Moi en retard ? Non pas du tout... j'ai un alibi... j'étais au cinéma 8( désolée... vraiment vraiment.

Coucou mes chers et braves fraises des bois volantes 8)

Me revoià (enfin) pour le dernier chapitre de cette fic (et vuuiii 8')) Bon on va pas se mentir, il est très niais et comme je trouve qu'il est niais quoi que je fasse, ça arrange pas tellement la situation... Quoi qu'il en soit, les amateurs de câlins et compagnie devraient êtres contents ;)

Il y aura peut-être (sûrement) un épilogue mais ne vous attendez pas à ce qu'il soit long et encore moins ce qu'il arrive rapidement ^^'

Bonne lecture 8D


En se réveillant, Antoine pensa avoir rêvé, son mal de tête persistant l'empêcha temporairement de ne serais-ce qu'envisager de soulever ses paupières mais le poids qu'il sentait contre lui l'interdisait de douter, il n'avait rien imaginé !

Une fois sûr qu'il ne courait aucun danger, il ouvrit les yeux et croisa ceux bleus de son ami. La soirée d'hier n'était pas très claire dans son petit cerveau pourtant il se souvenait parfaitement qu'ils s'étaient embrassés et c'était à peu près tout.

-Salut Math'.

-Salut, comment tu te sens ?

-Merveilleux !

-Sûr, j'te crois...

Mathieu se redressa et il le regarda faire, puis il s'assit à son tour en face de lui, tous les deux sur le bord du lit. Le plus petit posa sa main sur sa cuisse et même autant dans les nuages qu'il l'était, il en ressenti des frissons étrangement familiers. Mais malgré un léger sursaut, il le laissa faire.

-Ça va Antoine ?

-Oui je te l'ai dit.

-C'est pas vrai et tu le sais, t'as fait quoi exactement ces derniers temps ?

-Je suis allé voir des potes tout ça tout ça...

Il fit un geste vague comme pour repousser une mouche invisible, il n'aimait pas vraiment le sens que prenait cette conversation.

-Tu as bu surtout n'est-ce pas ?!

C'était plus une affirmation qu'une question mais il continua à éviter le sujet en niant.

-Non

Ce qui était très stupide et il le savait... Mathieu soupira.

-... Je suis parti combien de temps ?

-Quoi ?

-La dernière fois qu'on s'est vu c'était il y a combien de temps ?

-Euh... hum... ça doit faire... A peu près une semaine non ?

-Donc tu as bu.

-Quoi ? Pourquoi tu dis ça ?!

-Je suis parti trois jours et y a que quand tu bois que tu perds la notion du temps.

Il leva les yeux au ciel, c'était parfois très énervant d'avoir en face de soi quelqu'un qui nous connaisse si bien.

-T'es quand même pas venu m'engueuler ?!

-... Non.

-Alors au lieu de me reprocher ce que j'ai fait, explique toi d'abord sur la raison de ta venue.

-Je suis venu pour te parler de ma décision, comme tu me l'avais demandé.

-Ben je t'écoute, t'as réfléchi à ce qu'on avait fait, c'était peut-être nouveau, bizarre, dégoûtant j'en sais rien moi mais si tu me le dit pas je risque pas de le deviner !

Mathieu baissa la tête, ça n'allait pas être facile.

-Tu sais, c'est pas la première fois que je suis attiré par un mec en fait...

-Tu me l'avais jamais dit ça.

-C'est pas quelque chose qu'on sort comme ça histoire de parler crétin ! Et puis... C'était il y a longtemps, on ne se connaissait pas et j'avais trop de mal à l'accepter pour le dire à qui que ce soit.

-Et il s'était passé quoi entre vous ?

-Rien du tout ! Je me disais tout le temps que je déraillais, que je le trouvais juste beau et que ça allait passer.

-Et c'est passé ?

-Non... je l'ai aimé quatre ans avant de lâcher prise, je lui ai jamais dit et après je suis sorti avec une fille. J'espérais juste que ça m'arriverait pas de nouveau.

-Et t'en penses quoi maintenant ?

-Ben maintenant, je me suis dit que c'était pas la mort et que ça servait à rien que je me persuade que ce n'est que passager, que je ne suis sûr de rien.

-Qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis ?

-Je sais pas... Toi peut-être.

Il rit nerveusement à la fin de sa phrase et il y eu un blanc de plusieurs secondes.

-Tu peux pas me dire tout de suite ce que je veux savoir ? Au moins je serais fixé quoi...

C'était vrai franchement. Il pouvait pas se dépêcher non ? Il était quand même plutôt bien pressé d'arriver à la conclusion de tout ça et il fallait que le nain prenne tout son temps ! Qu'il le dise qu'on en finisse !

Mathieu, après un temps, fit lentement glisser sa main le long de la cuisse d'Antoine, les yeux rivés sur elle comme s'il voulait s'assurer qu'elle faisait bien ce qu'il lui demandait. Il essaya vivement de la retirer lorsqu'Antoine l'attrapa mais ça ne fonctionna absolument pas.

-Qu'est-ce que tu comptes faire exactement ?

-Je sais pas trop en fait.

Encore une fois, quand il ne savait pas s'exprimer avec des mots, il le faisait avec des gestes. Il se leva, Antoine le regarda faire un petit sourire moqueur sur les lèvres, son ami et l'expression des sentiments par voie orale ça faisait pire que deux. Mathieu se plaça entre les jambes de son collègue et se pencha lentement pour l'embrasser rapidement, ses bras autour de son cou, ce qui ne lui manqua pas de lui rappeler leur premier baiser.

Le chevelu regarda l'autre dans les yeux.

-Tu es sûr de toi cette fois ?

-On ne peut plus sûr mon jeune ami.

Antoine sourit à cette déclaration avant de coller à nouveau ses lèvres aux siennes puis de le serrer dans ses bras. Il leur en aura fallu du temps ! Et pourtant il s'en fichait, ils avaient été de beaux crétins mais ils étaient enfin ensemble.

Ensemble... Mathieu et lui étaient ensemble... C'est fou comme ça paraissait louche ! Clairement cul-cul la praline aussi mais surtout étrange. Et à la question « A quoi tu penses » de Mathieu, il ne put répondre qu'une seule chose.

-On est... ensemble.

Le plus petit rigola.

-Bien joué Captain Obvious... Du coup comme je t'aime et tout tu veux que j't'appelle Choupinou maintenant ?!

-T'as pas intérêt connard !

-Sinon quoi ?

-Sinon je t'appelle mon PETIT Mathounet.

-Connard !

-Moi aussi je t'adore !

Antoine sourit et l'embrassa encore, maintenant qu'il en avait le droit il comptait bien en profiter ! Surtout que -même si de manière détournée- Mathieu lui avait quand même dit qu'il l'aimait !

-Mais sinon, toi ?

-Hum ?

-Tu m'aimes ?

-Tu le sais très bien, pourquoi tu me le demande ?

-Parce que je serais pas le seul à paraître ridicule comme ça.

-Hmm... Abruti !

-Hey !

Mathieu se décala en le regardant avec un air faussement vexé, Antoine se leva.

-Bon aller viens, on va pas rester là toute la journée !

-Et pourquoi pas s'il te plaît ?

-Parce que j'ai faim !

-Morfale !

-Je sais.

Ils descendirent pour prendre leur petit-déjeuner mais une fois arrivés au bas des marches, Antoine ne put s'empêcher d'attraper Mathieu pour le serrer contre lui de toutes ses forces. Il était à lui désormais, rien qu'à lui.

-Tu veux... déjà que... je meurs ?!

-Woups... Désolé...

Il le lâcha mais le plus petit ne s'éloigna pas pour autant. Ils avaient pas l'air con quand même...

-Je sais bien que je suis le premier à avoir effectué plusieurs tentatives de meurtres à ton égard mais je peux encore servir tu sais ?

-Ouais... Bah je vais y réfléchir hein. Tu veux manger quoi sinon ?

-J'ai pas spécialement faim en fait, j'suis surtout fatigué.

-Tu vas rester ici de toute façon non ?

Une pointe d'inquiétude transparaissait dans sa voix.

-Antoine, va quand même falloir que je rentre un jour...

-Pourquoi ?

-Wifi.

-Ah ouais merde, je l'avais oublié lui.

Donc visiblement il faudrait qu'il reste de nouveau seul ce soir.

-Tu... ça te dit de venir avec moi ?

-Où ça ?

-Ben chez moi débile ! On n'aura qu'à prendre des pizzas en passant et on rentre ce soir.

-Ok.

Ils passèrent la journée à préparer les affaires du chevelu, ils n'en avaient pas parlé plus que ça mais ils savaient tous les deux que le plus grand viendrait squatter un bon moment alors ils préparèrent tout pour ne pas être obligés de faire des allers retours sans cesse.

