REVIEWS :
ChrystelleB : Contente que ça te plaise toujours autant ! J'espère que ce chapitre sera à ton goût également
DISCLAIMER : Je ne possède rien, encore une fois, sauf la trame de cette fiction et les O.C. Je ne suis pas payée pour publier ces textes, mais je veux bien des reviews, ça fait toujours plaisir.
WORDS : 3,342 mots
RATING : K
Elle s'était réveillée, rendormie, réveillée de nouveau, avait somnolé, avant de sursauter au passage d'une infirmière dans le couloir. Sa nuit avait été chaotique, et une fois les effets de l'anesthésie totalement dissipés, c'était ceux de la fausse-couche qui était venus la hanter. Hotch dormait, tenant toujours sa main droite, la tête posée contre son avant-bras droit, lui-même appuyé sur le matelas. Reid (dont elle avait retenu le nom depuis l'intervention d'Aaron à ce sujet) lisait un livre pour se maintenir éveillé, un gobelet beige contenant encore un demi café posé sur le bord de la fenêtre près de lui. Elle l'avait observé à son insu -ou du moins le pensait-elle- alors qu'il tournait les pages à une vitesse hallucinante. S'occuper l'esprit maintenait ses démons à distance. Elle n'arrivait plus à dormir correctement. Son bas-ventre semblait s'être changé en compote et la faisait souffrir, et depuis qu'elle avait compris qu'elle avait un cathéter fiché dans le bras, elle n'osait même plus regarder le matériel médicale autour d'elle.
Elle n'avait jamais voulu d'enfant -la personne qui distribuait la fibre maternelle à la naissance avait visiblement sauté son berceau, en même temps que celle qui donnait la sagesse-, mais perdre son bébé lui faisait un mal de chien. Elle n'avait pas voulu tomber enceinte, en fait, ce bébé n'aurait jamais dû exister, mais elle avait finit par s'habituer à l'idée d'avoir bientôt un petit être braillard avec elle. Ce n'était pas réjouissant, mais elle s'était dit qu'avec un peu d'efforts, elle aurait pu élever ce gosse. L'idée d'être maman ne la répugnait plus. Maintenant, elle avait un gros trou à la place du cœur, et la mort dans l'âme, elle s'efforçait de se dire que de toute manière, elle n'aurait jamais pu s'occuper de ce bébé. Mais la vérité lui sautait au visage et lui nouait la gorge à chaque fois qu'elle se persuadait que c'était mieux ainsi :
Cet être était mort par sa faute.
Elle avait fait énormément de bêtise depuis qu'elle était née, elle avait blessé beaucoup de gens, avait mentit, mais jamais elle n'avait tué qui que ce soit. Et aujourd'hui, elle tuait un bébé qui n'avait même pas eu la chance de naître. L'étau qui comprimait sa poitrine et son estomac la fit pleurer et lui donna envie de vomir.
-Tout va bien Sarah ? demanda Reid en se levant de son fauteuil sans faire de bruit pour ne pas réveiller Hotch.
-Oui... murmura-t-elle.
Il s'assit sur le bord du matelas et lui prit doucement la main. Son livre était encore ouvert, posé sur le siège qu'il occupait, et avec un pâle sourire, Sarah nota qu'il avait presque finit l'ouvrage. Elle avait des nausées, mais elle se battait pour ravaler la bile qui lui montait à la gorge.
-Sarah, ce n'est pas votre faute... Vous ne pouviez pas sauver votre bébé, personne ne le pouvait... essaya Spencer.
Elle ne lui demanda pas comment il savait qu'elle pensait à ça, la réponse lui vint lorsque son regard croisa le badge épinglé à sa ceinture : il travaillait avec son parrain, donc il pouvait dresser son profil en moins de quatre secondes. Ses larmes s'accentuèrent et elle avaler difficilement sa salive, regardant de nouveau le plafond. L'idée de compter les motifs difforment qui le formait lui avait traversée l'esprit, mais elle avait finalement conclu que c'était ridicule et inutile.
-Quel âge avez-vous, agent Reid ? demanda-t-elle, la voix tremblante.
-J'ai trente ans. Et vous pouvez m'appeler juste Reid, ou Spencer, ça sera suffisant.
