ? Tu te fou vraiment de ma gueule là !
-Tu vois ! C'est pour ça que je ne voulais pas te le dire ! J'étais sûre que tout de suite tu te mettrais en colère !
-Ah oui et j'ai pas de raisons de le faire d'après toi ?! Ben non, bien sûr que non, après tout c'est ce qu'il y a de plus normal ! Après t'être fait sauter par ton ex tu viens ici pour faire de même avec moi c'est tellement plus intéressant !
-Je t'interdis de me parler comme ça ! Ce n'est pas du tout pour ça !
-Comment tu veux que je te crois hein ? Tu n'as même pas daigné m'en parler.
-Tu sais que je pourrais dire pareil de toi ? Comment je peux avoir confiance en toi quand tu vas chez Antoine ?
-Ne t'en prends pas à lui ! Il n'a rien à voir là-dedans et ça n'a aucun putain de rapport !
-Rien à voir ?! Et comment je peux être sûre que vous ne faites rien quand vous êtes tous les deux ? Si ça se trouve tu as des délires bizarres et tu profites de la situation. Il t'aime non ?! Alors qu'est-ce qui me dit que vous ne vous embrassez pas et plus si affinités ?! Si ça se trouve en fait tu es une pédale ou tu es bi et ta pseudo amitié avec Antoine est une couverture !
Elle ne faisait ça que pour lui retourner ces phrases qui l'avaient blessée et bien sûr qu'elle ne le pensait pas. Elle espérait simplement que Mathieu se rende compte de la stupidité dont il faisait preuve. Pourtant il ne put retenir sa phrase, trop en colère, il parla sans avoir tourner sa langue sept fois dans sa bouche.
-Ce n'est pas parce que je l'ai embrassé que je suis gay !
Silence total. Il venait de se vendre tout seul, comme un con. Il se serait bien giflé mais il se retint pour éviter d'en rajouter devant sa copine. Dire qu'elle était choquée était un euphémisme. Elle tomba sur le fauteuil derrière elle, stoppée dans son élan. Il ne s'était même pas rendu compte qu'ils s'étaient levés tous les deux. Il n'avait pas senti Wifi descendre et partir se cacher dans la cuisine. Il s'assit lentement face à sa petite-amie et se prit la tête dans les mains. Qu'est-ce qui lui prenait ? Il ne faisait que des conneries en ce moment.
-Tu... Je veux... Qu'est-ce qu'il s'est passé en mon absence Mathieu ?
Il n'y avait aucune colère dans sa voix, juste un mélange de surprise, de déception, de tristesse et peut-être aussi de dégoût. Il releva la tête, la regarda puis fixa le sol. Enfin, il se décida à répondre.
-Je... Je l'ai embrassé...
Il entendit un sanglot, il jeta un coup d'œil vers elle, elle pleurait. Il se détourna bien vite, il était entièrement responsable, tout était de sa faute.
-Tu l'aimes ?
Il n'en avait aucune foutue idée ! Il ne savait même pas si elle préférait qu'il dise oui plutôt qu'un je ne sais pas. Il choisit d'être sincère.
-J'en sais rien
Nouveau sanglot. «J'en sais rien» était bien trop proche de «oui» pour elle.
-Et moi ? Tu ne m'aimes plus ?
-... Je... J'en sais rien non plus.
Et elle fondit de nouveau en larmes. Il n'avait pas le courage de lui mentir et de toute façon ça ne lui servirait à rien.
-Je suis désolé.
Elle ne répondit pas. Ils restèrent ainsi face à face pendant vingt bonnes minutes. Elle était peut-être énervante en ce moment mais elle ne méritait pas ça. Il se leva pour la prendre dans ses bras, elle l'en empêcha mais pas fermement, comme si elle voulait qu'il ne le prenne pas mal. Elle chercha à le fixer dans les yeux et une fois que ce fût fait, elle s'exprima entre deux sanglots.
