J'apprenais à mourir…
Voici donc le chapitre 14 de JAAM. Il va être court, je préviens, mais il se trouve que je me suis trouvé un travail et que pendant deux semaines je ne vais pas trop pouvoir écrire, et que suite à une review j'ai eu un petit changement de plan quant à la suite de l'histoire.
Après ce petit prélude un peu inutile, je vous souhaite une bonne lecture, en vous rappelant que le monde de la saga Harry Potter et ses personnages (sauf Ariane, Odile, Valentin et Adeltrude) sont la propriété de la grande JK Rowling.
Chapitre 14 : Aller de l'avant.
« Poufsouffle ! Poufsouffle ! »
« Allez Serpentard ! »
« Malefoy tu crains ! »
« Vous connaissez votre point faible les Poufsouffles ? Vous jouez à la loyale ! »
« Génial… Une ambiance encore pire que lors d'un match Serpentard contre Gryffondor… »
« En même temps Hermione, c'est Serpentard ! A quoi tu t'attendais ? »
« Le problème vient autant des Poufsouffles que des Serpentards, Ronald ! »
« Depuis quand tu prends leur défense ? »
Depuis quand ? Et bien, il était simple de le dire. Depuis qu'elle avait cessé ses heures de retenues avec le professeur Rogue. En effet, la proximité étrange qui avait pris place entre eux, était devenue un peu dérangeante pour Hermione, qui ne savait plus que penser : « il est mon professeur, mais il pourrait quand même me féliciter, mais c'est mal d'attendre ce genre d'attention de la part de son professeur ». Non, vraiment, trop de tracas. Elle avait alors choisis l'option « aller s'excuser de son comportement puéril au près d'Ariane » pour éviter le « mystérieux ténébreux presque sexy » professeur de Potion. Attendez. Pause. Marche arrière. On reprend. « Mystérieux ténébreux pas sexy du tout » monsieur cheveux gras. Voilà. La conscience d'Hermione était vraiment vascillante.
Toujours est-il que notre Gryffondor était allé s'excuser auprès d'Ariane, qui lui avait répondu avec un grand sourire : « Enfin Hermione ! Je te retrouve ! Tu m'as tellement manquée. J'ai eu peur que jamais tu ne me pardonnes. »
Bien sûr, Hermione n'avait pas pu s'empêcher de faire une remarque désobligeante sur l'amitié de la jeune française avec Malefoy-la-fouine-bondissante mais un regard désapprobateur d'Ariane avait suffis, cette fois, à lui faire prononcer des excuses immédiates.
Les deux jeunes femmes s'étaient retrouvées comme avant leur querelle, sans aucune gêne entre elles, et elles partageaient d'ailleurs certains temps de la semaine ensemble. Elles avaient comparé leurs emplois du temps pour pouvoir trouver des créneaux horaires durant lesquels elles pourraient passer du temps ensemble. Ainsi elles se trouvaient en cet après-midi ensoleillé assises au pied d'un saule pleureur-pas-cogneur sur les berges du lac, parlant de tout et de rien.
« Tu t'intéresses au Quidditch Ariane ?
-Oui, j'aime beaucoup ce sport, je trouve ça très divertissant. Cependant, la « troisième mi-temps » comme le disent les moldus, ce n'est pas pour moi.
-J'imagine que les Serpentards ont beaucoup fêté leur victoire face à Poufsouffle.
-Ho oui. Malheureusement. Je n'ai pas pu dormir. Et en plus j'ai raté un truc génial pendant que je me tournais et me retournais dans mon lit.
-Un truc génial ?
-Pansy et Malefoy se sont embrassés ! Maintenant ils sortent ensemble on dirait.
-Mais comment tu sais ça, si tu n'étais pas à la soirée ?
-Pansy m'a tout raconté. Et puis, Daphné qui partage notre chambre, est une vraie commère.
-Moins pire que Lavande.
-Certes, mais pire que Parvati.
-Non ?
-Si, si, je te jure.
-Haha, bon courage alors !
-Heureusement que j'ai Pans' dans ma chambre, sinon je deviendrais débile avec toutes les niaiseries qu'elles racontent.
-Parkinson ne raconte pas de niaiseries peut-être ?
-Non, Pansy est très intelligente. Elle le cache parce que, je cite, « Les hommes aiment se sentir intelligent, alors il faut être plus bête qu'eux pour leur plaire, c'est pourtant simple Ariane ! »
-Parkinson t'a fait un cours de drague ?
-Oui, elle est désespérée de mon célibat.
-Pourquoi tu ne sortirais pas avec Zabini ?
-Blaise ? Je ne sais pas, je le vois plus comme un ami.
-Ah ! La fameuse friendzone !
-Haha oui, c'est à peu près ça.
-Je te déconseille Ron par contre.
-C'est chasse gardée ?
-Non. Mais il est bête.
-T'es pas censée être son amie ?
-Si. Mais il est bête.
-Hermione !
-Quoi ? Il a le quotient émotionnel d'une cuillère à café !
-Haha, pauvre Ron !
-Bof, pauvre copine de Ron.
-Il a une copine ?
-Non, mais quand il en aura une…
-Mouais… Mais et toi ?
-Comment ça « et moi » ?
-T'es célibataire ! Tu n'as personne en vue ?
-Heu.. Bah comment dire…
-Ohoh ! Vas y dit !
-Mais non, ce n'est pas ce que tu crois ! C'est plutôt que c'est le vide en fait.
-Le vide ?
-Oui, je ne vois personne, personne ne voudrait sortir avec moi, et je ne veux sortir avec personne.
-Moi j'appelle ça une impasse.
-Appelle ça comme tu veux, je suis célibataire, le résultat est le même.
-Moi je te vois bien te lancer dans un amour interdit !
-Un amour interdit ?
-Comme avec tes livres, tu sais, ceux que tu portes à longueur de journée comme un trésor !
-Rooooh ça va !
-Ou bien… Un professeur !
-Un professeur ?!
-Bah oui ! C'est le summum de l'interdit !
-Non, le summum de l'interdit c'est Dumbledore.
-Mais il est gay.
-Donc c'est interdit et impossible.
-Parfait pour toi alors !
-Ariane ! »
Les jeunes femmes rirent pendant tout l'après-midi et se séparèrent pour aller manger avec une idée en tête :
« Que c'est bon d'avoir une amie »
