Hello! Voici le nouveau chapitre! Il ne se passe pas beaucoup d'action dans celui-ci, le prochain sera mieux à lire j'espère (:

Merci à tous pour vos reviews ^^


Le jeudi arriva bien plus tôt que Dean ne le pensait. La veille, Lisa s'était endormie sur lui après des efforts physiques des plus intenses. Le jeune homme, alors qu'il fermait la porte de la maison, songea un instant que même cette partie de jambes en l'air extrême ne lui avait pas procuré autant de frissons qu'il en aurait éprouvé avant. Durant le temps avec sa femme, il ne s'était pas senti à l'endroit où il aurait dû, et ça l'inquiétait parce que ça arrivait de plus en plus souvent, et ces phénomènes étaient liés à Castiel, Dean pouvait maintenant en être sûr.

Il soupira, et s'en alla après avoir dit bonjour à Bébé, qui l'attendait sagement. En route pour son lieu de rendez-vous avec Charlie. Il traversa la ville endormie jusqu'à se retrouver devant la maison décoré de son amie. Un sourire se profila quand il aperçut des petites statues aux visages de héros. Oui, Charlie avait vraiment des goûts très spéciaux, mais ça la rendait tellement plus attachante.

Il activa la sonnette en priant pour que la jeune femme n'ait pas oublié ! Ce fut une rousse très réveillée qui lui ouvrit, lui sautant carrément dessus pour un câlin tout à fait...peu matinal.

-Doucement Charlie ! demanda-t-il en gardant son sourire.

-Oh, pardon !

Une seconde plus tard, sa main rejoignit la joue de Dean pour une première gifle toute gentille. Le docteur ne comprit pas dans l'immédiat ce qui se passait, et resta là, les bras ouverts et les sourcils froncés.

-Ca, c'est pour ne pas m'avoir contacté pour m'en dire plus sur Castiel !

-Mais...

Une seconde gifle atterrit sur sa joue, toujours aussi gentille. Charlie était très affectueuse, vous dites ?

-Et celle-là, c'est pour...euh...attends, je réfléchis ! songea-t-elle, cherchant un argument.

-Parce que tu voulais me gifler pour le plaisir ? tenta de l'aider son ami.

-Oui, voilà ! Euh, non voyons !

Devant son sourire et ses yeux pleins de malice, Dean dut comprendre que c'était sa raison, et lui fit un sourire des plus amusés ! Ah, un peu de bonne humeur dans toutes ces engueulades avec sa femme, ça le rendait heureux. Il se permit un autre câlin, puis prit le sac que Charlie tenait derrière elle, et amena les deux passagers à sa voiture noire qui brillait malgré la nuit.

-Alors, tu l'adores toujours ? sourcilla Charlie, montant dans la voiture et se mettant enfin au chaud !

-Pourquoi voudrais-tu que je ne l'adore plus ?! Et puis d'abord, je l'aime ! s'écria le blond, câlinant le volant de l'Impala.

-Bah, je sais pas, t'as peut-être craqué sur la voiture de Batman ? réfléchit-elle avec un large sourire sur le visage, signe qu'elle le taquinait.

-Moi vivant, JAMAIS je n'aimerais une autre voiture que mon Bébé ! Allez, en route pour de lointaines contrées !

...

0o0o0o0o0o0o0o0o0

...

-Arrête de serrer ma main comme ça, Dean ! se plaignit la rousse, ne sentant même plus sa main.

-J'y peux rien !

-Mais t'es pas obligé de me serrer comme si ta vie en dépendait..., fit-elle remarquer.

-Charlie ? Tu promets de garder le secret ? finit par lui demander son ami, gardant les yeux tournés vers elle et elle uniquement.

-A qui voudrais-tu que je parle ? T'as oublié que je suis seule..., fit-elle la moue.

-Oui, euh...écoute, j'ai...ahem...je suis mal à l'aise en avion ! fut-il obligé d'avouer, la mine dépitée.

