Hello! Voici le 17ème chapitre pour vous (: Merci encore pour toutes vos reviews!

Bonne lecture!


En rentrant chez lui le soir, Dean se sentait...étrangement mal. Il ne sut même pas dire pourquoi alors qu'il sortait de sa voiture, la reluquant quelques secondes. Penser à Bébé lui évitait de devoir se poser des questions sur un certain patient, mais quand il prit le chemin de la petite allée menant au perron de sa maison, lesdites questions revinrent s'imposer à son esprit. Et puis, il n'y avait pas que les satanées questions chiantes comme le monde. Non, il y avait aussi un visage. Un doux visage d'après Dean, qui secoua la tête pour arrêter de penser à ça. N'importe quoi, vraiment ! Il lança un autre soupir, puis franchit la porte. A partir de cet instant, il n'était plus au travail, donc il se devait de prendre un air dégagé !

Comme il s'y attendait, Lisa l'attendait dans la cuisine alors qu'elle terminait de nettoyer et de ranger ses pinceaux.

-Bonjour chéri ! sourit-elle, se penchant vers lui pour lui ravir un baiser.

Le blond se dut d'y répondre, mais quelque chose d'étrange attira son attention. D'ordinaire, ses baisers avec Lisa le comblaient de bonheur, mais là...là, aujourd'hui, et même les semaines d'avant, il y avait comme...de la tristesse à chacun des baisers qu'il partageait. Pas que Lisa n'embrassait plus bien, mais...quelque chose manquait dans ces contacts. Pas de la fougue, ça, tous deux en avaient assez pour des siècles. Non, autre chose qui manquait dans ces baisers. Mais Dean n'aurait pas su dire quoi. Il se souvint brièvement du baiser calamiteux qu'il avait échangé avec Castiel. Un baiser chaste, juste un effleurement de lèvres presque, mais ce contact là lui avait causé mille frissons. Et, bizarrement, presque avec peur, le docteur pensa brièvement que c'était les lèvres de Castiel qui lui fallait. Il en avait besoin, de ces douces lèvres qui ne laissaient pas passer le son. De ces lèvres au goût sans doute bien bon une fois qu'il y aurait goûté de manière plus approfondie.

-Dean ? l'interrompit malheureusement Lisa, le voyant dans les nuages.

Il toussota pour reprendre contenance, mais l'image d'un Castiel tendant ses lèvres vers lui ne le quittait déjà plus. Il soupira, à quoi ça servait de se torturer l'esprit à penser à ce pauvre jeune homme brun ? Non, pas pauvre. Manipulateur et responsable des disputes qu'il avait avec sa femme ! Quoique les hormones de cette dernière pouvaient y être aussi pour quelque chose...

-Tu te sens bien, Dean ?

-Euh...fatigué, à vrai dire. Je vais dans mon bureau, Lisa, ok ? On se retrouve pour manger ! déclara-t-il rapidement avant de grimper les escaliers menant à son bureau.

Il avait besoin...de quelque chose. Quand il fut sûr que Lisa n'avait pas envie de parler avec lui, bien qu'il pouvait déjà sentir sa méfiance, il put poser ses affaires, et s'assit à son bureau. Quelques minutes passèrent durant lesquelles le jeune homme hésita. Faire ça le ferait sûrement craquer, mais...il devait se détendre, et quoi de mieux que ça ? Après un autre instant, Dean sortit une clé de son petit bazar, puis la plaça sur l'une des serrures de ses nombreux tiroirs. Ici, il y avait mis des souvenirs de famille, avec son petit Sammy, et...le dossier entier de Castiel, pour éviter que sa femme ne sache qu'il s'inquiétait toujours pour le brun. Non, en fait, il ne s'inquiétait pas, mais...

-Je suis pas dans la merde, moi, minauda-t-il.

Bien sûr que si qu'il s'inquiétait. Secouant une nouvelle fois la tête, Dean entreprit d'ouvrir le dossier de Castiel, cherchant une chose bien précise.

-Te voilà ma jolie ! sourit-il légèrement, ne pouvant s'en empêcher.

C'était la lettre qu'il avait reçu de Castiel. Une lettre bien formée, avec une jolie écriture, et des mots tellement prenants qu'en la lisant, il y a bien longtemps maintenant, le blond s'était senti...dans l'esprit de son patient, directement ! Castiel avait un don tellement particulier pour les mots. Il n'avait que ce moyen pour communiquer, après tout. Et il n'aimait pas le langage des signes, l'écriture était donc la seule chose qui pouvait l'aider à se faire comprendre. Le cœur du docteur se serra dans sa poitrine lorsqu'il songea à la douleur que pouvait éprouver ce photographe. Lui qui devait être souriant auparavant, le voilà réduit à la tristesse et l'incompréhension...

-Merde Dean, arrête de penser à ça ! se réprimanda-t-il cependant.

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« Cher monsieur Dean Winchester,

Je ne sais pas si ce que je fais est légal et accepté. Je ne sais encore moins si vous lirez, car j'avoue avoir des problèmes à écrire et à me faire comprendre. Je suis désolé de vous faire perdre du temps, car vous devez avoir mieux à faire.

Mais je tiens à vous remercier pour ce que vous faîtes. Je n'ai pas d'amis, je n'ai pas grand-chose à faire ici, mais vous m'aidez grandement. Je ne vois plus autant de noir, d'habitude, ça me brûle les yeux, mais là, j'aperçois du bleu, le bleu de la sérénité. Hier, j'ai cru voir du jaune. Chez les photographes, le jaune c'est la lumière. Et après notre après-midi ensemble, je ne sais pas pourquoi, j'ai vu du rouge. Un beau rouge. Pas le rouge de sang. Ni le rouge de Diable. Ce rouge là, je crois qu'il signifiait le plaisir et la vie. La vie m'a plu durant tout cet après-midi. Peu de personnes se confient à moi, alors quand vous avez accepté de partager le souvenir de votre rencontre avec votre femme, j'ai vu un doux rouge devant moi. Je vous remercie de partager un souvenir avec moi.

Mais, maintenant, j'aimerais vous retourner la chose. Je n'aime pas être ingrat. Si vous n'êtes pas trop occupé, car vous avez beaucoup de patients dont le cas est plus urgent que le mien, voici ma première rencontre avec ma fiancée. »

Dean arrêta sa lecture ici. Le passage de cette rencontre, il l'avait lu plein de fois quand il s'occupait encore de Castiel. Et à travers les mots formant les phrases contenues dans la lettre, le docteur avait pu sentir à quel point son patient aimait Megan. Meg, une séductrice d'après les pensées personnelles qu'avait écrit Castiel. Un petit sourire flotta sur les lèvres du blond lorsqu'il relut ce passage. Doux et tendre. Castiel avait un certain humour lorsqu'il contait un récit. Et puis, toute cette histoire de couleurs...

Le jeune homme songea au rouge en particulier. Chez lui, le rouge signifiait plus que le plaisir et la vie, ou le diable, ou le sang. Il signifiait l'amour.

-T'es complètement taré, se traita-t-il lui-même, se passant une main dans les cheveux pour se calmer un peu.

Etudier le cas d'un patient, étudier le cas de ce patient, ça en devenait trop dangereux pour lui. Pour lui et pour son couple, mais cette détresse cachée sous les mots couchés de Castiel...il ne pouvait décemment pas le laisser comme ça, pas tant qu'il ne saurait pas tout. Pour aider cet homme là, il devait tout savoir. Et sa conversation avec Anna lui revint. Pour avoir des réponses, il devait s'en aller loin et rencontrer Balthazar Novak, le chef d'une entreprise très populaire...mais là encore, il avait un énorme problème.

Lisa. Lisa n'était pas souvent un problème, sauf quand elle laissait trainer son matériel de peinture partout dans la maison, ou quand elle le regardait l'air de dire 'jette moi ton T-shirt à la poubelle !' Mais là, elle était un problème. Dean ne pouvait pas lui dire qu'il partait rencontrer le frère de l'homme qui avait failli briser leur mariage et leur futur. Mais il devait aussi trouver une bonne excuse.

-Merde...

La seule solution qui lui vint...mais oui, bien sûr ! Charlie ! Invoquer un petit voyage avec Charlie, pourquoi pas ?! Il se devait de passer un coup de fil à son amie pour lui demander cette faveur. Il l'avait quand même sauvé d'une bande d'araignée une fois, non ?!

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A l'autre bout de la ville, Castiel regardait les résultats de son examen médical notés sur un petit dossier. Le docteur, la doctoresse, lui faisant face semblait être désolée pour lui, mais elle n'articula rien pour lui laisser le temps. A côté, Anna se taisait aussi. Castiel lui avait demandé de l'accompagner cette fois-ci, après avoir hésité. Lorsqu'elle était arrivée, sa tante l'avait vu se comporter comme si tout allait bien, mais elle avait aperçu des blessures sur ses bras. Elle n'avait pas eu besoin de beaucoup pour savoir qu'il n'avait pas résisté à se faire du mal, et pourtant, Castiel était l'homme le moins suicidaire qui était. Il avait parfois des idées noires, mais jamais il n'avait osé passer le cap malgré l'envie de s'en aller rejoindre sa fiancée.

-Mais ce n'est pas irréversible, Mr Novak. Nous pouvons encore stopper cela. Nous vous ferons passer d'autres examens dans le mois à venir, déclara la doctoresse, faisant relever le regard de la rousse, qui parla pour son neveu abattu.

-Nous vous remercions. Vous auriez un traitement pour arrêter la progression de la maladie ?

-Vous savez, ce genre là de maladies, elle n'est pas assez connue pour être correctement traitée. Tout dépend de votre neveu maintenant. Mais je vais lui prescrire des médicaments spécifiques en espérant ralentir la chute, toussota la femme, gênée d'avoir à annoncer tout cela à la famille.

Anna sembla comprendre, et remercia à son tour le docteur. Elle jeta un œil attentif à son neveu durant le reste de l'entretien, cherchant à voir des réactions, mais il restait là à observer le petit dossier représentant son état actuel. Il n'avait même pas la force de pleurer, et préféra enterrer sa tête dans ses épaules en attendant la fin de cette torture pour ses yeux.

Lorsqu'enfin il put sortir, Anna l'attira à elle et prit sa main le temps qu'ils aillent à la voiture, mais il voulut rester un peu dehors. La rousse comprit parfaitement, et attendit avec lui, hésitant secrètement à lui parler de son rendez-vous avec Dean. Faire cela provoquerait sans doute un espoir en lui, mais si cet espoir s'avérait totalement faux, alors il serait encore plus détruit, et ça, sa tante ne le souhaitait aucunement. Elle devait se contenter d'éviter le sujet le plus possible, et préféra serrer le photographe dans ses bras.

-Ca va aller, Cassie, murmura-t-elle contre lui.

Il ne put rien dire, se maudissant encore une fois d'avoir oublié comment parler, comment se confier. La seule chose qu'il put faire, c'était de serrer encore plus sa tante contre lui, s'accrochant à elle.

-Ca va s'arranger, Cassie, ne t'en fais pas. Tu as bien entendu, ce n'est pas irréversible. On peut encore te guérir ! Il faut juste qu'on soit ensemble...et en attendant, je t'amène à une exposition sinon tu vas t'enfermer chez toi, soupira-t-elle, caressant ses cheveux bruns très mal coiffés.

Castiel n'eut même pas un sourire, et voulut se dégager de ses bras quand il entendit parler de sortir dehors. Ah non, le noir lui brûlait déjà assez les yeux comme ça ! Mais Anna n'était pas d'accord, elle se devait de l'aider en attendant que le prince charmant, quand il aurait fini de ne penser qu'à lui, ne vienne délivrer Castiel de tout cela. Ce fut alors qu'elle sentit un liquide couler dans son cou.

-Castiel ?! appela-t-elle, levant le visage de son neveu.

Là, elle y vit des larmes. Des larmes de détresse et de désespoir, sans aucun doute. Elle ne put que le laisser pleurer contre elle, n'arrivant pas à le repousser, ça ne servirait de toute façon à rien.

-Tout s'arrangera bientôt, Castiel. Tu verras !

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-Charlie, salut ! salua Dean à travers la webcam de son ordinateur.

-Encore toi, stupide gamin, pfff ! sourit en retour Charlie, heureuse de voir ce jeune homme.

Dean se contenta de lui tirer la langue rien que pour l'embêter, mais entre eux, ce n'était qu'une pure taquinerie. Ils adoraient se donner des surnoms, pour eux, c'était affectueux malgré que les autres ne concevaient pas cela de la même manière. Au diable les autres, d'ailleurs !

-Alors moussaillon, quel mauvais vent t'amène à la porte d'Hermione et de sa colocataire geekette ? s'amusa la rousse.

Devant ce sourire purement moqueur et fraternel à la fois, Dean ne put que répondre avec un sourire malgré qu'il n'en avait pas l'envie quelques secondes plus tôt. Charlie avait ce don de faire sourire les gens, en fait.

-Eh, miss Granger double, j'aurais besoin que tu me rendes un petit...un énorme service, en fait !

-Tu veux que je pirate des informations sur ton Castiel, c'est ça ? s'enjoua-t-elle, des étoiles dans les yeux, et malgré la caméra, Dean put le voir.

-Non, j'aimerais que tu m'accompagnes en voyage. Ecoute, je peux pas t'en dire plus maintenant, mais...Charlie, c'est important et j'ai besoin que quelqu'un m'accompagne, tu comprends ? interrogea-t-il, prenant une mine préoccupée.

-Pas vraiment, non. Dis, c'est où que tu prévois de m'emmener ? Et pourquoi moi et pas ta femme ? haussa-t-elle les sourcils, prenant l'air d'Hermione Granger lorsqu'elle était songeuse.

-Je ne veux pas que Lisa vienne, pas cette fois. Charlie, s'il te plait, dis-moi juste oui. Nous allons à l'autre bout du pays rencontrer quelqu'un qui pourra m'aider. Ce n'est que pour deux jours grand maximum. Je ne peux vraiment pas t'en dire plus, admit le jeune homme.

Charlie, à travers l'écran, sembla des plus intéressées, mais essaya de se contenir. Non, non, c'était encore un piège ! Dean allait encore l'entrainer dans un truc totalement fou, pas question qu'elle y aille !

-J'accepte ! sourit-elle, avant de se taper la tête contre sa main.

Et voilà, elle n'avait pas pu s'arrêter...merdouille, elle avait la poisse tout simplement ! Pourtant, le sourire de Dean la rassura. Il devait vraiment avoir besoin d'elle pour l'appeler, cela dit. Lui qui mettait deux plombs à donner des nouvelles, voilà qu'il se mettait à changer. C'était au moins une consolation.

-Je t'adore, Charlie ! Rendez-vous jeudi matin, ok ? Je viendrais chez toi, et ensuite on prendra un avion pour aller rencontrer notre solution.

-TA solution ! Hermione et moi, on a toutes les solutions qu'on veut ! rectifia Charlie avec un énorme sourire plaqué sur le visage.

-Charlie...à jeudi, et prends soin de toi, p'tite tête !

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Lors du repas, Dean hésita à parler. Lisa semblait aussi le bouder, et caressait juste son ventre tout en grignotant ses lasagnes. D'habitude, elle en était friande ! Finalement, le jeune homme se décida.

-Chérie ? J'avais oublié de te dire que je dois partir en voyage avec Charlie durant deux jours. Elle veut que je l'accompagne à une convention, toussota-t-il, prenant son air le plus désolé, alors qu'au fond, très au fond de lui, il était presque soulagé et impatient de quitter cet endroit qui lui donnait de moins en moins de frissons.

-Quoi, comme ça ?! Et ton boulot ?!

-J'ai posé mes congés, et on s'était décidé il n'y a pas longtemps, mais j'ai totalement oublié de t'en parler, je suis désolé chérie. Alors, tu te sens capable de tenir la boutique toute seule ? interrogea-t-il avec un petit sourire destiné à la rassurer.

-Dean...bon, ok, parce que c'est Charlie et que j'aimerais bien qu'elle revienne un peu à la maison ! Tu pourras lui demander ?

-Oui, bien sûr ! Du moment qu'elle n'amène pas de chat...

-Oh, allez, son Pattenrond était marrant ! sourit-elle, se rappelant d'un chat qui sautillait joyeusement partout, au grand dam de Dean qui était allergique aux chats.

-Mouais, bon, on part jeudi et ça ne durera vraiment pas longtemps. Elle veut absolument rencontrer ses idoles...

-Ok, tu peux y aller, mais t'as intérêt à revenir avant samedi ! menaça-t-elle faussement, volant ensuite un baiser à son mari.

Ce dernier y répondit, mais le cœur n'y était presque plus. Tout ce qu'il voulait désormais, c'était des réponses, un air nouveau, et le beau regard de Castiel pour l'aider. Sa présence lui manquait, le blond devait maintenant se l'avouer. Il brisa bien vite le baiser quand l'image de son patient traversa son esprit, ce qui inquiéta Lisa.

-Dean ?

-Ce n'est rien, chérie. Je suis vraiment fatigué, là...pardon.

-Attends, j'ai une question ! Tu regrettes ta décision de rester avec moi et notre futur enfant ? demanda-t-elle, espérant une réponse sincère.

-Lisa, ce n'est pas le moment, tu sais ? N'en parlons plus, tout simplement. Par respect pour mon métier, qui est d'aider ceux qui en ont besoin, et Cas'...tiel en avait vraiment besoin, de mon aide. Je vais me coucher ! termina-t-il, ne se rendant même plus compte de ce qu'il disait tellement l'envie de plonger dans les bras de Morphée était présente.

Sauf que cette nuit-là, il ne dormit pas dans les bras de Morphée, mais allongé sur un canapé douillet, dormant entre les bras de Castiel, la tête posée sur le torse de son ami qui le regardait avec...amour ? Avec un doux regard bleu doté de plein de promesses.


La fin approche de plus en plus...mh...

INFO IMPORTANTE: A partir du chapitre 19, je risque d'être moins régulière dans la publication de cette fic, car je me concentre sur d'autres fandoms désormais. Mais j'essayerais de finir cette fic et de vous donner toutes les réponses (:

Et surtout, JOYEUSES FÊTES DE NOEL AVEC LE PAPA BARBU! Et bonne nouvelle année en avance, mes amis, mes amies (: