Bonjour mes petits yétis 8)
MERCI A L'INFINI pour les reviews, fav', follows, vues et toussa toussa 8)
Je suis vraiment désolée du retard de ce chapitre... Je ne veux pas m'étaler sur le sujet mais en gros suite à un problème assez important et personnel j'ai énormément manqué de temps ce qui m'a empêchée de publier quoi que ce soit (et pourtant le chap' était prêt...)
Enfin bref ! On se retrouve donc pour ce chapitre 17 qui est assez space, je vous l'accorde, mais je m'en fou parce que moi je l'aime beaucoup xD par contre c'est pas dit que pour vous ce sera pareil 8S C'est pas vraiment le même format mais espérons qu'il conquière quelques uns d'entre vous quand même 8)
Trêve de blabla,
Bonne lecture 8D
Antoine raccrocha. Il avait eu un sursaut de joie en voyant que c'était Mathieu qui l'avait appelé pourtant il avait vite déchanté. Il s'y était attendu ! Son ami n'allait pas comprendre qu'il l'aimait follement en même pas une journée non plus ! Mais qu'est-ce qui n'allait pas avec eux ? Ils n'auraient pas pu rester simplement des amis ? Non, il avait fallu que leurs putains de sentiments s'y mettent et foutent le bordel. Merveilleux !
D'un autre côté, il se disait qu'il avait peut-être une chance que ça marche. Que ce soit lui que Mathieu aime vraiment. Malheureusement, si ce dernier retournait vers sa copine, la chute serait très dure et il ne s'en relèverait pas de si tôt, alors autant profiter pour le moment. Il soupira, se leva, prit sa veste et sortit en claquant la porte bien décidé à ne pas faire comme avant et se morfondre en attendant que ça passe.
Chez Mathieu le temps passait trop vite. Il s'était dit quarante-huit heures mais il n'était pas sûr de pouvoir les tenir. Il n'était toujours pas fixé après une journée et encore trop de questions restaient sans réponse pour qu'il ait déjà une idée de décision en tête. Malgré tout, il avait quelque peu avancé.
Il en était arrivé à la conclusion que, comme il y a déjà quelques années, il pouvait être attiré par un autre homme. Seulement attiré ! Il ne pensait pas encore être réellement amoureux. Mais attiré par Antoine ? C'était dur à accepter... C'était avant tout son ami non ? Quand est-ce qu'il avait fini par ressentir des choses envers lui ? Il n'arrivait pas à se dire qu'il pouvait être attiré par lui depuis longtemps. Est-ce que ça pourrait avoir un lien avec le fait qu'Antoine l'aime ? Non, il ne pensait pas... Ça lui faisait tellement bizarre d'ailleurs qu'Antoine éprouve ça pour lui, il avait l'impression qu'il n'arriverait jamais à s'y faire ! Antoine avait carrément "changé de camp" pour lui... vingt-quatre heures de passées.
De même que pour la veille, Antoine passa la journée dehors avec des amis. Il était parti dès qu'il s'était levé de son lit. Il s'était persuadé qu'il valait mieux qu'il sorte, qu'il passe son temps dans les bars, qu'il s'amuse tout simplement.
Pourtant ce n'était pas que ça. En fait il n'agissait pas de la même façon que l'autre fois et pourtant il ne faisait pas non plus ce qui était le plus intelligent. Il ne trouvait pas que ce qu'il faisait n'était pas bon, que c'était même une mauvaise idée aussi nulle que celle de rester cloîtré chez lui. Encore une fois, il faisait trop dans les opposés. Il buvait. Toujours. Trop même. Il rentrait chez lui à une heure aléatoire de la journée, dormait et dès qu'il était de nouveau pas sobre mais au moins plus conscient qu'en se couchant, il repartait boire. Cette histoire allait sûrement mal finir mais il s'en foutait, ce n'était pas important de toute façon...
Mathieu se réveilla ce matin-là avec la furieuse envie d'appeler son ami. Il n'aimait pas rester seul trop longtemps. Mais l'appeler ne l'aiderait en rien et il se disait que s'il sortait voir des gens, il ne réfléchirait pas à sa situation. Au contraire, il chercherait à l'oublier et ça ne mènerait plus à rien.
