J'apprenais à mourir.

Voilà le chapitre 11! Je vous préviens à l'avance que je risque d'avoir du retard sur la publication de la semaine prochaine, je n'ai toujours pas réussi à écrire le chapitre 12, je ne sais pas comment amener le Snamione correctement ^^

Bonne lecture!

Disclaimer : Seule Ariane et sa famille m'appartiennent, quoique leur nom vienne bien de JKR ainsi que les autres personnages et l'univers Harry Potter.

Chapitre 11 : La jalousie d'Hermione.

Assise à la table des Gryffondors, Hermione Granger remuait sa nourriture sans pour autant la manger. La jeune femme semblait s'être levée du pied gauche, et même ses amis ne tentaient plus de lui faire la conversation. Depuis la répartition d'Ariane à Serpentard, les deux jeunes femmes n'avaient plus eût l'occasion de reparler, la française ayant emménagé dans les dortoirs des Serpentards et ça n'était pas pour plaire à notre Gryffondor qui se sentait délaissée. Et délaissée au profit de Drago Malefoy !

Hermione n'aurait jamais imaginé se sentir aussi mal. Son cœur battait fort dans sa poitrine et lui faisait terriblement mal. Elle finit par abandonner l'idée de manger son repas et se rendit en cours en appréhendant celui qu'elle aurait en commun avec les Serpentards. Elle se voyait déjà entourée de ses ennemis et camarades se moquant d'elle, de la confiance trahie qu'elle avait placée en Ariane, de sa naïveté : comment une petite sang-de-bourbe comme elle pouvait espérer être amie avec une sang pure telle Ariane ? Hermione n'avait jamais autant détesté toutes ces histoires sur le statut du sang. Pourtant, elle avait cru qu'Ariane se moquait de ce genre de choses. Il fallait bien se renre à l'évidence, elle s'était trompée.

A la fin de la journée, Hermione se rendit compte qu'elle avait pris des notes sans vraiment écouter. Pendant toute la journée, elle n'avait fait que penser à Ariane. Elle avait pris deux heures pour éliminer sa théorie « Ariane ne m'aime pas car je suis une sang-de-bourbe », se disant que la française ne lui avait jamais rien dit de tel et que si elle commençait à douter de la jeune serpentard, elles ne seraient jamais amies. Alors elle avait passé le reste de la journée à ruminer des pensées noires, toutes dirigées vers les serpentards, mais en particulier trois, très, trop, proche de la nouvelle élève : Malefoy, Parkinson et Zabini.

Elle les avait beaucoup observés et avait fini par en déduire qu'ils étaient « les nouveaux meilleurs amis » d'Ariane. A cette pensée, le cœur d'Hermione se serra. Elle devait lui parler.

« Ariane ! Attend-moi !

-Hermione ?

-Comment tu vas ?

-Je vais bien, merci. Et toi ? Tu es toute essoufflée !

-Ca va. C'est parce que je t'ai couru après. Tu te plais avec les Serpentards ?

-Oui, ils sont très gentils avec moi ! Ils ont même fait une fête en mon honneur.

-Est-ce qu'il arrive que quelqu'un travaille dans cette école ?

-Comment ça ?

-Le Directeur se plaît à organiser des bals pour n'importe quelle occasion, tu as toi-même donné une fête chez tes parents, et maintenant les Serpentards ! Je me demande si je suis la seule au courant que notre avenir dépend de notre réussite à Poudlard !

-Mais non, tu n'es pas la seule Hermione. J'ai d'ailleurs passé tout mon temps libre en journée à réviser à la bibliothèque. Je t'y ai vue, mais tu avais l'air absorbée dans ton travail, alors je t'ai laissée tranquille.

-Ho… Je t'en remercie. J'étais vraiment concentrée, je faisais un travail d'arithmancie très compliqué, et je ne t'ai pas remarquée.

-Quand tu travailles tu as toujours ce regard : intrigué, intelligent, et passionné.

-Heu… merci ?

-Certains Serpentards pensent que tu apprends juste les livres par cœur. Mais ils ne savent pas. Ils ne savent pas que quand tu lis quelque chose qui t'apporte une information nouvelle ton regard s'illumine, de curiosité et de plaisir d'apprendre. Ils ne savent pas que tout ce que tu apprends, tu arrives à l'imaginer en situation réelle pour l'utiliser au mieux. Ils ne savent pas que tu as la plus belle façon d'apprendre. Car tu n'apprends pas « par cœur » comme ils le disent, mais « avec » le cœur.

-Ariane… Ce que tu me dis me touche tellement… On dirait que tu me connais depuis des années. Mieux que Ron. Mieux que Harry. Même eux n'ont pas compris tout ça. Tu aurais dû aller à Serdaigle.

-Le Choixpeau a beaucoup hésité. Entre toutes les maisons. Mais il pense que j'ai plus de chose à apporter à Serpentard.

-C'est clair que niveau politesse…

-Tu les trouves impolis ?

-« Sang-de-bourbe » par ci, « sang-de-bourbe » par là… Non, décidément, je n'ai pas connu plus poli et respectueux…

-Ha oui, c'est vrai que c'est leur principal défaut. Mais j'y travaille. Pansy accepte déjà de dire « né-moldu » quand on parle toutes les deux.