-Ce n'était pas une... une bonne idée cette... cette pause ! J'aurais dû... dû t'écouter.
Le fait qu'elle pleurait ne rendait pas son discours très intelligible mais il se devait de l'écouter jusqu'au bout, il pouvait au moins faire ça après ce qu'il venait de lui révéler.
-Je crois que... que je vais aller chez mes... mes parents quelques temps.
-Quoi ? Tu vas encore nous séparer ?!
-Mathieu !
Elle avait reprit un ton plus ferme et essayait de contrôler ses sanglots.
-Ce n'est plus de moi qu'il s'agit ! Tu n'as plus aucune idée de... de ce que tu ressens ! Je ne veux pas rester avec toi si tu n'es même plus... plus sûr de m'aimer !
Elle n'avait pas tort. Ce serait lui faire du mal et s'en faire aussi. Il ne fallait pas qu'il regrette de la quitter ou de se remettre avec elle. Il devait se comprendre pour elle, pour Antoine, pour lui aussi surtout.
-Tu es sûre de toi ?
-Oui ! Il faut que tu réfléchisses. Si tu me dis que tu es s.. sûr de tes sentiments après ta... ta réflexion, je reviendrais avec toi. Pas avant.
Sur ce, elle se leva totalement bouleversée pour faire ses valises. Mathieu avait l'impression que depuis quelques temps c'était devenu son hobby les discussions sur des sujets compliqués et les phases d'introspection de même que les éloignements nécessaires et forcés. Il en avait un peu ras-le-bol, mais il en était le seul fautif.
Il n'y avait plus que lui qui doutait. Il y avait deux cœurs certains de l'amour qu'ils éprouvaient pour lui et le sien qui pensait aimer l'un d'eux et qui s'était pourtant trouvé un attrait soudain pour l'autre. Deux cœurs qui attendaient la décision du sien. Quoi qu'il arrive, il y en aura forcément un qui serait brisé, peut-être même les deux. Le bonheur de deux personnes dépendait en ce moment de son choix. Rien n'indiquait que celui des deux qui n'aurait pas son amour n'allait pas trouver l'âme sœur ailleurs ou même que cela durerai avec celui qu'il choisirait mais en attendant, c'était à lui de rendre la destinée de l'un d'eux déprimante pendant au moins quelques semaines voire mois ou années et il avait beaucoup de mal a se faire à cette idée.
Il vit sa copine partir après lui avoir lancé un petit sourire triste. Il avait l'impression de se revoir sortir de chez Antoine. Il passa la journée à ne rien faire à part regretter ses paroles, rejeter les images d'Antoine, détester ses sentiments confus. Il partit se coucher en fin d'après-midi, il ne voulait pas rester éveillé et il ne voulait penser à rien au moins jusqu'à demain.
Avant de s'endormir, il décida d'appeler son ami, il fallait qu'il sache pourquoi il ne donnerait pas de nouvelles pendant au moins deux jours.
-Allô ?
-Antoine c'est moi.
-Je sais.
-Je... J'ai... besoin de réfléchir pour tout ce qui s'est passé ces trois derniers jours.
Il ne savait pas comment s'expliquer clairement et il y eut un silence. Antoine attendait.
-Je... J'ai décider de... Elle est partie
-Quoi ?
-Elle est partie, elle va chez ses parents le temps que je prenne une décision. Je voulais t'en parler tu comprends ?! Je sais pas où j'en suis et je dois réfléchir à... tout ça.
-Oui... Appelle moi quand tu sauras s'il te plaît. Même si ça ne me fera pas plaisir.
-Promis.
-Bonne chance.
Son ami raccrocha. Lui se fixait quarante-huit heures pour démêler tout ça, en espérant que ça suffirait.
Merci d'avoir lu, laissez, les fautes, c'est pour moi ;) bisous. :)
Luna-la-lune : La colère y est mais je suis pas sûre que la raison de cette colère soit celle que tu espérais x) Merci pour ta review ! Ah que bisous :D
