Bonjour les gens ! Eh non je ne suis pas morte (le premier qui dit dommage je l'égorge) et je reviens avec une toute nouvelle fiction, sur un tout nouveau thème à l'exacte opposé de ce que je fais d'habitude : une fiction sur esprit criminel ! Ou criminal minds pour les casses-pieds... Les chapitres seront relativement court (court pour moi, sûrement de taille normal pour vous), comme ça je pourrais poster régulièrement. Enfin j'espère... Rating M pour l'ensemble de la fic, par mesure de précaution, mais la plupart des chapitres seront classés K, K+ Et soyons fou, peut-être T.

Disclaimer : Croyez bien que si je possédais esprit criminel, ça deviendrait immédiatement de gros n'importe quoi... Par ailleurs, les personnages ne m'appartienne pas sauf les quelques O.C qui traînent... Je ne reçois pas d'argent pour publier cette fiction, des commentaires ça me suffit amplement.

Rating : K pour ce chapitre


Il faisait froid, il pleuvait, le vent s'acharnait comme si il s'était fixé comme objectif de la faire tomber sur le trottoir. Mais elle ne voulait pas s'arrêter pour se mettre à l'abri, ou même pour reposer ses jambes faibles et son dos très douloureux. Une voiture s'arrêta à côté d'elle et le conducteur abaissa la vitre côté passager.

-Je peux vous aider mademoiselle ? Vous voulez que je vous conduise quelque part ? demanda l'inconnu, fixant son ventre rond avec une certaine inquiétude.

-Non merci.

Elle passa son chemin sans plus s'attarda, tremper jusqu'aux os, ses cheveux lui collant au front. Elle ne connaissait pas très bien Quantico, et pour cause, elle n'y était allée qu'une fois lorsqu'elle avait quatre ans et sa vague connaissance des lieux lui venait de la carte qu'elle avait étudiée dans l'avion. Par ailleurs, elle n'était pas sûre que la direction qu'elle suivait depuis plusieurs minutes déjà soit la bonne. Un couple abrité par un parapluie passa à côté d'elle et elle regarda leurs mains entrelacée alors qu'un grand vide se creusait dans sa poitrine. Elle devait avancer. Les larmes coulaient très doucement sur son visage et se mêlaient aux gouttes de pluie qui ruisselaient de manière peu élégante sur sa peau. La nuit aurait pu être calme si les lampadaires n'avaient pas été allumés, si la rue n'avait pas été l'une des plus fréquentées de la ville, et si la tempête n'avait pas été aussi violente. Un homme qui tentait pitoyablement de se protéger avec son sac au dessus de la tête passa près d'elle, et elle l'interpella timidement.

-Excusez-moi...

Il devait avoir la trentaine, des cheveux d'un noir de jais, des yeux verts, les traits un peu tirés. Elle lui donna l'adresse qu'elle possédait et écouta attentivement ses instructions, avant de le remercier d'un sourire. Elle repartit, traînant presque des pieds. La douleur était fulgurante, son dos semblait être parsemé de tâche de souffrance invisibles, et ses jambes tremblaient à cause du froid et de la fatigue. La grande bâtisse qu'elle cherchait fut bientôt en vue, et elle se traina jusqu'à l'entrée. Une vieille femme en sortait et lui tint la porte avec un sourire en regardant son ventre rond, et soufflant un vague merci, la jeune fille s'avança dans le grand hall. Elle ne savait pas où elle devait aller désormais. Elle devait avoir l'air d'un rat mouillé avec ses cheveux blonds devenus châtains foncés à cause de la pluie, ses yeux bleus continuellement voilés par de la souffrance, sa carrure d'anorexique en puissance à peine troublée par sa grossesse, et ses vêtements trempés. Elle se dirigea timidement vers ce qui semblait être le bureau du concierge, et elle frappa faiblement à la porte ouverte. Un vieil homme dégarnit releva la tête de sa paperasse, une canne en bois près de lui, ses yeux noir la détaillant depuis son bureau.

-Je peux faire quelque chose pour vous mademoiselle ?

-Je cherche... L'appartement d'Aaron Hotchner...

-Deuxième étage, porte 54.

-Merci...

Sa condition de femme enceinte devait éloigner les doutes à son sujet... Elle partit vers les escaliers et soupira. Deux volées de marches à monter... Dans son état, cela prendrait assurément du temps. Elle posa son pieds sur la première marche, et réfléchis activement pour se détourner de l'effort physique qu'elle était en train de fournir. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir dire en arrivant là haut ? Cela faisait plus de quatre ans qu'elle n'avait pas revu l'agent du FBI. Soudain, sa présence ici lui semblait parfaitement stupide, irréfléchie et déplacée. Elle n'avait tout simplement pas le droit de débarquer dans sa vie comme ça, de tout chambouler, après tous les ennuis qu'elle lui avait attiré. Mais elle était déjà au deuxième étage. Et elle souffrait atrocement. Sans compter que c'était la seule solution qu'elle avait. Elle n'avait pas le choix, qu'elle soit indésirable ici ou non.

Elle clopina dans le grand couloir, regardant distraitement les portes alors que la douleur lui arrachait des larmes amères et des couinements incontrôlables. 54. Le petit chiffre était fixé à un battant de bois qui n'avait rien de plus que les autres, mais qui semblait pourtant affreusement plus terrifiant pour la jeune femme. Elle leva le poing, s'arrêta, hésita, les larmes redoublant alors qu'elle se mettait à trembler. Elle ne savait définitivement plus quoi faire. Finalement, dans un mouvement maladroit et presque involontaire son poing s'abattit faiblement sur la porte. Elle ne pouvait plus reculer. Alors elle frappa une nouvelle fois et recula d'un pas. L'angoisse lui serrait la gorge et ses sanglots refoulés menaçaient de se faire entendre. Une chaîne de sécurité qu'on retire se fit entendre, puis une clef tourna dans la serrure, et la poignée s'abaissa. Définitivement trop tard pour partir. Un homme apparu sur le seuil, les sourcils froncés, ses yeux bruns virant presque à l'auburn la détaillait. Il portait encore sa chemise blanche et sa veste noire, bien que sa cravate rouge soit un peu desserrée.

-Sarah ? Qu'est-ce que tu fais là ?

Elle ouvrit la bouche pour parler, mais un sanglot lui échappa et elle baissa honteusement la tête alors que les larmes noyaient ses joues.

-Je...

Elle releva les yeux, et constata qu'Aaron avait l'air plus surpris qu'en colère. Ses yeux descendirent jusqu'à son ventre, et cela finit de le déconcerter.

-Entre.

Il s'écarta et referma derrière Sarah. Il verrouillé, remit la chaînette, et fit signe à la blonde de s'assoir sur le canapé.

-Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda-t-il en s'assaillant en face d'elle.

-Je... J'ai des problèmes... J'ai de gros problèmes Aaron...

Il tendit la main pour prendre celle glacée de la jeune femme et exerça dessus une pression rassurante. Il attendit qu'elle se calme et entendit Jack arriver en courant.

-Tu ne dors pas encore mon bonhomme ? demanda-t-il.

Le garçon secoua négativement la tête et regarda Sarah avec ses grands yeux curieux. Il serrait contre lui une peluche et était visiblement censé être couché puisqu'il était en pyjama.

-Tu te souviens de Sarah ? continua doucement Aaron.

Nouvel hochement de tête négatif. C'était normal après tout, il devait avoir... Quatre ans la dernière fois qu'il l'avait vu.

-Tu veux bien aller lui chercher un verre d'eau ?

Jack s'exécuta, trottinant vers la cuisine, alors que son père reposait ses yeux sur la blonde transit de froid et de douleur en face de lui.

-Je vais te trouver des affaires chaudes, tu vas te doucher, dormir, et on en reparle demain, d'accord ? Tu es comme chez toi ici.

-Je suis désolée... sanglota-t-elle.

-Tu n'as pas à l'être.

Il se leva et se dirigea vers sa chambre et fouilla dans son armoire pour en tirer un bas de jogging et un t-shirt à manche longue. Il avait peut-être encore des sous-vêtements de la sœur d'Haley qui traînait dans le coffre... La jeune femme avait prit l'habitude laisser des vêtements ici pour les fois où il ne rentrait pas le soir et où elle restait dormir là pour veiller sur Jack. Il posa le tout sur son lit et retourna dans la pièce principale pour voir Jack, assit à côté de Sarah, la main posée sur le ventre rond de cette dernière qui tenait un verre d'eau entre ses doigts fins.

-Tu en es à combien de mois ?

-Huit et demi...

-Tant que ça ?

-Hm...

Le jeune garçon à côté d'elle semblait émerveillé par ce qu'il sentait sous sa petite main, et ce spectacle attendrit Aaron.

-Je t'ai posé des vêtements sur mon lit, tu peux utiliser la salle de bain.

Il lui désigna la porte en question et la regarda se lever, les yeux rouges et grelottante dans sa veste noire qui ne devait pas être très épaisse, et reposer le verre sur la table basse.

