Un beau jour, en se réveillant, le Hibari ne trouva pas Tsuna. Ni dans la salle de bain, ni dans la cuisine, ni nul part. Le châtain avait littéralement disparu. Mais le méchant Kyoya n'avait rien fait. Il s'était juste dit qu'il reviendrait lorsqu'il aurait faim, un peu comme un chat. Sans plus de cérémonie, il se répara et alla au lycée. Les élèves avaient enfin compris qui était le patron et tout le monde lui obéissant sagement. Les cours étaient tranquilles et lui pouvait gentiment se reposer dans la salle du comité de discipline. En effet, il avait reproduit les us et coutumes de son monde dans celui-ci, que ça plaise ou non. Il apprit d'un de ses subordonné que Tsuna n'était pas venu en cours. Quand il le verrait, il le mordrait à mort.

Le Vongola decimo vagabondait dans la ville et bientôt se retrouva sur le pallier de sa maison. Celle où se trouvait une mère qui n'était pas la sienne. Celle où il n'y avait plus l'animation qu'il lui connaissait. Celle où il ne se faisait plus martyriser par un professeur particulier sadique. Celle où il ne voyait plus ses amis le rejoindre tout les matins. Les larmes se mirent à couler d'elle-même. Tsuna ressentait un vide incroyable dans son cœur que même Kyoya ne pouvait combler. Il n'arrivait tout simplement plus à le supporter. Ses amis de ce monde étaient tous très gentils, mais ce n'était pas ces amis. Ce n'était pas eux qu'il voulait voir, ce n'est pas avec eux qu'il voulait rire, pleurer, manger, dormir, jouer, combattre. Ce n'est pas avec eux qu'il voulait vivre. Ce n'est pas son monde, il voulait partir, loin d'ici, à tout prix. Alors il se mit à courir, loin de tout, comme s'il allait échapper à son destin, à ce monde.

Il ne regardait pas où il allait, il partait juste très loin de cet endroit qu'il détestait dès à présent. il se perdit dans ses propres méandres et s'engoufra dans l'entrée d'un tunnel de train abandonné. Il se dit que personne ne viendrait le chercher ici, personne ne le trouverait et il déchaina sa colère et sa frustration au point de toute détruire autour de lui. Les larmes coulaient toujours sans s'arrêter. Il ne voulait plus, ne pouvait plus. Et alors là, il vu cette personne qu'il n'aurait jamais voulu voir dans ce monde.

- Yo ! Fils !