Il se prit la tête dans les mains. Il avait une migraine affreuse. Il partit prendre un cachet, son ami lui manquait encore. A chaque fois il se disait qu'il l'avait vu il n'y a pas longtemps et que ce n'était pas normal qu'il pense plus à Antoine qu'à sa copine, il espérait que ça ne voulait pas dire grand-chose mais quelque part, il savait que c'était parce qu'il ressentait plus qu'une simple amitié et attirance envers son ami. Il le savait mais il avait toujours du mal à l'accepter et il se demandait si il y arriverait un jour.
Même si elle ne lui manquait pas autant que son collègue, ça lui faisait bizarre que sa petite-amie ne soit pas là. Quand il pensait aux souvenirs qu'ils avaient ensemble, un petit sourire se dessinait sur ses lèvres. Malheureusement, il savait que ce n'était pas pour autant qu'il l'aimait encore et il ne savait plus trop quoi penser de tout ça... Le deuxième jour venait de s'achever et il avait toujours l'impression d'être perdu au milieu de son océan de questions.
Rentrer chez lui et y rester devenait trop dur. Dorénavant rester seul était sa hantise. En deux jours Antoine avait réussi à développer une sorte de phobie, une peur de retomber dans la léthargie qui ne l'avait pas quitté pendant deux semaines la dernière fois. Il finissait bien par se rendre compte que le fait de boire ne l'aidait en rien mais pour lui c'était toujours mieux que de rester enfermé dans sa maison.
Elle était devenue trop froide, trop calme, trop silencieuse, presque impersonnelle... Comme s'il n'était plus vraiment chez lui et que tous les soirs il devait dormir dans un lieu inconnu. Il avait complètement abandonné ses vidéos. De toute façon pour ses fans il était en vacances, personne ne s'inquiéterait de ne plus voir sortir de what the cut ?! tant qu'il n'avait pas fait passer l'info qu'il les reprenait.
Troisième jour... Il pouvait repasser avec ses quarante-huit heures ! Pourtant, il était convaincu que ce soir, il aurait pris sa décision. Il avait passé la nuit sur son problème et en était venu à la possible possibilité que même s'il continuait à éprouver une certaine affection pour sa copine, leur histoire était quand même finie. Si il l'aimait comme il le devait, jamais il n'aurait eu l'envie d'embrasser Antoine. De plus, comme il se l'était déjà dit des semaines plus tôt, ce qu'il éprouvait pour Antoine était beaucoup plus fort que ce qu'il éprouvait pour elle.
Peut-être qu'au fond son collègue avait eu raison, il ne s'était mis en couple avec elle que parce qu'elle l'aimait et qu'il n'était sûr de rien. C'était peut-être même un moyen inconscient d'ignorer ses sentiments envers son ami ? Il s'était également rappelé tout ce qu'il s'était dit à propos du chevelu. Il le trouvait beau, il adorait son sourire, ses yeux, ses cheveux, son caractère, son humour, ses blagues de merde... Il se souvenait aussi de ce qu'il avait ressenti ce jour là quand il avait posé ses lèvres sur les siennes, quand Antoine avait mis ses mains sur ses cuisses. Cette sensation indescriptible qui vous faisait trembler intérieurement de la tête aux pieds. Il s'en souvenait et ça lui donnait envie de recommencer, ce qui signifiait que c'était bel et bien terminé avec sa copine, déjà un point avait été réglé cette nuit.
Il faisait noir, il se réveillait seulement maintenant après sa cuite d'il y a peut-être cinq jours. Il avait réellement dormi cinq jours ?! Il se leva, étrangement il se sentait bien. Il se dirigea vers le salon. La première chose qu'il trouva bizarre était l'absence de tout meuble excepté une chaise, dos à lui, contre l'un des coins. Une personne était assise dessus.
-Mathieu ? Qu'est-ce que tu fais là ?... Mathieu ?... Mathieu ?
Forcé de constater que son ami n'avait pas l'intention de lui répondre, il se rapprocha. Il faisait très sombre dans la pièce et il mit un temps infini pour rejoindre le bout de la salle. Pas qu'il traînait mais l'endroit semblait s'élargir dès qu'il avançait un peu. Quand il arriva dans le dos de son ami, il posa une main sur son épaule. Mathieu n'esquissa même pas un mouvement, on aurait dit qu'il dormait. Il se déplaça lentement pour faire face au plus petit et se pencha vers lui afin de voir son visage. Il eu un soudain mouvement de recul.
-Putain de merde !
Mathieu avait les yeux grands ouverts. Il fixait le vide. Antoine devait se rendre à l'évidence, son ami était mort. Il approcha une main tremblante de celle de son aîné, elle était glacée. Il retira vivement sa main et tomba, assis contre le mur derrière lui. Il prit ses genoux dans ses bras et ne bougea plus, il avait peur. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Il s'était passé quoi ? Pourquoi Mathieu était chez lui et surtout, pourquoi il était mort ? Il enfouie sa tête dans ses genoux.
-Antoine ! Pourquoi tu m'as fait ça ?
Il releva la tête d'un seul coup. Mathieu le regardait intensément mais il était devenu transparent.
-Ma... Mathieu... Mais qu'est-ce qui se passe ?
-Pourquoi tu m'as fait ça ? On était amis non ?
-Quoi ? Mais... Mais...
-Pourquoi tu m'as tué ?
Le cœur d'Antoine rata un battement, quoi ? C'était lui qui avait fait ça ? Mais comment ça pouvait être possible ? Il ne s'en souvenait même pas ! Il regarda autour de lui, le sol s'était teinté de rouge, ses mains en étaient couvertes. Plus loin, un couteau gisait sur le parquet, il comportait également ces taches cramoisies.
-Pourquoi tu m'as tué ?
Il comprit alors. Il se revit, plein de rage, attaquer Mathieu avec ce même couteau et lui planter l'arme dans le cœur parce qu'il lui avait dit ne pas l'aimer. Ce n'était pas qu'une simple couleur rouge, c'était du sang ! Il paniqua, il fallait à tout prix qu'il quitte cette pièce et qu'il se lave les mains. Il essaya de se lever mais ses jambes ne le soutenait plus. Il rampa jusqu'à la porte, elle était fermée et ne voulait plus s'ouvrir. Le sang commençait à se peindre sur les murs, Mathieu continuait à répéter « pourquoi tu m'as tué ? » dans une litanie insupportable. Il finit par crier. Que quelqu'un l'aide ! Que quelqu'un l'entende ! Dans une dernière tentative pour sortir de ce cauchemar, il se jeta sur le couteau et le retourna vers lui. C'était sa dernière chance. Il inspira profondément, ferma les yeux et bougea sa main. Se préparant à l'impact, il ouvrit les yeux...
Il était étalé sur son lit, tout habillé, tremblant, haletant, trempé. Sa peluche Richard tournée vers lui, sur son ventre. Il était pâle comme la mort. En fait il n'avait dormi que six heures et la journée était loin d'être finie. Il se leva et partit dans la salle de bain. Il était face au miroir. Il avait des cernes bleus-violets très prononcés, une mine fatiguée. Il n'était pas vraiment sous son meilleur jour. Il se planta sous la douche et laissa couler l'eau trop chaude sur son corps endolori. Qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Il faisait absolument n'importe quoi, le pire était peut-être qu'il s'en rendait compte mais qu'il continuait. Il ne voulait pas rester seul, c'était beaucoup trop dur. Il avait été ici avec Mathieu pendant quatre jours et c'était lui qui l'avait foutu dehors.
Les quelques heures qu'il passait dans sa chambre, il les passait à dormir. Il rêvait souvent de Mathieu, pratiquement à chaque fois, il les voyait s'embrasser sur ce foutu canapé, il s'imaginait des scénarios qui lui faisaient plus mal qu'autre chose. Il pensait à son ami dès qu'il était un peu trop sobre. Quand il était saoul c'était pire ! C'était la deuxième fois qu'il faisait un tel cauchemar pendant ses périodes de sommeil décomposées. Pourtant il ne pouvait pas s'arrêter. Et il savait déjà que ce soir, il repartirait.
Mathieu se réveilla en sursaut, il s'était rendormi et il était déjà dix-neuf heures. Il jura, se leva rapidement, enfila sa veste et sortit. Il courut en direction de sa voiture, il partait voir sa copine. Il avait eu comme une révélation, il était con d'avoir douté à ce point ! Sa décision était enfin prise et il était temps d'avertir les principaux concernés...
Merci d'avoir lu, les fautes ne sont que le fruit de votre imagination défaillante (angel), bisous. :)