-Alors arrêtez de me tutoyer...
-D'accord.
-Vous avez des enfants ?
-Non... Mais je suis parrain, s'empressa-t-il d'ajouter, mal à l'aise à cause de la tournure que prenait la discussion.
-Comme Aaron... souffla-t-elle avec un sourire emplit de douleur et de détresse. C'est un garçon ou une fille ?
-Un petit garçon. Il s'appelle Henry.
Sarah garda son sourire à feindre l'âme et tourna la tête vers Aaron, les larmes faisant briller ses yeux bleus.
-J'espère qu'il ne vous causera pas autant de problème que j'en ai causé à Aaron...
S'il y avait quelque chose à répondre à ça, Reid ne savait pas. Il se sentait mal pour cette gamine, qui était tombée enceinte à dix-sept ans -d'après ses calculs- et qui avait perdu son enfant. Ses yeux bleus ne semblaient pouvoir refléter que de la tristesse et de la douleur, et son visage fin ne devait pas avoir été éclairé par un sourire sincère depuis longtemps. Elle avait l'air de porter toute la misère du monde sur ses frêles épaules, et un long frisson remonta le long de l'échine de Spencer. Il ne voyait pas comment on pouvait en arriver là à cet âge.
-Dites Spencer... murmura-t-elle alors, caressant les cheveux noirs d'Hotch après avoir réussit à récupérer sa main. Est-ce que vous... Pouvez me dire de quoi parle votre livre ?
D'abord surprit par la requête, Reid ne bougea pas d'un centimètre, avant de finalement s'agiter.
-Oui oui, bien sûr, bafouilla-t-il en allant récupérer l'ouvrage en question. C'est... Un livre auquel je tiens beaucoup...
Le couverture était majoritairement rose et blanche, et semblait représenter une porte ancienne, ou une fenêtre. En gros caractère était écrit "The Narrative of John Smith".
-Arthur Conan Doyle, hm ?
-Oui, exacte, confirma Reid qui semblait s'être crispé en l'espace d'une petite minute.
-Ce livre... Qu'est-ce qu'il représente pour vous ? demanda timidement Sarah, loin d'être sûre que ce soit une bonne idée de s'aventurer sur ce terrain.
-Je...
Reid arrêta sa phrase. Il ne voulait pas parler de Maeve. Il regarda Hotch, et finalement, les doigts serré à l'extrême sur l'ouvrage, il se leva d'un bon et marmonna un "je vais chercher du café", laissant là la jeune fille. Elle ne cru pas un instant à l'excuse trouvée par Spencer -son gobelet à moitié plein était toujours sur le bord de la fenêtre et fumait encore-, mais plutôt que de s'énerver, elle se sentit affreusement mal. Encore plus mal qu'avant. Elle hésita à réveiller Aaron, la solitude lui faisait peur, tout comme le silence, mais elle décida de n'en rien faire. Son parrain avait besoin de dormir. Et elle se laissa retomber contre son oreiller, les larmes coulant sur ses joues alors qu'elle se mordait la lèvre pour ne pas sangloter. Elle se sentait minable sans savoir pourquoi. Elle ne savait pas s'arrêter et posait parfois trop de questions. Elle était juste maladroite avec les gens. Elle ferma les paupières, espérant se couper du monde, se couper de la souffrance, et se faire oublier dans son coin. Le rêve égoïste qu'elle nourrissait depuis longtemps maintenant...
De son côté, Reid s'était laissé tombé sur une chaise de la salle d'attente, un nouveau gobelet de café dans les mains. Il avait été profondément pathétique mais il ne voulait pas retourner dans cette chambre. Il avala une gorgé brûlante de caféine, se moquant bien que cela lui agresse la gorge ou non. Il avait toujours son livre sur ses genoux. Il se souvenait de la page exacte où il s'était arrêté, et désormais, il regardait le titre écrit en blanc qui semblait le narguer. Maeve... Une envie de pleurer, de hurler, monta en lui, mais il serra juste son gobelet à pleine main et inspira profondément. Il avait envie de rentrer chez lui, de se couper du monde. Il pouvait appeler Rossi, il viendrait ici le remplacer... Il sortit son portable de sa poche, fit défiler ses contactes, s'arrêta sur Rossi, et attendit sans appuyer sur la touche d'appel. Allait-il s'enfuir encore plus loin ? Se retrancher dans son appartement comme il le faisait à chaque fois que quelque chose n'allait pas ? Allait-il encore se murer dans le silence ? Était-ce nécessaire ?
