Hello! Voici le nouveau chapitre (:
Un peu plus angoissant que le dernier, je vous laisse voir!
Adelaide . Australia: Mon nouveau fandom, c'est Thor, merci d'avoir demandé (:
Castle-SPN156-Bones: Ne me hais pas! Et n'insulte pas cette pauvre Lisa, voyons! Peut-être que la situation s'arrangera pour eux, après tout.
yakusokuyumi: C'est une malédiction selon Castiel car il a déjà perdu d'autres membres de sa famille, donc pour lui, ce n'est pas une exagération (:
Bonne lecture désormais!
« -Cassie, accompagne-moi s'il te plaît ! s'évertua à supplier Meg.
Depuis au moins 10 bonnes minutes elle essayait de convaincre son fiancé de l'accompagner à sa soirée, mais Castiel refusait obstinément, trop occupé à s'énerver contre son matériel photographique. La femme lui jeta un regard suppliant et s'agenouilla près de lui pour attirer son attention.
-Allez petit ange des couleurs, viens avec moi !
-Je ne peux vraiment pas, Meg. Pardon, chérie.
Ladite chérie parut déçue, mais n'insista plus. Elle dut se résoudre à y aller toute seule, et embrassa tout de même son cher fiancé avec amour et une pointe de sensualité pour lui faire regretter d'oser l'abandonner à son triste sort !
-Je te promets, Meg, qu'on ira à la prochaine soirée que tu voudras, mais pas ce soir, d'accord ? lui demanda-t-il, voulant voir si elle le boudait.
-T'as de la chance d'être sexy, toi, sinon je t'aurais bien boudé durant un mois, la rassura juste la brune avant de prendre son sac et de filer.
Castiel eut un sourire. Ah, elle était toujours aussi séductrice et tentante, quand elle s'y mettait...et ses allusions sexuelles n'étaient pas mauvaises non plus, même quand elle les faisait devant sa famille !
Malheureusement, le photographe regretta bien vite de ne pas avoir accompagné son amante à cette fameuse soirée. Alors qu'il sommeillait tranquillement, rêvant d'abeilles et de couleurs harmonieuses, son portable sonna outrageusement, le réveillant trop brutalement à son goût. Etonné que Meg ne soit pas encore rentrée, il prit tout de même l'engin de torture matinale et demanda qui était à l'appareil en baillant jusqu'à s'en décrocher la mâchoire. Une voix qui essayait d'avoir l'air rassurante lui répondit. Le petit sourire naturel de l'homme disparut au fil des mots de l'interlocuteur. Meg, sa petite Megan qu'il aimait tant, à l'hôpital, morte des suites d'un accident de moto entré en collision avec une voiture après avoir trop bu ?! »
Castiel se réveilla en criant silencieusement, les larmes coulant librement sur ses joues déjà bien rouges d'avoir tant pleuré la veille. Non, non, pas encore ce maudit rêve, celui qui le hantait depuis qu'il avait quitté Dean durant leur séance, pas ce maudit rêve qui le prenait tous les soirs après qu'il eut l'horrible idée de revoir une fois une photo de sa fiancée, là où elle siégeait, seule, un sourire aux lèvres, un sourire charmeur comme à son habitude. Les larmes continuèrent de dévaler de ses joues, alors qu'il jetait un regard désespéré à la pièce, ses pieds trainant pour sortir du lit.
Ce fut en prenant son petit déjeuner, composé uniquement de lait car il n'avait pas l'état d'esprit pour avaler quoique ce soit d'autre, que Castiel commença à penser à quelque chose de grave. En comptant bien, cela faisait plus d'une semaine qu'il avait écourté sa séance avec Dean, et depuis tout ce temps là, le jeune homme ne l'avait pas contacté pour lui redonner un rendez-vous, il ne lui avait même pas envoyé de message par SMS pour lui demander ce qui se passait. Peut-être était-il trop occupé pour prendre le temps de parler avec lui ? Car lui, le photographe muet, n'était pas si important que ça dans la ligne des patients, après tout...oui, Dean devait avoir d'autres occupations plus importantes que lui.
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-Marv, je vous avais conseillé d'aller vers un autre service..., essaya d'informer gentiment Dean à son patient horripilant.
-Oui, je sais, mais je vous aime bien moi ! Bon, écoutez, mon ami m'a dit que je devais absolument vous voir !
-Et...euh...votre ami, pardonnez-moi, mais j'ai oublié son nom, toussota le pauvre docteur.
-Metatron ! Oui, Metatron...en fait, c'est mon jumeau ! Je croyais que c'était moi, mais non, ce n'était que mon jumeau, et il m'a conseillé de vous parler.
Dean se frappa mentalement la tête contre un mur imaginaire. Que c'était ennuyant et suicidaire d'entendre Marv parler...sa voix aux intonations perverses, ses plaisanteries mal amenées, ses allusions sexuelles horripilantes à entendre. Qu'on le sorte de cet enfer...ou qu'un autre patient prenne sa place, par pitié !
L'idéal aurait sans doute été un beau jeune homme brun aux doux yeux bleus à regarder. Un fin visage, un trench-coat qu'il regarderait en se demandant si ce n'était pas le doudou du patient tellement il ne la quittait jamais, une cravate tant mal mise qu'il en viendrait à se demander comment on pouvait être aussi négligé, une tête se penchant de côté en attendant des explications ou en écoutant simplement, un léger sourire tendre envers lui...bref, Castiel. Oui, un patient tel que lui pour remplacer ce crétin pervers devant lui, qui osait lui demander s'il pouvait vérifier que son sexe n'avait pas de maladie ! Pour peu, Dean lui aurait jeté ses papiers sur sa tronche. Bon, Marv était peut-être très instable mentalement, mais ce n'était quand même pas obligatoire de demander à ce pauvre jeune docteur d'examiner son appareil génial !
Mais ce qui serait bien, ça aurait été que Castiel lui propose...ça serait déjà moins dégoûtant que voir celui de Marv...une seconde, à quoi pensait-il ?! Non, non, non, il n'avait pas le droit de penser à ça, SURTOUT à cette chose là !
-Marv, écoutez, je ne suis vraiment pas spécialise dans votre problème, alors si vous voulez me faire plaisir...allez consulter mon assistante qui vous aidera mieux que moi..., souffla-t-il en essayant de paraitre le plus poli possible.
-D'accord, mais elle est brune ou pas ? Les brunes sont plus réticentes que les blondes !
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-Vire moi ce crétin de débile mental ! s'empêcha de hurler une Amy frissonnante.
La raison d'un tel frissonnement ? Dean le lui demanda bien qu'il avait déjà une petite idée de la réponse. Un regard noir commença d'abord par lui répondre, suivi d'une réponse dégoûtée...et dégoûtante.
-Marv m'a peloté les seins en me disant qu'il les adorait comme ça ! Je te préviens Dean Winchester, si jamais tu oses le garder encore dans tes patients, je démissionne ! grommela la pauvre assistante, dégoûtée à l'idée d'avoir été touchée par une telle abomination !
-Oh allez, donne lui quand même un peu de compassion...il est malade mentalement, c'est pas sa faute si les poitrines l'obsèdent ! se moqua-t-il gentiment.
-C'est ça, moque toi bien, et en attendant qu'il revienne, tu devrais prendre connaissance du fait que Castiel Novak a demandé un nouveau rendez-vous !
A l'entente du nom tant maudit, Dean faillit lâcher son café qu'il prenait entre chaque consultation. Ce fut un miracle qu'il ne mouille pas tous ses papiers, Amy ayant eu le réflexe de sauver les pauvres documents au cas où. Elle le regarda, lui jetant un nouveau regard. A elle, il ne pouvait pas vraiment mentir. Elle savait tout, malheureusement pour elle !
-Eh, tu devrais quand même lui expliquer les choses et l'envoyer ailleurs si tu n'aimes plus vos conversations...le pauvre a envoyé un mail presque désespéré !
-Hein ? Oh oui, euh...j'ai pas trop le temps, là, tu vois ?
-Dean ! J'ai regardé ton agenda, et je peux te dire que tu as beaucoup de temps devant toi ! Tu vas cesser de le fuir un jour, ou pas ?
-Amy, écoute, c'est très...
-Oui, à cause de ta femme, mais si jamais elle appelle, promis, je ne dirais rien, alors tu vas me faire le plaisir de lire l'email de ton patient et de me donner une réponse que je pourrais lui écrire, compris ?!
-Oui maman..., grogna-t-il, prenant le papier imprimé que lui tendait son assistante.
Dieu qu'il détestait quand on lui donnait des ordres, encore plus lorsqu'il s'agissait d'un sujet sensible !
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« Bonjour,
Je sollicite un nouveau rendez-vous avec le docteur Winchester. Cela fait une semaine que nous n'en avons pas eu, et je ne me sens pas très bien depuis ce jour. Je dois admettre que c'est aussi de ma faute car je suis parti avant l'heure, j'ai donc peur que mon docteur ne soit fâché. Pourriez-vous lui demander s'il est disponible pour me prendre en rendez-vous ? Je me sens l'âme à confier.
Avec tout mon respect.
PS : Je suis sincèrement désolé d'avoir quitté la séance avec Le Dr avant l'heure, j'avais du mal à rester concentré. Qu'il ne m'en veuille pas, j'en serais attristé. »
Dean renifla. Attristé ? Alors qu'il l'avait repoussé ? Castiel était une contradictoire complexe, décidément...cependant, il accepta de lui donner un nouveau rendez-vous qui se tiendrait dans le même bureau, jeudi prochain. D'ici là, il oublierait ce ténébreux aux multiples facettes.
Après avoir rendu son verdict à une Amy qui pointait un sourire, Dean se retrouva seul avec son café, et décida d'en prendre un second...et un troisième. Cet idiot de photographe devait bien être heureux de lui faire boire autant de cette mixture immonde...
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De la paperasse, encore de la paperasse ! Le pauvre blond jura de nombreuses fois tout en se torturant l'esprit à formuler une phrase. Son extrême concentration fut brisée par le bruit de son portable vibrant. Mince alors, qui osait le déranger dans ses réflexions profondes ?! Oh, le message venait de...Castiel. Nerveusement, plus nerveusement que prévu, le jeune homme ouvrit la page de message, craignant le pire.
« Bonjour Dean. Merci d'accepter un rendez-vous. Désolé de t'avoir laissé seul. Hâte à jeudi. » était-il marqué sur le petit écran.
Un sourire ironique apparut sur son visage fatigué. Hâte à jeudi ? Castiel allait sans doute regretter d'avoir écrit ça...
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Le jour tant attendu pour l'un, et redouté pour l'autre, finit malgré tout par se pointer, tel le dernier jour, celui de l'Apocalypse annoncée par...oh et puis zut, Dean secoua la tête. Etait-ce le moment de tergiverser sur la Bible et des trucs débiles ? Non, bien sûr ! C'était le moment de regarder Castiel dans les yeux, alors que celui-ci s'évertuait à ne regarder que l'extérieur à travers la grande fenêtre. Et dire qu'il faisait beau, et qu'ils auraient pu sortir pour se faire une petite promenade de santé...
-Mr Novak ? toussota Dean, se donnant de la contenance.
Il dut y mettre tous ses efforts pour ne pas appeler Castiel par son prénom, ou par son petit surnom, mais que c'était dur de changer ses habitudes ! Et le brun sembla remarquer ce changement d'appellation. Il fronça un sourcil et leva le regard vers son ami une fois la tête de son côté. Encore un regard interrogateur qui avait le don d'amuser le docteur...encore un regard aux multiples lueurs. Et ce penchement de tête habituel...Castiel semblait tout simplement vouloir lui demander pourquoi ce si soudain changement entre eux.
-Vous avez demandé un rendez-vous il n'y a pas longtemps, donc je vous éc...j'attends que vous vous confiez à moi, toussota-t-il, levant les yeux au ciel.
Une expression inutile à utiliser lorsqu'il avait une rencontre avec Castiel. L'écouter...écouter sa voix lui aurait fait un énorme plaisir, mais malheureusement cette voix avait disparue...pour toute réponse à sa question, Castiel lui tendit son carnet pour qu'il lise.
« Pourquoi si distant ? »
-Je vous demande pardon ? fit-il mine de sourciller.
« Tu es distant ! »
-Non, pas du tout. Je fais juste mon métier ! protesta-t-il avant de se mordre la lèvre.
Sa phrase eut un effet très rapide. Alors qu'il ne s'y attendait pas du tout, Castiel baissa la tête, l'ayant avant tout laissé voir ses yeux. Des yeux blessés. Alors Dean considérait juste cela comme un travail, pas comme un plaisir ? Etrangement, ça faisait mal...presque autant mal que lorsqu'il avait appris que sa chère fiancée était morte. Et c'était très douloureux, aussi mit-il du temps à écrire une nouvelle réponse.
« Tu m'as manqué. »
-Euh...ahem...de quoi vouliez-vous parler, Mr Novak ? demanda Dean, gêné et s'empêchant de répondre à cette courte phrase qui, mine de rien, lui retournait l'estomac.
« Dean... »
-J'attends !
Ce soudain agacement dans sa voix en finit de faire peur au photographe, qui comprit que quelque chose n'allait pas. Immédiatement, son esprit se mit en quête de la raison d'une telle distance. Qu'avait-il bien pu arriver pour que son ami en vienne à être agacé de lui ? Peut-être était-il dans une période dure et stressante ? Pour s'assurer de l'état de Dean, Castiel se rapprocha de lui, s'asseyant près de lui et le questionnant du regard.
-Vous n'avez rien à me dire ?
« Pardon, Dean. » inscrivit le brun après avoir hésité.
Il craignait encore plus la réponse orale de son ami qui ne semblait pas apprécier sa présence. Il se faisait déjà des films quant à cette froideur inhabituelle et horrible à ressentir, mais quand la réponse tomba, ce fut encore pire pour lui et son cœur déjà meurtri.
-Pardon de quoi ? De me faire perdre mon temps ?
« Dean ! » s'indigna Castiel, ses yeux brillant d'une nouvelle lueur triste qu'il n'avait pas arboré depuis longtemps, car même les souvenirs de Meg ne parvenaient plus à lui faire éprouver autant de tristesse, tout cela grâce à son docteur qui paraissait décidé à lui trancher le cœur...
-Quoi ? Ecoute Castiel, j'en ai raz le bol, ok ?! J'essaye de t'aider, et toi tu ne dis rien, alors dis un truc ! Pourquoi tu veux un rendez-vous alors que tu es parti la dernière fois ?! finit par céder Dean, la colère se lisant aisément dans sa voix.
« Dean, pardon. J'avais peur. »
-Ah ouais, peur de quoi ?!
« Ton geste ! Tu me boudes pour ça ? »
-Non, je ne te boude pas.
Castiel sentit que son ami lui mentait cependant, qu'il ne lui disait pas la vérité...pas l'entière vérité, en tout cas. Il décida de s'informer, quitte à avoir le cœur brisé.
« Dis-moi tout. »
-C'est plutôt à toi que je devrais demander ça, espèce d'idiot ! Ca fait deux mois que j'essaye de te décoincer, deux mois que j'essaye de t'aider, de te faire retrouver cette putin de paix que n'importe qui aurait le droit d'avoir ! Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu n'essayes même pas de m'aider à te rendre le sourire ! Tu sais quoi ? J'en ai marre ! Marre de tes mensonges, marre de ton putin de silence, marre de TOI !
« DEAN ! »
-Alors si tu n'as rien à me dire maintenant, dégage et fous-moi la paix ! explosa le docteur, se levant.
Castiel se leva aussi, sentant la dispute venir. Les disputes, ça le connaissait, étrangement...et l'heure qu'il redoutait le plus venait à grand pas, s'il y réfléchissait bien. Une nouvelle confrontation, sauf que cette fois, il ne devrait pas rendre de compte à son grand frère qui voulait le punir d'avoir brisé leur famille. Cette fois, il devrait rendre des comptes à l'homme qu'il considérait comme son meilleur ami, le seul avec qui il avait pu partagé autant de sourires, de joie et de confidences. Voire même, c'était peut-être plus qu'un meilleur ami...
-Deux mois, Castiel, deux mois que j'essaye de t'aider et toi, tout ce que tu trouves à dire, c'est PARDON ?! C'est à cause de toi si je me dispute tous les jours avec ma femme, salopard !
Un regard interrogateur lui répondit, l'énervant encore plus.
-OUI ! Ca fait je ne sais combien de temps qu'elle me prévient que tu me mènes en bateau, et à chaque fois je refusais de le voir ! C'est fini, Castiel. J'en peux plus de me disputer avec elle chaque jour, j'en peux plus de la voir pleurer à chaque fois...et je ne veux pas qu'elle divorce, je ne veux pas perdre notre enfant, celui que je veux avec elle. Alors pars, pars loin de moi, loin de nous. Tu peux te prendre un nouveau docteur, je ferais le nécessaire pour que tu puisses te sentir à l'aise avec la prochaine victime que tu ferais, mais dégage de ma vie. Après cette séance, je ne veux plus jamais te voir. C'est clair ? finit par déclarer Dean.
Dire ses sentiments n'était pas son fort, tout le monde le savait, mais avec Castiel, il pouvait se confier. Il exagérait légèrement ses mots, certes, mais l'homme lui faisant face devait comprendre le calvaire qu'il lui faisait vivre, et dire toute la vérité ne pourrait pas aider à régler cette situation. Il se détourna rapidement de cet idiot de brun qui lui faisait volontairement du mal.
Ainsi il ne put pas voir les yeux de Castiel briller de douleur, et des larmes commençant à nouveau à couler sur ses joues. Le photographe eut le courage de regarder son ancien ami une dernière fois. Il espéra encore quelques instants que ce dernier allait se tourner vers lui, lui dire qu'il le testait juste et qu'ils resteraient des meilleurs amis, mais rien...alors il empoigna la poignée de porte, et disparut dans le couloir après un tout dernier regard bleu arrosé de peine.
Si Dean avait été doué de sentiments et de capacités à ressentir fortement les émotions des autres, il aurait sans doute pu tomber malade de ressentir la forte douleur de son ami, car elle était grande, trop grande. Une plaie ouverte, un cœur brisé en plus de mille morceaux.
Chers lecteurs, chères lectrices, vous êtes priés d'attendre dans la salle d'attente avant d'être appelés pour frapper l'auteur, merci!
A lundi prochain (:
