Bonjour tout le monde ^^ Réponses aux reviews:
brigitte26, oui effectivement, mais comme tu l'as dit, ce n'était que des enfants :/
Hinanoyuki, merci, c'est super gentil ^^ Ensuite dans ta question, "mourir" est entre guillemets donc je suppose que tu parles de sa mort comme dans le livre? Si c'est le cas, oui, Harry a un horcrux en lui. Si tu te demandes si à la fin, il sera mort, désolée, mais encore une fois je veux pas te spoiler XD
KamariX, merci c'est encourageant ^^ Je peux pas vraiment te donner une estimation mais vu la longueur des chapitres, certainement trop ;)
Serdra, hihihi ^^
J'espère que le fait que les chapitres soient courts ne vous dérange pas trop... Enfin, voici le chapitre, et à mercredi :


Je repris difficilement mon souffle, reprenant petit à petit conscience avec la réalité. En quelques minutes, trop de choses venaient de se succéder. La mort de Crabbe et Goyle, m'amenant à réaliser que je ne les méprisais pas totalement et que leurs morts avaient bien une incidence sur moi, la destruction de cet objet ayant une telle importance pour Potter et visiblement aussi pour le Lord et le fait que j'avais été à deux doigts de perdre la vie. Je cherchais le Survivant du regard pour le trouver assis contre le mur opposé à la pièce que nous venions de quitter, les mains plaquées sur son front. Sur sa cicatrice. Je m'approchais de lui, voyant que sa respiration était difficile et que son corps tremblait. Arrivé à sa hauteur, je m'agenouillais et vit l'état de souffrance intérieur dans lequel il était plongé. Un petit moment passa sans que je sois apte à me concentrer sur autre chose que l'appréhension de ce que dirait Potter une fois remis. Doucement, il retira ses mains de son visage et nos regards plongèrent immédiatement l'un en l'autre. Ces émeraudes, cette intensité. Cette haine appartenant au passé dont ne restait que des fragments décousus de sens et de raison. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti la satisfaction d'avoir son regard, son attention entière.

-Qu'est-ce que c'était, Potter?

-Un horcrux.

Je ne répondis rien mais mes jambes flanchèrent et je tanguais légèrement. Mes connaissances sur ce sujet étaient maigres, les informations le traitant étant rare, mais ce que je savais me suffisait à réaliser l'ampleur cachée du Lord, de cette guerre, et de ce que nous venions de faire. Un frisson d'angoisse coula le long de mon échine et je me pris la tête dans les mains, pour prendre le temps d'assimiler. C'est alors que je sentis une pression de soutien et de chaleur sur mon épaule, comprenant avec un temps de retard que c'était la main de Potter.

-Je suis désolé pour Crabbe et Goyle.

Le légendaire tact Gryffondorien! Je m'apprêtais à le repousser lorsque je vis dans son regard une pure sincérité. Et cette étrange constation me bouleversa. De la sincérité! J'en aurais presque oublié les bienfaits! Je ravalai alors mes répliques assassines et hochai la tête. Au loin, un bruit d'éboulement nous fit revenir à la réalité. Avec toutes ces digressions, nous avions oublié que Poudlard se faisait attaquer. Nous nous relevâmes et nous dirigeâmes en direction du bruit des combats.

-Malefoy, pas un mot à quiconque à propos de cette dernière heure.

-Pas de souci, ce sera notre secret.

-Crétin.

Une fois arrivés dans le parc, nous vîmes qu'il ne restait que très peu d'ennemis qui tansplanèrent presque immédiatement en voyant arriver le Sauveur. Les plus courageux, ou fous selon le point de vue, continuaient leurs duels sans se soucier du reste. Je lançai un Expelliarmus à un Mangemort près de moi qui se sauva, démuni, et son ancien adversaire, Ron Weasley hocha la tête dans ma direction. Potter avait séparé un autre combat et les membres de l'Ordre présent tentèrent de capturer certains mages noirs alors que ceux-ci s'enfuyaient, finalement résignés. Nous nous avançâmes en direction de quelqu'un d'apte à nous expliquer ce qui venait de se passer. Potter repéra Remus Lupin et nous nous dirigeâmes vers lui.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé, bordel?

-On n'en sait rien, malheureusement. Ils sont arrivés il n'y a pas longtemps et ont très vite pris la fuite.

-Beaucoup de blessés?

-Non, que du dégât matériel. Je crois que ce n'était qu'un moyen de détourner notre attention. Où étais-tu?

-Je m'occupais de ma mission.

Le loup-garou n'insista pas, comme si un tabou était posé sur ce secret. J'étais soulagé de me rendre compte que l'attaque n'était pas aussi grave que Goyle l'avait laissée paraître.

-Que fais-tu maintenant? demanda-t-il à la place.

-Nous rentrons.

"Nous"? Pourquoi m'incluait-il dans sa réponse? Parce que le coup d'oeil qu'il posa sur moi ne pouvait faire douter de la raison du pluriel.

-Alors on se reverra à Grimmaud, Harry. Drago, nous salua-t-il.

-Je retourne au QG? lui demandai-je sans y croire, une fois sûr que le lycanthrope était loin.

-Apparemment. On verra bien par la suite mais je pense que tu as mérité une chance.

-Merci.

Il se contenta de hocher la tête et nous partîmes aider à réparer les murs éboulés et les autres dommages causés. Une fois tout remis comme neuf, si l'on peut dire, et face à toutes les familles et élèves tentant de remercier ou de parler au Survivant, nous primes la fuite. Les membres de l'Ordre se chargèrent des victimes en rassurant, aidant, écoutant. Nous arrivâmes devant la porte de Grimmaud et entrâmes en vitesse. Nous nous dirigeâmes vers la cuisine et nous restaurâmes, encore dans le calme et le silence.

-J'imagine que tu as des questions à propos des horcrux.

J'acquiesçais, mon esprit tournant entre des centaines d'entre elles sans réussir à en choisir une.

-Combien y en a-t-il?

Il y en avait 6. Le journal de Tom Jedusor qui a ramené le Basilic en deuxième année. La bague des Gaunt qui a condamné Dumbledore. Le médaillon de Serpentard qui nous a valus à Ron, Hermione et moi, l'effraction au Ministère dont tu as dû entendre parler. La coupe de Pouffsouffle que nous a value celle de Gringotts. Et le diadème de Serdaigle. Il ne nous en reste plus qu'un et IL sera mortel. Le problème, c'est que c'est son serpent, Nagini.

Je restai un moment sans voix à analyser les dernières informations. Comme si je venais de recevoir des pièces cruciales d'un puzzle trop grand. Le dessin se formait, certes, mais le résultat m'interrogeait plus qu'il ne m'aidait.

-Que comptes-tu faire maintenant?

-Rejoindre l'Ordre. Finaliser nos plans et notre armée et me préparer pour l'issue du combat. Tu connais la prophétie?

je sombrement n'aimant pas l'idée qu'une personne soit prédestinée à sauver le monde sans pouvoir s'y soustraire et n'étant pas fan ce que je fais maintenant?

-Je te l'ai dit, nous devrons en parler avec les autres. Je ne suis pas celui qui prend les décisions, bien que ma parole compte.

Et celle-ci était en ma faveur. Je me retins de sourire, l'esprit embrumé de lourdes images. Funestes. Fatales.

-Merci en tout cas.

Je relevai des yeux surpris sur le brun, mal à l'aise.

-Pourquoi donc? demandai-je profondément choqué à l'idée d'être remercié.

-Pour ton aide. C'était un grand gain de temps et... et je ne regrette pas de t'avoir suivi.

-Pas besoin d'être aussi formel, ricanai-je pour échapper à la tension du moment.

Potter sourit puis releva les yeux et de nouveau nous nous regardâmes sans rien dire. Profitant simplement de la force des prunelles de l'autre et de tout ce que renfermait, cachait, cet échange. Il finit par se lever et s'étirer comme un chat.

-Tu n'as qu'à reprendre la même chambre. Bonne nuit Malefoy.

J'hochai la tête, les yeux dans le vague, puis comptais ses pas jusqu'à la porte qu'il referma doucement, puis dans l'escalier jusqu'à entendre un autre faible grincement avant que le silence ne reprenne ses droits. Je me levai et allai déposer mes affaires avant de redescendre à la recherche d'air. Le froid automnal cingla mes joues rougies, me faisant serrer les pents de mon manteau par instinct. J'avançai, la mort dans l'âme, me retenant de laisser couler mes larmes. Je savais que là où j'allai, je pourrais. Je me retournai par réflexe et vit une lumière venant d'une pièce éclairée, qui, si ma mémoire était bonne, devait être celle de Potter. L'ombre d'une silhouette humaine se découpait sur la vitre. L'espace d'un battement de cils suffit pour qu'elle ait disparu et je préférais conclure que j'avais dû rêver. C'était très peu probable, et très dur de m'en convaincre, mais ça devait être ça. Oui, j'avais juste rêvé. Je me laissai aller contre un arbre songeur, encore. Tant de choses avaient changé que j'en avais le vertige. Les choses pouvaient être si simples. Mais c'était sous la menace que j'en étais arrivé là. Et ce poids-ci, cette épée de Damoclès, ne disparaîtrait pas facilement. Mon coeur se serra en réalisant à quel point tout aurait pu être plus simple si je n'avais pas eu si peur. Inconsciemment, ma main se mouva jusqu'à celui-ci, frôlant la photo que je ne quittais jamais. Je soupirai, soudain lourd d'un poids trop connu. Je passai une main lasse sur mon visage puis pris ma baguette. Avec un dernier regard pour ce calme je transplanai. Laissant derrière moi une perle de cristal se briser sur le pavé en fines goutellettes. Abonnant au vent, des mots qui le firent se déchaîner et se précipiter sur une fenêtre, comme pour supplier le jeune homme à l'intérieur du bâtiment de les écouter.