Charlie fronça les sourcils et le regarda l'air de dire 'sérieux ?!'. Dean n'aimait vraiment pas les avions ? Mais alors s'il avait une sorte de mal de l'air, pourquoi voyager en avion ? Mais qu'il était bête ! Cela dit, la jeune femme se demandait s'il aurait moins peur sur un balai de sorcière, ou sur un Sombral, ces créatures de l'univers le plus génial qu'elle connaissait.

-Dis-moi pourquoi tu ne veux pas prendre le train ! quémanda-t-elle, acceptant finalement la main sur la sienne, la réchauffant même en y posant sa propre main.

-Tu te souviens du frère de Castiel Novak ? Balthazar, et il se trouve que je dois le voir. Et il habite très loin, sauf que je ne veux pas que Lisa s'inquiète, alors cet engin est le meilleur moyen pour un voyage rapide, se décida-t-il à admettre, remerciant silencieusement son amie de lui porter son soutien de geek.

-Et d'ailleurs, tu ne m'as pas dit pourquoi tu m'as kidnappé à 3h du matin ! Pourquoi tu dois aller voir Balthazar ? Pour sa femme ?! espéra-t-elle.

-Euh...non...non, pas vraiment. Ecoute, Charlie...la tante de Castiel est venue me voir pour me dire que son neveu n'allait pas bien.

-Tu ne l'as pas vu, toi ? s'étonna-t-elle.

Il était tout de même un docteur, un psychiatre à ses heures perdues, alors comment ne pouvait-il pas voir le mal chez ses patients ? La rousse demanda davantage d'informations, sa curiosité piquée se faisant sentir.

-J'ai...j'ai dû stopper de le prendre en charge. Et maintenant, Anna, sa tante, m'a donné des indications pour tout savoir. Je ne pourrais aider Castiel que si je réussis à avoir toute la vérité rassemblée. Et elle m'a dit que seul Balthazar connait toute l'histoire, donc il faut que j'aille lui parler, confia-t-il en s'accrochant fermement à elle.

-Eh, Superman, regarde-moi et arrête de jeter des coups d'œil aux hublots, ou je te montre différentes manières de voler pour les sorciers de Poudlard ! menaça faussement Charlie.

-Nan, t'as pas intérêt !

-Ok...bon, si je comprends bien, tu as laissé tomber Castiel et maintenant, pour l'aider, tu dois trouver son frère et le secouer comme un saule pleureur pour qu'il te dise toute la vérité ? Mais attends, pourquoi tu as laissé tomber Castiel ?! finit-elle par interroger, intriguée.

Surtout que, d'après ses modestes informations et constatations typiquement géniales, elle avait remarqué que Dean était raide dingue de ce Castiel Novak, et le laisser tomber ne serait pas le genre de ce charmant blond. A moins qu'il n'ait pas eu le choix...mais il avait toujours le choix !

-Disons que..., commença-t-il, cherchant les mots.

-Nan, pas de disons que ! La vérité, ou alors je devrais invoquer Ombrage, et tu sais qu'elle n'aime pas qu'on lui mente, sourit la jeune femme.

-Oh non pitié, pas le bonbon rose..., soupira Dean, détestant cette référence.

Il préféra donc lui dire toute la vérité, et puis, elle avait bien voulu l'aider sans même le questionner au départ, alors c'était son devoir de tout lui raconter, en omettant bien sûr les détails flous et ses sentiments de plus en plus contradictoires envers Castiel et ses jolis yeux bleus.

-En gros, je l'ai laissé entrer dans ma vie privée, et j'ai fini par comprendre que je devais remettre une distance raisonnable entre nous parce que c'est mon patient. On s'est...un peu disputés je dois dire, et je lui ai dit que je ne le prenais plus en charge, et depuis, on ne se voit plus, expliqua-t-il alors en prenant son air le plus convaincant, soit son air le moins facile à croire.

-Dean..., réprimanda Charlie avec un énorme sourire.