Il savait que Sarah devait s'en vouloir actuellement -ou plutôt, il l'imaginait, puisqu'il ne la connaissait que peu-, mais dans son égoïsme et dans sa misère, il ne s'en soucia pas vraiment. Le nom de Maeve tournait en rond dans sa tête, accompagné par les images de sa mort. Le sang... L'énorme tâche rouge qui s'était formé autour de sa tête transpercée par une balle de revolver. Tout ces souvenirs pour un misérable livre... Il le relisait pour la énième fois et ne s'en laçait pas. Certainement son côté masochiste qui ressortait...
Il but une nouvelle gorgée de son café et observa les alentours pour essayer de se calmer. Il n'y avait personne dans le couloir, personne dans la salle d'attente, et l'horloge digitale accroché au mur annonçait trois heure cinquante-quatre du matin. Même le café ne le protégeait plus du sommeil... Le silence était oppressant, effrayant, les ombres semblaient bouger et prendre vie, aussi absurde que cela puisse paraître. Alors Reid se leva machinalement et retourna dans la chambre, le regard vide et le visage fermé. Quand il entra, il trouva un Hotch aussi endormit que lorsqu'il était partit, et Sarah avait les yeux fermés. De légères larmes coulaient encore sur ses joues, mais son souffle régulier signala à Spencer qu'elle dormait réellement.
Il se sentait coupable d'être partit ainsi. Il alla poser son livre sur son fauteuil et se rassit sur le matelas, regardant la blonde dormir paisiblement. Il essuya les larmes presque taries de la blonde avec son index et laissa ses doigts traîner quelques instants sur ces joues si pales et froides. Le sommeil lui engourdissait les sens, et sans s'en rendre compte, il s'allongea entre Sarah et le vide, les pieds encore par terre, couché sur le flanc pour regarder la fenêtre. Il savait au plus profond de lui-même qu'il aurait mal partout le lendemain, mais sa conscience flanchait doucement, alors il n'eu pas le courage de bouger. Il sentait le coude de la jeune fille contre son crâne, et avec cette présence presque rassurante près de lui, il se laissa emporter par le sommeil. Au diable s'il se faisait réprimander par les infirmières ou les médecins.
Quand Sarah se réveilla, elle constata presque avec soulagement qu'il faisait jour. Enfin, que c'était l'aube. Le visage d'Aaron fut la première chose qu'elle vit. Il s'était penché au-dessus d'elle et lui sourit doucement en la voyant ouvrir les yeux.
-Ne fais pas de bruit, Reid dort encore.
Pour vérifier les dires de son parrain, elle tourna machinalement la tête vers la place qui devait être celle de Spencer et tomba sur le jeune homme, à moitié couché sur le lit, ses cheveux châtains foncés caressant la peau de son bras. Il lui tournait le dos et s'était plus ou moins calé contre elle, son dos appuyé sur ses jambes et son avant-bras. Les événements de la nuit encore loin dans sa tête, elle sourit et glissa maladroitement sa main dans les cheveux courts de Reid. Il marmonna quelque chose dans son sommeil et ajusta son corps en un vague mouvement d'épaule. Le cathéter dans son bras la gênait plus qu'il ne lui faisait mal, mais elle préféra ne pas y penser et se concentra sur la douceur des mèches du jeune homme. Elle entortilla ses doigts dans ses cheveux et caressa vaguement sa tête, avant de se tourner vers Aaron, qui la regardait faire en silence.
-Tu lui dois la vie tu sais ? finit-il par dire.
-Oui... Je sais...
-Est-ce que tu veux que je prévienne tes parents ?
Elle se tendit et ferma les yeux.
-Non... souffla-t-elle.
-D'accord. Sarah, je peux t'héberger aussi longtemps que tu le souhaites, ça fera plaisir à Jack d'avoir une grande soeur, mais il va falloir que tu m'expliques ce qui s'est passé, à un moment où un autre. Qui est le père de ton bébé... Et pourquoi est-ce que tu es partie de chez toi.
-Je te raconterais... Promis... Mais pas tout de suite...
-Je ne te forcerais pas.
-Aaron...
L'agent du FBI regarda la jeune fille, attendant qu'elle parle.
-Je... Je ne veux pas rester ici... finit-elle par couiner.
Les larmes se remirent à couler, et Hotch resta sans rien dire pendant un moment.
-Il faut que tu te reposes Sarah...
-Je ne veux pas... Rester ici... S'il te plait... Je peux me reposer chez toi... Je t'en supplie... Aaron...!
Reid ouvrit maladroitement les yeux, mais ni son patron ni Sarah ne le vit. Il ne bougea pas dans un premier temps, se remémorant ce qui s'était passé avant qu'il ne s'endorme, et finalement, il se rendit compte que quelqu'un lui caressait les cheveux. La prise était ferme, presque désespérée, et il mit un temps à comprendre que c'était à Sarah qu'appartenait cette main. Il écouta attentivement ce qui se disait, sans bouger.
-Les médecins doivent encore t'examiner, tu as besoin d'être perfusée encore un petit peu, je t'en pris Sarah, soit raisonnable...
-A ma place... Tu serais pareil, sanglota la blonde.
-Je ne suis pas un exemple.
La jeune fille rejeta la tête en arrière regardant le plafond, sanglotant sans pouvoir s'arrêter. Elle ne voulait pas rester un instant de plus dans cet hôpital. Un sentiment d'insécurité venait de la saisir, violent, et elle ne demandait qu'à rentrer chez elle, chez Aaron, pour dormir en paix et garder ses démons loin d'elle.
-S'il te plait... couina-t-elle entre deux arrêts brutaux de son souffle.
Ça avait toujours été son truc de passer d'une émotion à une autre en moins d'une fraction de seconde, de soudain penser que la moitié des gens qui l'entourent lui veulent du mal, et de partir en courant se retrancher dans un endroit silencieux. C'était une des raisons pour lesquelles elle avait été internée pendant un temps. Là où beaucoup pensait qu'elle avait joué la comédie pour se rendre intéressante se cachait un véritable mal-être, se rapprochant presque de la définition qu'elle s'était faite de la bipolarité.
Elle se sentait actuellement pathétique, et au fond d'elle-même, elle se demandait si elle n'était pas encore une fois en train d faire semblant, inconsciemment, si à force de mentir et de se forcer à être folle, elle ne le faisait pas tout naturellement.
-Je vais parler avec les médecins, mais je ne pense pas que tu pourras sortir aujourd'hui, finit par murmurer Aaron.
L'expression sur son visage déchiqueta le cœur de Sarah. Elle s'était promis de ne plus jamais le faire souffrir de la sorte, de ne plus jamais le décevoir, et en moins de quarante-huit heures en sa compagnie, elle avait déjà tout foiré. Tout ce qu'elle s'était juré de faire et de dire dans l'avion en venant à Quantico ne semblait plus qu'être une nouvelle promesse non tenue.
Alors qu'Hotch quittait la chambre pour prendre un café et parler avec les médecins, les sanglots de la jeune fille s'amplifièrent alors que le remord et la honte l'assiégeait. Machinalement, elle continuait de caresser les cheveux de Reid, sans s'en rendre compte, même si ce simple contacte lui conférait au plus profond d'elle-même une sorte de réconfort. Le jeune homme n'avait d'ailleurs toujours pas bougé, essayant de savoir si se taire et ne rien faire était mieux que se redresser et demander à la blonde si elle allait bien. Il n'était vraiment pas doué pour gérer ce genre de situation, et il en vint presque à regretter de ne pas avoir appelé Rossi en pleine nuit pour venir le remplacer. Lui aurait su quoi faire.
Le temps passait, et Spencer ne savait toujours pas quoi faire. Sarah semblait s'être calmée, sa respiration était encore entrecoupée par un spasme à cause de sa crise, et sa poigne s'était desserrée sur les cheveux du jeune homme. Jeune homme qui, soit dit en passant, avait le dos et les jambes en compote à cause de sa position.
-Je suis désolée, murmura alors la jeune fille.
Son regard était orienté vers le plafond, et ses yeux était encore vide même si une larme était encore présente au coin de son œil gauche.
-Je n'aurais pas dû être aussi indiscrète...
Reid garda le silence, trop surprit qu'elle se soit rendue compte qu'il ne dormais pas pour oser faire un geste.
-Vous parlez dans votre sommeil... Et vous bougez aussi... finit-elle par avouer à voix basse.
Elle retira doucement sa main des cheveux de Spencer et la reposa contre son flanc, attendant la suite. Elle comptait les secondes dans sa tête, l'angoisse qu'Aaron ne revienne pas grandissant de plus en plus dans sa poitrine. La peur d'être abandonnée.
-Vous... Tu n'as pas à t'excuser... marmonna Reid en se décidant à se redresser.
Il grimaça en sentant son dos craquer alors qu'il s'assaillait douloureusement sur le matelas, et il étira chacun de ses muscles endoloris. Il cligna plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la lumière naissante de l'extérieur, car bien que le soleil ne soit pas très présent, les nuages gris clairs renvoyait une lumière très désagréable. Il réussit finalement à interprété ce que Sarah avait dit et il fronça les sourcils.
-Je ne t'ai pas empêché de dormir au moins ?
Un vague sourire étira ses lèvres et elle tourna imperceptiblement la tête vers lui.
-Non... Je vous ai juste sentit bouger pendant la nuit... C'est tout...
Il hocha la tête, et Hotch entra avec deux gobelets de café dans les mains. Il en tendit un à Reid par dessus le lit, et alors que l'agent le remerciait en soufflant sur le breuvage noir, Aaron se tourna vers sa filleul qui retenait son souffle, en attente du verdict. Elle ne voulait définitivement pas rester ici. Pas garder ce cathéter planté dans le bras, ces électrodes sur son corps, entendre encore les bruits des machines autour d'elle, habiter cette chambre froide et vide...
-J'ai parlé à ton médecin, finit par dire Aaron en s'assaillant dans son fauteuil.
-Et...? couina Sarah.
Le stresse lui compressait la gorge, ses mains tremblaient et la pression manquait de lui arracher des larmes. Elle était tout simplement émotionnellement instable. "Fragile" comme disait certain.
-Il ne peut pas te laisser partir aujourd'hui. Tu dois encore recevoir une transfusion de sang, et il faut qu'il s'assure qu'il n'y a pas de risque que tu refasses une hémorragie.
Hotch regarda le visage de sa filleul trahir toute la détresse qu'elle ressentait. Alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, son portable sonna dans sa poche, et alors que Sarah éclatait en sanglot incontrôlé et que Reid se sentait définitivement de trop dans cette pièce, il décrocha.
-Hotchner.
-C'est David. On a une affaire.
-Très bien, on arrive.
Spencer se redressa d'un coup et regarda son supérieur, qui cherchait visiblement une façon d'annoncer à la jeune fille qu'en plus de ne pas pouvoir la faire sortir de l'hôpital, il allait la laisser seule.
-On a une affaire. Je suis vraiment désolé Sarah, mais il faut que j'y aille. Je reviens te voir dès que je rentre, je te le promet, mais en attendant, laisse les médecins faire leur travail, d'accord ?
Elle ne captait plus qu'un mot sur deux, son cerveau engourdis par quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Elle sentit vaguement la main chaude de son parrain se poser sur sa joue, ses lèvres se poser sur son front, et l'instant d'après, Reid avait lâché sa main et elle était seule. Elle songea que la situation était ridicule, et elle écouta le silence qui régnait dans la petite pièce au couleur froide. Seule. Elle avait fait fuir Aaron. Encore une fois.
Ce chapitre est encore plus long que le précédant je crois... Toujours est-il que ne vous inquiétez pas, le caractère actuel de Sarah ne restera pas, elle ne sera pas faible comme on pourrait le croire... Enfin bref, je ne vais pas tout vous dire non plus hein, faut garder du suspense... Je me mets à écrire la suite tout de suite et avec un peu de chance, il y aura un autre chapitre avant demain. Je dis bien avec UN PEU DE CHANCE, donc PEUT-ETRE ! Laissez des reviews !