-Merci...

Elle s'engouffra timidement dans la petite pièce et se regarda dans le miroir. Elle faisait définitivement peur à voir. Elle passa ses doigts dans se cheveux dans l'espoir de les démêler, et finit par convenir qu'elle avait une minuscule chance de trouver une brosse. Elle entendit son hôte parler à Jack, et des pas en direction du couloir s'élevèrent. Il était vingt-deux heures passés, et vendredi soir ou non, il était temps pour l'enfant d'aller se coucher. Une fois le problème de cheveux réglé, elle se déshabilla timidement, presque effrayée par ce nouvel environnant, et entra en grelottant dans la cabine de douche. Même l'eau froide qui la frappa dans un premier temps paraissait chaude sur sa peau. Puis le liquide se réchauffa doucement, et à bout de force, Sarah s'assit sur la faïence et attendit, prostrée dans son coin. Et maintenant quoi ? Combien de temps avait-elle avant qu'Aaron ne la mette dehors ? Il ne lui devait rien et puisqu'elle avait désormais dix-huit ans, il pouvait la mettre dehors si cela lui chantait. Elle essuya rageusement les larmes qui coulaient sur ses joues et inspira profondément. Déjà, se calmer.

Elle attrapa au hasard une bouteille de gel douche et se savonna, avant de se rincer et de se relever avec précaution. Il ne manquerait plus qu'elle tombe... Elle sortit de la cabine de douche après avoir tourné le robinet pour couper l'eau, et elle s'enroula dans une serviette noire pour cacher son corps. Elle ouvrit timidement la porte, mais Aaron semblait toujours être dans la chambre de son fils. Elle avança sur la pointe des pieds jusqu'à la porte où il était entré pour lui prendre des vêtements, et qu'elle identifia comme étant sa chambre. Un lit double était appuyé contre un mur, une armoire, un coffre en bois, un bureau, une bibliothèque... Rien de très personnel, mais ça ne l'étonnait pas. Sur le draps gris, elle trouva les vêtements dont il lui avait parlé, et elle s'habilla sans faire attention, regardant distraitement par la fenêtre de l'appartement. Les lumières étaient encore là, dans la rue, et parfois, le bruit d'une voiture passant sous la vitre lui parvenait.

-Ça t'a fait du bien ?

Elle se retourna doucement vers Aaron et força un sourire.

-Oui, merci.

-Je t'en pris.

Il attrapa la serviette noire qu'elle avait posé sur le matelas et sécha consciencieusement les cheveux de la jeune fille.

-Tu as fugué ? demanda-t-il alors.

-J'ai dix-huit ans depuis trois jours... Techniquement, on ne peut pas dire que j'ai fugué.

-C'est vrai.

-Dis Aaron...

-Hm ?

-Est-ce que je... Est-ce que je peux rester...? Juste un peu, je te promets que je partirais dès que je le pourrais...

-Sarah.

-Je vais me faire toute petite, je te le promets, je ne veux pas t'attirer d'autres problèmes, j'ai changés tu sais...

-Sarah, répéta Hotch en haussant le ton pour qu'elle arrête de parler. Bien sûr que tu peux rester.

Il lui sourit alors qu'il la voyait doucement se détendre. Il arrangea au mieux ses cheveux qui lui arrivaient jusqu'aux omoplates, et tira les draps pour qu'elle s'allonge.

-Je pars travailler à sept heures demain matin, Jessica arrive à peu près à cette heure là pour s'occuper de Jack. Je te laisserais un double des clefs sur la table basse avec mon numéro de portable. D'accord ?

-Merci...

-Repose-toi.

Il la regarda fermer les yeux et caresser sa joue, avant de regarder son ventre. Il ne savait pas qu'elle était enceinte avant de la voir débarquer devant sa porte. En soit, c'était assez logique, il n'avait pas eu de nouvelle depuis quatre ans, mais quelque part, il avait l'intuition que quelque chose ne tournait pas rond. Il avait vu Sarah grandir, il était même son parrain, mais lorsqu'elle avait eu dix ans, les choses s'étaient gâtées, et il avait perdu le contact avec la famille de la jeune fille, elle y compris. Désormais, il espérait juste qu'elle n'accoucherait pas alors qu'il serait en mission à l'autre bout du pays...


Peut-être la suite cet aprème, entre deux granolas, qui sait... Laissez des commentaires, j'ai énormément besoin de commentaires, même anonymes (s'il vous plait !) et excusez les fautes d'orthographes, je n'ai pas de correcteur sur mon ordi tout pourri.