-Ok ! Mais ne te moque pas de moi...on était très amis avant. Je suis allé chez lui quand il pleuvait, et on a passé une après-midi à regarder des films, et c'était sympa, mais quand j'ai compris qu'il ne me dirait jamais la vérité, j'ai éclaté ! Sérieusement, Charlie, comment ferais-tu pour aider Hermione si elle ne te disait strictement rien de ce qui se passe ?! finit-il par demander.

-Hum...j'irais chercher moi-même les infos à la bibliothèque ! Ou en graissant la patte à des personnes qui peuvent m'aider..., songea-t-elle, bien qu'elle doutait qu'Hermione approuverait la seconde solution, non, c'était contre le règlement !

-Et si tu ne trouvais pas les bonnes informations, que ferais-tu ? l'incita-t-il à continuer.

Après mûres réflexions de la part de la rousse, cette dernière se décida à répondre, bien que doutant un peu car ce n'était pas vraiment son genre, et en plus, elle trouvait toujours tout !

-Je pense que je serais exaspérée et que j'abandonnerais un jour ou l'autre si je n'étais pas Charlie Bradbury ? sourit-elle.

-Modeste, hein ? Bah ouais, c'est ce que tu ferais...et c'est ce que j'ai fais.

-Mais vous étiez amis, pourtant ! sourcilla-t-elle, sachant que son ami lui cachait quelque chose. Tu ne me dis pas tout, Sherlock...

-C'est vrai...

-Lisa, c'est ça ? Ta jolie femme a vu que quelque chose n'allait pas dans la tête de son beau gosse de mari, et donc elle t'a posé un ultimatum ? comprit-elle.

-Charlie, tu parles de ma femme, alors t'as pas intérêt à la reluquer ! Bref, oui, t'as raison...et elle est enceinte, alors les engueulades avec elle étaient de plus en plus fréquentes, et elle était à bout donc elle m'a demandé de choisir...et je ne veux pas la perdre. Je l'aime, bien plus que j'aime Castiel ou mon boulot...

-Mais tu aimes Castiel quand même ! sourit-elle.

-Non ! Enfin..., hésita-t-il.

-Euh...je ne parlais pas d'amour entre amants, si tu croyais ça, toussota-t-elle, se félicitant intérieurement de l'avoir piégé aussi facilement.

Question piège, et son cher ami blondinet y avait répondu sans même le voir puisqu'il avait pensé à ce genre d'amour. Dean tenait donc beaucoup au brun, Charlie en était totalement sûre ! Et elle espérait secrètement que cet imbécile de docteur allait s'en rendre compte. Sa manière de parler de Castiel, ses regards lorsqu'on le mentionnait, son cœur qu'elle entendait battre d'où elle était...rien ne trompait. Les signes étaient les bons. Dean éprouvait de l'amour pour Castiel, restait à savoir jusqu'où allait cet amour...mais ça, la rousse songea que ça ne serait pas à elle de s'en occuper. La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était...peut-être montrer le bon chemin à l'homme qui craignait les avions ?

-Bref, j'ai décidé de laisser tomber son dossier, et maintenant il faut que je revienne dessus pour essayer d'aider cette tête de mule !

-Sa tante, comment est-elle ? demanda gentiment Charlie, se penchant vers Dean pour entendre les détails croustillants.

Un regard au ciel et un frisson quant à l'avion plus tard, Dean finit par lui décrire Anna. On ne changeait pas Charlie Bradbury si facilement hélas, et comme elle aimait les femmes, il allait devoir absolument tout lui dire sur cette autre rousse ! En priant pour que l'avion atterrisse vite à destination...

...

0o0o0o0o0o0o0o0o0

...

Après que l'avion eut atterri et que les deux jeunes gens aient récupéré leurs maigres bagages, ils sortirent du grand aéroport et restèrent la bouche ouverte devant la ville s'étendant devant eux. Ah oui, en effet, c'était très grand !

-Et...comment on va trouver le frère de ton patient ? interrogea gentiment Charlie, excitée d'avance à l'idée de visiter une ville aussi grande et sans doute bien garnie en jeux vidéos !