-Je ne comprends pas que tu puisses être amie avec eux. Tu es intelligente et gentille. Tout le contraire des Serpentards.

-C'est peut-être pour ça que le Choixpeau m'a répartie dans cette maison. Je suis une Sang Pure française, j'ai des idées différentes des leurs sans pour autant être considérée comme traitre à mon sang. Donc ils m'écoutent. Et vu que je parle à Drago, Pansy et Blaise, ils me respectent.

-Mais puisque tu es amie avec eux, tu n'es plus amie avec nous…

-Plus amie avec vous ?

-Tu restes uniquement avec les gens de ta maison. Je pensais qu'on avait commencé à tisser des liens, mais depuis ta répartition, tu ne nous as pas parlé une seule fois ! Tu nous as délaissés pour eux…

-Je suis désolée si c'est ce que tu as ressenti. Je profite jute de cette semaine pour faire connaissance avec eux. Mais une fois que je les connaîtrai mieux, bien sûr que je passerai du temps avec vous.

-Nous passons donc après eux... Nous ne sommes pas tes bouches trous Ariane !

-Bien sûr que non ! Mais tu comprends bien que j'ai besoin de nouer de liens avec mes camarades de maison ?

-En défaisant ceux que tu as déjà avec moi ? Pendant que tu essaies de gagner leur amitié, tu perds la mienne, que tu avais pourtant acquise !

-Mais que veux-tu que je fasse Hermione ?

-Fais tes choix !

-Mes choix ? Tu veux dire… Entre toi et eux ?

-Exactement.

-Mais je ne peux pas ! Tu es mon amie, la première personne à m'avoir acceptée à Poudlard ! Et eux sont de ma maison !

-Tu ne peux pas choisir ? Alors laisse-moi choisir à ta place. Au revoir Ariane. »

La situation avait complètement échappée à Hermione. Quand elle avait interpelé Arian, elle n'avait aucunement dan l'idée de lui demander de choisir entre les Serpentards et elle, mais sa jalousie avait pris le desus et le smots fatals avaient été dits. Elle venait de mettre fin à son amitié avec la Serpentard. Car après tout, c'est ce qu'elle était : une vile Serpentard qui s'était jouée de ses sentiments.

La Gryffondor était blessée dans son orgueil et ses sentiments. Elle ne reviendrait plus sur ses paroles. Pendant qu'elle parlait avec la française, Hermione avait fini par s'auto-convaincre qu'elle avait été trahie et qu'Ariane ne l'avait tolérée uniquement parce qu'elle n'avait pas d'amis et qu'elle n'était pas répartie. Si elle avait été envoyée à Poufsouffle ou à Serdaigle, Ariane n'aurait pas eu plus de respect pour son amitié. Hermione n'était là que au cas où elle aurait été répartie à Gryffondor. Oui, elle avait été utilisée, abusée, trompée, trahie.

Ariane ne comprenait pas. Elle ne se souvenait pas avoir fait quelque chose de mal à Hermione, mais cette dernière semblait lui en vouloir. Elle prit le chemin des dortoirs de Serpentard en espérant pouvoir penser à tout ça au calme. Mais il semblait que Merlin en avait décidé autrement.

« Ariane !

-Ha, Drago ! Bonjour.

-Ariane, je t'ai vue parler avec Granger. Je ne veux plus te voir trainer avec des Gryffondors. Ou qui que ce soit qui ne soit pas de Serpentard.

-Mais qu'est-ce que vous avez tous aujourd'hui à vouloir décider àà ma place de mes fréquentations ? »

Elle partit s'enfermer dans son dortoir, triste, énervée et déçue du comportement puéril d'Hermion et Drago. Elle s'allongea sur son lit et tira les rideaux pour cacher ses larmes. Mais quand Pansy entra dans la chambre, elle ne fut pas dupe : son amie ne fermait jamais ses rideaux. Elle s'assit alors à côté de la jeune fille qui pleurait encore et essaya de lui faire raconter ce qui avait causé ses pleurs. Rassurée que quelqu'un se préoccupe enfin de ce qu'elle ressentait, Ariane expliqua pourquoi Hermione et Drago avaient réussi à la mettre dans cet état. A la fin de son récit, Pansy sembla indignée, puis extrêmement en colère. Elle se leva, descendit dans la salle commune et hurla :

« Drago Lucius Malefoy ! »

Quelques minutes plus tard, Drago se présentait dans la chambre qu'Ariane et Pansy partageaient avec les Greengrass et Milicent, et présentait, penaud, ce qui pour lui s'apparentait pour lui le plus possible à des excuses à Ariane. Mais Pansy ne revînt qu'une heure plus tard en annonçant que le professeur Rogue avait collé Hermione avec lui pour une durée indéterminée qui dépendait de se capacité à s'excuser. La jeune française n'arrivait pas à se réjouir de cette punition. Elle avait fait souffrir Hermione, et le faisait encore en étant la cause de son heure, ou ses heures, de retenues avec Rogue. La Gryffondor n'était pas prête de la pardonner.