REVIEWS :

Je ne réponds au début des chapitres qu'aux reviews anonymes.

chrystelleB : Hé hé, le suspense fait partit de l'histoire ! Alors je suis contente que tu es envie de connaitre la suite, et tu vas certainement me haïr pour ce chapitre, mais bon... J'assume ! Contente que ça te plaise !

DISCLAIMER : A part les quelques O.C qui traînent, rien n'est à moi et je ne suis toujours payée

RATING : K


-Est-ce qu'elle va s'en sortir ? demanda Aaron, monté dans l'ambulance avec sa filleul.

Ils avaient dû attendre une bonne dizaine de minutes pour que les ambulanciers arrivent enfin, et ils arriveraient bientôt aux urgences. Sarah avait perdu beaucoup de sang, elle était très faible, et elle n'avait pas reprit connaissance depuis qu'elle s'était évanouie dans l'appartement.

-C'est trop tôt pour le dire. Est-ce qu'elle a de la famille à prévenir ? demanda l'infirmier en terminant de brancher en urgence un cathéter dans le bras de la blonde, qui aurait certainement tourné de l'œil si elle avait été consciente.

Aaron se souvenait qu'elle avait une peur panique des aiguilles, et qu'elle refusait toute prise de sang ou vaccin sous peine de faire une crise d'angoisse.

-Non, aucune, mentit Hotch.

-Depuis combien de temps était-elle enceinte ?

-Huit mois et demi.

-Vous savez qui est le père ?

-Non, je ne lui ai pas demandé.

L'infirmier hocha la tête et posa la dernière électrode sur la poitrine de Sarah. Il était grand, musclé, bruns, des yeux vert et des mains puissantes qui ne cessaient de s'activer à droite ou à gauche. Aaron regarda sa filleul, pâle comme un fantôme, qui marmonnait dans son inconscience depuis le début du trajet. Sa tête était secouée de droite à gauche à cause de l'instabilité du véhicule, et sa main droite que Hotch tenait entre ses doigts était froide.

-Elle est dans un état d'anémie avancé, expliqua l'infirmier, qui s'appelait Tommy d'après le badge qu'il portait sur sa blouse bleue nuit. Elle devrait reprendre des couleurs dès que son état se sera amélioré.

-S'il s'améliore, fit remarquer Aaron avec un regard glaçant envers l'homme.

-Oui... S'il s'améliore... répéta-t-il, mal à l'aise.

Hotch ne voulait pas se montrer agressant, mais la vie de sa filleul était en jeu, et il ne voulait la perdre. Il ne l'avait pas vu pendant plus de quatre, et maintenant qu'enfin ils avaient une chance de passer du temps ensemble -de faire connaissance en quelques sortes- il fallait qu'un pépin de ce genre vienne tout gâcher.

-Ne me lâche pas Sarah... murmura-t-il.

L'arrivée aux urgences fut tonitruante. L'infirmier descendit le brancard avec l'aide des deux médecins qui prendraient en charge la jeune fille, et Aaron les aida à pousser le lit à travers les couloirs, son gilet par balle toujours sur lui.

-Femme, dix-huit ans, fausse couche à huit mois et demi de grossesse, hémorragie au niveau de l'utérus, stade d'anémie avancé, énonça Tommy.

-Comment est son rythme cardiaque ? demanda l'un des médecins.

-Faibles, il descend depuis qu'on est partit.

-Il faut qu'on l'opère immédiatement.

Ils poussèrent une porte coupe-feu et se retrouvèrent dans une grand couloir aux murs bleu ciel, avec des chaises en plastique sous les fenêtre qui couraient sur un pan entier, alors que sur l'autre se dressait une série de porte portant soit des numéros soit leur utilité. Ainsi, Hotch nota vaguement qu'ils passaient devant un laboratoire, un bureau, deux blocs opératoires, et enfin, les médecins lui firent signe d'attendre dans le couloir, et ils emmenèrent sa filleul dans le bloc quatre. L'ambulancier regarda la porte qui venait de se fermer, puis il se tourna vers Aaron.

-J'espère qu'elle va s'en sortir, déclara-t-il avec un sourire triste.

-Elle s'en sortira, affirma Hotch. Elle en a vu d'autre.

Il alla s'assoir sur une des chaises du couloir, et alors que Tommy lui jetait un dernier coup d'œil compatissant avant de regagner son ambulance, il sortit son portable pour prévenir le reste de l'équipe. Il composa sans vraiment faire attention le numéro de Rossi et colla le mobile à son oreille, regardant ostensiblement la porte qui le séparait de Sarah.

-Hotch ?

-Je suis aux urgences, ils viennent d'emmener Sarah au bloc opératoire numéro quatre.

-On te rejoins là-bas.

Aaron raccrocha et posa le téléphone sur la chaise voisine. Il prit lentement sa tête entre ses mains et soupira bruyamment. Qu'est-ce que cette gamine allait encore devoir subir avant le destin juge que ce soit suffisant ? Elle venait de faire une fausse-couche, et instinct maternelle ou non, cela pouvait facilement détruire une personne. Et Sarah n'avait que dix-huit ans. Il se fit alors la remarque qu'il ne savait toujours pas comment elle avait réussit à venir jusque chez lui. Pour sûr, ce n'était pas ses parents qui lui avaient payé le billet d'avion, mais comme il était presque sûr qu'elle ne travaillait pas, il pouvait difficilement envisager qu'elle se le soit payée elle-même. Alors qui ? Les aéroports étaient très prudents quant à la fraude, alors cette solution était aussi à éliminer.

Puis il se demanda qui était le père. Comme il n'avait pas vu la jeune fille depuis un moment, il ne savait pas si elle était du genre à coucher avec n'importe qui, et même s'il espérait désespérément que non, cette possibilité restait malheureusement plausible. Il récupéra son portable, l'ouvrit, et fit défiler la liste de ses contactes. Devait-il appeler les parents de Sarah ? Ils avaient le droit de savoir que leur fille était à l'hôpital, certainement entre la vie et la mort, mais il savait aussi qu'au fond, ce n'était peut-être pas une fin en soit de les prévenir. Mieux valait attendre. Si Sarah l'autorisait à les appeler, alors il le ferait.

-Comment va-t-elle ? demanda Rossi en arrivant avec le reste de l'équipe.

Aaron se leva doucement, referma son téléphone, et fit face à la petite bande.

-Elle a perdu beaucoup de sang et sa tension est faible, mais maintenant il faut attendre.

Un silence s'installa, que David brisa bien vite.

-Je propose que tu enlèves ton gilet pare-balles, et qu'on aille tous dans la salle d'attente prendre un bon café en attendant des nouvelles.

Tout le monde approuva, et Hotch défit lentement les scratch de la protection qui l'étouffait un peu. Il se tourna vers Reid, qui regardait autour de lui avec une légère anxiété. Il n'avait jamais aimé les hôpitaux.

-Je voulais te remercier Reid. Sans toi elle se serait sûrement déjà vidée de son sang.

-Je vous en pris, c'était normal. J'espère qu'elle va s'en sortir.

Aaron hocha la tête et ils se dirigèrent vers la salle d'attente, vide à cette heure-ci. Les consultations de la journée était terminée, et seules les urgences étaient encore ouvertes.

-Jessica est restée avec Jack, ils sont chez des amis pour la soirée, expliqua David en s'asseyant sur une chaise.

-Comment va-t-elle ?

-Elle était encore secouée, mais ça va.

-Et Jack ?

Rossi sourit sincèrement.

-Comme son père. Courageux.

Le commentaire fit sourire Hotch, et le reste de l'équipe arriva avec des gobelets de café fumant. JJ donna l'un des deux qu'elle tenait à Rossi et Morgan fit pareil avec Aaron, et chacun prit place en cercle, toute leur attention tournée vers leur supérieur en attendant une explication. Comprenant que c'était le moment de parler, il se lança dans un long monologue.

-Sarah est ma filleul. Je ne l'avais pas vu depuis quatre, elle vivait à Tifton en Géorgie, et hier soir, elle est venu frappé à ma porte. Elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et qu'elle avait quitté ses parents pour venir ici. Je n'ai pas eu le temps de lui demander qui était le père, elle était trop épuisée et accablée, alors je l'ai laissé se reposer.

-Jessica a dit qu'elle avait réussit à appréhender le suspect, vous savez comment elle a fait ça ? demanda JJ, visiblement admirative.

-Le père de Sarah travaillait dans un foyer qui accueillait des personnes souffrant de troubles mentaux. De ce que j'en sais, elle l'accompagnait au travail de temps en temps, alors elle sait comment parler à une personne aussi tourmentée que notre homme.

-Pourquoi est-ce que tu ne l'avais pas revu ? demanda Rossi.

Hotch bu une gorgée de café tout en réfléchissant. La réponse était évidente : elle habitait loin, et elle était devenu une adolescente tellement turbulente qu'il ne la reconnaissait plus.

-J'ai pris mes distances avec sa famille quand ils ont déménagé. Et Sarah avait beaucoup changé, elle a fait énormément de bêtise durant son adolescence.

-Quel genre ? demanda Morgan.

-Je préférerais ne pas en parler. Disons juste qu'elle avait de très mauvaise fréquentations.

-Et comment est-ce qu'elle a fait pour venir jusqu'ici ? continua le métis.

-En avion j'imagine. Mais je ne sais pas comment elle a payé son billet.

-Excusez-moi, vous êtes Aaron Hotchner ? demanda un médecin en débarquant dans la salle d'attente, la blouse bleu des chirurgiens encore sur lui.

-Oui.

-Bonjour, je suis le docteur Barnet, c'est moi qui m'occupe de Sarah Roadwess.

-Comment va-t-elle ?


Tapez-moi, allez-y, je sais que c'est sadique de couper là, mais voila... Je suis en retard, je suis vraiment désolée, mais... Non, j'ai pas d'excuse en fait. J'espère que la suite arrivera plus vite, pour sûr ce ne sera pas demain, ou alors dans la soirée. Je fais au mieux ! Laissez PLEINS de reviews, ça me fait trop plaisir.