Le soir arriva bien vite.

-T'es prêt ?

-Hmm... Je pense que j'ai tout oui.

-Alors on est partis.

Ils prirent la voiture de Mathieu, celle d'Antoine étant toujours sur le parking du dernier bar qu'il avait visité. Ils passèrent la récupérer, s'arrêtèrent à la première pizzeria qu'ils croisèrent et arrivèrent enfin devant l'appartement du plus vieux. Une fois les deux individus rentrés, Wifi se dirigea en miaulant vers son maître et fut interrompu par un étrange gars qui avait l'air de ne pas du tout l'apprécier depuis qu'il le connaissait et qui l'avait l'attrapé.

-Salut crétin.

-Depuis quand tu parles à mon chat toi ?! Y a quelques heures t'avait carrément oublié son existence.

-Bah ! Faudra bien que je m'y fasse un jour ou l'autre non ?

Mathieu ne le dirait sûrement jamais mais le fait qu'Antoine lui dise ça lui avait fait énormément plaisir, ça voulait dire qu'ils ne se quitteraient pas de si tôt.

Ils mangèrent leurs pizzas en rigolant et discutant de tout et rien. Le chevelu trouva deux-trois fois l'occasion de râler après Wifi pour raisons diverses et variées telles que "il me regarde méchamment de ses yeux vicieux", "il veut me piquer ma bouffe" ou encore "je pense qu'il prépare un plan vigipirate avec les autres êtres de son espèce pour que je me casse le plus tôt possible et que je meurs d'une mort mystérieuse et que la seule chose dont on sera sûr ce sera de la présence de plusieurs traces de griffures non identifiées au niveau de mon cou". Bref, que des excuses inébranlables et bien pensées pour dire que ce chat était maléfique.

Puis vient enfin l'heure d'aller dormir. Ce qui semblait poser quelques problèmes.

-Bon, bah... je vais m'installer dans le canap'

-Dis pas de conneries, tu viens dans ma chambre... Choupinou...

-Tu perds pas de temps de toi !

-Le temps c'est précieux gamin !

-Comme ma b...

-Ne finis pas cette phrase !

Ils sourirent tous les deux à leurs débilités mais restèrent tout de même plantés comme des abrutis au milieu du couloir.

« Putain mais c'est pas vrai ! On dirait deux gamines qui osent même pas se dire bonjour ! J'ai déjà squatté son lit moi non ?!... Oh et puis merde ! »

Suite à ses superbes réflexions, Mathieu saisit le bras de son désormais petit-ami et le traîna jusqu'à sa chambre. Arrivé là il lui retira son tee-shirt en deux secondes et s'attaquait déjà au bouton de son pantalon avant que le plus grand ne réagisse enfin.

-Woh woh woh woh woh... Math' on se calme là !

-T'emballe pas mec j'veux juste qu'on aille se coucher et apparemment t'avais du mal à te décider.

-Ah ok, tu m'as fait peur !... Bon c'est bon, te sens pas obligé de me déshabiller intégralement... je sais que j'ai un corps de génie de l'audiovisuel mais quand même ! T'inquiète pas hein, j'ai saisi l'idée.

Mathieu se hissa sur la pointe des pieds et à quelques centimètres de la bouche de son ami, il murmura.

-On dirait pas pourtant.

-Ta g...

Et il l'embrassa pour le faire taire avant de se mettre lui aussi en sous-vêt'.

-Laisse tomber le nain, tu ne me battras jamais niveau carrure parfaite, sois pas triste.

-Fais gaffe si tu veux pas que Choupinou devienne ton surnom officiel !

-Bah en fait je crois que c'est déjà mal parti là non ?!

-... Ouais... Ouais en fait ouais !

-Tss

-Pleure pas.

Il se glissa ensuite sous les draps bientôt imité par Antoine qui était parti éteindre la lumière. Ils restèrent sans bouger chacun de leur côté avant que le plus vieux ne soupire bruyamment d'exaspération et ne vienne se caler sauvagement sur le torse du chevelu qui l'entoura alors de ses bras.


Merci d'avoir lu, vous me voyez profondément confuse pour la présence d'éventuelles fautes, bisous :).

Rain Igami : Coucou 8) merci pour ta review, j'suis contente que ça te plaise XD et si t'aime bien les câlins entre eux avec ce chap' normalement tu devrais être happy XDD en tout cas merci pour ta zentille pitite review, ah que bisous :D