-Grâce à son adresse et un taxi ! répondit Dean de manière intelligente, avant de regarder le papier précieux indiquant l'adresse de l'entreprise de Balthazar Novak. Charlie appela un taxi quant à elle, s'émerveillant encore devant l'immensité de la ville. Une fois à l'intérieur, les deux jeunes gens purent avoir une visite guidée de la ville. Le chauffeur parut être très sympathique, et leur parla de l'entreprise où ils désiraient se rendre.

000

-Je me sens très petite, commenta Charlie en levant la tête sur le gratte ciel.

-Mouais...ça ne vaut pas mon Bébé. Rien n'est plus beau qu'elle.

-Lisa ? Castiel ? se permit de rappeler la rousse, le même sourire plaqué sur ses lèvres alors qu'elle s'empêchait à grande peine d'aller découvrir les lieux.

-Oui, bon...je parle de choses, pas de personnes ! grommela-t-il. Bon, je préfère y aller seul, tu me comprends ? Mais toi, je suis sûr que tu peux t'amuser ici, alors...amuse-toi, petite chose !

-Eh, j'ai passé l'âge qu'on m'appelle comme ça, apprenti sorcier, minauda-t-elle. Bon, je vais aller voir...tu me rappelles quand t'auras fini ?

-Bien sûr !

Il planta un petit bisou sur ses joues puis s'en alla vers l'accueil, ne sachant où aller. On lui indiqua le dernier étage. Cliché, renifla-t-il en prenant un ascenseur. Pas question de monter tous les étages aux escaliers ! Il fut très soulagé de constater que, au contraire des films lorsqu'il y avait urgence ou flemmardise, les ascenseurs fonctionnaient comme s'ils étaient neufs. En attendant de monter les quelques 16 étages de cet imposant roc de verre, Dean se mit à réfléchir à ce qu'il allait dire, mais maintenant qu'il avait accompli le plus dur, à savoir prendre l'avion pour aller voir quelqu'un qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, le stress commençait à prendre part de son être.

Que devrait-il dire une fois qu'il ferait face à un homme qui ne le connaissait sans doute que par son nom ? Qui l'avait peut-être même oublié d'ailleurs...et puis d'après ce qu'il savait de ce Balthazar, les conversations avec lui pouvaient tourner au ridicule parfois...et il n'avait pas envie de se faire jeter en voulant une dernière fois essayer d'aider un idiot de photographe aux beaux yeux bleus ! Il songea avec lassitude que ce métier de psy n'était vraiment pas pour lui, mais son esprit se souvint de pourquoi il avait choisi cette voie là, et la lassitude disparut rapidement. Ce métier, il ne l'avait pas commencé pour rien.

Avisant l'écran affichant les étages, Dean soupira d'aise lorsqu'il vit le nombre 16 sur ledit écran. Enfin ! Il avait presque cru que l'ascenseur s'était bloqué ! En sortant, Dean chercha du regard le bon couloir à emprunter. Un labyrinthe, cet endroit, franchement ! Finalement, après multiples efforts, il trouva sa voie et s'engagea dans les couloirs gris, trop gris, ou parfois des couloirs vitrés laissant voir l'activité dans les salles qu'on pouvait observer. Pas mal, finalement !

« Courage Dean, tu es là pour aider Castiel, et ensuite pour le gifler, alors...sois courageux, stupide amoureux de Bébé ! » essaya-t-il se s'encourager.

Le moment était arrivé, il allait enfin faire la connaissance de celui qui, il l'espérait de tout son cœur, pourrait l'aider à comprendre le jeune homme pour qui il doutait avoir des sentiments uniquement amicaux.


On se rapproche de la fin...et rassurez-vous, à force d'écrire ce foutu chapitre 19 sur lequel je bloquais, j'ai fini par retrouver la motivation (saleté de chapitre 19!) Donc la publication continue comme avant^^

Les commentaires sont vivement appréciés (: