Bonjour mes fidèles suiveurs 8)

Encore, toujours, à jamais (Lily... pardon 8/) MERCI POUR VOS REVIEWS ! 8D pour vos fav', follows, vues aussi ;)

J'ai perdu le compte de quand je dois publier et comme de toute façon je suis pas foutue d'évaluer comment je vais m'en sortir je ne donnerais plus de dates, sachez juste que les délais ne passeront pas une semaine. 8)

Bonne lecture 8D


Il arriva vite devant la maison des parents de sa copine. Il sonna sans attendre et patienta le temps que quelqu'un lui ouvre. Ce fût le père de la jeune femme qui entrouvrit la porte. En voyant qui il était, celui-ci parut légèrement embarrassé.

-Oh Mathieu, bonjour !

-Bonjour, je suis désolé de vous déranger je voudrais voir votre fille.

-Oh... je... ne peux pas vraiment te laisser aller la voir... Entre, je vais t'expliquer tout ça.

Il suivit le plus vieux et ils s'installèrent tous les deux dans la cuisine devant une tasse de café. Le silence s'éternisait et il commençait à en avoir marre des discussions gênantes qu'on ne savait jamais par où commencer. Il supporta deux minutes ce silence ennuyeux avant de prendre la parole.

-Pourquoi je ne peux pas la voir ?

-Mathieu, est-ce que... est-ce que tu es venu pour lui dire que c'est avec elle que tu veux te remettre ?

-Non.

Réponse claire et précise. Si le plus vieux parut surpris, il ne le montra pas.

-Tant mieux alors, ce sera nettement plus simple comme ça.

Euh... Ah bon ?! Non seulement il ne semblait pas surpris mais en plus il avait l'air... soulagé. Ça promettait !

-Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Pour faire simple, au début de l'histoire c'est elle qui avait voulu que vous vous sépariez quelques temps tu te souviens ?

Mathieu hocha la tête.

-Et bien si elle a initié cette pause ce n'était pas parce qu'il fallait que vos disputes cessent mais plutôt parce qu'il fallait qu'elle réfléchisse. Pas à votre relation, non, mais plutôt à ses sentiments.

-Ses sentiments ?

Ok, là il ne comprenait absolument plus rien... Ils parlaient vraiment de la même personne ?

-Elle pensait être tombée amoureuse de son psy. C'est pour ça qu'elle rentrait chez vous de plus en plus tard, elle allait le voir, lui parlait, prétextait des problèmes pour avoir une consultation expresse, ça marchait plutôt bien vu qu'ils étaient amis, du moins comme peuvent l'être un patient et son psy.

-Quoi ?... Mais... Mais je... Je pensais qu'elle revoyait son ex... ?

-Ce n'était pas exactement vrai.

Ow... Ça faisait un choc. Il ne s'était vraiment pas attendu à ça ! Il ne savait pas ce qui était le plus étrange en fait. Que ça se soit passé comme ça ou que son père en sache autant et surtout plus que lui. Il savait qu'ils étaient proches tous les deux mais ça lui faisait bizarre. En tout cas il avait eu raison de trouver étrange l'attitude qu'elle avait eue quand elle ne rentrait plus à la même heure. Elle ne lui avait même pas dit la vraie raison...

-Quand vous vous êtes séparés, elle s'était convaincue que c'était encore toi qu'elle aimait et elle a voulu que vous vous retrouviez. Pourtant je la soupçonne d'avoir agi comme ça par facilité, tu comprends, son psy est marié. Puis il y a eu cette histoire avec ton... ami.

Mathieu tiqua au dernier mot, elle lui avait vraiment TOUT raconté. Mon dieu ce que ça lui faisait étrange de parler de ça avec son père, il était si... flegmatique. Et apparemment il n'était pas décidé à lui épargner quoi que ce soit ! Il pensait également que c'était plutôt une très bonne chose qu'il n'ait pas voulu retourner auprès de sa fille, il s'en serait pris un sacré coup !

-Elle savait qu'il y avait plus que de l'amitié entre vous mais elle ne pensait pas que ce serait autant...

Il était décidément le seul à ne pas l'avoir compris alors.

-Quand elle est venue chez nous après t'avoir demandé de réfléchir comme elle l'avait elle-même fait auparavant, elle m'a tout expliqué dans les moindres détails. Elle était en pleurs mais finalement plus triste d'avoir fait le mauvais choix que triste à cause de tes actes.

Rassurant...

-Le lendemain elle est allée voir son psy, elle s'était décidée à lui avouer qu'elle l'aimait. Malheureusement, comme je t'ai dit, il est marié ! Et il semblerait qu'il aime énormément sa femme. Bref, depuis qu'elle s'est pris un... râteau, elle reste enfermée dans sa chambre et ne parle à personne sauf à moi. Ça va lui passer, ce n'est pas la première fois mais disons juste que tu ne pourras pas t'expliquer avec elle comme tu l'aurais voulu.

-Oh ! Je... je... je ne sais pas vraiment quoi dire en fait.

-Ça fait beaucoup de nouvelles d'un coup n'est-ce pas ?!

Et c'était peu dire ! Lui qui pensait connaître sa copine mieux que personne il s'était complètement trompé ! Heureusement qu'il ne l'aimait plus, ça aurait donné quoi sinon ? Enfin, même si elle n'était plus la femme de sa vie, il ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement quand il se rendait compte de ce qu'elle avait fait. Elle s'était plus ou moins servi de lui.

Il se gifla mentalement, il avait pratiquement fait la même chose, il ne pouvait pas lui en vouloir !

Il se leva, il n'avait plus l'intention de perdre son temps ici. Quelque part cette histoire l'arrangeait, il aurait été bien embêté de devoir expliquer qu'il avait finalement choisi et qu'elle ne ferait plus partie de son avenir.

Il remercia le patriarche de lui avoir accordé un peu de son temps, lui demanda s'il pourrait expliquer sa décision à sa fille, il n'avait rien dit à part qu'il ne voulait plus d'elle mais ça suffisait, les seules explications qu'il avait à donner étaient pour Antoine maintenant. Il se dirigea vers la sortie. Sa -désormais- ex petite-amie était dans le couloir, elle avait dû écouter. Elle arriva en pleurant silencieusement devant Mathieu.

-Mathieu je... je suis désolée pour... tout ça.

Il n'était même pas en colère, il pouvait bien comprendre, lui-même avait été dans cette situation et en plus de ça elle s'en voulait, elle s'en voulait de ne pas avoir réussi à persuader son cœur de rester avec lui, de ne pas contrôler vers qui allait son amour même si c'était contraire à ce qu'elle voulait. Et ça, il le comprenait mieux que n'importe qui. Il lui adressa un petit sourire pour lui signifier qu'il l'avait pardonnée.

-C'est plus grave maintenant, on aura quand même passé de bons moments. Et puis, je crois qu'on était dans le même bateau visiblement !

Elle lui sourit à son tour puis l'enlaça sans rien dire, scellant leur accord tacite de ne pas s'en vouloir ni à l'un ni à l'autre de leurs erreurs respectives. Ils ne se reverraient sûrement plus mais une séparation voulue et acceptée dans le calme par les deux partis était toujours bien mieux qu'une dispute et de la colère pendant de longues semaines.

Une fois dans sa voiture, il sentit un immense poids s'enlever de ses épaules et il sourit. Il était libre, libre comme l'air. Et le seul qui l'enchaînerait de nouveau s'il voulait encore de lui, ce serait lui même qui le supplierais de le faire.

Quand il arriva devant chez Antoine il était un peu stressé, tout allait se jouer maintenant. Il prit une profonde inspiration, encore puis se dirigea vers la porte. Il reproduisait la même chose qu'il y avait à peu près une demi-heure. Sauf que cette fois personne ne venait lui ouvrir.

Il appela son ami à travers le bois de l'entrée. Personne... Il n'était peut-être pas chez lui. Il décida de l'appeler sur son smartphone, à peine avait-il appuyé sur le téléphone vert qu'il tomba sur la messagerie. Éteint ou plus de batterie. Tant pis, il attendrait. Ne voulant pas retourner dans sa voiture, il s'adossa contre le mur et s'assit par terre. « Il va falloir être patient » se dit-il.

Les heures passaient lentement. De temps en temps il regardait son portable, il n'avait rien à faire et n'était pas connu pour sa patience légendaire mais il attendait ! Il s'était promis de rester jusqu'à ce qu'il voit son ami débarquer. Il venait de se rendre compte que la voiture de son ami n'était pas là, il allait forcément rentrer à un moment non ? Il espérait sincèrement que tout allait bien se passer, qu'Antoine accepterait de le revoir et qu'ils puissent enfin se reparler comme avant. Alors il attendait. Tant pis si ça lui prenait des heures, il resterait assis par terre devant la porte de son collègue jusqu'à ce que celui-ci se montre.

Il était arrivé vers vingt heures, il était vingt et une heure quarante-six. Presque deux heures. Il resterait ici jusqu'à minuit. Si son ami n'était pas rentré à cette heure-là, il repartirait. Il joua machinalement avec les clés de son appart', il avait oublié de remettre des croquettes à Wifi « j'espère que celles qu'il lui reste seront suffisantes ». Il soupira. Et si son ami était chez quelqu'un d'autre ? Et si depuis qu'il était parti, Antoine ne logeait plus chez lui ? Il aurait tellement aimé savoir à ce moment où pouvait bien se trouver son ami.

Enfin, vers vingt-deux heures vingt, Antoine arriva. Si il ne le connaissait pas si bien, il ne l'aurait peut-être même pas reconnu. Son ami marchait dans sa direction en titubant, l'air totalement à côté de la plaque. Mathieu plissa les yeux pour essayer de voir son visage, au même moment son collègue trébucha et se retrouva par terre. Il se précipita vers lui pendant qu'il essayait de se relever sans grand succès.

Arrivé à sa hauteur il entendit un vague « j'en ai marre de tomber scrogneugneu » avant de se pencher pour aider l'autre quand celui-ci remarqua enfin sa présence et le fixa, ahuri, stoppant le plus petit dans son élan.

-Mathieu ? Tu es vraiment là ? Tu es revenu ?

Quand le Youtuber avait levé la tête vers lui, il avait eu un choc, non seulement Antoine était bourré comme pas deux mais en plus de ça il avait des cernes affolants sur une effrayante tête de mort vivant.

-Oh mais qu'est-ce que tu t'es fait Antoine ?

Il avait murmuré cette phrase plus pour lui-même mais quand son ami l'entendit, il baissa la tête l'air honteux. Sans rajouter quoi que ce soit, Mathieu le remis sur pieds et fût plaqué contre lui, il le serrait dans ses bras.

-Tu es là.

-Oui.

-Tu es vraiment là.

-Oui Antoine, je suis là.

Comme pour s'en assurer, Antoine leva lentement une main et la posa sur la joue de Mathieu. Une fois sûr qu'il n'était pas encore victime de son imagination, il reprit la parole autant que son cerveau brumeux lui permettait encore.

-Tu restes ?

-T'inquiète pas, je reste.

Il sentit Antoine soupirer de soulagement et se décolla de lui mais son ami le retint et scella leurs lèvres ensembles. Mathieu hésitait à arrêter, il préférait qu'ils parlent avant. Puis il se dit que quoi qu'il arrive, ils ne pourraient de toute évidence pas discuter ce soir et en plus il n'était pas du tout enthousiaste à l'idée de mettre fin à cet échange dont, de toute façon, le chevelu n'aurait aucun souvenir.

Au contraire, il serra plus fort le manteau du plus grand, ses mains dans son dos et répondit au baiser tout en l'approfondissant. La sensation qu'il ressentait était extraordinaire ! La langue de son ami de son ami avait un goût d'alcool très prononcé mais il s'en fichait, il était trop heureux de pouvoir l'embrasser pour s'en formaliser. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, savourant tous les deux le contact de l'autre.

Se rendant finalement compte qu'ils n'avaient pas quitté la rue -certes déserte mais ils étaient situés en plein milieu- et le manque d'air se faisant ressentir, il s'écarta, entraîna Antoine vers la maison et pris les clés des mains de son ami qui avait apparemment du mal à ouvrir la porte.

Il décida de se rendre directement dans la chambre du chevelu, ils s'expliqueraient demain ils auraient tout le temps pour ça. Ce soir ils n'étaient pas en état, ni l'un ni l'autre. Mathieu installa Antoine du mieux qu'il put, ne lui enlevant que sa veste et se plaça à ses côtés. Son collègue passa rapidement ses bras autour de lui, le serrant tel un nounours et ils finirent par s'endormir.


Merci d'avoir lu, les fautes c'est à cause de mon correcteur, bisous. :)

Luna-la-lune : Et oui 8/ mais là c'est moins triste 8D Merci pour ta review jeune padawan B)